Une folie des grandeurs

Cela faisait des années que le télésiège de Crozats devait être changé. C’était un faux vieux 4 places non débrayable à l’allure d’escargot. Il ne datait cependant que de 1986. À cette époque là, à la fin des années 80, Poma fabriquait ces 4 places en série… et la station de La Plagne, comme toutes les autres, en avait acheté sur étagère.

Après 24 pilônes et quelques doigts gelés, on arrivait enfin dans un gare amont classique fixe, en gros juste une grosse poulie retour et hop, redescente du câble… Du coup, après deux ou trois passages, on allait voir ailleurs afin d’éviter la remontée trop lente mais surtout trop froide.

Puis après 31 ans de bons et loyaux services, la ligne a été remplacé en 2017 par une 6 places toute neuve et débrayable. Pour le skis, le succès est au rendez-vous. Pour la vue, il y a bien moins de pylônes, plus que 11. Il est clair que dans les années 80 et 90, Poma et consort vendaient du mètre linéaire de pylône… Certes, la réglementation n’était pas la même !

Mais il n’y a pas que les pylônes, il y a aussi les crêtes !

Et là, le haut blesse carrément. Pourquoi avoir conçu dessus un bâtiment aussi énorme dans un lieu de passage où pas grand monde ne s’arrête plus de 5 min ? On peut lire sur un blog privé au demeurant très intéressant : « La gare d’arrivée, qui ne peut pas être aussi légère que l’actuelle a été pensée pour s’intégrer au mieux à la configuration du terrain ». Je ne sais pas qui a pensé cela mais depuis la vallée d’en face, on ne parle pas d’intégration environnementale mais on voit parfaitment l’intégration d’un cube artificiel posé sur une arête !

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Pueblo Fantasma

C’était l’un des villages les plus haut du monde, en tout cas des Amériques et de la Bolivie en particulier. À 4690 m d’altitude, cela ne rigole plus. Comme l’affiche posée au centre du village l’indique, +12° de température maximum le jour et -14° la nuit sur l’année. C’est chaud chaud comme condition de vie. Cela vous tente d’y passer une petite année, voire plus ?

Bref, ce petit village ne fait pas fanstamer les maillots de bains !

Et pourtant, une heure, le temps d’une visite, il est bien sympathique même s’il n’y a plus aucun habitant depuis des années sauf peut être quelques fantômes ici ou là que nous n’avons point croisé mais qui se sont bien planqués lors de notre passage à n’en pas douter.

Plus une âme qui vive dans cet amas de pierres sèches…

Et pourtant, ce n’est pas ce qui a manqué. Dans ce village étendu sur une surface de 2000 m² vivait environ 10 000 habitants ! On est loin, très loin de nos standards actuels en terme de m² par personne.

Mais que pouvait bien faire tout ce monde ?

On imagine bien que les espagnols n’ont pas créer ce village pour les beaux yeux des lamas. La raison tombe sous le sens. Tous ces gens étaient donc là, souvent de force, pour les mines d’or, d’argent et de cuivre. C’est donc un vrai gruyère autour du village mais surtout sous le village…

Qui dit population dit église. De mémoire, il y en avait 80 (pas retrouvé ce chiffre sur le net pour le moment). Je ne sais pas comment les archéologues ont réussi à trouver ce nombre absolument énorme vu l’état des ruines. Au centre du village trône encore de nos jours la plus grande des églises. C’est d’ailleurs une des dernières ruines qui semble encore sur pied (enfin, un seul pied quand même).

Une épidémie a fini de vider le village il y a bien longtemps. Depuis, ce n’est pas que le temps qui l’a réduit ainsi, dans cet état déplorable. Il a été pillé par les habitants des villages voisins (et moins haut en altitude) de tout son bois et autres matériaux nobles dans ce désert de cailloux.

Depuis peu transformé en musée, c’est un point de passage obligé sur la route du Sud-Lípez !

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Montecristo

Un petit tour en avion et hop, nous voila plongé dans le monde de Montecristo, que tout le monde connaît, même s’il n’a jamais lu comme moi le fameux conte de Monte-Cristo (faute inside) d’Alexandre Dumas. Le Comte, pas encore titré, quitte fin février 1815 l’île d’Elbe en tant que marin avec Napoléon à bord, avant de poursuivre ses aventures qui le mèneront sur cette fameuse île de Montecristo situé à 40 km au sud de l’île d’Elbe et entre l’Italie et la Corse.

Sympathique cette île sous mes pieds, clique clique je la met dans ma boite photographique et je trouverais plus tard qu’elle est son nom. C’est fou le nombre d’îles qu’il y a le long de la côte italienne… Par chance, celle-ci a un look particulier. Avec l’heure du cliché, il ne m’a pas fallu plus de 10 min pour estimer sa position, trouver son petit nom et sa grande histoire littéraire !

Avec sa forme conique, ce bloc de granit fait penser à un volcan presque parfait… Ne cherchez cependant pas à y poser les pieds, c’est une réserve biogénétique de l’Europe depuis 1977. L’île n’est donc accessible qu’avec une autorisation officielle réservé aux scientifiques… Bateaux polluants à moteur ou beaux voiliers, jetez votre ancre ailleurs, vous n’êtes pas les bienvenus dans ce petit coin aride. Il y aurait tout de même entre 400 et 500 chèvres sauvages sur ce caillou de 4 par 3,5 km, on frôle presque la surpopulation ! Je n’ose imaginer ce que donnerait 500 personnes sur ce piton. Comme quoi, même chèvre, elles respectent plus la nature que nous…

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Hivernale au Ventoux

Ne pas croire qu’il s’agit du même virage car il s’agit bien du même virage ! 5 secondes séparent les deux photographies. Au vu de ma vitesse de point en côte, le vélo n’a pas pu faire 1 m linéaire. C’était l’heure de la seconde pause…

La météorologie depuis septembre est extraordinaire. Il fallait bien que la pluie revienne. C’est donc ce qu’elle a décidé de faire en cette semaine de la Toussaint. Ou peut être l’annonce de la fin probable du décalage horaire a énervé notre ami Poséidon qui déchaîne les tempêtes sur la mer pas si lointaine.

