Moyen de transport

Voila le thème donné au dernier moment (quelques minutes avant le top départ) de ce concours familial de château de sable. Celui-ci ayant eu lieu fin août sur la Ria d’Étel et n’ayant jamais été ouvert au public, il était et il est impossible de s’y inscrire !

Nous étions par équipe de quatre, afin de ne pas prendre toute la plage mais aussi parce que les pelles et les seaux étaient en nombre bien limités. Par chance je suis tombé dans la seule équipe de cinq, très féminine, avec cependant deux mi-temps pour cause de touts petits schtroumpfs à surveiller de près.

(Après une descente dans les entrailles du web, on devrait dire les tout petits ou les tout-petits. Cependant, ainsi qu’une personne en fait la remarque, au féminin on dirait alors les toutes petites. Pourquoi le féminin s’accorde et non le masculin ? Pas de réponse claire sur le lien donné. J’ai donc décidé de réformer l’ortografe à moi tout seul, ce qui vous en conviendrez, est une posture que j’emploie régulièrement et avec acharnement sur ces pages.)

Nous étions donc partis sur l’idée assez banale de faire un bus. Assez rapidement, je me suis rendu compte que le sable, n’étant point assez collant, ne permettait pas de faire la moindre face verticale… C’est donc lors d’une inspiration inoubliable que ma belle sœur à proposée un des moyens de transport les plus anciens et des plus originaux, la poche ventrale !

Clairement c’est un moyen de locomotion à sens unique et la sortie du véhicule est strictement irréversible. C’est un voyage unique et inoubliable, le premier et très certainement le plus fantastique. C’est peut être aussi pour cela que nous courrons après les voyages, les découvertes tout au long de notre vie, afin peut être d’approcher du voyage ultime dont nous avons oublié que nous l’avions déjà fait…

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Un bon air pur

Rien ne vaut de monter en altitude pour avoir un bon air pur. C’est globalement vrai mais pas toujours lorsqu’on est dans le véhicule lui même.

  • Il est possible d’être submergé par l’odeur écœurante du moteur diesel, ou plutôt de ses gaz d’échappement.
  • Il est possible de respirer les micro-particules des plaques de freinage de nos machines infernales…
  • Il est possible aussi d’être noyé sous la poussière car la route, non goudronné et non humide par plusieurs jours ensoleillé se couvre rapidement d’une enveloppe semi-transparente.

C’est ce dernier cas que nous avons ici. La piste pars de Tupiza dans le sud Bolivien et remonte plus ou moins lentement, avec quelques descentes par ci et par là, vers les villages du Sud Lípez comme San Pablo de Lípez ou Quetana  Chico. Deux solutions lorsque vous avez ce monstre derrière vous : soit vous foncez encore plus vite, soit vous faites une pause et attendez la disparition du nuage. Étant en vacances et non pressé par le tempo, nous avons choisi cette seconde solution !

À noter qu’il est préférable d’avoir de la poussière mais un temps bien sec que de la pluie (ou de la neige) et une gadoue incontrôlable… Cependant, je ne suis pas sur que le voyage debout à l’extérieur dans la benne du camion soit toujours une partie de plaisir, quelque soit l’état de la route et du temps !

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Retrocycle

En ce début du mois d’août 2018, il est temps de reprendre le vélo pour un petit tour dans Cochabamba, troisième ville Bolivienne, siège du Parlement sud-américain, et perchée à la faible altitude de à 2600m.

Le problème est que ma clavicule n’est pas encore complètement réparée… Il ne faut pas faire le zouave mais aussi ne pas trop s’appuyer dessus ! Ainsi, il ne faut pas d’après le loueur un VTT comme ceux qu’on choisit les enfants.

Je pars donc sur une vieillerie inutilisable avant de tomber sur celle-ci. On regonfle les pneus slick craquelés dont les jantes ne tournent pas complètement ronds. À noter que ce type de pneus sans sculptures est strictement interdit sur route ouverte, mais nous ne sommes pas en France. On va donc dire qu’on a le droit.

C’est parti.

Je ne roule pas vite, le début de la balade est principalement dans les rues de la ville. Les freins fonctionnent très mal, il faut dire que ce sont des antiquités. Qui utilise encore des freins de type tambour sur un vélo ? Il n’y a pas de mâchoire pinçant la jante. À moins de serrer comme un malade des deux mains une poignée de frein (super pratique lorsqu’on roule), impossible de bloquer une roue…

On ne risque guère de déraper sur ce vélo !

Avec les couinements et les grincements réguliers, impossible de passer inaperçu. Au moins, les personnes s’écartent sans qu’on les klaxonnent, élément de toute manière absent de l’équipement.

Pas de vitesse prévue, cela tombe bien, je ne dois pas aller vite ! L’avantage est d’avoir un réglage en moins. Pas de problème de dérailleur en vu. Il y a juste une petit côte raide sur le parcours où quelques vitesses sur le pignon arrière auraient été les bienvenues.

Au final, mine de rien, ce vélo vétuste, certainement un des plus vieux à rouler ce jour là, je l’aime bien. Il a quand même fait un sacré tour dans la ville mais cela est une histoire méritant une pleine page a elle seule.

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Éclosion

Il y a 18 ans, le 9 septembre était aussi un WE, mais un samedi. Nous avions passé l’après midi à la plage puis après une petite baignade, direction Bodélio, l’hôpital de Lorient à l’époque. Quelques minutes plus tard, une nouvelle petite fleur était éclose ! Ne cherchez pas cet hôpital sur une carte, il a été entièrement rasé et le site remodelé…

Bref, la petite fleur d’un jour sur les photographies a grandit grandit en pleine santé, en pleine forme… C’était peut être le bon air des Alpes ? Ou des voyages ici ou là ? Ou des semaines estivales dans le Morbihan natal ?

Mais ce temps est passé, la majorité est arrivée !

