Buller avec ses mains

Généralement, c’est avec sa bouche qu’on fait des bulles, avec des malabars ou des chewing-gums plus ou moins mauvais. Parfois, avec juste de l’eau ayant du produit vaisselle et un anneau en plastique ou plus grand en acier, on arrive aussi à faire des bulles en soufflant au travers de l’anneau, ou en déplacement l’anneau avec une de ses deux mains, ou en courant afin de créer un courant d’air.

Mais pourquoi ne pas faire un anneau avec ses doigts ?

Il reste ensuite à souffler dans cet anneau naturel pour avoir une belle bulle dans sa main… Si on répète l’opération, il est possible d’avoir deux bulles, voire trois bulles et pourquoi pas quatre ou cinq… Il arrive un moment ou l’intérêt de la quantité sur la qualité marque le coup. Une belle bulle, c’est plus chouette sur elle fait la taille de sa main a minima. Plus petit, on va parler de bullettes ! Nous sortons donc du présent sujet.

Ce qui est amusant avec deux bulles est d’imaginer leur intersections suite à des pressions entre les deux surfaces libres, voir d’essayer de les faire fusionner sans les éclater. Ce petit jeu est bien amusant et change des innombrables jeux sur les téléphones portables.

Avec le beau temps et les bonnes chaleurs, c’est le moment de lâcher quelques instants votre électronique pour rejouer aux jeux d’eaux. Et si ce n’est pas pour vous, pourquoi pas pour vos enfants…

Si vos mains sont petites, il est alors plus facile de faire des grandes bulles. Devinez pourquoi ?

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L’épouvantail – seconde version

Notre épouvantail était tout de même bien à poil. Certes, il avait une écharpe, mais celle-ci ne fait pas tout ! Ainsi, les nuits peuvent être fraîches et les journées parfois humides…

Il manquait donc un élément indispensable qui a été posé dès la fin mars : une veste

blanche

…écrite noir sur blanc.

En cette période de confinement, une blouse blanche était la tenue adéquate la plus adaptée à la situation. Nous avions plusieurs solutions pour obtenir cette blouse.

  • La première consiste à subtiliser une blouse neuve de la pile destinée à l’hôpital ! Ce serait tout de même un peu gonflé…
  • La seconde consiste à récupérer une blouse usagée de l’hôpital ! D’ailleurs, on voit des tâches rouges sur le bas de la chemisette ! Cela vous en boucherait un coin, tout ce sang dans un potager…
  • La dernière recycle une blouse de peinture a deux balles ayant servit à repeindre en rouge un mur et qui traînait dans un tiroir depuis quelques mois…

En fonction de vos rêves de la nuit, je vous laisse choisir la solution qui vous plaît le plus.

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Privé

Il est préférable de toujours avoir son appareil photographique sur soi au cas où. Je parle d’un vrai truc avec un objectif qui zoome… pas un téléphone portable dont on ne voit rien ce qu’il prend dès qu’il y a un coin de soleil dans la glace !

Justement, que voit-on ?

Une grande prairie à perte de vue, avec de l’herbe haute. Au beau milieu de celle-ci, un panneau quasi blanc, délavé par les ans. Il doit bien avoir 40 ou 50 ans cet écriteau. Il est absolument impossible de lire ce qu’il y a dessus sans s’approcher, à moins justement d’avoir l’objectif suffisant pour l’atteindre. Ce que nous y voyons est étonnant.

Propriété privée

Comment celui qui a planté ce poteau peut-il imaginer qu’on puisse le lire sans pénétrer dans la propriété ? Soit à l’époque, l’espace était différent, soit notre paysan avait des yeux de lynx… Dans tous les cas, de nos jours, cette feuille A4 est un anachronisme dans cette nature dans laquelle quasiment personne n’est en vue.

En effet, nous ne sommes pas dans une prairie à 5 min de Grenoble mais à bien 20 min, au sud, en direction de Le Gua. Pourquoi irions-nous sur cette prairie alors qu’il y en a des quantités plus proches ou plus hautes ?

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Igloo de pierre

Les habitants du coin ne les appellent certainement pas des igloos ! J’aurais aussi pu annoncer yourte de pierre comme titre, cela aurait été encore plus accrocheur. Mais rien de tout cela ici. Il n’y a aucun rapport entre ce petit coin de France et les civilisations du grand nord ou d’Asie centrale…

J’aurais pu aussi crier sur tous les toits à propos de maison en pierre ronde. Là encore, ce ne sont pas des maisons alors pourquoi vouloir parler de choses qui ne le sont pas. Idem, rien à voir des de banal tas de cailloux, une porte est clairement visible au centre du tas !

Pas besoin de s’appeler madame soleil pour penser que ces abris pouvaient servir de refuge en cas de mauvais temps, de trop beau temps, voir pour passer plusieurs jours dans les hauteurs, à quelques distances du village. En effet ce sont des cabanons de pierre sèche voire des cabanons pointus dans les Alpes provençales. Pas de joint, sauf à la bouche, que des pierres les unes sur les autres. On sent qu’il y a aussi un peu l’objectif de se débarrasser dans cette construction de quelques-unes des pierres encombrant les champs. Cela n’en fera pas une terre sans pierre, juste une terre avec un tout petit peu moins de cailloux.

Si vous passez par Ferrassières sur laquelle se trouvent ces deux cabanons tout proche, oubliez tous ces noms d’oiseaux avec lesquelles nous les avons nommées. Ici, ce sont justes des bories. Je n’en parlerais pas plus ce jour-ci ayant épuisé le filon de son appellation !

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Les spaghettis de l’oasis

Il y a bien longtemps de cela, un 1ᵉʳ avril de l’an 1957, la BBC avait fait un sacré poisson d’avril qui est resté dans les livres d’histoires : L’arbre à spaghettis ! Vous tapez cela dans votre moteur de recherche t vous allez tomber sur le reportage complet ou des extraits sans trop de soucis.

BBC L’arbre à spaghettis

Le reportage n’avait pas lieu en Italie mais en Suisse. Dans le présent de notre article, c’est-à-dire non pas ce jour ni la veille ni le lendemain, mais un jour d’avril 2016, le 21 pour ne pas dire le 1 et parce qu’il n’y a rien de particulier un 21 normalement. Donc ce 21 là, bingo un arbre à spaghettis en Argentine, dans la banlieue de Mendoza, sur un site géographique dont je tairais les coordonnées, car je dois les garder secrètes, tout comme on garde secret un bon champ de champignons…

Comme nous sommes plus voyageurs que nos concitoyens de 1957, voyageur du réel ou du virtuel en ces temps de déconfiture, je doute qu’un seul de mes lecteurs puisse croire un seul instant que ce soient de vrais spaghettis qui pendent de ces arbustes !

À l’époque, j’avais demandé quel était le nom de cette plante. Comme un pigeon voyageur, cette information m’a traversé l’esprit pour s’envoler au loin vers un avenir incertain mais sur !

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Un mur de terre

Il ne faut par avoir skié ici régulièrement pour se rendre compte qu’il se passe quelque chose de pas courant. En arrivant du bas, du village, on se demande bien ce que vient faire ce mur de terre en travers de la piste ? Sur le haut, ou plutôt à mi-pente de ce tronçon de piste, on remarque qu’un chemin bien plat bien droit est réalisé.

C’était comment avant ?

