Fumer tue

Je ne compte pas le nombre de photographies de paquets de clopes que nous avons. Un début de collection. Celui-ci, nous n’avons pas été le chercher bien loin. Il était juste de l’autre coté du grillage…

Non seulement, la clope tue à moyen terme (cancer des poumons probable pour un grand nombre de fumeurs) mais en plus elle pollue. Je ne parle pas des mégots qui traînent dans la nature des années après mais des paquets eux-mêmes. Emballage en papier blanchi couleur, bof bof à recycler, sur-emballage par film plastique, bof bof à décomposer, enrobage interne en aluminium, poison pour l’environnement super bof !

Qu’on fume pour soi, je peux le comprendre mais de grâce, gardez vos déchets pour vous. Il est inutile de nous les faire partager bien qu’après un bon coup de vent, une petite fleur et un ciel bleu en arrière plan, il soit possible de mettre une petite touche artistique (oui, on a peur de rien) à cet ensemble.

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Tenségrité

La tenségrité est la faculté d’une structure à se stabiliser par le jeu des forces de tension et de compression qui s’y répartissent et s’y équilibrent. Ce n’est pas moi qui le dis mais Wikipédia. Cette notion ne doit pas être confondue avec celle des structures tendues (Tensile Structure). Dans ces dernières, seuls des câbles en traction maintiennent la structure en équilibre, la compression est bannie.

Sur cette photographie, il s’agit un projet étudiants d’il y a quelques années. La structure est pliable tel un parasol. On tire, ça s’ouvre. On retire, ça ferme. Bon ok, c’est pas toujours aussi facile en pratique avec des prototypes. Notamment qu’ici, tout est construit (sauf les boulons) avec des matériaux de ré-usages.

Il est pas beau cet oiseau de bel augure pour des jours meilleurs demain ?

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Tortues étoilées

Les tortues malgaches sont parfois impressionnantes. En effet, elles ont des motifs géométriques quasi parfaits sur leur dos. Ce sont de véritables œuvres d’arts sur pattes qui se promène tranquillement dans les jardins ou en pleine nature.

Son vrai nom est Astrochelys radiata. Enfin, vrai selon le point de vu des scientifiques car je doute qu’un seul malgache l’ait nommé ainsi avant l’arrivée des européens. Ses petits noms utilisé par Mr tout le monde sont bien plus imagée : tortue étoilée de Madagascar ou tortue rayonnée. C’est carrément classe et c’est bien mérité.

Celle belle coquille presque ronde, on a l’impression que de gros coquillages ont été posé dessus, s’y sont accrochés et ont même fusionné. Des coquillages en forme de chapeau chinois, cela ne vous dis rien ? Si bien sur, des Patella ! Tous ceux qui vont régulièrement à l’océan prendre un bol d’iode, avant de repartir chez eux quelques semaines après en espérant tenir l’hiver avec cette réserve, connaissent cet objet pointus qui fait sacrément mal au pied si on s’amuse par mégarde à le poser dessus.

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TA3AЛбIK 371 BS

Je ne suis pas bien sur de ma retranscription. Du coup, il y a de fortes chances pour que mon titre ne veuille strictement rien dire. Quelle a été l’objectif de celui-ci ? Écrire en lettre ce qu’il y a sur la portière gauche du camion gauche…

Pas facile de maîtriser l’alphabet cyrillique. Si celui-ci est un mélange étendu des alphabets romain et grec, il y a quand même des symboles supplémentaires provenant de l’hébreu (exemple Ш) ou d’ailleurs (et certainement pas de nulle part) comme le Ь. Je n’ai pas forcément compris pourquoi certaines lettres me semblaient être des majuscules et d’autres des minuscules.

Du coup, j’ai rajouté dans le titre la plaque d’immatriculation. Là, je suis sur de moi à 100% !

Alors où sommes nous ?