La voila de retour en Bretagne, à la pointe occidentale pour quelques années d’études.

Kalz a vloavezhioù all grande fleur !

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Que le printemps passe

Nous étions resté fin janvier sur un chantier qui semblait pouvoir finir vite… Mi mars arrive, clique clique dans la boite à photographie. Petit détour dans la chambre noire pour une révélation en couleur. Nous avons du avoir un problème avec la lumière rouge, les clichés sont tout comme en janvier, il ne sais rien passé en 1 mois et demi !

Quelques coups de pelleteuse ici ou là pour aplanir le terrain et préparer les semences de gazon qui profiteront des bonnes chaleurs de Pâques, rien de plus au premier regard.

Il est toujours étonnant de voir qu’une prédiction qui sonnait pourtant la très grande facilité : « À partir de maintenant, tout risque d’aller très vite et d’être terminé d’ici deux ou trois mois » finit comme de nombreuses phrases de ce type dans une corbeille d’idiotie sans fin. Heureusement, à par les ouvriers du chantier qui ont manifestement bossé sur un autre immeuble ailleurs, l’impact de cette immense erreur d’appréciation n’a aucune influence sur notre lendemain !

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Pendiente pronunciada

Direction le sud, le grand sud, vers Santa Eulalia del Campo située au nord ouest de Teruel en Espagne. Nous y avions déjà évoqué l’histoire d’un arbre !

Après le bois vivant, le bois mort !

Le poteau indicateur est assez amusant. Il indique comme son nom le précise une pente raide. Attention alors en vélo à ne pas se mettre sur la corde…

On pourrait penser que cette précision importante est donnée aux cyclistes avant l’obstacle. Pas du tout. Elle est plantée à droite de la piste dans le sens A et à droite de la piste dans l’autre sens B, au même centimètre ! Positionnée au milieu et donc au sommet d’une petite bosse permettant les écoulements des eaux de pluie par dessous, on se demande bien à quoi sers ce joli poteau indicateur. On se doute en peinant dans la très courte côte que la descente sera la symétrique de l’autre coté.

Inutile de stationner dans l’état instable au sommet du dos d’âne. Tchao et à notre prochaine aventure sur les ondes !

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Attacher son vélo

Allez hop, un petit détour à la plage… Oui mais comment fixer son vélo ? Malgré le nombre de poteau interdit de stationner, il n’y en a en général jamais assez pour tous les cyclistes de passage.

À l’île de Groix, on les attache deux par deux, ou trois par trois, ou quatre par quatre, etc, avec un petit bout de câble à 10 balles et puis voila. Bref, cela ne craint pas trop alors même en cas de forte tempête, surtout en ces cas là, aucun risque que le cadre s’envole !

Il y a cependant d’autres plages que les plages de Groix…

Ainsi, à Barcelone, ils ont mis en place des parkings à vélo en forme de gros câbles de cadenas. Ainsi, son propre câble s’enlace avec celui de la ville pour ne former plus qu’un assemblage qu’on souhaite durable, le temps d’un bon bain ou d’une bonne douche de soleil. Non seulement, le support étonne mais l’emplacement détonne. Impossible de l’atteindre sur une bicyclette à moins d’avoir des pneus extra large type neige. Le mieux est donc de descendre de sa selle 50 m avant l’échéance et de finir à pied, tractant son deux roues sur le sable. Une partie de plaisir j’en suis bien conscient, surtout si vous avec un petit gros sur le porte bagage arrière et un sac rempli de jouet sur le dos !

Bref, c’est beau, c’est design mais est-ce réellement pratique ? Ce jour là (avril 2015), malgré du beau monde sur le sable Catalan, personne mais absolument personne n’a accroché aux charmes des anneaux…

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La jolie péniche

Nous voici sur les bords de l’Erdre à Nantes, pas très loin du tunnel et de l’îlot de Versailles (il faut dire que c’est un petit parc magnifique). Les quais sont le rendez-vous des péniches dont certaines semblent ne plus bouger d’une année sur l’autre. Est-ce encore une péniche ou un habitat flottant ?

Celle-ci semble assez récente de conception et de matériaux. À vrai dire, il s’agit plus d’une barge que d’une péniche dans le cas présent.  En effet, on a l’impression d’une maison préfabriqué en latte de bois posée sur un socle flottant en fer peint de noir. Mais l’éclairage et la qualité des peintures murales, des fresques, m’a bien plu.

De la couleur, ça pète !

Des couleurs pourrions nous même dire car toute la palette est là ou presque. Vous en pensez quoi de ce poisson avec une cabane de pécheur, de ce bateau village en fête avec des trompettes intégrées dans le bastingage ? Je les trouve fabuleux d’imagination. Je préfère souvent cet art éphémère qui va s’effacer avec le temps à certaines toiles sans âme dormant dans nos musées… Au moins, là il y a de la vie !

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Sans filet

Avec les coups de vent régulier, le bord du toit en acier zingué de cette maison avait fini par partir, envolé… Plus rien pour protéger la planche en bordure.

Ce n’est pas lors du printemps hyper humide de l’année 2018 qu’il fallait monter la haut pour une réparation certes nécessaire mais pas non plus urgente. Autant attendre les beaux jours, les jours secs et pour se promener la haut.

Après un ou deux aller et retour histoire d’aller chercher la pièce ou le clou qu’il manque, bing bing bing, c’est en place. Évidement, comparer aux autres pièces, cela brille un peu trop mais d’ici quelques mois, sans échec possible, le temps aura rendu tout cela bien mat.

Bien que la pente de ce toit ne soit pas la plus raide des maisons du coin, je me suis quand même dis que le bonhomme était gonflé de monter tout seul la haut, sans coéquipier, sans assurance… Imaginons un instant qu’il glisse et tombe. De trois étages de haut, je ne lui donne guère de chance de remarcher un jour.