Bonne question ! Cette section de piste étant sur le bas de la station de Plan Peisey, elle n’est ni incroyable, ni super photogénique. Je ne cherche donc même pas dans mes archives si j’ai quelque chose en stock. Les personnes la connaissant le mieux sont peut-être les chasseurs de champignon, car il parait que les zones boisées environnantes en hébergeaient des bons. Je n’ai donc que mes souvenirs de mes multiples passages sur deux planches, et parfois sur le ventre, pour essayer de reconstruire une image 3D cervicale de cette zone.

Première impression, elle n’était pas plate !

Non pas plane horizontalement, c’est évident, mais le long d’une courbe de niveau. Les courbes de niveau étaient donc arquées, relativement bien arquées ce qui faisait que la plupart des skieurs, notamment les moins à l’aise, se retrouvaient au fond du trou, au milieu de la piste. La barre horizontale vu du bas et la route quasi rectiligne sur le haut semble dire que la courbe naturelle de la montagne a été rectifié. Pour une fois, le roc n’a pas été taillé, gratté, miné… Un simple amas de terre a tout simplement été ajouté.

La provenance de cette terre est une question métaphysique qui nous travaille tous, heureusement la solution apparaîtra d’elle-même un jour !

Techniquement, j’aurais bien aimé être là quand la terre et quelques blocs de cailloux ont été déversés dans la pente. Pas question qu’un bloc se décide à rouler dans la pente au-dessous du chantier. En effet, le village n’est pas loin et l’entrée dans une cuisine ou une chambre à coucher d’un beau pavé rond serait du plus bel effet dans la presse quotidienne qui n’a rien à se mettre sous la dent que des chiffres longuement ressassés.

Bref, cela me semble oser de déverser des tonnes de terre au-dessus de la station. Comment s’assurer que lors de forte pluie, l’ensemble ne se liquéfie pas pour glisser jusqu’en bas ? Impossible de planter des acacias pour retenir la terre, pas de pieu régulièrement enfoncé pour stabiliser. Pour quelle raison cela tiendrait-il ? Très certainement que la pente n’est pas du tout assez forte. Bien que cela soit une piste rouge, nous ne sommes pas sur les pourcentages d’un talus raide de route.

Les WE amènent quotidiennement des questions !

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Danger – Chute de pierres

Sur 1 km, les chutes de pierres sont courantes sur ce tronçon de sentier. Cette année, c’est une chute de pelleteuse auquel nous avons assisté ! Enfin, elle était déjà bien amochée lorsque nous sommes passés.

Ou peut-être la pelleteuse a pris une pierre en pleine poire ? Cependant, aucun signe visible n’est en vu dessus. Il est donc plus probable que cela soit elle qui a chuté !

Nous le voyons sur les différents plans séquences des photographies, la pelleteuse a brûlé. A-t-elle brûlé avant de chuter ou après ? Durant une phase de chantier ou lors d’une nuit ? Est-ce un acte de malveillance ou le bonheur d’un éclair illuminant la scène ?

Mais pourquoi en vouloir à une pelle araignée perdue en montagne, en pleine nature ?

En effet, il ne s’agit pas d’une pelleteuse au sens classique du terme mais d’une pelle araignée qui n’a que deux roues et deux bras articulés. Cela lui permet d’aller dans quasiment tous les terrains et dans toutes les pentes.

Comment la sortir de ce sentier de montagne ?

Un des moyens les plus simples pour nettoyer le chemin est d’utiliser un hélicoptère. Comme ce n’est pas simple et pas forcément bien équilibré, qu’il y a un doute sur l’intégrité globale de l’engin, la machine sera emportée en pièce détachée. Le bras, la cabine, le socle. Nous pouvons voir que chaque morceau a déjà son élingue positionnée. Il est possible que le WE prochain, plus aucune pièce métallique ne bloque plus ce passage.

Quel est exactement ce passage ?

Nous sommes sur le sentier menant de la petite commune de Nancroix (Peisey) au lac de la Plagne, au premier verrou glaciaire situé juste au-dessus du refuge de Rosuel. Le sentier longe le parc national de la Vanoise et le lac, magnifique, s’amuse à jouer avec les frontières du parc qu’il touche sans jamais y mettre une goutte dedans.

Ne cherchez pas ce lac du côté de la station de skis La Plagne… Il est en effet sur le (grand) versant sud-est du pic de Bellecôte.

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Artichaut à volonté

Quand on pense artichaut, on pense surtout à la Bretagne. Dans mon imaginaire commun, l’artichaut vient de là-bas. Il a besoin d’un climat chaud mais pas trop, humide mais pas trop, ensoleillé mais pas trop ! Bref, un climat breton.

Or ceux-ci ne sont pas du tout du phare ouest mais éclairent cependant parfaitement notre jardin. Le nord Grésivaudan serait-il un petit pays breton ? Nul ne le sait vraiment tellement d’année se sont écoulées depuis que nos ancêtres celtiques de ces contrées ont quitté ces vallées verdoyantes l’été.

Et puis…

… il y a artichaut et artichaut. Nous avions déjà croisé la route de son grand cousin le cardon il y a quelques-temps. Comme cela n’est point suffisant à sa seigneurie, il y a près de 50 cultivars d’artichaut au catalogue.

  • Les blancs avec le camus de Bretagne, le vert de Laon, le castel, le blanc Hyérois, le Macau, le blanc d’Espagne, le sakis de Turquie…
  • Et les violets avec le violet de Provence, le violet de Venise, le violet de Toscane, le violet Romanesco, le violet Romagna di Chiogga, le violet Catanais, l’épineux…

Au vu des situations géographiques de chacun, je dirais que nous avons soit des violets de Provence, soir l’épineux. En effet, nos artichauts ont une tendance violette avec la pointe des feuilles ciselé d’une dent qui s’enfonce particulièrement bien dans la main qui s’approche trop ostensiblement.

Profitons-en, car l’an passé, la production était assez minable pour une première année. À dire vrai, avec une production bisannuelle ou trisannuelle, il est tout à fait normal que la première année penche plus vers l’adolescence de la plante que vers son âge mûr ! Que cela ne nous empêche une fois le fruit enfin déployé sur son bout de tige de bien en profiter.

À consommer sans modération, surtout si votre estomac en supporte l’indigestion !

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La baleine violette

Sur les bords de cette bâtisse en mauvais état, en très mauvais état d’ailleurs, une baleine de couleur violette tient dans ses bras un objet. Deux petites questions nous tarabiscotent : quel est cet objet et où est donc cet animal ?

Pour le lieu, à moins d’être un spécialiste du site qui y va régulièrement, cette pseudo-ruine, pas vraiment pseudo en réalité, car il en reste de moins en moins année après années, ne marque pas forcément le fond de l’œil. Ce n’est pas un château ou un manoir inoubliable. Il n’y a pas une pierre ou une arche spécifique. Ce parallélépipède est abominablement anonyme, donc introuvable. Si ce n’est cette fresque !

Que tient donc cette baleine sous son aisselle ? Un machin orange noir orange avec un double cône au bout d’une tige. C’est une balise et plus précisément une des quatre marques cardinales possibles. Celles-ci ont un double code.

  • Le premier et le plus simple est le code en haut de la perche qui indique soit le Nord (double cône vers le haut), soit le Sud (double cône vers le bas), soit l’Est (double cône formant la lettre E) ou soit l’Ouest (double cône formant la lettre W pour West).
  • Un code de deux ou trois bandes de couleurs. Le noir représente la pointe du cône et le jaune la base du cône. En se souvenant de cela, on retrouve ce que signifie la balise.