Bref, il y avait une éclaircie en ce mardi 30 octobre, un trou de ciel bleu après la pluie ininterrompue d’hier et la neige d’hier soir et de cette nuit. Avec cette fenêtre temporelle, il fallait tenter le mont Ventoux coûte que coûte, d’autant plus que cela semblait assez stable au matin. Départ 10 h de Montbrun-les-Bains. Ce n’est pas très matinal… On remonte sur Sault puis l’attaque des 26 km de côte commence. Au vu de la neige un peu partout, il n’est pas nécessaire de tenter un tour plus compliqué (par Bédoin ou Malaucène par exemple), on n’est même pas assuré que la route soit ouverte jusqu’au sommet.

À midi trente, nous voila au chalet Reynard (1 417 m). Dernière pause avant l’ascension finale. Il parait qu’il y a du vent en haut, un congère sur la route. C’est le bon moment pour manger une banane et un petit casse croûte au miel ! Le soleil tape, à l’abri du vent derrière une voiture et face au chasse neige qui repars vers le sommet, j’enfile le coupe vent en haut et en bas. Si je ne vais pas trop vite, je ne transpirais pas trop et j’éviterais de mettre un pantalon coupe vent trop tard !

Bonne idée car à 3 virages du sommet, celui-ci passe dans la brume, peu après, je bascule moi aussi dedans. La neige débarque par grosse plaque sur la route au col des tempêtes (1829 m). Il reste 500 m environ et 80 m de dénivelé, ça passe limite en petite vitesse mais les fesses bien posées sur la selle. De nombreux cyclistes à pédales autobloquantes mettent bien à terre sur les tronçons en neige. Enfin, relativisons, il y a 10 fois moins de cyclistes que par les jours de beaux temps… D’ailleurs, étonnamment, les photographes du sommet ne sont point là ce jour !

Au sommet, à 13h40, cela caille fort. Je fais deux trois photographies pour des Québecois de Montréal, habitués à ces basses températures mais guère à ces pentes. Eux aussi ont profité de la brève éclaircie. Du coup, ils me tirent le portrait. À noter que le chasse neige a mis ses blocs le long de la balustrade, il y a heureusement moins de neige sur la route (on fait cependant les derniers mètres à contresens, sens unique routier, car la partie vélo n’est pas dégagée).

Après une petite pluie sur le final entre Sault et Montbrun-les-Bains, retour au bercail pour 15h. Aller et retour en 5h, ascension en 3h40, descente peu roulante et très prudente sur route mouillée. Mine de rien, même si je me suis fait doublé plusieurs fois et n’ait doublé personne, je progresse !

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Les feux sucrés

Je vous rassure de suite, tous les feux de signalisation en Bolivie ne ressemble pas à celui-ci. Je vous rassure aussi, ils ne sont pas en sucre donc ne vont pas fondre à la première pluie.

Vous l’aurez deviné, nous sommes dans la ville de Sucre, petite ville de 300 000 habitants située à 2 780 m d’altitude au centre du pays (plus ou moins). C’est la 4e ville du pays (si on considère La Paz et El Alto comptant pour 1) et c’est la capitale du pays. Pourtant, il n’y a ni parlement ni président ni gouvernement ! Oui, la Bolivie est étrange en cela, la capitale n’est que constitutionnelle.

Le rapport avec mes jolies feux ?

Qui dit capitale dit place centrale. Il y a donc au centre du centre une Plaza de Armas carrée. C’est ainsi. La rue faisant le tour de la place est la caille Plaza 25 de Mayo, encore du très classique. Ce qui l’est moins est d’avoir les quatre bords de la place ayant le même nom de rue, c’est une rue qui tourne à angle droit, ce n’est pas un rond point, ce sont quatre rues n’en formant qu’une seule. Ainsi, tout pars d’ici, une place propre, avec quelques beaux bâtiments sachant aussi se faire modeste sur certaines façades.

Quatre rues se croisent à 90° sur la place bien que leur noms changent avant pendant et après la place. Cela permet d’honorer plus de gens ! Évidement, impossible de laisser la jungles des voitures dans cet hyper centre sans vouloir la canaliser. Impossible aussi de planter un feux tricolore banal. Ce sont donc des feux supers classes qui trônent aux quatre coins. Les plaques céramiques des rues sont posés sur le feux, à coté de Sucre Capital, un slogan a répéter jour après jour de peur de le perdre. Il faut bien s’accrocher à une spécificité, une terre rare pouvant faire défaut à chaque grande élection, pour donner un but et une fierté à la population !

Ces feux avec leur coté  rétro, grandiose, intemporelle et pourtant très moderne (je vous laisse en découvrir une facette si vous la trouvez), c’est le bonheur de ces villes d’Amérique du Sud à l’histoire déjà si riche.

Publié dans Uncategorized | 2 commentaires

La porte du coq

Après 4 mois de repos, clavicule en vrac, me revoilou sur les pentes de la Chartreuse. À vrai dire, j’ai repris le vélo fin août mais c’était uniquement pour les petits trajets boulot dodo ! Comme ces trajets sont cours, et pour une grande partie en piste cyclable en état correct, je ne prenais pas trop de choc…

Un vrai col de première catégorie au pied de la maison, il faut bien en profiter ! Deux, c’est que du bonheur. D’autant plus que l’été se prolongeant, bien qu’il fasse plus frais qu’en juillet, les routes sont sèches et agréables à rouler.

  • Dimanche 14 octobre, montée au Col de Porte. C’est un très bon chemin pour franchir un cap. La route est nickel, il y a régulièrement du passage, pas trop mais un peu trop quand même par l’itinéaire standard ! Au niveau du Sappey, des gravillons ont été déversés sur la route, ils sont déjà bien sur le bord de la chaussée mais pas tous. Avec ce tapis de billes, je ne ferais pas de record de descente, ce qui n’est pas plus mal pour cette reprise.
  • Dimanche 21 octobre, montée au Col du Coq. Je démarre lentement, ne voulant pas me griller dans le final. Après 1h10, j’arrive au tunnel. Je pensais ne mettre qu’une heure pour cette première partie et une heure pour la suivante… C’est effectivement ce que je ferais, n’ayant pas vu le mur un kilomètre après la sortie du dernier hameau : Le Baure, ni réellement les derniers si ce n’est qu’il y a maintenant une baraque à saucisses au dernier virage. Cette descente a elle-aussi été calme, mon frein avant est usé et puis, sauf le sommet ensoleillé, le reste des pentes étaient dans un espèce de brouillard froid et pas très épais.