En Russie ? Non, ce serait bien trop facile. Les deux camions sont clairement russes et ne datent pas d’hier. J’aime bien ces anciens véhicules qui tournent toujours et servent dans la vie de tous les jours. Il faut juste ne pas être dans la trajectoire des gaz du pot d’échappement, surtout lors de déplacement à pied ou en vélo…

Donc on est à Bichkek, capitale du Kirghizistan. Aucun autre choix n’est raisonnablement possible ! En réalité, il y a un indice, tout petit, lui aussi sur la plaque d’immatriculation. Un petit drapeau rouge avec un soleil jaune au centre.

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Trois rails à Naye

2 042 m d’altitude au sommet des rochers de Naye, 1700 m au dessus de la ville de Montreux situé au bord du lac Léman. Nous sommes en Suisse, dans le canton de Vaud.

Parenthèse : le Pays de Vaud faisait partie des terres de Savoie jusqu’en 1535. La forme de la Suisse actuelle est donc largement postérieure à la découverte des Amériques en 1492 !

Comment monter la haut ?

  • À pied, clair qu’en partant du lac, c’est une bavante mais il y a moyen de se rapprocher un peu par la route…
  • À chemin de fer. Un train à crémaillère de plus de 10 km monte en haut en un peu moins d’une heure. Avec des pentes à 22% sur certaines portions du trajet, le troisième rail est fondamental. Mais chut, on mettra des photographies couleurs de celui-ci plus tard…
  • À vélo avec un bon VTT mais surtout des bonnes jambes !

Pour le moment, admirons tout simplement les couleurs de cette fin août 2015, déjà rougeoyante de sang de l’automne arrivant. Point de neige encore (heureusement) et un monde fou ce jour là.

Heureusement, le cadre est grand et les personnes petites ! C’est un coin de paradis pour nos amis les marmottes.

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Coup de chaud

Un coup de chaud ? Prenez un glaçon afin de vous refroidir. Un coup de froid ? Profitez en avant que le climat ne se réchauffe trop !

Bref, dans tous les cas, on trouve toujours à faire une réponse qui sonne juste… et je ne parle pas de nos politiciens qui savent plutôt faire des réponses qui sonnent creux. Le vide absolu, le néant en paroles interminables, c’est amusant pour un représentant du peuple.

Ici présent, nous avons de superbes cristaux de neige fixés pour l’éternité dans notre boite photographique. Petit retour en arrière en 2013, tout juste 6 ans, au col de Porte le grenier à neige de Grenoble. Seulement 1 326 m d’altitude ne sont pas incompatible avec de bonnes chutes de neige régulières.

L’action d’Éole est ici manifeste. Pas de pâté de neige grossier. Des bulbes aérodynamiques se sont formés, des queues effilées se sont étirées avec des assemblages de cristaux tenant on ne sait comment. Une petite merveille de la nature à consommer au plus fort de l’été !

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Canyon vert du désert volcanique

Il est parfois possible de faire 500 km sans jamais s’arrêter, et parfois, on s’arrête tous les 15 km ! En fonction du cadre mais aussi du contexte, les situations changent. Sur un tour de plusieurs jours, il est plus probable de s’arrêter souvent au début qu’à la fin. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être l’empilement de cliques photographiques amène à une certaine fatigue morale de la pause.

À l’assaut du Sud Lipez en 4×4, nous avons quitter il y a déjà un petit moment le petit village Quetena Chico et seront ensuite à la Laguna Kollpa. On remonte le ruisseau quasi asséché. D’ailleurs, il n’y a de l’humidité que dans les méandres en fond de vallée. Dès qu’on monte un peu sur les pentes, la végétation semi aride de l’altiplano bolivien reprends ses pleins droits.

Avant d’attaquer un léger verrou géographique et passer dans le vallon suivant, et voir ainsi notre première laguna, la piste franchie deux petits canyons taillés dans les roches volcaniques de la dernière coulée basaltique de lave. De l’eau s’écoule du cerro Colrado tout proche et de ses multiples copains voisins.