Dans le cas présent, nous sommes en présence d’une cardinale Ouest, il faut donc passer à l’ouest de la balise, c’est-à-dire entre le rivage tout proche et la cardinale. En pratique, vu la forme très rocheuse du rivage, les bateaux rasent la balise. Je suis même surpris qu’après toutes ces années, elle ne soit pas plus régulièrement pliée en deux !

En voyant une petite vue globale du site, nul doute que vous allez deviner très vite ou se cache cette fameuse baleine. Votre prochain passage sur ce chemin des douaniers ne sera plus jamais pareil ! Surtout profitez en, car vu l’érosion ces dernières années et le peu d’entretien du site (il n’y a plus de gardien), la côte en cette pointe se fait manger un peu plus à chaque tempête.

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Du taxi en veux-tu en voilà

Voici une petite anecdote d’un voyage lointain, et pourtant encore si proche dans nos têtes. Tout voyage a une fin et toute fin à une boucle. Quand le pays n’a qu’un grand aéroport, même s’il est tout petit, on repart d’où on est venu. Un petit tour et puis s’en va.

Nous étions donc en provenance d’Ansirabe et en transit pour un peu moins de 24 h dans la capitale Antananarivo. Ce jour-là, le terminal de Fasan-Karany dans le sud d’Antananarivo, où arrivent tous les taxis-brousse venant du sud, était blindé. Certainement d’ailleurs comme la veille et le lendemain. Il n’y a guère que le dimanche que les terminaux se calment. Ne vous imaginez pas voir à Madagascar un terminal ultramoderne à la Roissy-Charles-de-Gaulle ! De mémoire, c’est juste un terrain vague avec quelques baraquements. À peine sorti du taxi-brousse qu’une ruée de chauffeur de taxis vous sautent dessus. La consigne non écrite veut que vous montiez dans le taxi du premier chauffeur à qui vous adressez la parole. Ce n’est pas forcément la peine de négocier le prix et tout et tout, même s’il faut le faire. Dans tous les cas, ce sera très compliqué de ne pas monter dans ce premier taxi.

Ce n’est pas ce que nous avons fait !

Inspiré à cet instant crucial, ou peu inspiré par la sécurité lors de l’attente aux différents feux de carrefour dans la capitale et les inévitables bouchons associés, je négocie que le coffre du taxi ferme à clef. La demande semble légitime. Nous montons donc dans le premier taxi qui me l’assure. Au final, le coffre ne ferme pas ! Hop, énervé, je décharge tout notre barda (en faisant attention aux vols) et un autre chauffeur m’assure que son coffre ferme, il a une Renault 4L.

Une 4L pour cinq personnes ?

En pratique, une 4L pour six personnes, chauffeur compris, avec tous les sacs d’un mois de voyage et un petit accordéon, sinon cela ne sonne pas juste. 2 à l’avant, 4 à l’arrière et des bagages sur tous les genoux et dans le coffre, ça tient ! Point besoin de ceinture de sécurité (il n’y en a pas la-bas), nous sommes calés avec des airbags partout ! Seul le chauffeur conserve une place correcte…

Évidement, le coffre ne ferme pas à clef !

Rebelote ? Non. Alors que la première voiture était une quatre portes avec coffre, nous trouvions amusant d’être tous dans cette 4L, et puis en pratique aucun coffre ne fermait je pense… Comme j’ai un tout petit peu insisté, le coffre étant blindé, il m’a sorti un long clou tordu qu’il mettait dans un anneau pour bloquer le coffre. Ce n’était pas parfait, mais c’est révélé suffisant. À l’hôtel, pas celui que nous avions prévu, nous étions entiers…

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Puno

Ces photographies ne sont pas toutes jeunes, elles ont déjà 23 ans et ont été numérisées il y a déjà quelques années. En effet, pas d’appareil numérique grand public à cette époque-là, on se promenait avec un petit paquet de pellicule 24×36 et quand il n’y en avait plus, il n’y en avait plus. Enfin, il était possible d’en acheter sur place mais pas toujours de la meilleure marque…

Et parfois on se faisait voler son sac !

Avec évidement une partie des pellicules non développé dedans. C’est évidemment ce qui nous était arrivé dans cette petite ville de Puno au Pérou pas toujours sympathique. Heureusement, on s’y prépare et on ne met pas tous ses œufs dans le même panier. Ainsi il reste ces quelques images, entre autres.

Je suis persuadé que la ville a bien changé depuis 1997. Les quelques images sur Wikipédia le montre. À l’époque, cela semblait une ville assez pauvre au bord du lac Titicaca. Pas complètement sur le lac non plus, au fond d’une baie légèrement séparée du lac par une bande de roseau archi connu, photogénique et ultra touristique. Cela est une autre histoire.

Ainsi les bords du lac coté Puno sont assez sales, avec des grandes zones à algues vertes ne donnant pas du tout envie de mettre les pieds dans cette vase peu ragoutante. Cela tombe bien aussi. En août, c’est l’hiver sur l’Altiplano ! Cependant, le mélange de bleu, de vert, de marron hivernaux et d’un éclairage capricieux donne des instants d’éternités à nos pupilles coloriées. On aimerait vagabonder plusieurs jours dans l’arrière-pays et monter sur ces divers pains de sucre, dans l’espoir de voir de nouveau un instant magique de l’autre côté du miroir.

Et à gauche ?

Au centre, il y a le petit port, mais c’est quoi à gauche cette grosse battisse blanche au loin, sur les bords du lac ? De mémoire, il s’agit tout simplement d’un centre touristique, un hôtel de luxe pourrait-on dire, pour ceux qui visitent les pays juste pour ensuite montrer leur image à la compagnie, un peu ce que je fais ici !

Rassurez-vous, nous étions logés dans un vieux boui-boui du centre-ville dont je n’ai absolument aucun souvenir !

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Contraste au vert

Nous avons été mis au vert quelque temps. Au vert forcé bien qu’aucun ver solitaire ne se promenait en nous. Heureusement, la plupart d’entre nous sommes effectivement restés en excellente santé.

Être confiné ne signifie pas pour autant mettre des œillères sur ses deux yeux ! Ce serait notamment désespérant au printemps, saison où justement la nature regorge de couleurs, de très nombreuses teintes de vert, mais pas que : du rouge, du jaune…

Quand toutes ces couleurs se mélangent, nous avons tous bien appris à l’école que si le dosage entre celles-ci est relativement homogène, l’œil humain ne voit alors que du blanc. Ainsi, l’arbre le plus colorié de cette photographie serait donc le cerisier en arrière plan.

Étonnant !

Je suis persuadé que ce n’est pas la réponse qu’une majorité d’entre nous aurait répondu si la question : «quel est l’arbre le plus colorié sur cette image ?» avait été posée à la première ligne et non à la dernière de cet article.

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La fin du bleu

Qu’ai-je remarqué peu de temps après le début du confinement ? Voici une bonne question métaphysique à se poser deux mois après, enfin presque deux mois, un tout petit peu moins que 8 semaines.

Je pense que la plupart des personnes ne l’ont pas remarqué de suite, car le temps était excessivement beau, toujours beau d’un jour sur l’autre après la mi-mars. Nous avons donc profité du beau temps chez nous sans nous préoccuper de l’atmosphère environnante. Et il s’en passait des choses.