Deux beaux cols sans être épuisés au sommet, comme quoi il doit me rester des globules rouges de l’été !

 

 

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Campus plage

Cet après midi, pour une raison annexe, je passais sur la passerelle de l’île d’Amour beaucoup plus tôt que d’habitude. Avant 15h30 c’est vous dire… À vrai dire, je la franchit, poursuit ma piste cyclable avant de me dire : «Mais c’est Paris plages ici !». Demi tour donc afin de prendre quelques photographies pour la postérité.

Et puis l’article du jour est parfois (trop souvent ces temps ci) écrit le jour même, la preuve en image !

Au delà de cet exercice de juste à temps, cela fait effectivement quelques temps qu’on l’a voit l’Isère aussi basse (bien que son niveau soit très fluctuant en fonction des orages et de la position des vannes sur les barrages amont) et avec une eau aussi claire. Une belle eau bleu, parfaite, une belle eau de rivière comme on n’en voit que très rarement sur l’Isère. En effet, celle-ci est plus un gros torrent de montagne qu’une rivière de campagne…

Ainsi que le montre le site vigie-crues, l’Isère a un débit très variable et est pour le moment tout le temps sous son niveau zéro, malgré les rares pluies. Les vannes sont fermées ces jours là, pas de doute possible !

Cet après midi, c’était donc plage sur la grève le long du campus de Saint-Martin d’Hères, à 50 m de mon bureau. Mais comment pouvais-je travailler avec une telle ambiance aussi proche. Certes c’est pas la foule du mois d’août mais tout de même deux personnes en petites tenues et un pêcheur en tenue légère. Avec ma vareuse de marin, je n’aurais pas déteint sur le tableau !

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Cochabamba + 19

Cochabamba en Bolivie est une ville surprenante, un peu comme Grenoble au final quoique moins entouré de montagne même si l’un des sommets culmine à 5000 m, 2500m au dessus de la ville. Pour une fois, les photographies ne collent pas bien les unes sur les autres. C’est un peu normal, elles ont été faites avec des appareils différents et parfois à des époques différentes. La première date d’août 1999 et les trois suivantes d’août 2018. 19 ans ont passées…

Sur ces clichés, réduit en taille comme ailleurs sur ce blog, les différences ne sautent peut-être pas aux yeux mais en pratique, la ville a changé de visage. Elle a grandi, elle s’est élevée tant sur les collines qu’au centre ville… Nous sommes loin du temps ou la ville se fondait dans l’agglomération en une seule entité. Désormais, l’agglomération s’étend à perte de vue.

D’après Wikipedia espagnol (chiffres les plus complets), le PIB de la province de Cochabamba a bien changé durant ces années.

  • 1999 : PIB = 1.537 M$, soit 1.060 $/hab
  • 2018 : PIB = 5.265  M$, soit 2.749 $/hab

La population a augmenté mais les richesses aussi. On trouve pour 2001 une population de 516.683 habitants. Pour 2018, Wikipedia (vraiment indispensable cet outil) annonce 632.013 habitants pour la ville et  1.336.718 pour l’agglomération. Au vu des photographies, c’est clair, l’agglomération a vraiment explosé, et dans le cœur de la ville, les tours et les bureaux se sont propagés !

Mais le lac est toujours là. Il était crade, c’était un dépotoir d’ordures et d’eau usée. Il est désormais nickel et transformé en réserve. L’évolution démographique a quelques effets secondaires positifs !

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

La Paz vu du ciel

C’est le début d’une longue série. En premier, La Paz est une ville tout simplement incroyable dont il y a tant de chose à dire. En second, bien que nous n’ayons pas survolé la ville en avion, naviguer au dessus des immeubles et des maisons, remonter les coteaux est une expérience assez inoubliable. En troisième, se déplacer en télécabine en ville sur un vrai réseau ayant plusieurs lignes, c’est pour le moment unique au monde.

C’est donc à bord de petits œufs rouges pour aujourd’hui que nous allons faire cette promenade. Cette virée nous fait partir de l’ancienne gare de train et nous monte jusqu’à El Alto, l’ancienne banlieue devenue plus grande que la capitale !

En quelques années, la ville a énormément changé mais à cette heure, ce qui est vraiment spécial est cette vue sur les vallées, ici la vallée principale et historique de la capitale avec la fameuse place San Franciso en son cœur.

Accroché sur notre câble, nous poursuivons la montée vers les anciens quartiers pauvres du haut. Le haut ne semble pas plus pauvre que le bas en 2018, les pentes semblent assez homogènes en terme d’architecture, de voiture. Les immeubles en structure poteau poutre (hop petit lien sur un cours / exo) ont poussé de partout, plus guère de zone vierge…

Dans cette frénésie de la construction, pas le temps de mettre de l’enduit, pas le temps de peindre les extérieurs. Et pourtant, les quelques vues aériennes en rouge et gris signalent ici et là des tâches de couleurs sympathiques. Il serait intéressant de distribuer quelques tonnes de peintures afin de voir quelques mois plus tard les choix originaux qu’aurait un tel patchwork sur le moral des gens.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

7 octobre 1948

Ce 7 octobre là, un jeudi et non un dimanche comme aujourd’hui, il y exactement 70 ans, la 2CV fait sa grande entrée au salon de l’automobile à Paris. C’est l’arrivée du nouveau modèle de Citroën qui marquera à jamais l’image de la marque capable du haut de gamme comme de la voiture du peuple ! En effet, l’objectif de la 2CV était d’avoir une voiture pouvant transporter deux paysans chaussés de sabots, cinquante kilos de légumes ou de céréales et surtout de ne pas casser les œufs avant l’arrivée, tant cela sans trop consommer ! La voiture est donc légère, très légère et particulièrement bien suspendue. Évidement, elle ne passe pas de zéro à cent km/h en quelques secondes, n’a pas d’ABS… Bref, c’est tout l’opposé des chars d’assaut que nous avons de nos jours ! La 2CV n’a d’ailleurs aucune chance de passer les tests de sécurités actuels qui n’ont pas du tout été conçus pour ce type de véhicule…

En pratique, la 2CV était quasiment prête dès 1937, époque où Citroën appartient à Michelin (1935) et pas encore au groupe PSA (1976). Mais la seconde guerre mondiale passe par là… Un article du Figaro (oui, il faut être ouvert d’esprit) viens de sortir une rétrospective assez sympathique à lire sur la petite machine emblématique. Nous n’allons donc pas ici la plagier !