Alors que pour les travailleurs des entreprises, au moins de la fonction publique, on nous gonfle avec la notion de travailleur isolé même dans le cas d’un travail à son bureau avec un clavier pour seul compagnon, les artisans peuvent se promener seul sur les toits sans soucis. Je trouve qu’il y a un peu deux poids deux mesures.

Peut être pourrait-on assouplir certaines règles et durcir d’autres ?

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Grumman TBF Avenger

Fanatique du cinéma blockbuster américain, passez votre chemin. Je sais que qu’un titre avec Avenger pourrait faire penser à un super héro de Marvel Comics. Cela fait cependant des années que j’ai personnellement quitté ce monde des supers héros pour diverger vers d’autres thématiques !

Ainsi retour direct en 1940 lors de la sortie de ce bombardier par General Motors. Avec nos yeux d’aujourd’hui, il semble un peu pataud face aux chasseurs de la seconde guerre mondiale mais les objectifs des deux types d’avions n’étaient pas du tout les mêmes. Normalement, un bombardier charge des bombes dans ses soutes, se déplace au dessus de l’objectif et balance ses paquets cadeaux souvent à haute altitude. Normalement, il essaye d’éviter au maximum tout combat aérien…

Dans le cas présent, l’avion était initialement destiné à la marine, il balançait donc aussi des torpilles avec de démolir la marine et la sous marine ennemie. Non seulement c’était un des meilleurs bombardier-torpilleur de l’époque mais en plus, il atterrissait sur porte avion. Juste là, c’est déjà presque du assez classique. Cependant, ce Grumman TBF Avenger a une chose unique, afin de gagner de la place lors du rangement sur un porte avion, c’est le premier avion ayant des ailes pliables dépliables. Lorsqu’on voit cela avec ses propres yeux sur le tarmac et que quelques minutes après l’engin vole dans le ciel au dessus de votre tête, cela fait un peu bizarre.

Mais ce truc vole vraiment !

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Empanada gigante

L’Homme publicitaire aurait pu être un titre acceptable. Difficile d’imaginer ce bonhomme dans Paris intra-muros, l’empanada n’étant pas un plat courant sur la métropole. D’origine espagnol, on le retrouve dans toute l’Amérique du Sud. On en trouve des formes proches en France avec les tourtes ou sucrée via le traditionnel chausson aux pommes !

En Espagne, l’empanada est grand, très grand. C’est un plat familial de la taille d’une tarte, la version individuelle, plus petite, s’appelle empanadilla ! En Argentine, l’empanada est un plat national, il est petit et individuel… Justement, nous sommes en Argentine à Salta dans une des deux grandes villes du nord ouest du pays. La ville est ancienne, très espagnol selon certains points de vu.

Ainsi cet Homme (ne voyant pas son visage, cela pourrait être une femme même si cela semble peu probable) distribue des tracs pour une empanaderia du coin ayant pignon sur la place actuellement en travaux.

Chez nous aussi, nous avons des rabatteurs dans les zones touristiques, certes un peu moins déguisé… Personnellement, cela me fait en général l’effet inverse, c’est rare que le restaurant ainsi exposé m’attire plus que cela !

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Vol au dessus

Que pensez-vous du vol plané de cet aigle royal ?

Je vous le souhaite, beaucoup de bien et de mal… En effet, pas grand chose d’un aigle dans l’élégance de cet habit noir tenté de blanc. Pas grand chose à voir non plus avec  notre clergé tristounet de nos jours heureux. Rien non plus avec les corbacs et les corbeaux… Alors remontons de quelques mois pour trouver ici même la réponse concernant ces faux choucas. : le chocard à bec jaune.

Celui-ci plane majestueusement ce jour là autour de la dent de grive située au dessus de Notre-Dame des Vernettes à Peisey-Nancroix. J’aime beaucoup la première image qu’on croirait figé en vol tel un mobile suspendue au plafond dans une pièce. J’aime beaucoup aussi la troisième ou le second chocard joue le rôle de l’ombre. J’aime beaucoup la dernière avec cette vision des grands espaces. Finalement la seconde, parfaitement nette, est submergé ce jour là par ses voisines. Moins d’une minute sépare les quatre photographies (48 secondes pour être précis), guère le temps de cadrer, d’imaginer des futurs scenarii.

L’objectif est principalement de rester dans celui-ci, la netteté en bonus…

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Que les étages

Que les étages montent… Six mois ont passé depuis les fondations sans aucune photographie de réalisée ! Nous sommes le dernier jour de janvier. Comment ai je pu laisser passer tous ces niveaux ? Il faut dire qu’après la Toussaint et avec le changement d’heure, le matin il manque de lumière et le soir il manque aussi de lumière… Il faudrait donc passer le WE ce que je mérite tout de même pas ce chantier de troisième catégorie.

Ainsi 6 niveaux ont été réalisés, en partant du sous avec des caves et des garages au derniers étages avec terrasses. Je comprends mieux pourquoi ils ont détruit l’ancien immeuble. Nous sommes passés d’un petit ensemble mal isolé mais noyé dans la verdure à la résidence grand luxe croyant être dans la nature… car il ne reste plus grand chose tout autour.

À partir de maintenant, tout risque d’aller très vite et d’être terminé d’ici deux ou trois mois.

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Un piège à rat

Je ne sais pas si par chez vous c’est pareil mais par chez nous c’est ainsi : les rats pullulent. Au début, nous en avions un qui passait de temps en temps. Désormais, on en voit un peu partout en ville et de temps en temps de bébés tout mignon !

Enfin voila : remise en route de notre piège à rat afin de l’emmener loin, très loin de chez nous dans un désert non habité.

Un petit morceau de fromage devrait faire l’affaire. Et pourquoi pas ce vieux petit bout de conté oublié un peu trop moisi ?