  • Beaucoup moins de bruit, incroyablement mois de bruit. Beaucoup moins de voiture sur les routes, quasiment plus de voiture sur l’ancienne nationale, l’autoroute du Grésivaudan quasi vide. Ainsi plus ce bruit de fond pénible des moteurs et du roulement des pneumatiques sur la chaussée, principalement celui résiduel de l’autoroute qui inonde les pentes et monte jusqu’aux cimes.
  • Toujours moins de bruit. Plus de bruit d’hélicoptère dans le ciel. Plus de planeurs et de parapentes dans les courants ascendants des falaises du Saint-Eynard, Plus de petits coucous à hélice tournant autour de la piste en béton de l’aérodrome du Versoud. Mais surtout, plus d’avion à réaction dans le ciel de Grenoble. Normalement, les cieux sont zébrés de ligne blanche et là, depuis deux mois, plus de bataille de cape et d’épée au-dessus de nos têtes, comme si le monde s’était peut-être apaisé !
  • Avec les bonnes températures revenus mi-mars, plus besoin non plus de chauffage. Donc sans chauffage, sans transport (ou bien moins) et avec la plupart des usines à l’arrêt, plus de pollution atmosphérique. C’est peut être la trace bleue la moins visible mais la plus importante. On respire ! Les yeux ne piquent pas, c’est vraiment sympathique…

Certes, tout n’est pas rose, le bal des hélicoptères vers l’hôpital a repris après les premiers quelques jours d’interruption, les voitures reviennent chaque jour plus nombreuses sur notre route, et dans la plaine. Hier, un avion de ligne a carrément survolé la ville, c’est tout simplement scandaleux ! Pour la peine, le ciel s’est fait plus gris…

À Madagascar, nous avions vécu presque un mois sans un bruit d’avion (ni d’hélicoptère, il n’y en a pas, ou si peu…) dans le ciel. Cela avait été une révélation et un grand bonheur. Je ne pensais pas que nous pourrions profiter d’un moment difficile sous toutes les latitudes pour revivre une expérience similaire chez nous.

Réduisons la pollution sonore pour remettre du bleu dans nos vies !

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L’épouvantail – première version

En cette fin mars, le potager est prêt à accueillir les nouvelles courges, les patates nouvelles et les futures tomates rouges. Il est donc temps de faire peur aux oiseaux avec un épouvantail de saison.

Hop, ni une ni deux, on pioche parmi les objets qui traînent ici ou là dans le zouk du jardin. Voici un petit inventaire :

  • un petit tourillon de câble comme base ;
  • deux morceaux de mannequin en plastique rigide comme corps central ;
  • un ballon de football percé pour la tête ;
  • deux calendriers de l’avant comme tablier avant et arrière ;
  • une écharpe qui dormait depuis un mois sur le mur extérieur du terrain afin de ne pas prendre froid la nuit ;
  • un poteau en acier récupéré sur un ancien échafaudage comme colonne verticale.

Cette première version a déjà fière allure, je ne sais pas ce que vous en pensez ?

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Un 1er mai

En cette période un peu spéciale, pas de défilé sur les champs Élysée grenoblois, avenue un peu moins classe mais plus longue que la Parisienne : le Cours de la Libération

Donc pas de hurlements «libérer nos camarades» dans les oreilles et autres slogans pas toujours ultra intelligents, cependant chaleureux pour la plupart. En effet, l’objectif des manifestants n’est souvent pas de copier bêtement la phraséologie gouvernementale mais d’essayer d’avoir un effet de groupe.

Cette année, l’expression orale s’est donc réduite à sa plus simple expression Cours Jean-Jaurès. Pas de mot fort venant du passé gauchiste national. Non, juste le bruit des gouttes d’eau frappant le sol permettant à la mère nature de redresser l’herbe, les branches des arbres et reverdir nos voisinages d’une nature qui souffrait depuis quelque temps de jours bien secs.

Ainsi, il a fallu piocher dans un passé lointain une image conquérante d’un mouvement massif qui s’était écroulé au mur de la misère démocratique. Une image de mars 2003 où même les petits bouts de trois ans portaient déjà à bout de bras l’université ! Je vous laisse ainsi deviner quelle est cette petite boute de 3 ans !

Si la réforme des retraites est belle et bien enterrée depuis le lundi 16 mars, le projet de réforme de l’université, la LPPR (Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche), est toujours là. Camarade, le combat continu !

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Nids calcaires

Toutes les roches calcaires ne sont pas identiques. Certaines sont pourries, certaines sont lisses comme de la glace, d’autres ont des belles fissures ou de beaux becs pour les grimpeurs.

Moins classiques, cependant pas exceptionnel non plus, des trous ronds dans la roche peuvent se retrouver ici ou là. D’où proviennent ces trous ? Certainement par l’infiltration d’eau de pluie dans des fissures, eau qui profite alors du moindre trous sur une paroi pour s’échapper de la roche. Avec le temps, le trou d’agrandi. Parfois, l’eau trouve d’autres fissures, plus petites au moins au début, et prend alors d’autres chemins, le trou rond dans la roche joue alors le rôle de fenêtre sauf peut-être en cas de très fortes pluies alors des piscines se forment et débordent de partout.

Ces ouvertures donnant sur des cavernes internes, peu accessibles aux prédateurs à quatre pattes qui pullulent à terre, sont un paradis pour les oiseaux de toute taille. Enfin un lieu où je peux dormir tranquille sans peur de me faire bouffer doit se dire l’hirondelle ! Du coup, on trouve au fond du trou tout ce qu’il faut pour se faire un lit double bien douillet.

Dans les falaises longeant le bord de l’Ardèche, ce ne sont pas les cavernes à oiseaux qui manquent. Malheureusement, on ne voit pas entrer et sortir toutes les cinq minutes un aigle royal ou un condor.

Quelle tristesse.

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De Den Helder à Texel

À l’heure des croisières finissant en quarantaine dans des bateaux de milliers de boites de couchage empilés avec ou sans balcon, il est possible de faire des minis croisière à bord des ferries. Mini mini lorsqu’il s’agit comme dans le cas présent de transbordeurs, la traversée ne durant qu’une vingtaine de minutes.

Mais quelle traversée ?

De Den Helder à Texel, évidement !

Den Helder est tout au nord d’Armtersdam, en haut de cette presqu’île des pays bas qui est une île sans vraiment l’être. De son côté, Texel est la grande île du nord. Entre les deux, un no man’s land de bancs de sables qui ne fait pas le bonheur des navigateurs à voile, surtout des quillards, mais arrangent bien les Néerlandais qui souhaitent regagner petits à petits les terrains perdus sur la mer lors des raz de marée successif.

Pendant que nous traversions de Texel à Den Helder, une navette faisait le même trajet en sens inverse. Nous ne sommes pas dessus, sur ce transbordeur symétrique sans avant ni arrière des temps modernes. À vrai dire, il aurait été difficile d’avoir alors une profondeur de champs suffisante pour faire ces cadrages ! À dire vrai, le nôtre était bien pareil…

Si le projet de ce superbe navire date de 2010, il est mis en service en 2016. Il est bien plus écologique que la génération précédente en étant alimenté par un diesel hybride ou au gaz naturel comprimé (GNC), complétés par des batteries électriques et de l’énergie solaire. Son petit nom est texelstroom. Stroom signifiant courant en français, c’est un joli mot pour une machine faisant le lien entre deux ports.