Nous sommes donc partis dans le Sud, à Revest-du-Bion, dans un petit village de moins de 600 habitants situé sur le plateau d’Albion, aux abords des anciens silos à tête nucléaire française heureusement totalement démantelés depuis longtemps. À l’automne, lors des vacances de la Toussaint, il y a une fête de la châtaigne. Les fanatiques des anciennes voitures aiment bien ce type de rencontre pour sortir des garages certaines merveilles qui y prennent la poussière. C’est effectivement ce qui s’était passé un 26 octobre 2014 avec ce joli panel de 2CV multi age, un dimanche…

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Halo

À l’origine, Halo est une série de jeux vidéo de science fiction militaire. Mais à vrai dire, je n’en ai jamais vu une seule image. Ainsi je n’en parlerais pas plus sauf à vouloir plagier à 100% Wikipedia ou équivalent.

Halo, c’est aussi un anneau plat, énorme, d’un diamètre plus grand qu’une planète. D’ailleurs, une planète peut passer au travers ! Sur chacune des deux faces de l’anneau, la vie est possible. Douze halos ont été construit il y a très très longtemps par les Forerunners, une civilisation aujourd’hui disparu.

Greg Bear, un auteur de science fiction américain, a été chargé au début des années 2010 d’écrire sur la fin de la civilisation Forerunner. Celle-ci est estimée avoir eu lieu 100 000 ans avant les événements du jeu vidéo ! Ainsi Greg avait les mains assez libre pour imaginer une histoire, un univers pleins de personnages et de rebondissements. Cela a donné une trilogie en trois livres assez différent les uns des autres.

Au vu de la complexité de l’univers Forerunner, il n’est pas toujours simple au début de chaque tome de s’y retrouver. Puis cela s’éclaircie au fur et à mesure des pages tournées comme tout bon roman… Il faut aimer la science fiction tout de même. Chaque ouvrage se focalise sur un point particulier, sur une situation particulière. Ainsi, l’ambiance est à chaque fois très différente. C’est un peu déstabilisant au début mais après coup, l’auteur nous montre tout son talent et son savoir faire. Il aurait été bien plus simple d’écrire des suites poursuivant la dernière phrase du chapitre précédent.

L’univers est cependant si complet que trois livres ne suffisent pas à le combler. On en aurait aimé plus, toujours plus. C’est aussi la grande force de Greg de laisser le soin à d’autres de fignoler certains détails, d’écrire sur d’autres événements… Ne choisissant pas la voie facile, Greg nous fait cadeau de beaucoup d’imaginations et de rêves personnels pour boucher les trous. C’est à l’opposé de l’approche de très nombreux auteurs qui nous écrivent des tartines et encore des tartines !

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Petit pont de bois

Si nous faisions un petit détour par Madagascar où nous ne sommes pas allé depuis longtemps ? À vrai dire, le dernier article en parlant date de mi juillet 2018, c’est incroyable comme le temps passe vite ! J’avais le sentiment que plusieurs années s’étaient écoulées. Tant pis, puisqu’on y ait, on y reste…

Nous quittons Ambalavao afin d’aller faire l’ascension du pic Boby (il faudrait désormais dire Imarivolanitra son nom local mais bien moins facile à retenir), le second sommet du pays avec 2 658 mètres d’altitude et plus haute montagne du massif d’Andringitra. Globalement, la zone est magnifique et est non seulement un parc national mais elle est aussi classée au patrimoine naturel mondial. Cependant, avant d’arriver au parc, plusieurs itinéraires sont possibles et nous avons choisis de prendre une route qui se rapproche plus d’une piste en terre que d’une nationale de chez nous. Parfois, il y a des petites rivières ou ruisseaux à franchir.

Le pont que nous voyons était de mémoire celui qui était en plus mauvais état. À l’époque, le président se maintenait contre vent et marée au pouvoir et le pays profitait d’un embargo international pour très mauvaise gestion ! Alors, certains paysans se servaient sur les structures des routes et les ponts manquaient de planche. Les finaux n’emportaient pas tout, la route n’aurait plus été praticable et ils auraient été les premiers pénalisés et emmerdés. La gendarmerie aurait même peut-être été jusqu’à mené une enquête… Il est bien plus futé de ne prendre que quelques bastaings et basta !

Au vu de la taille des trous, le 4×4 ne passe pas, ou le chauffeur ne voulait pas prendre le risque se retrouver une roue au fond d’un trou (ce que je comprend très bien). Il faut donc déplacer au fur et à mesure les planches libres vers les trous et dans ce cas précis, mettre une poutre dans le sens de la marche au vu du nombre de trous et du peu de planche libre.

Au final, il a bien fallu 15 min pour franchir ce pont. À ce moment là, on espère qu’il n’y en aura pas 20 dans le même état dans les quelques kilomètres suivant !

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

LLama corrida

Yamas comme disent les Boliviens, yamas vous allez en manger sur ce blog car nous en avons rapporté tout un stock du Sud-Lípez. Ce sont des lamas me direz vous et vous avez bien raison. Mais la bas n’étant point ici, ce sont des llamas donc à prononcer donc avec un y au début comme phonème.

C’est ma réforme de l’ortografe, étape deux : j’écris comme je prononce !

Les lamas sont une espèce domestique qui n’existe pas à l’état sauvage dans la nature. Cela ne l’empêche pas d’être formidable avec son manteau de laine, son grand coup, son air presque toujours hautain prenant le monde de haut. Mais bon, cette boule de poil est attachante et le plus souvent bien pénarde à manger des petites touffes d’herbe à droite et à gauche dans les immensités arides de l’altiplano.

Il est rare de les voir courir juste pour le plaisir. Ici, en voici en voila deux pris de délit de fuite à notre approche. On allait juste les immortaliser ! Clique clique, nos bestioles sont dans le cadre, oreille au vent à écouter l’air pur des grands espaces.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Moyen de transport

Voila le thème donné au dernier moment (quelques minutes avant le top départ) de ce concours familial de château de sable. Celui-ci ayant eu lieu fin août sur la Ria d’Étel et n’ayant jamais été ouvert au public, il était et il est impossible de s’y inscrire !