Cela donne ce paysage d’écoulement humide encadré de mur de couleur rougeâtre au milieu de l’herbe hivernale. Ne pas croire que c’est partout comme cela. Ça, ces images, c’est juste l’exception ! Les oiseaux du coin ne s’y trompent pas, ils sont là. Enfin, les deux seuls qui connaissent cet oasis tranquille…

Adresse géographique : geo:-22.3436,-67.3843?z=16

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Chyiyrchyk / Чыйырчык pass

Quittons les Andes que nous apprécions beaucoup pour voyager un peu en Asie centrale, dans la province d’Och (Osh en anglais) plus précisément dasn le sud-ouest du Kirghizistan. Nous étions parti pour voir une course de chevaux se déroulant au camps de base du pic Lénine (7 134 m) dans le chaînon Trans-Alaï lui même faisant parti du Pamir ; un massif de hautes montagnes dont les frontières ne sont pas forcément claires claires…

Mais avant cela, il faut partir de la ville d’Och pour rejoindre Sary-Tash en empruntant la route M41 ou E007 selon les terminologies… C’est amusant de retrouver une route Europpéenne si loin la bas !

Avant de franchir le col star du Taldyk (3 615 m), il faut passer par le col un peu plus bas mais plus habité du Chyiyrchyk (Чыйырчык en cyrillique, 2 389 m d’altitude tout de même). L’hiver on y fait de la luge et l’été, on y trouve surtout des yourtes kirghizes et des chevaux.

Bon, ce n’est pas le tout mais nous avons un autre col à franchir !

Adresse géographique : geo:40.2446,73.3206?z=15

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Hydroptère des cimes

Mais quel est donc ce drôle d’oiseau ? Il a des pattes bizarres qui pointent sous l’eau. Il y a comme des grosses godasses !

Évidement, ce sont des foils. Toute personne un peu passionné de voile sait aujourd’hui ce que c’est : des ailes qui fonctionnent dans l’eau. L’objectif est le même que pour les ailes d’avion, faire voler le bateau sous l’eau ! Ben oui, pas de risque que celui-ci décolle et s’envole pour de vrai. Il y en a qui ont essayé, en général le navire finit plié en deux lorsqu’il retombe dans l’eau quelques dizaines de mètre plus loin…

Le foil agit donc dans l’eau et avec la portance due à la vitesse du bateau, il soulève la coque. L’idéal est de soulever suffisamment la coque pour que seuls les foils (le gouvernail et l’hélice si bateau à moteur) restent immergés. Le bateau ne vole pas et ne fait pas d’effet de sol comme les premiers avions ou les Formules 1 des années 80.

Si le foil sort trop de l’eau, il n’y a plus assez de portance et le bateau retombe. Le foil est alors de nouveau plus efficace et le bateau remonte. Si ces étapes ne sont pas maîtrisées et gérer en temps réel, on risque de partir dans une vibration montée descente de plus en plus importante avec au final un beau piqué de l’étrave précédant une gamelle généralisée. C’est assez classique de voir cela sur une planche à voilé équipée. C’est parfois dramatique comme lors d’un accident à grande vitesse pendant la coupe de l’America 2013.

Pour les connaisseurs, on parle souvent pour ce type de navire d’hydrofoil mais c’est complètement incorrecte. Le terme français est bien hydroptère.

Celui que nous voyons ici à l’antenne est certainement l’hydroptère le plus haut du monde. Il fonctionne en effet sur le lac Titicaca à 3 812 m d’altitude. Qui dit mieux ? Il sers pour le tourisme et relie les jours qui vont bien la petite ville hyper touristique et religieuse de Copacabana en Bolivie à l’île du Soleil (Isla del Sol). La grande majorité des touristes comme nous font le trajet vers cette île à bord de barcasses antédiluviennes n’avançant pas.