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Couleur de soleil

Soleil levant ou soleil couchant ? Vers la droite ou vers la gauche se déplace-t-il ? Vent d’ouest ou vent d’est ?

Mais c’est quoi ce bin’s !

L’effet du vent s’explique par la journée de décalage entre les deux photographies du haut. La première, le vent viens de l’ouest et le lendemain de l’est. J’aurais voulu le faire ainsi que la météorologie ne me l’aurait jamais proposée.

Dans quel sens va le soleil ? Sous nos contrées, il va toujours vers la droite lorsqu’on le regarde mais dans l’hémisphère sud, il va vers la gauche. Sommes-nous la tête en bas ? Non, nous sommes les deux pieds sur terre en très proche banlieue parisienne. Ainsi sur un flot d’image, le soleil se déplace vers la droite du cadre.

Le soleil monte ou il descend ? Il parait que c’est impossible de le voir sur une simple photographie. Cependant, si on connaît l’heure approximative de la prise de vue, alors il est possible de conclure. Ici, la boite à image à déclencher vers 9h moins le quart deux matins de suite. Nous assistons donc à deux levers de soleil.

Il doit être hyper classe de pouvoir faire deux photographies quasi identiques le même jour, l’une le matin, l’autre le soir. Évidement, dans un cadre comme celui-ci, il faut deux bâtiments pouvant avoir le même point de vue vis-à-vis du soleil à l’heure dite. Cela pourrait-être un sacré projet architectural que de proposer un ensemble de construction proposant cela.

Ci-dessous, la forme voûtée sur la toiture doit-être en plexiglas ou équivalent. Ainsi, les effets de lumière nous permettent de voir l’empreinte digitale unique du soleil ! Celui-ci a ainsi sa propre carte d’identité.

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Laguna Huicacocha

Les couleurs sur les deux photographies ont un peu passées. Il faut dire que tout cela n’est pas tout jeune. Elles datent de 1997, avant l’arrivée massive du numérique. Par ailleurs, il s’agit de scan de diapositives qui n’était pas sur des plaques en verre. Le plastique a travaillé avec le temps

Cette lagune est au-dessus de la petite ville d’Abancay (50000 habitants, même si on ne les voit pas) au Pérou. Nous devrions parler au pluriel, car ce sont en réalité deux petites lagunes qui se touchent presque, il y a tout juste une dizaine de mètres de dénivelé entre les deux.

Après une bien longue montée depuis Abancay, être passé par le magnifique lac de Uspaccocha situé au cœur du sanctuaire national de l’Ampay, le sentier poursuit sa montée dans l’étroite vallée jusqu’au col à 4630 m. Les lagunes sont alors en contrebas vers 4530 m.

À l’époque, nous avions poursuivi un peu plus haut vers l’Ampay même (5235 m) que nous n’avions pas atteint par manque de matériel (trop de neiges, de glaces et de crevasses). Cependant, quelques images attendent dans mon stock… Pour la descente, nous étions redescendus plus ou moins par le même chemin, sauf le final raide au-dessus d’Abancay un peu paumatoire entre les variantes. Si nous avions su que ce magnifique vallon devant nos yeux menait au petit village Callamarca pas si éloigné que cela de la ville, nous aurions pu tenter un tour plus complet.

Le terme Huicacocha se traduit en français Viracocha. Il s’agit du huitième empereur Inca qui régna de 1400 à 1438. À l’époque, le territoire Inca ne dépasse pas un rayon de 40 km autour de la capitale Cuzco. Les Espagnols arrivant dès 1532, on comprend que l’immense empire Inca fut de très courte durée !

Adresse géographique : geo:-13.5715,-72.9518?z=13

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Les œufs bleus

En général, les œufs sont marrons. Du coup, on ne pose plus la question, les œufs sont marron, point final. Il y a bien des œufs de toutes les couleurs à Pâques mais c’est une autre affaire…

Et puis, l’autre jour à Lyon, des œufs bleus !

La boite est bleue, les œufs un peu moins. Ils sont plutôt blancs avec des reflets bleutés. La couleur de la boite augmente l’effet de couleur. Cela dit, ce ne sont clairement pas de œufs marron. Des œufs blancs, c’est génial aussi.

Mais au fait, pourquoi les œufs devraient-ils forcément être marron ?

Je me souviens que dans les nids d’oiseaux, les œufs sont plus souvent blancs tachetés que marrons. Alors pourquoi les poules seraient toutes à pondre de la même couleur ? Je me souviens aussi que les œufs d’autruche sont plutôt blancs et bien plus gros que la normale, à la taille de l’oiseau.

Un petit détour sur internet nous apprends qu’il existe une variété de poule à œuf bleu : les poules Araucana. À l’origine, il y aurait un rétrovirus «Gallus gallus» qui aurait donné cette couleur. Ce ne sont cependant pas ces poules-là qui nous ont pondu nos œufs. La boite indique Bio Azur. La poule Azur aurait des ascendances avec la poule Araucana, ce qui expliquerait la teinte sympathique et plus pastel de ces œufs.

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Cos PHI

Cette photographie montre un wattmètre. Il s’agit d’un instrument de mesure permettant de mesurer la puissance électrique, des Watts, mais pas que ! Dans la vie de tous les jours, on voit les Watts sur les équipements qu’on achète, les ampoules pour s’éclairer par exemple, mais aussi au niveau de son compteur électrique et de son double moins sympathique : la facture.

Celle-ci est en € mais représente des kW/h, c’est-à-dire bien autre chose que des Watts mais l’intégrale des Watts sur le temps, donc une énergie normalement en Joules. Mais pourquoi alors nous vendre des W/h et non des J ? À mon sens pour deux raisons. La première est de ne pas rajouter une unité supplémentaire à Mr Michu qui aurait pu ne pas la comprendre lors de l’arrivée de l’électricité dans les foyers il y a plus de cent ans (la population était alors moins scientifique que de nos jours). La seconde, 1 h représentant 3600 s, il est peu parlant pour ce même Mr Michu de se représenter ce que consomme une ampoule de 17 W durant 1 h … soit 61,2 kJ. La seconde n’est pas une unité qui s’intègre bien de tête.

Tout est donc bien dans le meilleur des mondes !

Sur l’appareil, nous voyons lors de cette mesure :

  • 11,6 W
  • 28,8 VA
  • 0,40 cosPHI

Quoi, des Volts Ampères, on n’arrête pas le progrès… Moi je pensais bêtement lorsque j’étais plus jeune que les VA étaient des W ! C’est oublié un peu vite ce que tout un chacun a oublié il y a peu. La distribution du courant n’est pas en continu mais en alternatif. Cela ne veut pas dire que, comme au Kirghizistan, vous n’avez du courant qu’un tiers du temps en moyenne sur une journée. Non, rien à voir avec cela. Alternatif signifie que le courant change de sens, 50 fois par seconde en Europe soit 50 Hz, 60 fois par seconde aux USA et au Canada.

Et le rapport avec la choucroute ?

Qui dit alternatif dit aussi sinus et cosinus, bref de la rotation. Si en courant continu, un VA est toujours égal à un W, ce n’est le cas en alternatif que si le voltage et l’ampérage sont synchronisés. En gros, lorsque les courbes sinusoïdales des deux dimensions sont en phases. C’est en général le cas des moteurs ainsi que des résistances pures, par exemple des anciennes ampoules à tungstène. Cependant, de plus en plus d’équipements électroniques intègrent nos maisons. Ils ne fonctionnent pas directement à 230V mais à des tensions bien plus faibles. Ils ont donc besoin d’un transformateur pour faire baisser la tension. De nos jours, une alimentation à découpage est le plus souvent utilisée.