Très mauvaise idée, ce n’est pas notre rat qui finit dans la boite mais notre ami hérisson qui passe tous les ans par chez nous, reste une journée puis disparaît de nouveau pour des mois… Si notre ami a aimé le conté, son poil a moins aimé la cage. Le voici tout coincé ventre à l’air. Complètement stressé, c’est devenu une cible de choix pour nos prédateurs volants.

Mais comment le décoincé sans l’abîmer et se faire soit même abîmer ?

Mine de rien, les piques piquent !

  • Première chose à faire, trouver et enfiler les gants de cuir pas trop épais et souple permettant de garder quelques sensations tactiles (faudrait pas non plus écraser la bête sans s’en rendre compte).
  • Seconde opération, prendre un couteau en plastique type couteau à désert. Ainsi peu de risque de le couper en deux lors d’un faux mouvement.

Avec les gants, essayé de le libérer puis glisser le couteau entre le hérisson et la cage pour dissocier les pics en tout seul des fils croisé à l’équerre. On sent bien qu’on ne lui fait pas du bien vu qu’il est déjà tirer de partout mais assez rapidement, la boule se referme signifiant clairement qu’il n’a plus la peau du ventre bien tendue. Encore quelques coups de couteaux (non coupant on le rappelle) et le voila en boule dans mes mains. Une jolie petit boule de pics qui gonfle et dégonfle. Elle semble respirer tout à fait normalement.

Inutile d’espérer des remerciements ou une léchouille, ce n’est pas du tout son style et son mode de vie. On dépose donc tranquillement le hérisson au pied d’un arbre au fond du jardin, à l’abri du grand ciel et des regards, avec en cadeau bonus un morceau de pomme afin de l’aider à faire passer cette mauvaise passe.

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Déchargement

Arrivée, tout le monde débarque… Voici la valse des voyageurs et des bagages qui commence. Il faut être rapide, dans mon d’une heure, l’avion repars la plupart du temps, quel que soit le temps du jour, tant que c’est possible !

Alors hop, on fonce. On ne va pas faire dans la dentelle avec les draps et les couvertures. On balance tout par la fenêtre ! Comme l’ouverture d’un hublot n’est pas la chose la plus aisée sur un avion de ligne, la métaphore se transforme à tout balancer dans les escaliers. À charge pour l’homme de base, l’homme à terre, de ne pas se prendre un colis sur un coin du pif et de garder la tête froide.

Imaginez un peu qu’un colis s’ouvre et que notre opérateur se prenne un drap blanc parfaitement lancé, nous verrions un fantôme s’agiter et courir en tout sens sur le tarmac ! Cela pourrait être assez drôle…

Pour l’heure, rien de tout cela. Des gestes répétitifs et expédiés rapidement afin de rentrer au plus tôt à l’abri et éviter le plus possible les cordes tombant sur la capitale Buenos Aires ce jour là, et se prendre ainsi les pieds dans une flaque d’eau Argentine.

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Perdition

Chaque année, des dizaines, des centaines d’oisillons tombent de leur nid et en général meurt quelques heures plus tard, de faim ou d’avoir été le garde mangé d’un prédateur… En cette fin juin 2018, un petit se retrouve sur la passerelle de l’île d’Amour reliant Meylan à Saint-Martin d’Hères en franchissant l’Isère. Par chance pour ce petit :

  • Dominique passait par là en vélo et s’est pris de tendresse pour lui ;
  • à quelques mètres près, il tombait dans l’eau froide et non sur une étroite bande de goudron…

Bilan : voila un petit bébé absolument pas autonome à la maison. Par ailleurs, le bébé mange souvent entre deux siestes, au moins deux fois par heure. C’est facile de savoir lorsqu’il a faim, on l’entend chanter et dès que l’on s’approche, il ouvre grand son bec. Le message est très clair ! Il n’est pas nécessaire de créer un langage avec une double articulation.

Ainsi on lui donne des petites boulettes (le premier jour de pain puis d’un mélange infâme acheté pour l’occasion) qu’il englouti direct. Comme il est trop, beaucoup trop impatient, parfois tout pars à coté. On lui donne aussi un peu d’eau via une paille. Il suffit de plonger la paille dans un verre d’eau plein, de boucher l’autre extrémité avec un doigt et d’ouvrir lorsqu’il a la paille dans le bec. Il y en a souvent un peu partout mais cela n’est point grave.

Afin de ne pas trop l’apprivoiser, on l’a rapidement mis dans le jardin dans la journée près de la zone à compost. Ainsi pas de cage à nettoyer, il faisait ses besoins à même le sol. Afin de le protéger des rapaces tournoyant dans le ciel ou des pies jalouses ou des corbeaux infernaux, un panier en inox de cocotte minute renversé avec un cailloux dessus établissait une prison dorée.

La nuit, petit oiseau rentrait à la maison et par chance faisait ses nuits sans aucun cauchemar !

Avec la reprise du boulot, difficile de nourrir la petite merveille deux fois par heure sans rendre les collègues jaloux de tant d’attention. Alors l’oisillon est parti chez un ami dont la fille est passionnée par les animaux et s’en occupe à merveille.

Depuis, il vit heureux et aura pleins d’enfants !

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S’ozzastru

Il fait toujours beau en Sardaigne, c’est bien connu ! Sauf ce jour là, un jour de printemps 2011 où la météorologie a décidé de faire tomber sa pluie sur l’avant et l’arrière pays. Point d’endroit pour se réfugier.

Alors pourquoi ne pas visiter le lago Liscia à Luras ? Il est très souvent sympathique de dormir au bord d’un lac, même artificiel et surtout d’y petit déjeuner le lendemain matin. Avec une petite brume matinale au soleil levant, le pain est d’autant plus délicieux.