Nous étions par équipe de quatre, afin de ne pas prendre toute la plage mais aussi parce que les pelles et les seaux étaient en nombre bien limités. Par chance je suis tombé dans la seule équipe de cinq, très féminine, avec cependant deux mi-temps pour cause de touts petits schtroumpfs à surveiller de près.

(Après une descente dans les entrailles du web, on devrait dire les tout petits ou les tout-petits. Cependant, ainsi qu’une personne en fait la remarque, au féminin on dirait alors les toutes petites. Pourquoi le féminin s’accorde et non le masculin ? Pas de réponse claire sur le lien donné. J’ai donc décidé de réformer l’ortografe à moi tout seul, ce qui vous en conviendrez, est une posture que j’emploie régulièrement et avec acharnement sur ces pages.)

Nous étions donc partis sur l’idée assez banale de faire un bus. Assez rapidement, je me suis rendu compte que le sable, n’étant point assez collant, ne permettait pas de faire la moindre face verticale… C’est donc lors d’une inspiration inoubliable que ma belle sœur à proposée un des moyens de transport les plus anciens et des plus originaux, la poche ventrale !

Clairement c’est un moyen de locomotion à sens unique et la sortie du véhicule est strictement irréversible. C’est un voyage unique et inoubliable, le premier et très certainement le plus fantastique. C’est peut être aussi pour cela que nous courrons après les voyages, les découvertes tout au long de notre vie, afin peut être d’approcher du voyage ultime dont nous avons oublié que nous l’avions déjà fait…

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Un bon air pur

Rien ne vaut de monter en altitude pour avoir un bon air pur. C’est globalement vrai mais pas toujours lorsqu’on est dans le véhicule lui même.

  • Il est possible d’être submergé par l’odeur écœurante du moteur diesel, ou plutôt de ses gaz d’échappement.
  • Il est possible de respirer les micro-particules des plaques de freinage de nos machines infernales…
  • Il est possible aussi d’être noyé sous la poussière car la route, non goudronné et non humide par plusieurs jours ensoleillé se couvre rapidement d’une enveloppe semi-transparente.

C’est ce dernier cas que nous avons ici. La piste pars de Tupiza dans le sud Bolivien et remonte plus ou moins lentement, avec quelques descentes par ci et par là, vers les villages du Sud Lípez comme San Pablo de Lípez ou Quetana  Chico. Deux solutions lorsque vous avez ce monstre derrière vous : soit vous foncez encore plus vite, soit vous faites une pause et attendez la disparition du nuage. Étant en vacances et non pressé par le tempo, nous avons choisi cette seconde solution !

À noter qu’il est préférable d’avoir de la poussière mais un temps bien sec que de la pluie (ou de la neige) et une gadoue incontrôlable… Cependant, je ne suis pas sur que le voyage debout à l’extérieur dans la benne du camion soit toujours une partie de plaisir, quelque soit l’état de la route et du temps !

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Retrocycle

En ce début du mois d’août 2018, il est temps de reprendre le vélo pour un petit tour dans Cochabamba, troisième ville Bolivienne, siège du Parlement sud-américain, et perchée à la faible altitude de à 2600m.

Le problème est que ma clavicule n’est pas encore complètement réparée… Il ne faut pas faire le zouave mais aussi ne pas trop s’appuyer dessus ! Ainsi, il ne faut pas d’après le loueur un VTT comme ceux qu’on choisit les enfants.

Je pars donc sur une vieillerie inutilisable avant de tomber sur celle-ci. On regonfle les pneus slick craquelés dont les jantes ne tournent pas complètement ronds. À noter que ce type de pneus sans sculptures est strictement interdit sur route ouverte, mais nous ne sommes pas en France. On va donc dire qu’on a le droit.

C’est parti.

Je ne roule pas vite, le début de la balade est principalement dans les rues de la ville. Les freins fonctionnent très mal, il faut dire que ce sont des antiquités. Qui utilise encore des freins de type tambour sur un vélo ? Il n’y a pas de mâchoire pinçant la jante. À moins de serrer comme un malade des deux mains une poignée de frein (super pratique lorsqu’on roule), impossible de bloquer une roue…

On ne risque guère de déraper sur ce vélo !

Avec les couinements et les grincements réguliers, impossible de passer inaperçu. Au moins, les personnes s’écartent sans qu’on les klaxonnent, élément de toute manière absent de l’équipement.

Pas de vitesse prévue, cela tombe bien, je ne dois pas aller vite ! L’avantage est d’avoir un réglage en moins. Pas de problème de dérailleur en vu. Il y a juste une petit côte raide sur le parcours où quelques vitesses sur le pignon arrière auraient été les bienvenues.

Au final, mine de rien, ce vélo vétuste, certainement un des plus vieux à rouler ce jour là, je l’aime bien. Il a quand même fait un sacré tour dans la ville mais cela est une histoire méritant une pleine page a elle seule.

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Éclosion

Il y a 18 ans, le 9 septembre était aussi un WE, mais un samedi. Nous avions passé l’après midi à la plage puis après une petite baignade, direction Bodélio, l’hôpital de Lorient à l’époque. Quelques minutes plus tard, une nouvelle petite fleur était éclose ! Ne cherchez pas cet hôpital sur une carte, il a été entièrement rasé et le site remodelé…

Bref, la petite fleur d’un jour sur les photographies a grandit grandit en pleine santé, en pleine forme… C’était peut être le bon air des Alpes ? Ou des voyages ici ou là ? Ou des semaines estivales dans le Morbihan natal ?

Mais ce temps est passé, la majorité est arrivée !

La voila de retour en Bretagne, à la pointe occidentale pour quelques années d’études.

Kalz a vloavezhioù all grande fleur !

Publié dans Uncategorized | 2 commentaires

Que le printemps passe

Nous étions resté fin janvier sur un chantier qui semblait pouvoir finir vite… Mi mars arrive, clique clique dans la boite à photographie. Petit détour dans la chambre noire pour une révélation en couleur. Nous avons du avoir un problème avec la lumière rouge, les clichés sont tout comme en janvier, il ne sais rien passé en 1 mois et demi !

Quelques coups de pelleteuse ici ou là pour aplanir le terrain et préparer les semences de gazon qui profiteront des bonnes chaleurs de Pâques, rien de plus au premier regard.