Malheureusement, ces alimentations déphasent la tension du courant, d’un certain angle appelé PHI en électricité. Plus celui-ci est important, plus l’installation est déséquilibrée. La puissance réelle en W est égal au maximum de la tension et du courant multiplié par le cosinus de cet angle PHI : W = V A cos(PHI). Cela se trouve par un simple calcul intégrale du produit des deux signaux sur un sinus. Ainsi, pour une puissance consommée de moins de 12 W, il faut que mon installation puisse résister à une puissance apparente (dont au courant associé qui, par effet Joule, génère un échauffement des fils électriques) de presque 29 W ! Plus du double…

Si tous nos équipements électriques avaient un cos(PHI) égale à un demi, EDF serait obligé de surdimensionner par deux toutes les lignes électriques menant aux particuliers. Il faudrait aussi doubler toutes les lignes hautes tensions traversant nos paysages, donc deux fois plus de matières premières… Tout cela pour rien puisque la puissance maximale possible n’est pas consommée. Tout cela parce que la tension et le courant ne voyagent pas synchronisés…

Heureusement, pour une maison, globalement le cos(PHI) est encore globalement proche de un. Avec des condensateurs ayant une capacité ajustée en temps réel, les deux signaux peuvent être recalés en temps réel. C’est ce qui est fait dans certains postes de transformations afin d’avoir une différence minime entre la puissance apparente et la puissance réelle transitant dans les lignes à très hautes tensions.

Ainsi tout est bien qui finit bien !

Parfois, tout ce qui semble simple et bien moins simple qu’on ne le croit au premier abord… La nature est bien faite.

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Des miettes d’Aliet

La pointe de l’Aliet n’est pas un sommet majeur du massif de la Vanoise. D’ailleurs, si vous recherchez une page sur l’encyclopédie libre Wikipédia ou sur le net en général, vous allez tomber sur des pages personnelles de randonnées mais rien de complètement général.

De même ici, vous ne pensez pas que j’ai des désirs d’académicien !

De même que la Vanoise n’est pas un des massifs majeurs des Alpes (non, inutile de me jeter des pierres), n’ayant pas de 4000 m contrairement au massif du Mont-Blanc et à celui des Écrins. Il possède cependant quelques sommets bien connus (le Mont Pourri, la Grande Casse…) et une calotte glaciaire bien connu, mais en cure de minceur…

Il y a d’ailleurs urgence, la glace brûle !

Revenons à nos moutons en Alpage. L’Aliet est une pointe globalement peu connue et pas forcément bien impressionnante selon le point de vue. Cependant, depuis la vallée de Peisey-Nancroix, son cône dépasse de l’arête de Bellecôte (3417 m), culminant tout de même à 3100 m. La fameuse face de Nord de Bellecôte semble vraiment difficile à grimper en temps normal et la paroi du côté de l’Aliet, sur la partie Est de celle-ci, ne semble pas plus simple non plus. La séparation des roches Bellecôte/Aliet est particulièrement nette, ce n’est pas courant d’avoir des droites aussi marquées sur les massifs.

Dès qu’on quitte ce champ de vision de la vallée de Nancroix, l’Aliet perds petit à petit une bonne partie de son charme. Ainsi ne le quittons pas. Pour laisser encore un peu de mystère à ce bel isocèle, laissons-le disparaître dans son brouillard hivernal afin de le retrouver plus tard, un jour prochain, au soleil.

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Arc en feuilles

Ce n’est plus tout à fait de saison puisque nous sommes en hiver et que ces deux photographies datent de la fin octobre. Cependant, au vu du peu de neige actuellement, un brin de mélancolie feuillue ne peut point faire de mal.

L’éclairage donne l’impression d’une lumière tombant du coin Nord-Ouest des images. Point du tout. Le soleil vers 15 h viens globalement de la droite. Ce qui est fantastique dans ces reflets est l’impression de bandes, vert clair, jaune et rouge du premier plan avec un second plan vert sapin. Les feuilles d’automne semblent surgir de l’espace temps, comme si elle n’avait pas été là quelques instants auparavant. On pourrait presque les croire sur le départ, ce qui ne tardera pas à la première tempête venue.

En fait, la physique des particules prédisaient qu’il fallait être sur les pentes du mont Ventoux ce dernier dimanche d’octobre. C’est là, ce jour-là, qu’une rencontre du troisième type avait la plus forte probabilité de se produire.

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L’avion des eaux

Il y a quelque temps déjà, j’évoquais la planche à foil. C’était en 2014. Depuis, l’eau à coulée sous les ponts et les foils se démocratisent de plus en plus, pour le plus grand bonheur des baigneurs et des poissons hachés menu ! À vrai dire, je ne sais pas bien s’il y a plus d’accident, mais il faut avouer que les engins tracent et filent sur l’eau à une allure démentielle. C’est d’autant plus vrai dans l’embouchure de la ria d’Étel, bien ventée les après midi et bien protégée de la houle. La mer plate aide toujours à la performance.

Une planche à voile renversée sur le dos, le foil la queue en l’air ressemble étrangement à un planeur qu’on lancerait d’une main ferme. Celui-ci virevolterait dans les airs avant de revenir voir son propriétaire. Cependant, peu de risque de voir le foil faire le tour de la baie et revenir à son propriétaire tout seul. À la première gamelle, la planche file tout droit au fond de l’eau et s’arrête net. À charge au propriétaire de nager pour le retrouver. On est donc loin de l’objet boomerang australien.

L’objectif principal du chroniqueur aujourd’hui est de ne pas se prendre un retour dans les dents !

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Moquette rouge

Je ne sais pas combien il y a de chaises dans cette salle. À la fois beaucoup et pas suffisamment. En effet, dans quelques heures, la salle sera pleine de monde. A priori, il y a plus de 1000 chaises alignés dans les deux directions, il en aurait fallu 1400 mais elles ne sont pas là.

Dans une salle bien plate comme celle-ci, impossible de voir l’orateur depuis le fond, voir du milieu, voir du premier rang ! Alors on accroche six tableaux lumineux au plafond afin de répéter le signal vidéo. Alors on regarde la conférence à la télévision, et on écoute les haut parleur qui diffuse le message de l’orateur.

Mais pourquoi donc se déplacer pour finalement ne rien voir ?

C’est une bonne question. Quel est l’intérêt sachant que les conférences sont filmées, diffusées en direct et rediffusées sur internet. Avec ces seules données à notre disposition, la réponse en clairement non, non cela n’a aucun intérêt… Cependant, en retirant les conférences plénières, trois autres salles étaient disponibles dont un amphithéâtre. Voila d’ailleurs le talon d’Achille de cette conférence, vouloir organiser un grand événement dans une petite ville. L’organisateur est alors obligé d’aligner les chaises peu confortables et fortement serrées. La bière est alors bienvenue le soir sauf ceux qui préfère le Bourgogne mais à jeun, ce n’est pas trop mon truc !

Il est possible de visionner sur le site des JRES quelques vidéos de ces journées ayant eu lieu dans le palais de expositions de Dijon début décembre 2019.

Alors la moquette rouge, vous avez compris pourquoi ?