Je ne connais pas le prix du trajet mais c’est presque dommage de payer cher pour un trajet trop rapide alors que plus de la moité de l’île était fermée au tourisme (conflit entre les différentes parties de l’île sur cette question du tourisme justement qui pour certains a un impact trop grand sur la nature, le mode de vie et agrandit les écarts de richesse) lors de l’hiver local 2018.

Je ne sais pas à quoi carbure cet hydroptère mais sa manche à air sur le toit est plus qu’impressionnante. Il ne doit pas faire du deux litres au cent !

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De glace et de sel

Cela pourrait être une photographie prise presque partout sur terre, si seulement il y avait le cadre propice pour cela !

Élément numéro un, du sel. Avoir un lac salé n’est pas une chose donnée à tous les pays. En effet, si celui-ci n’est pas endoréique, il est peu probable qu’il soit salé, le sel quittant alors le lac au fur et à mesure de son arrivée. Pas de chance, il n’y en a pas vraiment en Europe selon cette liste (le lac Prespa a une sortie souterraine, la mer Caspienne n’est pas dans la liste… qui ne semble donc pas très à jour). Il y a bien les marais salants mais c’est un lac que nous cherchons. Bref, quittons l’Europe !

Élément numéro deux, de la glace. Pour qu’un lac gèle, soit on se rapproche des pôles, soit on monte en Altitude, soit les hivers sont froids. L’endoréisme impliquant une certaine sécheresse, les pluies faisant remplir les bassins versants plus vite que le soleil ne les assèchent, quittons directement les pôles !

Bienvenue en altitude l’hiver !

Bienvenido a Laguna Kollpa. Altiplano de Bolivia, sur de Lipez, 4530 m de altitud. Un rincón inolvidable para mantener toda su vida en un trozo ordenado de su cabeza.

Tout cela se trouve dans la réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa sur la magnifique piste menant du petit village de Quetana Chico ici déjà cité plusieurs fois à la Laguna Salada méritant elle aussi une bonne pause et située à seulement quelques kilomètres de là.

Adresse géographique : geo:-22.4782,-67.4134?z=12

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Lichens d’Ardèche

On trouve de tout en Ardèche, absolument de tout. Et si un jour il vous manque quelque chose, vous êtes marron, carrément ! Heureusement, cela n’est pas prêt de vous arriver.

Bref, on pourrait se croire dans un climat semi-aride vu les fortes chaleurs et la sécheresse des sols en ce début d’été. Évidement, le département étant l’un des plus boisé de France et au climat assez varié, on parle ici de la zone sud autour de Ruoms / Vallon-Pont -d’Arc. Bref, sur les versants sud des collines il y a de la vigne, le sol calcaire aspire le peu d’eau de pluie pour former des lapiaz teigneux pour les promeneurs du dimanche. Bref, c’est quand même bien sec même après un orage !

Justement, au sommet d’une petite colline, sur sa crête semi-infinie sur sa longueur est-ouest, un bosquet de chênes nous enchante par sa fanfare attitrée. En effet, impossible de faire un pas dans cette région, et plus encore avec des chênes à proximité, sans une cacophonie de cigales en rut… Il fait donc bien chaud dans ce bois, sous ce feuillage clairsemé.

Bingo, tous les chênes sont envahis de lichens !

Mais que fait le vent chaud ? D’où viens toute cette humidité latente ? À moins que, à moins que… Tiens, j’ai bien envie de proposer une solution une prochaine fois !

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Teatro Bellini

Voici un théâtre imposant qui n’en est pas un. Le bâtiment ne donne pas l’impression de sortir du Moyen Âge. Effectivement, s’il n’est clairement pas de ce millénaire il n’est pas non plus du XX siècle. 130 ans, voila tout simplement son âge.

Où sommes nous ?

À Catane en Sicile… Il est difficile d’imaginer qu’en ce lieu, en 1669, une coulée volcanique avait tout détruit et qu’il est fort probable que cela se reproduise un jour prochain.