Ce jour là, rien de tout cela. Impossible le soir de voir le lac devant le rideau de pluie… Petit déjeuner sur les sièges auto. On se croirait presque en mode survie. Heureusement, le véhicule est large et volumineux. À quelques kilomètres de là se trouve les fameux oliviers millénaires. Allons donc y faire un tour.

Hop, nous voici devant S’ozzastru, un olivier ayant entre 3000 et 4000 ans. Vous vous rendez compte, ce serait l’arbre le plus vieux d’Italie, avec un cousin légèrement plus jeune à ses cotés (cf photographie de droite).

Des imbéciles ont commencé à le dégrader ! Avoir vécu autant de siècles pour que le flot humain touristique le tue en quelques années. Afin d’éviter cela, il y a désormais un périmètre de sécurité afin de lui laisser son sol et son écorce tranquille. Le vieillard a besoin de temps pour tout.

Le vieillard a connu Jésus Christ, Saint-Pierre et Saint Paul. Le vieillard a connu les Étrusques, la Grèce antique de  Platon et d’Aristote, les grands conquérants Alexandre le Grand et Jules César… La liste est trop longue pour tous les citer. Cet arbre paisible a vu toute notre civilisation occidentale défiler et il est toujours là, impassible. En mauvais état, en fin de vie avec un réchauffement climatique lui demandant des efforts titanesque d’adaptation, il dors. Face à lui, autour de lui, en le regardant sous tous les angles, on se sent bien petit devant cette histoire incroyable dont nous ne sommes qu’une poussière de passage.

Alors jeunes et moins jeunes, si cela ne vous fait rien, si votre cœur n’accélère pas en face du temps passé et présent, n’abîmez pas notre histoire commune par des plaisirs provisoires et puérils. Achetez plutôt des gants de boxe et entraînez vous sur des oliviers plus jeunes en pleines crises d’adolescence !

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Rien que des salades

Il n’est pas rare lors des voyages un peu loin de nos belles contrées alpines de découvrir de la culture en terrasse. Il en reste bien un peu aussi par chez nous mais très souvent sur les versants sud et dédiée à la vigne.

Pourquoi ?

N’étant pas agriculteur ni de formation ni de compétence, je ne vais pas faire une réponse bien professionnelle… Je dirais intuitivement que le coût à l’hectare est assez énorme et que seules les productions à forte valeur ajoutée sont encore possibles par chez nous.

Dans le cadre présent, nous voyons une culture en terrasse dans un terrain en terre sur une pente assez forte. Peu de cailloux pour retenir le sol qui pluie après pluie s’évade par le bas. Pas de murets donc mais juste des pentes raides succédant aux petites bandes de sol plat. Enfin presque plat… On se croirait presque dans un jeu géant d’awalé tellement les petits trous alignés ponctuent le sol de coupelles pour accueillir les petites pierres (ou les olives séchées).

Non, ce n’est pas une culture d’awalé que nous voyons sous nos yeux, mais une ferme de salade, une dans chaque case. Chacune grandit et vit en osmose avec son petit environnement semi sphérique. Rien à voir avec les salades que je vous raconte en ce moment même qui ne mèneront pas bien loin…

Bien que ! Le voyage pour Madagascar n’est en effet pas le plus court qui soit depuis la métropole. Ce champs, cette petite merveille est située au nord d’Ambalavao sur la nationale 7, sur le chemin menant à la capitale intellectuelle Fianarantsoa signifiant : là où on apprend le bien.

Il est clair que ce n’est pas le mal qui gère ce petit bout de notre planète !

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Quelques bords à bords

Après la mise à l’eau des dériveurs, dernier débriefing pour nos jeunes avant de partir pour quelques bords à se tirer la bourre… Ce jour là, la fédération française de la voile (FFV) avait elle aussi un stage national sur ce même super lac mais sur d’autres bateaux. Il faut dire que le cadre au pied du Piquet de Nantes avec l’Obiou et Chamechaude en arrière plan lointain, c’est exceptionnel ! Cependant, il n’y a pas que cela. Pour les planches à voile et le grand vent, il est préférable d’aller légèrement plus à l’Ouest sur le lac artificiel du Monteynard.

Mais les régates ne se cours et ne se gagnent par toujours par grand vent. Par petit vent ou par vent changeant, il faut être bien plus subtil dans la conduite de son bateau : éviter les mouvement brusque à bord, regarder d’où viennent les risées, les anticiper, étudier le plan d’eau et l’orientation du vent sur celui-ci en fonction des zones et des montagnes alentours… Bref, le plan d’eau peut être très technique et pédagogique dans de nombreuses conditions.

En ayant donné quatre points cardinaux, le lieu devrait être facile à trouver !

Alors alors ?

Mais ou fait-on de la voile à coté de Grenoble, sur le lac de Laffrey bien évidement (entre autre).

Vers midi, après avoir remonté au près une bonne partie du lac, grande descente au grand largue et parfois vent arrière pour nos débutants en herbe. Ils arriveront pour manger avec un petit quart d’heure de retard mais par une aussi belle journée, le temps n’est heureusement pas compté.

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Fondation

Après avoir creusé, creusé durant des mois, des années avec sa pelle et son sceau, voila le moment de commencer à reboucher son joli trou ! Attention, ferrailles s’abstenir,  il y en a partout… À l’horizontale au niveau des futures dalles des caves et des parkings vélos, oups voitures,  à la verticale pour les futurs murs porteurs.

Manifestement la future construction aura une emprise au sol bien plus grande que l’ancienne. Afin de se prémunir de tout mouvement de terrain, construire cet immeuble en un seul bloc n’est pas raisonnable, il risquerait de se couper en deux ou en trois un peu n’importe où. Il faut donc le réaliser en plusieurs morceaux et mettre entre ceux-ci des joints de dilatation. C’est ce que l’on aperçoit sur les bords de la dalle, un film plastique noir a été positionné. Son rôle est d’assurer une étanchéité totale entre les futures dalles et murs, ainsi on assure qu’il n’y a aucun pont acier ou béton entre les deux. En général, une feuille de polystyrène de quelques centimètres d’épaisseur vient aussi se glisser dans la jointure (elle sera mise lors de la coulée des murs porteurs).