Il est toujours étonnant de voir qu’une prédiction qui sonnait pourtant la très grande facilité : « À partir de maintenant, tout risque d’aller très vite et d’être terminé d’ici deux ou trois mois » finit comme de nombreuses phrases de ce type dans une corbeille d’idiotie sans fin. Heureusement, à par les ouvriers du chantier qui ont manifestement bossé sur un autre immeuble ailleurs, l’impact de cette immense erreur d’appréciation n’a aucune influence sur notre lendemain !

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Pendiente pronunciada

Direction le sud, le grand sud, vers Santa Eulalia del Campo située au nord ouest de Teruel en Espagne. Nous y avions déjà évoqué l’histoire d’un arbre !

Après le bois vivant, le bois mort !

Le poteau indicateur est assez amusant. Il indique comme son nom le précise une pente raide. Attention alors en vélo à ne pas se mettre sur la corde…

On pourrait penser que cette précision importante est donnée aux cyclistes avant l’obstacle. Pas du tout. Elle est plantée à droite de la piste dans le sens A et à droite de la piste dans l’autre sens B, au même centimètre ! Positionnée au milieu et donc au sommet d’une petite bosse permettant les écoulements des eaux de pluie par dessous, on se demande bien à quoi sers ce joli poteau indicateur. On se doute en peinant dans la très courte côte que la descente sera la symétrique de l’autre coté.

Inutile de stationner dans l’état instable au sommet du dos d’âne. Tchao et à notre prochaine aventure sur les ondes !

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Attacher son vélo

Allez hop, un petit détour à la plage… Oui mais comment fixer son vélo ? Malgré le nombre de poteau interdit de stationner, il n’y en a en général jamais assez pour tous les cyclistes de passage.

À l’île de Groix, on les attache deux par deux, ou trois par trois, ou quatre par quatre, etc, avec un petit bout de câble à 10 balles et puis voila. Bref, cela ne craint pas trop alors même en cas de forte tempête, surtout en ces cas là, aucun risque que le cadre s’envole !

Il y a cependant d’autres plages que les plages de Groix…

Ainsi, à Barcelone, ils ont mis en place des parkings à vélo en forme de gros câbles de cadenas. Ainsi, son propre câble s’enlace avec celui de la ville pour ne former plus qu’un assemblage qu’on souhaite durable, le temps d’un bon bain ou d’une bonne douche de soleil. Non seulement, le support étonne mais l’emplacement détonne. Impossible de l’atteindre sur une bicyclette à moins d’avoir des pneus extra large type neige. Le mieux est donc de descendre de sa selle 50 m avant l’échéance et de finir à pied, tractant son deux roues sur le sable. Une partie de plaisir j’en suis bien conscient, surtout si vous avec un petit gros sur le porte bagage arrière et un sac rempli de jouet sur le dos !

Bref, c’est beau, c’est design mais est-ce réellement pratique ? Ce jour là (avril 2015), malgré du beau monde sur le sable Catalan, personne mais absolument personne n’a accroché aux charmes des anneaux…

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

La jolie péniche

Nous voici sur les bords de l’Erdre à Nantes, pas très loin du tunnel et de l’îlot de Versailles (il faut dire que c’est un petit parc magnifique). Les quais sont le rendez-vous des péniches dont certaines semblent ne plus bouger d’une année sur l’autre. Est-ce encore une péniche ou un habitat flottant ?

Celle-ci semble assez récente de conception et de matériaux. À vrai dire, il s’agit plus d’une barge que d’une péniche dans le cas présent.  En effet, on a l’impression d’une maison préfabriqué en latte de bois posée sur un socle flottant en fer peint de noir. Mais l’éclairage et la qualité des peintures murales, des fresques, m’a bien plu.

De la couleur, ça pète !

Des couleurs pourrions nous même dire car toute la palette est là ou presque. Vous en pensez quoi de ce poisson avec une cabane de pécheur, de ce bateau village en fête avec des trompettes intégrées dans le bastingage ? Je les trouve fabuleux d’imagination. Je préfère souvent cet art éphémère qui va s’effacer avec le temps à certaines toiles sans âme dormant dans nos musées… Au moins, là il y a de la vie !

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Sans filet

Avec les coups de vent régulier, le bord du toit en acier zingué de cette maison avait fini par partir, envolé… Plus rien pour protéger la planche en bordure.

Ce n’est pas lors du printemps hyper humide de l’année 2018 qu’il fallait monter la haut pour une réparation certes nécessaire mais pas non plus urgente. Autant attendre les beaux jours, les jours secs et pour se promener la haut.

Après un ou deux aller et retour histoire d’aller chercher la pièce ou le clou qu’il manque, bing bing bing, c’est en place. Évidement, comparer aux autres pièces, cela brille un peu trop mais d’ici quelques mois, sans échec possible, le temps aura rendu tout cela bien mat.

Bien que la pente de ce toit ne soit pas la plus raide des maisons du coin, je me suis quand même dis que le bonhomme était gonflé de monter tout seul la haut, sans coéquipier, sans assurance… Imaginons un instant qu’il glisse et tombe. De trois étages de haut, je ne lui donne guère de chance de remarcher un jour.

Alors que pour les travailleurs des entreprises, au moins de la fonction publique, on nous gonfle avec la notion de travailleur isolé même dans le cas d’un travail à son bureau avec un clavier pour seul compagnon, les artisans peuvent se promener seul sur les toits sans soucis. Je trouve qu’il y a un peu deux poids deux mesures.

Peut être pourrait-on assouplir certaines règles et durcir d’autres ?

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Grumman TBF Avenger

Fanatique du cinéma blockbuster américain, passez votre chemin. Je sais que qu’un titre avec Avenger pourrait faire penser à un super héro de Marvel Comics. Cela fait cependant des années que j’ai personnellement quitté ce monde des supers héros pour diverger vers d’autres thématiques !