Alors ce théâtre ?

Il y a quelques théâtres à Catane, notamment des théâtres romains… Donc si cela n’est ait pas un, c’est qu’on y chante, et généralement juste. Oui, voila, c’est tout simplement un opéra. Pourquoi toujours vouloir compliquer les choses qui peuvent s’avérer en pratique très simple.

Si je souhaitais vous évoquer cette pièce maîtresse de cette ville importante de Sicile, ce n’est non pas sur la façade principale, connu et visible sur Wikipédia mais sur un pan latéral dans une petite ruelle étroite longeant le flanc gauche. Comment mettre en conformité cette vielle salle de spectacle avec les normes sécuritaires de nos jours ? Comment évacuer toutes les personnes : spectateurs et acteurs, rapidement en cas d’incendie ? On a vu dans le cas de Notre-Dame de Paris qu’il est parfois préférable de ne pas rester dans les murs…

S’il n’y a pas de place dans les murs, il y aura de la place hors des murs, quitte à manger sur la ruelle… On obtient se mélange de vielle pierre centenaire et de l’acier flambant neuf, encore brillant par sa jeunesse. Le choc des cultures ou plutôt des architectures est ici exacerbé. Je ne sais pas ce que Massimo Vincenzo Bellini , emmuré et enchâssé pour l’éternité, en aurait pensé. Personnellement, je trouve que cela passe bien et j’aime bien !

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L’Aquarium des parcs

L’autre jour m’y promenant, il n’y a pas si longtemps et pourtant, tant de choses se sont passées depuis ce jour là qu’il pourrait s’agir du printemps dernier. Ce n’était qu’il n’y a 15 jours, le 12 juin. L’été n’était pas encore arrivé…

Je passe devant ce poisson rouge en vélo, je rêvasse à mes pensées du matin laissant filer les idées comme la métrique se déroule sous mon pneu. D’un coup, un éclair dans ma tête se propage.

Un poisson rouge, où est-il ?

Mais que fait ce poisson ici bas dans cet aquarium ? Demi-tour, retour en arrière sur la piste cyclable de quelques mètres. Zapping sur la chaîne nature afin de revoir l’image. Zut, pas de VOD, nous sommes dans la vraie vie. Le temps défile toujours dans le même sens.

Pas de poisson !

Rien dans l’aquarium. Mais pourquoi avoir mis toutes les ordures dispersées aux alentours et garder ce sac transparent comme neuf ? Pourquoi les quatre vents en ont-ils décidés ainsi ? Il est peu probable qu’on trouve la solution à cette question métaphysique dans une simple rose, qu’elle que soit sa couleur. À vrai dire, avons nous une explication satisfaisante ? La seule qui me vint à l’esprit est une incivilité forte, incompréhensible. Qui peut réellement apprécier un dimanche en famille, une soirée entre copains avec des gobelets de partout ?

Une autre piste m’a cependant traversé les neurones. Et si un coup de vent avait vider la poubelle en la retournant avant que l’orage ne l’a remplisse ?

Piste intéressante avec un esprit nature tout puissant qui ne résiste cependant pas au zoom montrant un sac parfaitement posé avec son tendeur lisse à souhait.

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L’igloo militaire

Petite étape à Quetana  Chico pour une nuit bien fraîche… Pas d’inquiétude à avoir pour cette nuit dans le Sud Lípez Bolivien, nous sommes bien gardés par le désert nous environnant, par le froid glacial de ces nuits d’hiver d’août 2018 mais surtout par la base militaire qui jouxte notre logement.

Quoi une base militaire ?