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Saut d’hiver

Comment passer de l’automne au printemps ? En sautant tout simplement l’hiver. C’est peut-être ce que nous allons avoir dans ce passage de témoin 2019-2020.

En effet, ce dimanche, le jasmin était déjà en fleur, ce qui n’est guère étonnant non plus, il est en fleur tous les ans en hiver. Plus ou moins tôt cependant. Cette année, nous avions déjà des couleurs à Noël. Ce n’est pas parce qu’il est jaune que c’est un jasmin jaune ou Jasminum fruticans. Non, c’est plutôt un jasmin d’hiver ou Jasminum nudiflorum.

Pourquoi ?

Tout simple parce même si le temps est doux, c’est quand même l’hiver et ce jasmin-là est exactement à sa place à cette période de l’année. À noter pour ceux qui pensent qu’avant c’était mieux, c’était surtout différent. Il n’y avait pas de jasmin d’hiver, celui-ci venant de Chine a priori vers 1840, pas avant. Napoléon ne le connaissait pas et ça, c’est une information que je ne savais pas !

Jusqu’à présent, rien de bien nouveau sous les étoiles d’hiver…

En réalité, l’information nouvelle a été donnée en premier. Il s’agit de la première photographie. Un plan de verveine bien vert en janvier, plus de la verveine officinale en pratique. Normalement, les feuilles de verveines se font griller par les premiers grands froids d’hiver. Des feuilles d’automnes en janvier est un témoin supplémentaire du réchauffement en cours. À suivre les hivers prochains…

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Le miracle du Saint Inconnu

Un film commence par son affiche. Celle-ci est des plus réussis. Pas de blabla, pas de surcharge, un homme seul un sac à la main et une colline bien équilibrée.

En pratique, le film ne commence pas tout à fait comme cela. Nous sommes à bord d’une caisse (voiture) qui roule dans cet arrière-pays un peu (carrément) désertique du Maroc. C’est la panne sèche. Saperlipopette se dit notre chauffeur aux aguets, il prend un sac dans son coffre, une pelle qui avait la chance d’être là, monte au sommet de la colline la plus proche, enterre son magot, l’entoure de cailloux afin de lui donner la forme d’une tombe, balance la pelle à l’opposé et redescends de sa colline. La police arrive, fin du premier acte qui dure peut-être 5 min max !

Acte 2, la porte de la prison s’ouvre, notre voleur (Younes Bouab excellent) retrouve sa liberté. Bien sur, il n’a pas oublié qu’un sac bien remplit l’attends au chaud. Un taxi le déposera au pied de la colline.

Un mausolée siège en haut de celle-ci !

À peine 10 min sur les 1h 40 min du film se sont déroulées dans la bobine…

À quelques distances de là, un village de paysan a vu presque tous ses habitants changer de logement afin de s’installer au pied du mausolée du Saint Inconnu. Car là-haut, il se passe des miracles au pied de cette tombe… Notre voleur va appeler un collègue un peu bête, le cerveau, afin de récupérer le magot. Par malchance, celui-ci est surveillé jour et nuit. En parallèle, parmi nos paysans (et un peu plus), il reste quelques Gaulois qui résistent à cette nouvelle religion.

On l’aura compris, le film est rempli d’humour et d’autodérision. Malgré la température locale, c’est un bain de fraîcheur. À la fin tout est bien qui finit bien. Mais pas forcément comme on pourrait le penser ! Bref, un super premier film pour Alaa Eddine Aljem.

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50 ans d’UNIX

Tout est parti d’un post de Stéphane Bortzmeyer sur les 50 ans d’UNIX, ou plutôt de son epoch. Stéphane est quelqu’un de très connu dans la communauté du libre et en général, ce qu’il écrit est non seulement très intéressant mais plus que fiable. Mais là, sur le coup, j’ai eu un doute soudain.

1577836800

L’epoch d’UNIX démarre au 1ᵉʳ janvier 1970 et s’incrémente de 1 chaque seconde. En gros, c’est le nombre de seconde depuis ce premier janvier là. Ainsi, pour les 50 ans d’UNIX, le 1ᵉʳ janvier 2020, l’epoch valait 1577836800 secondes.

# date --date='@0'
jeudi 1 janvier 1970, 01:00:00 (UTC+0100)

# date --date='@1577836800'
mercredi 1 janvier 2020, 01:00:00 (UTC+0100)

Les jours commencent normalement à 0 h pile mais étant sur l’heure de Paris, nous avons une heure de décalage par rapport au temps UTC. En effet, le calcul interne du temps d’une machine UNIX se fait toujours en GMT (Greenwich) contrairement au système Windows de Microsoft qui utilisait en interne le temps local (je ne sais pas ce qu’il advient sur les dernières versions).

Comment arrive-t-on à ce nombre-là ?

Il suffit de faire sur votre calculette ou dans votre terminal Bash le petit calcul suivant :

# echo $(( 3600 * 24 * ( 50 * 365 + 12 ) ))
1577836800

Pour les perdus en Math, on détaille un peu ! Dans un jour, il y a 24 h de 3600 s chacune. On multiplie ce nombre par le nombre d’année et de jour dans l’année soit 50 fois 365. Mais, il ne faut pas oublier qu’il y a des années bissextiles dans lesquelles il y a 1 jour de plus. Vous pouvez refaire le calcul pour montrer qu’il y en a 12 sur cette période (la partie entière de 50/4 donne le bon résultat dans le cas présent).

Rien ne vous choque ?

Si non, passez votre chemin ! Si oui, vous pouvez prolonger la lecture de quelques minutes supplémentaires…

Sur le coup, je me suis dit qu’il n’y a que très peu de chance que le nombre total de seconde entre ces deux premiers janviers finisse par un nombre multiple de 100 (finissant par un double zéro), même si dans la formule nous multiplions par 3600 donc par 100 ! Pourquoi donc ?

Les secondes intercalaires…

Qu’est-ce que c’est que ça ? La seconde intercalaire permet d’ajuster de temps en temps, pas souvent, d’une seconde le temps universel coordonné (UTC) lié au temps atomique international (TAI) afin que ce temps demeure proche du temps universel (UT1) lié à la rotation de la Terre (lentement variable). Eh oui, un jour très lointain, la Terre ne tournera plus sur elle-même.

En bref, on ajoute parfois une seconde ici ou là. Il y a donc des minutes qui durent 61 s et non 60 s. Il est très peu probable d’avoir ajouté 100 s en 50 ans. Effectivement, ce n’est pas le cas.

Comme la commande «date» d’UNIX ne me permet pas de faire un calcul précis du temps, je vais utiliser un petit programme en Perl ayant l’excellente bibliothèque DateTime qui intègre la gestion des secondes intercalaires.

Voici un petit bout de code qu’on peut écrire dans le fichier «date-unix-50years».