Au passage, il est inenvisageable de construire aussi lourd sans faire appel a une grue, et dans le cas présent deux grues. La masse du béton et des aciers entraînerait des délais bien trop long pour un si petit chantier. Ce n’est tout de même pas Versailles ! Sur ces grues, comme sur les modèles réduit, il faut de la masse à la base si on ne veut pas qu’elle verse au premier chargement ou coup de vent. La technique de base aujourd’hui est d’empiler au pied des grues des blocs de béton tel que le ferait tout enfant en y accrochant un beau paquet de briques LEGO !

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La piscine suspendue

Dis papa, elles naissent comment les piscines ?

Et si c’était des cigognes géantes qui venaient les livrer dans leurs becs comme pour les petits enfants en Alsace… C’est quasiment ce que nous avons presque vécu il y a 15 jours. Un camion surnaturel sur le trottoir, un mur vertical qui surgit, mais qu’elle est cet oiseau perdu !

Et puis, la grue se déroule, étends son crochet de capitaine, soulève la petite cuve et laisse orpheline la plus grande. Enfin, la grue décide de pavoiser quelques instants dans le quartier et emprunte la première ruelle montant sur la Chartreuse histoire d’aller raconter des histoires justement.

Un histoire digne des flamants roses du delta du Rhône, origine de ces boites à savon sans âme, en route pour une grande migration avec cette pause au pied des Alpes avant de remonter voir leur collègues Alsaciens aux grands becs ! Car c’est effectivement la haut, dans le Grand Est, que le grand bac sera posé en terre…

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Panneau sauvage

Petit abus de langage dans le titre, il s’agit non pas d’un panneau sauvagement posé n’importe où mais d’un panneau signalant des espèces sauvages.

Au vu de la charte graphique du panneau, on se dit que celui-ci est unique ou presque. On ne sent pas dans le dessin une charte graphique nationale des panneaux de signalisation. Cependant, à la pratique, nul besoin d’un travail de législateur pour cela. Le panneau en lui même est très explicite. Nous rentrons dans une réserve et la priorité est aux espèces sauvages. À nous de faire attention en roulant.

La réserve est ici bien connu, il s’agit de la réserve de Villavicencio en Argentine qu’une piste reliant Mendoza à Uspallata traverse de part en part. Cependant, contrairement au signalement du panneau, ce ne sont pas des pumas et des jaguars, des félins pas toujours câlins que nous avons rencontré mais toujours des troupeaux de guanaco, tous plus jolis les uns que les autres.

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Avenue Aubert

Voici une avenue bien moderne pour un maire bien ancien. Nous sommes à Vincennes aux portes de Paris. Le maire en question est Jean Joseph Aubert (1793-1870 selon la plaque murale). Né en 1848 selon le wikipedia du jour, il aurait eu alors plus de 130 ans à sa mort… Bref, petite erreur sur l’encyclopédie qui aura, on l’espère, disparue lors de votre lecture. Surtout toujours bien garder un œil critique sur toute information passant dans nos mains…

Au final, cet homme responsable d’une institution scolaire privée sera maire durant 22 ans. Le voila donc immortalisé pour quelques années dans l’indifférence certainement générale des écoliers du quartier ! Depuis, la loi de 1905 est passée par là et le statut des instituteurs a bien régressé dans la société civile. Ce ne sont plus les honorables du coin à qui on demande son avis en plus de celui du curé. Ce sont aujourd’hui les basses catégories de l’éducation nationale…

Sur cette avenue secondaire qui longe le RER A au niveau de la station Vincennes, il est amusant de voir un pictogramme ultra moderne et aussi un brin ringard regardant à gauche si personne ne le surveille afin de mieux se manger la plaque à sa droite tel un Pac-Man dans un labyrinthe des années 80.

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Le pont à fenêtre

Nous voila de nouveau sur notre super passerelle historique. Quelques mois ont passé, 3 mois pour être précis. L’hiver est parti, vive le printemps et les orages. Un peu plus de 10 heures séparent les deux photographies. L’une est prise en début de matinée, l’autre en début de soirée. On voit qu’il mouille le soir sur la chaîne de Belledonne, chose assez classique par ici bien que souvent, on ne s’en rende même plus compte.

Que faire du pont emballé ?

Une fois la procédure de désamiantage terminée, que faire de l’emballage en plastique blanc ? Ils auraient être pu l’enlever mais les ouvriers auraient alors fini le chantier sous la pluie régulièrement. Ils auraient pu ne rien faire mais alors que faire les jours de très forte température comme aujourd’hui ?

Au final, les ouvertures de fenêtre dans l’emballage permettent de se protéger et de la pluie et du soleil ainsi que d’aérer l’ensemble du volume intérieur. Il y a en effet toujours un courant d’eau frais à quelques mètres au dessus de l’Isère. Et puis cela donne un effet maison, une touche habitée assez sympathique à cette passerelle inoccupée et actuellement interdite de public.

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Le dernier grand col

Voila une petite photographie de l’arrivée du Col du Coq dimanche 10 juin vers 11h30 du matin. Pour une fois, je n’ai pas mis mon vélo dans le cadre. Il faut dire que c’était blindé de monde et que j’y ai retrouvé par hasard deux collègues de bureau ! Il faut dire aussi qu’à force d’y passer toutes les semaines, on s’y habitue… Le col est presque une seconde maison !

Plusieurs chemins sont possibles pour monter la haut depuis Meylan. Les voici dans l’ordre dans lequel je les ai fait, du plus simple au plus dur, parfois en les refaisant à l’identique d’une semaine sur l’autre.