Cela ressemble à quoi, un camps militaire dans une région sans arbre, sans herbe et donc sans taillis pour se cacher ! On pourrait presque se croire sur une base militaire Inuits posé en plein Altiplano, repeinte pour l’occasion. La couleur blanche de la glace fonderait trop vite ici, au bout de 2h, elle ne tiendrait pas le -5° ou le -10° des nuits…

En pratique, les igloos militaires sont au couleur militaire vert et marron des opérations en zone tempérée. On les repère à des kilomètres sur ce plateau. Pour le toit sphérique (c’est un igloo), le noir est de rigueur. Cela permet de mieux le voir du ciel et des satellites. Des ronds noirs bien alignés dans le Lipez signifie base militaire à 100%.

Alors pourquoi noir ?

Ben oui, pourquoi dire à tout le monde où on habite, les zones a frapper en cas d’invasion ? Pour de simple raison écologique que nous avons oublié dans nos région : vivre avec son climat. Il fait froid à 4150 m d’altitude mine de rien. Ce n’est parce qu’il crève de chaud chez nous en cette fin juin 2019 qui fait chaud partout et tout le temps.

Afin de limiter le froid, on peut chauffer au fioul, au bois mais où le trouver dans ce coin perdu, à l’électrique sans câble de puissance passant à proximité ou au solaire. Un toit noir, cela chauffe bien les jours ensoleillés. Cela tombe bien, il fait presque toujours beau dans ces déserts d’altitude arides.

Il n’y a pas de petites économies d’énergie…

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Empenadas maison

Petit vol direct sur l’Amérique du Sud le temps d’un soir. Pas en avion, pas le temps, ni en trou de ver, pas encore au point. Non, au four tout simplement. À vrai dire, après son passage au moulin, autant faire cuire la farine vite fait bien fait avant qu’elle ne se fasse manger par les ephestias kuehniellas (oui je sais, cela fait très scientifique pour de bêtes mais énervantes mites de farine) avec les fortes chaleurs, comme tous les étés….

Donc pourquoi pas quelques empenadas au menu ce soir ?

M’énerve, mon éditeur ne reconnaît pas empenada comme mot français ! Pas de soucis pour zigouigoui et pour pitchounette mais un moche liseré rouge au dessous des empenadas ! On va tout simplement faire une exception et dire que pour eux cela représente la plaque du four qui les cuit, cui-cui !

Comme vous ne le savez pas ou alors que trop bien, il y a une immense diversité de ces petites choses là. Des grandes plutôt en Espagne, notamment en Galice, et des plus petites en Amérique du Sud. En Colombie, elle est faite à base de farine de maïs. Mais le top du top absolument pas objectif est la version Argentine ou le bord de l’empenada est festonné pour en indiquer le contenu. C’est la classe totale !

Inutile de vous dire à quelle tradition nos empenadas sont liées…

Il n’a pas fallu 30 min pour vider notre assiette. Miam miam, vive certaines traditions facile à refaire chez soi.

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Compañeros

« Durant la Révolution mexicaine, le Professeur Xantos est prisonnier des Américains. Yodlaf Peterson, un trafiquant d’armes qui souhaite prendre part à la guerilla, a besoin de lui pour ouvrir le coffre de la banque où est entreposé l’argent : il décide donc de le faire évader… »

Reboot !

Quittons ce western spaghetti de 1970 se déroulant en Amérique du Sud pour avancer de quelques années et se retrouver en Uruguay, au cœur de cette Amérique. J’espère que vous placez ce pays sinon il est plus que temps de cliquer sur le lien. Souvent confondus avec le Paraguay, l’Uruguay est coincé entre l’Argentine dont le fameux río Uruguay et le Brésil. Bref, c’est un pays de bord de mer, de forêts et très humide…

Bingo, en 1973, une dictature militaire se met en place à la fin juin, comme malheureusement dans beaucoup d’autres pays de ce continent (non non, personne ne tire les ficelles, tout est parfaitement naturel… un condor passe à haute altitude !)