#!/usr/bin/perl

use strict;
use DateTime;

my $dt1970 = DateTime->from_epoch(epoch => 0,
   time_zone   => 'Europe/Paris');
my $dt2020 = DateTime->new(
   year        => 2020,
   month       => 01,
   day         => 01,
   hour        => 01,
   minute      => 00,
   second      => 00,
   time_zone   => 'Europe/Paris');

printf "%7i: %10i s\n", 1970, $dt1970->epoch;
printf "%7i: %10i s\n", 2020, $dt2020->epoch;

my $duration = $dt2020->subtract_datetime_absolute($dt1970);
my ($seconds) = $duration->in_units('seconds');

printf "%7s: %10i s\n", 'Elapsed', $seconds;
printf "%7s: %10i s\n", 'Leap', $dt2020->leap_seconds();

On lance le code et voici ce qu’il nous retourne :

# ./date-unix-50years
   1970:          0 s
   2020: 1577836800 s
Elapsed: 1577836827 s
   Leap:         27 s

On retrouve bien les résultats précédents sur les temps epoch. Cela nous arrange quelque part, nous ne sommes pas en train de faire n’importe quoi ! Nous avons utilisé la méthode «subtract_datetime_absolute» qui prend en compte correctement le temps absolu. Par ailleurs, la méthode «leap_seconds» retourne le nombre de secondes intercalaires d’une date donnée.

Il y a donc 1577836827 secondes entre ces deux dates distantes de 50 ans, soit 27 s de plus que ce que nous donnait un bête calcul. Afin de valider tout cela, voici le tableau donnant les secondes intercalaires depuis leur création en 1972. Il y a bien eu 27 secondes ajoutées ces dernières 50 années. Mine de rien, ce n’est pas complètement nul !

Tableau des secondes intercalaires entre 1972 et 2019

Année30 juin
23:59:60
31 déc.
23:59:60
 Année30 juin
23:59:60
31 déc.
23:59:60
197211199710
197301199801
197401199900
197501200000
197601200100
197701200200
197801200300
197901200400
198000200501
198110200600
198210200700
198310200801
198400200900
198510201000
198600201100
198701201210
198800201300
198901201400
199001201510
199100201601
199210201601
199310201700
199410201800
199501201900
199600

On est en droit de se demander pourquoi il y en a de moins en moins depuis les années 2000 ? Mais cela est une autre histoire…

Alors pourquoi l’epoch des systèmes UNIX ne gèrent pas les secondes intercalaires ? Cela est en partie dû à la norme POSIX qui n’est pas cohérente sur le temps. En effet, POSIX exige à la fois des jours durant exactement 86400 s et des dates représentant le temps UTC. Les deux étant incompatibles, il est donc impossible de représenter correctement le temps légal et d’être POSIX. Le choix de respecter une durée journalière en nombre de seconde est (était) le plus simple, le plus rapide et limite le risque de bogue, mais à quelques inconvénients… En pratique, les machines UNIX rattrapent petit à petit cette seconde avant ou après la seconde intercalaire en se synchronisant automatiquement avec des serveurs de temps gérant le protocole NTP. À noter que depuis Windows 10, Microsoft a intégré la gestion des secondes intercalaires au cœur de son système d’exploitation.

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Envol

L’année 2020 est lancée et pour la mettre en image, un petit goéland corse à Bonifacio semble inévitable. Enfin petit, pas tant que cela. Il semble plutôt à l’aise avec son embonpoint, mais sur un oiseau et par un non-spécialiste tel que votre serviteur, ce n’est pas facile de savoir si celui-ci est obèse ou non ! Il semble cependant que non.

Au vu de la distance Corse / Italie ou Corse / Sardaigne, il n’est peut-être juste qu’en vacances quelques jours sur l’île de beauté. Qui sait ?

Comme j’ai trouvé que c’était un goéland qui avait une bonne bouille, notamment un beau cerclage rouge des yeux et de la pliure des lèvres, je me suis demandé de quel goéland il s’agissait. Vaste question… Bien plus vaste que je ne le pensais au premier abord. Il y a une multitude de goélands et pour savoir lequel est le bon, ce n’est pas trivial. Par exemple, voila ce que l’on trouve sur la page du goéland argenté : « La taxonomie du goéland argenté, très complexe, a subi depuis la fin du XXᵉ siècle des modifications importantes qui sont encore en discussion ». Il est clair que nous n’allons pas refaire le monde au vu de quelques photographies de vacances, aussi sympathiques soient-elles…

L’encyclopédie Wikipédia énumère donc 31 espèces de goélands vivant sur notre planète et ne possède que 24 pages spécialisées. Quelques sous-espèces non pas le droit a leur sous page… Pour s’y retrouver, il n’y a qu’une seule méthode, cliquer sur toutes les pages et se faire sa propre opinion. J’étais donc parti sur l’argenté avant de tomber sur le goéland leucophée. La description et le mode de vie semble bien coller au site où nous l’avons flashé à l’arrêt. Cependant, tout connaisseur passant par là peut nous éclairer en cas d’erreur d’aiguillage.

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Avant la nuit

Alors que le jour le plus court est déjà passé, alors que l’année s’éveille déjà, nous sommes toujours au crépuscule de l’an 2019. Encore deux jours avant de basculer sur une nouvelle année, une année identique ou rien ne changera vraiment. La Terre, avec son inertie formidable tourne inlassablement, au même rythme dans le cosmos intersidéral, malgré l’agitation d’une bande de singes à sa surface.

Tout cela tourne sur trois pattes…

Afin d’imager ce passage de témoin, rien de mieux que de ne pas prendre une photographie contemporaine réalisée sans profondeur de champs sous la pluie ou le brouillard ambiant, mais une belle image déjà utilisée à quelques secondes de là par le passé. Une image d’octobre 2017 mise en valeur en janvier 2018 pour vous souhaiter une bonne nuit.

Ainsi le temps s’effiloche aux rythmes des mots, des passages jours et nuits, d’une temporalité qui parfois nous dépasse, mais nous amène sans relâche des rides au visage. Des lignes droites ou arquées, des courbes de niveau, qui plutôt que de nous donner un aspect lisse et fade, donnent à nos réflexions un relief structural.

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Sombre clair

S’il y a quatre saisons dans nos contrées, c’est que l’axe de rotation de la terre n’est pas orthogonal au plan de l’éclipse de son tour autour du soleil. En simple, il y a deux axes de rotation, l’un sur lui-même et l’autre autour du soleil et c’est deux axes ne sont pas parallèles.

Ainsi, le monde est très différent !

Et dans l’hémisphère nord, les jours sont les plus courts au solstice d’hiver puis se rallonge quelques jours après. En effet, le solstice tombe le 21 ou le 22 décembre, parfois le 20 et très rarement le 23. On considère que les jours rallongent à partir du 25, d’où le fait d’avoir posé le jour de Noël à cette date, afin de marquer la naissance de la prochaine année. Entre temps, que se passe-t-il durant cette période sombre ? « Sans l’aide d’outils et de méthodes plus sophistiquées, la datation du solstice présente de trois à cinq jours d’imprécision ». En clair, il est impossible de voir une modification avec un simple sextant ou un astrolabe… Historiquement, par manque de précision, le jour du solstice était tout simplement interpolé, l’humain n’étant pas capable de mesurer une mesure !

Ces temps-là ont bien changé, avec l’aide des satellites, des ordinateurs, de la Lune et des horloges atomiques, la précision va bien au-delà de l’optique et de la mécanique des lunettes anciennes… Ce n’est pas un petit jour de doute, mais une seconde de précision que donnent les tables de l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides. Tout cela est devenu si facile qu’il n’y a plis de magie, de mystère. Des choses semblent désormais évidentes alors que notre corps n’y voit que du feu.

Selon l’éclairage de l’instant, indépendamment du jour, une ruelle peut-être lumineuse ou noyé dans la pénombre, comme ici à Bonifacio un jour de printemps 2010. Il aurait été drôle que les photographies soient prises lors d’un équinoxe !

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