  1. MeylanSaint-Nazaire-les-EymesCol du Coq : c’est la route la plus directe. Environ 1h pour atteindre le tunnel puis encore 1h pour aller au col. Environ 1100 m de dénivelé en tout.
  2. MeylanCol de VenceLe Sappey-en-ChartreuseCol de PorteSaint-Hugues-de-Chartreuse  – Col du Coq : la montée initiale par Rochasson est superbe, le passage entre Vence et Le Sappey a parfois trop de voiture. Le passage par Saint-Hugues est magnifique et la petite descente depuis Porte de 400 m de dénivelé ne doit pas décourager l’ascension suivante par le versant Nord du col du Coq, très difficile les premières fois avec des murs très raides, une descente au milieu… Environ 1550 m de dénivelé en tout.
  3. MeylanGrenoble – Col de ClémencièresSarcenasCol de PalaquitCol de PorteSaint-Hugues-de-Chartreuse  – Col du Coq : on commence par descendre en ville jusqu’à la Porte de France, puis viens le premier col, assez facile, vers 620 m d’altitude, une petite descente jusqu’au carrefour routier vers Quaix-en-Chartreuse (550 m) avant de faire la montée assez sauvage et avec peu de voiture sur Sarcenas. On rejoint alors l’itinéaire précédent au dessus du Sappey au col de Palaquit que nous n’avions pas indiqué car c’est juste un virage sur la route standard entre Le Sappey et le col de Porte… La suite est connue ! Environ 1770 m de dénivelé en tout.
  4. MeylanCol de Vence – Col de ClémencièresSarcenasCol de PalaquitCol de PorteSaint-Hugues-de-Chartreuse  – Col du Coq : on monte directement au col de Vence puis on redescends sur Clémencières et Quaix afin de rejoindre l’itinéaire précédent. L’intérêt est que cette première montée via Rochasson est déjà en soit un vrai col (altitude 782 m) avec quelques belles pentes suivis d’une descente un peu plus sérieuse. Bilan, il faut savoir mieux enchaîner dans sa tête et dans ses jambes les montées descentes… Environ 1780 m de dénivelé en tout.

Avec ces petits parcours, de 2h30 à 4h30 environ selon la distance et la forme du jour, on finit après quelques séances et quelques semaines par avoir des jambes en béton !

Mais tout peut avoir une fin… Surtout ne pas chuter ! C’est justement ce que j’ai fait dimanche en descente dans la troisième épingle à cheveux. À trop vouloir anticiper voitures et motos, j’ai trop pris la corde de 3 cm et descendu les 10 cm d’épaisseur du goudron à cet endroit avant de faire un beau roulé boulé. Le casque a amorti le choc au crane (rien eu), la poche d’eau a encaissé pour le dos mais la clavicule gauche s’est brisé nette… Sinon, pas de sang, pas d’hématome et que quelques égratignures de rien. Tout s’est concentré en un seul point !

C’était donc mon dernier grand circuit et grand col avant la saison d’automne.

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Les anciennes grues de Buenos-Aires

L’ancien port de marchandise a perdu sa vocation première. Plus de vraquier, plus de cargo dans l’arrière port. Quelques voiliers et bateaux privés se partagent l’énorme bassin intérieur délaissé par le trafic maritime d’aujourd’hui, dont les navires de plus en plus gros ont pris d’assaut d’autres quais, plus loin du cœur de la ville.

Que faire des anciennes grues ?

C’est un peu la question que se posent tous les ports de commerce. Les grues, quelles qu’elles, finissent toujours par vieillir, par rouiller, par être périmer ou tout à la fois !

C’est aussi ce que se sont posés les élus de la capitale Buenos Aires. Que faire des anciens quais du port ? Comment leur garder une vocation maritime en n’ayant plus d’activité de docker ? Comment redynamiser le quartier sans en perdre toute son âme ?

Ce n’est pas suite à une visite de deux heures que nous allons pouvoir trancher sur ce vieux débat récurrent. Que garder de l’époque précédente, faut-il se transformer en musée vivant, comment intégrer les époques ? Le choix ici a été de miser en partie sur le luxe, faire un quartier un peu classe où les habitants auraient envie de déambuler les WE sur les quais, avec des bars, des résidences avec vues sur le bassin, avec des bateaux privés à quais, prêt à partir à tout moment pour une après midi dans la brise côtière…

Si cela ne vous rappelle rien, moi cela me fait penser à Barcelone !

Le choix a aussi été fait de garder toutes les anciennes grues, de les viser au sol afin qu’elles ne bougent plus, de les transformer en pièces de sculptures monumentales, telle une œuvre gigantesque qui s’étendrait sur tout le bassin.

Il y avait les colonnes de Buren dans la cour du Palais-Royal à Paris, il y a désormais les grues de vraquier dans le port de Buenos Aires.

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Pas de la branche

Un peu comme la barrière du Vercors orienté Nord-Sud, la barrière de la Chartreuse, moins imposante, offre cependant un nombre limité de passage. Certains sont carrément fermés et interdits comme le Pas Guiguet à Meylan permettant de monter au Saint-Eynard qui a été déséquipé, d’autres l’ont été mais sont a priori juste très fortement déconseillé. C’est normalement le cas du Pas de la branche à Saint-Ismier / Biviers-le-Haut permettant de monter à l’Émeindras.

Pourquoi deux communes pour le départ ?

C’est tout simplement qu’il y aurait au moins 5 départ possibles… Lequel est le bon, le plus facile ? Aucun. Tous les chemins mènent au pas ou dans une impasse. À ce niveau là, un GPS est pratique pour éviter les aller-retour et finalement passer 2h à trouver la bonne voie (car rien n’est indiqué).

Lorsqu’on tombe sur le vieux banc, la piste est plus que bonne. Un peu plus haut, on arrive sur la dalle panoramique, on brûle alors carrément. Le départ officiel n’est plus qu’à quelques mètres et est enfin indiqué par un bon panneau DANGER signifiant en pratique : vous êtes sur le bon chemin !