Ainsi retour direct en 1940 lors de la sortie de ce bombardier par General Motors. Avec nos yeux d’aujourd’hui, il semble un peu pataud face aux chasseurs de la seconde guerre mondiale mais les objectifs des deux types d’avions n’étaient pas du tout les mêmes. Normalement, un bombardier charge des bombes dans ses soutes, se déplace au dessus de l’objectif et balance ses paquets cadeaux souvent à haute altitude. Normalement, il essaye d’éviter au maximum tout combat aérien…

Dans le cas présent, l’avion était initialement destiné à la marine, il balançait donc aussi des torpilles avec de démolir la marine et la sous marine ennemie. Non seulement c’était un des meilleurs bombardier-torpilleur de l’époque mais en plus, il atterrissait sur porte avion. Juste là, c’est déjà presque du assez classique. Cependant, ce Grumman TBF Avenger a une chose unique, afin de gagner de la place lors du rangement sur un porte avion, c’est le premier avion ayant des ailes pliables dépliables. Lorsqu’on voit cela avec ses propres yeux sur le tarmac et que quelques minutes après l’engin vole dans le ciel au dessus de votre tête, cela fait un peu bizarre.

Mais ce truc vole vraiment !

Publié dans Uncategorized | Commentaires fermés sur Grumman TBF Avenger

Empanada gigante

L’Homme publicitaire aurait pu être un titre acceptable. Difficile d’imaginer ce bonhomme dans Paris intra-muros, l’empanada n’étant pas un plat courant sur la métropole. D’origine espagnol, on le retrouve dans toute l’Amérique du Sud. On en trouve des formes proches en France avec les tourtes ou sucrée via le traditionnel chausson aux pommes !

En Espagne, l’empanada est grand, très grand. C’est un plat familial de la taille d’une tarte, la version individuelle, plus petite, s’appelle empanadilla ! En Argentine, l’empanada est un plat national, il est petit et individuel… Justement, nous sommes en Argentine à Salta dans une des deux grandes villes du nord ouest du pays. La ville est ancienne, très espagnol selon certains points de vu.

Ainsi cet Homme (ne voyant pas son visage, cela pourrait être une femme même si cela semble peu probable) distribue des tracs pour une empanaderia du coin ayant pignon sur la place actuellement en travaux.

Chez nous aussi, nous avons des rabatteurs dans les zones touristiques, certes un peu moins déguisé… Personnellement, cela me fait en général l’effet inverse, c’est rare que le restaurant ainsi exposé m’attire plus que cela !

Publié dans Uncategorized | Commentaires fermés sur Empanada gigante

Vol au dessus

Que pensez-vous du vol plané de cet aigle royal ?

Je vous le souhaite, beaucoup de bien et de mal… En effet, pas grand chose d’un aigle dans l’élégance de cet habit noir tenté de blanc. Pas grand chose à voir non plus avec  notre clergé tristounet de nos jours heureux. Rien non plus avec les corbacs et les corbeaux… Alors remontons de quelques mois pour trouver ici même la réponse concernant ces faux choucas. : le chocard à bec jaune.

Celui-ci plane majestueusement ce jour là autour de la dent de grive située au dessus de Notre-Dame des Vernettes à Peisey-Nancroix. J’aime beaucoup la première image qu’on croirait figé en vol tel un mobile suspendue au plafond dans une pièce. J’aime beaucoup aussi la troisième ou le second chocard joue le rôle de l’ombre. J’aime beaucoup la dernière avec cette vision des grands espaces. Finalement la seconde, parfaitement nette, est submergé ce jour là par ses voisines. Moins d’une minute sépare les quatre photographies (48 secondes pour être précis), guère le temps de cadrer, d’imaginer des futurs scenarii.

L’objectif est principalement de rester dans celui-ci, la netteté en bonus…

Publié dans Uncategorized | Commentaires fermés sur Vol au dessus

Que les étages

Que les étages montent… Six mois ont passé depuis les fondations sans aucune photographie de réalisée ! Nous sommes le dernier jour de janvier. Comment ai je pu laisser passer tous ces niveaux ? Il faut dire qu’après la Toussaint et avec le changement d’heure, le matin il manque de lumière et le soir il manque aussi de lumière… Il faudrait donc passer le WE ce que je mérite tout de même pas ce chantier de troisième catégorie.

Ainsi 6 niveaux ont été réalisés, en partant du sous avec des caves et des garages au derniers étages avec terrasses. Je comprends mieux pourquoi ils ont détruit l’ancien immeuble. Nous sommes passés d’un petit ensemble mal isolé mais noyé dans la verdure à la résidence grand luxe croyant être dans la nature… car il ne reste plus grand chose tout autour.

À partir de maintenant, tout risque d’aller très vite et d’être terminé d’ici deux ou trois mois.

Publié dans Uncategorized | Commentaires fermés sur Que les étages

Un piège à rat

Je ne sais pas si par chez vous c’est pareil mais par chez nous c’est ainsi : les rats pullulent. Au début, nous en avions un qui passait de temps en temps. Désormais, on en voit un peu partout en ville et de temps en temps de bébés tout mignon !

Enfin voila : remise en route de notre piège à rat afin de l’emmener loin, très loin de chez nous dans un désert non habité.

Un petit morceau de fromage devrait faire l’affaire. Et pourquoi pas ce vieux petit bout de conté oublié un peu trop moisi ?

Très mauvaise idée, ce n’est pas notre rat qui finit dans la boite mais notre ami hérisson qui passe tous les ans par chez nous, reste une journée puis disparaît de nouveau pour des mois… Si notre ami a aimé le conté, son poil a moins aimé la cage. Le voici tout coincé ventre à l’air. Complètement stressé, c’est devenu une cible de choix pour nos prédateurs volants.

Mais comment le décoincé sans l’abîmer et se faire soit même abîmer ?

Mine de rien, les piques piquent !

  • Première chose à faire, trouver et enfiler les gants de cuir pas trop épais et souple permettant de garder quelques sensations tactiles (faudrait pas non plus écraser la bête sans s’en rendre compte).
  • Seconde opération, prendre un couteau en plastique type couteau à désert. Ainsi peu de risque de le couper en deux lors d’un faux mouvement.

Avec les gants, essayé de le libérer puis glisser le couteau entre le hérisson et la cage pour dissocier les pics en tout seul des fils croisé à l’équerre. On sent bien qu’on ne lui fait pas du bien vu qu’il est déjà tirer de partout mais assez rapidement, la boule se referme signifiant clairement qu’il n’a plus la peau du ventre bien tendue. Encore quelques coups de couteaux (non coupant on le rappelle) et le voila en boule dans mes mains. Une jolie petit boule de pics qui gonfle et dégonfle. Elle semble respirer tout à fait normalement.

Inutile d’espérer des remerciements ou une léchouille, ce n’est pas du tout son style et son mode de vie. On dépose donc tranquillement le hérisson au pied d’un arbre au fond du jardin, à l’abri du grand ciel et des regards, avec en cadeau bonus un morceau de pomme afin de l’aider à faire passer cette mauvaise passe.

Publié dans Uncategorized | Commentaires fermés sur Un piège à rat

Déchargement

Arrivée, tout le monde débarque… Voici la valse des voyageurs et des bagages qui commence. Il faut être rapide, dans mon d’une heure, l’avion repars la plupart du temps, quel que soit le temps du jour, tant que c’est possible !

Alors hop, on fonce. On ne va pas faire dans la dentelle avec les draps et les couvertures. On balance tout par la fenêtre ! Comme l’ouverture d’un hublot n’est pas la chose la plus aisée sur un avion de ligne, la métaphore se transforme à tout balancer dans les escaliers. À charge pour l’homme de base, l’homme à terre, de ne pas se prendre un colis sur un coin du pif et de garder la tête froide.

Imaginez un peu qu’un colis s’ouvre et que notre opérateur se prenne un drap blanc parfaitement lancé, nous verrions un fantôme s’agiter et courir en tout sens sur le tarmac ! Cela pourrait être assez drôle…

Pour l’heure, rien de tout cela. Des gestes répétitifs et expédiés rapidement afin de rentrer au plus tôt à l’abri et éviter le plus possible les cordes tombant sur la capitale Buenos Aires ce jour là, et se prendre ainsi les pieds dans une flaque d’eau Argentine.

Publié dans Uncategorized | Commentaires fermés sur Déchargement

Perdition

Chaque année, des dizaines, des centaines d’oisillons tombent de leur nid et en général meurt quelques heures plus tard, de faim ou d’avoir été le garde mangé d’un prédateur… En cette fin juin 2018, un petit se retrouve sur la passerelle de l’île d’Amour reliant Meylan à Saint-Martin d’Hères en franchissant l’Isère. Par chance pour ce petit :

  • Dominique passait par là en vélo et s’est pris de tendresse pour lui ;
  • à quelques mètres près, il tombait dans l’eau froide et non sur une étroite bande de goudron…

Bilan : voila un petit bébé absolument pas autonome à la maison. Par ailleurs, le bébé mange souvent entre deux siestes, au moins deux fois par heure. C’est facile de savoir lorsqu’il a faim, on l’entend chanter et dès que l’on s’approche, il ouvre grand son bec. Le message est très clair ! Il n’est pas nécessaire de créer un langage avec une double articulation.

Ainsi on lui donne des petites boulettes (le premier jour de pain puis d’un mélange infâme acheté pour l’occasion) qu’il englouti direct. Comme il est trop, beaucoup trop impatient, parfois tout pars à coté. On lui donne aussi un peu d’eau via une paille. Il suffit de plonger la paille dans un verre d’eau plein, de boucher l’autre extrémité avec un doigt et d’ouvrir lorsqu’il a la paille dans le bec. Il y en a souvent un peu partout mais cela n’est point grave.

Afin de ne pas trop l’apprivoiser, on l’a rapidement mis dans le jardin dans la journée près de la zone à compost. Ainsi pas de cage à nettoyer, il faisait ses besoins à même le sol. Afin de le protéger des rapaces tournoyant dans le ciel ou des pies jalouses ou des corbeaux infernaux, un panier en inox de cocotte minute renversé avec un cailloux dessus établissait une prison dorée.

La nuit, petit oiseau rentrait à la maison et par chance faisait ses nuits sans aucun cauchemar !

Avec la reprise du boulot, difficile de nourrir la petite merveille deux fois par heure sans rendre les collègues jaloux de tant d’attention. Alors l’oisillon est parti chez un ami dont la fille est passionnée par les animaux et s’en occupe à merveille.

Depuis, il vit heureux et aura pleins d’enfants !

Publié dans Uncategorized | Commentaires fermés sur Perdition

S’ozzastru

Il fait toujours beau en Sardaigne, c’est bien connu ! Sauf ce jour là, un jour de printemps 2011 où la météorologie a décidé de faire tomber sa pluie sur l’avant et l’arrière pays. Point d’endroit pour se réfugier.

Alors pourquoi ne pas visiter le lago Liscia à Luras ? Il est très souvent sympathique de dormir au bord d’un lac, même artificiel et surtout d’y petit déjeuner le lendemain matin. Avec une petite brume matinale au soleil levant, le pain est d’autant plus délicieux.

Ce jour là, rien de tout cela. Impossible le soir de voir le lac devant le rideau de pluie… Petit déjeuner sur les sièges auto. On se croirait presque en mode survie. Heureusement, le véhicule est large et volumineux. À quelques kilomètres de là se trouve les fameux oliviers millénaires. Allons donc y faire un tour.

Hop, nous voici devant S’ozzastru, un olivier ayant entre 3000 et 4000 ans. Vous vous rendez compte, ce serait l’arbre le plus vieux d’Italie, avec un cousin légèrement plus jeune à ses cotés (cf photographie de droite).

Des imbéciles ont commencé à le dégrader ! Avoir vécu autant de siècles pour que le flot humain touristique le tue en quelques années. Afin d’éviter cela, il y a désormais un périmètre de sécurité afin de lui laisser son sol et son écorce tranquille. Le vieillard a besoin de temps pour tout.

Le vieillard a connu Jésus Christ, Saint-Pierre et Saint Paul. Le vieillard a connu les Étrusques, la Grèce antique de  Platon et d’Aristote, les grands conquérants Alexandre le Grand et Jules César… La liste est trop longue pour tous les citer. Cet arbre paisible a vu toute notre civilisation occidentale défiler et il est toujours là, impassible. En mauvais état, en fin de vie avec un réchauffement climatique lui demandant des efforts titanesque d’adaptation, il dors. Face à lui, autour de lui, en le regardant sous tous les angles, on se sent bien petit devant cette histoire incroyable dont nous ne sommes qu’une poussière de passage.

Alors jeunes et moins jeunes, si cela ne vous fait rien, si votre cœur n’accélère pas en face du temps passé et présent, n’abîmez pas notre histoire commune par des plaisirs provisoires et puérils. Achetez plutôt des gants de boxe et entraînez vous sur des oliviers plus jeunes en pleines crises d’adolescence !

Publié dans Uncategorized | Commentaires fermés sur S’ozzastru