Les choses sérieuses se mettent en place petit à petit.

  • En premier, les arbres morts encombrent le chemin. Il faut donc soit passer dessus, soit passer dessous. C’est un bon exercice pour les genoux et la souplesse des corps.
  • Ensuite, on effectue quelques traversées de pentes raides en terre. Les premières sont simples même si humides puis de plus en plus difficile. La dernière traversée ne donnant pas très envie, nous nous sommes alors encordés, mis le baudrier et le casque. Ainsi, c’était fait !
  • Bonne opération car après un passage facile sous un gros bloc faisant suite à la fameuse traversée terreuse, on monte tout droit en semi escalade avec une corde élastique posée à poste fixe. Même si elle est pratique, ne pas lui faire trop confiance.
  • On enchaîne alors une montée raide avec des câbles vieux ou neufs selon les endroits, quasi continu, dans lesquels il suffit de mettre son mousqueton. Bien que cela soit raide et glissant par endroit, une seule longe suffit par personne, surtout si vous êtes encordé. Vu l’état des câbles, il est de toute manière préférable d’être encordé et de laisser un peu de distance entre les personnes. Ainsi vous n’êtes pas reliés sur la même portion de câble et la plupart du temps, il y a un arbre en dessous au cas où !
  • Après un bref ressaut marquant la quasi fin des câbles, une remontée en forêt permet d’atteindre le pas final n’offrant plus de grosse difficulté. Le casque permet juste d’éviter l’attaque du cuir chevelu par les arbres et les branches mortes de passage.

Au final, le pas de la branche passe pas si mal que cela avec les équipements : casque, corde, baudrier, longe. On est rassuré et le sol piégeux est alors sous contrôle total. Le plus compliqué est de trouver le début du chemin sur le bas car en haut, on débouche sur le chemin de crête et le pas est impossible à rater. Cependant, il est bien indiquer de prendre le chemin à la montée et non à la descente. Au vu des pluies de ces dernières semaines, il est en effet préférable d’éviter la descente directe sans avoir fait au préalable une reconnaissance à la montée !

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La météo du jour

Cette photographie prise un dimanche 20 mai est encore d’actualité. Guère de chose ont changé en 15 jours. Certes, il finit par y avoir un peu moins de neige sur les massifs montagneux semaine après semaine mais sinon les chiens aboient, la caravane passe…

Mêmes pics chauds froids, mêmes orages dans l’après midi, mêmes nuages menaçants, mêmes cumulonimbus rugissants !

En cela, cette année est extraordinaire. Hyper humide depuis décembre mais rares sont les jours où la cape de pluie sers réellement sur un vélo… On dirait presque que les gouttes tombent entre les personnes et visent uniquement les potagers. C’est incroyable.

Parfois, cela me rappelle la météorologie de la péninsule du Kenaï en Alaska : hyper humide mais tellement belle quand il ne pleut pas ! Nous avions eu 5 jours de pluies non stop la bas en août 1998, difficile à supporter mentalement sur la fin à force de tourner en rond dans son K-way trempé. Heureusement, notre climat à 100% de taux d’humidité est encore assez de ce triste record.

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Trou liminaire

Avant de construire un immeuble et de faire et couler le moindre gramme de béton, on creuse un trou. Cela fait du bien de creuser alors on creuse…

Mais pourquoi creuse t-on ?

  • Afin d’enterrer les caves. Ainsi celles-ci demeurent fraîches toute l’année. C’est pas con comme dirait certain !
  • Afin d’enterrer les garages. Ainsi les voitures sont stockées sous terre ce qui est bon pour la respiration des conducteurs et des passagers lors des manœuvres dans ces lieux souvent étroit… Pourquoi ne gare t-on pas les voitures au rez-de-chaussé plus facile à aérer et assez facile d’accès au vol dans le cas d’appartement ?

Pourquoi creuser d’un étage et transporter la terre au loin alors qu’il serait possible de creuser uniquement sur un demi niveau puis de surélever ensuite le sol autour de l’immeuble ? Certes, il faut stocker la terre le temps de la construction (gros tas dans un coin). Certes ce n’est pas possible dans toutes les situations. Il me semble que la loi interdit de modifier la hauteur du sol… Mais quel est le bilan carbone de tous ces camions que nous croisons sur les routes et transportant des tonnes de terre d’un coin à un autre de notre si beau territoire ?

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Le chalet des neiges

Nous pourrions presque nous croire en Alaska ou dans le grand nord canadien. Un petit chalet tout seul perdu dans la montage avec pour seule vue les arbres alentours, une rivière (un torrent) coulant à quelques dizaines de mères.

Pourtant nous ne sommes pas au Québec ou le parlé Français est aussi de mise mais bien en Isère, en chartreuse plus précisément. C’est un massif bien vert et bien alimenté par les précipitations mais il semble que cela soit assez général en cette année 2018.

En pratique, nous ne sommes qu’à 20 min de Grenoble et 5 du centre ville du Sappey-en-Chartreuse. Si loin si proche comme le disait Wim Wenders dans sa suite des Ailes du désir ! Presque un petit coin de paradis paumé si la piste de skis de fond du col de l’Emeindra ne passait pas à proximité et déversait son flot de costumes bariolés tous les WE.

Mais la saison des neiges est désormais partie au dessus de 2000 m. Il reste bien quelques névés ici ou là, quelques plaques de neige toutes petites à l’abri du soleil voilé mais plus grand chose d’aussi robuste que cette neige en bois massif gravé dans la face Nord de la bâtisse !

Tout respire le vieux, tout respire le trappeur mais année après année, elle est là sans bouger, identique à elle même alors que nos cheveux blanchissent aux vents qui nous bercent.

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