Bref, assez rapidement, les Tupamaros, qui ne sont pas spécialement des gentils, prônent l’action directe depuis le milieu des années 60 et sont régulièrement emprisonnés, voir exécutés. Après une forte période de répression en 1972 entraînant la mort de nombreux combattants, neuf d’entre eux seront otages des militaires de 73 à 85 : 12 ans. Douze années détenus dans des geôles sordides, subissant des tortures permanentes et menacés régulièrement d’exécution, il passeront de caserne militaire en caserne, par groupe de deux ou trois, toujours les mêmes ensemble mais avec avec interdiction totale de communiquer. De manière assez incroyable, ils s’en sortiront !

C’est trois de ces personnages historiques que le film suit durant ces années d’horreur.

Malgré légères quelques erreurs (trop de routes goudronnées, acteurs en situations physiques pas vraiment sympathiques mais non dantesque comme un amaigrissement aiguë tel qu’on du l’être les vrais prisonniers), le film transmet parfaitement cette sauvagerie humaine, tant physique que morale. On voit que malgré quelques actions humanitaires et des familles, rien n’y a fait.

Comment sors t-on un tel emprisonnement, d’un tel rouleau compresseur ? Pas toujours très bien et souvent il faut laisser du temps au temps…

Les trois personnages que le film suit tout au long de leur douze années auront par la suite un destin assez exceptionnel. Il faut dire que le mouvement Tupamaros est quasiment le seul mouvement révolutionnaire en Amérique du Sud a avoir pris un virage démocratique, ici début 1985. José Mujica (acteur Antonio de la Torre) sera le 40e président de la République, Mauricio Rosencof (acteur Chino Darín) est journaliste et directeur de la culture de la mairie de Montevideo, enfin Eleuterio Fernández Huidobro (acteur Alfonso Tort) a été élu sénateur et député plusieurs fois avant son décès en 2016. D’autres membres des 9 ont été ministres, députés, sénateurs…

À noter que le fils de Ricardo Darín est parfait, comme les tous autres acteurs, bons et méchants. Bref, à voir tant pour la qualité de la mise en scène, la reconstitution historique que pour la force du message et des destins. Un film vraiment poignant.

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La ville folle

Il n’y a qu’une seule ville au monde qui a pris cette ampleur à cette altitude. Et plus cela va, plus elle est haute, sa banlieue l’a dépassé, c’est c’est ?

La Paz !

Capitale du gouvernement Bolivien (le gardien de la constitution est à Sucre), avec son alter égo El Alto, c’est un micmac incroyable d’immeubles, de tours, de maisons, de bidonvilles (plus tant que cela)… Si Santa-Cruz de la Sierra est officiellement la plus grand ville du pays, ces deux là qui pour le touriste moyen n’en forme qu’une seule est à un chouia prêt la plus grande ville, avec la moitié vivant à plus de 4000m et l’autre moitié dans des pentes incroyable descendant à 3000 m en bas…

C’est un binz incroyable et pourtant, la vie semble bien organisée, des marchés ici, des magasins là. Des micros (mini bis) en voici en voila et par dessus tout, des œufs tout neuf qui traversent la ville de part en part. On les verra ces jolis poussins mais pas encore ce jour…

Au Sud, tout s’arrête un peu brusquement sur une vallée de la Luna, un site ou rien ne vit et qui fait donc penser à l’astre de nos nuits, après la vallée se rétrécit et pars je ne sais où… Je me rends compte n’y être jamais allé et n’y en avoir jamais discuté sur place.

Un autre voyage, une autre expédition un jour pour découvrir le bas La Paz, le coté des soi-disant riches…

Ne pensez pas cependant avoir tout vu en trois photographies. Il y a d’autres vallées sur La Paz, avec aussi des images incroyables à garder dans un coin de sa tête.

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Le nouveau vieux banc

Parfois dans un parc, en pleine nature où dans un lieu incongrue, sont posés des bancs. Des petits, des grands, des vieux et des neufs. C’est très dépendant du coin, du maire qui veut ou non marquer de son empreinte le fessier de ses ouailles.

Dans le parc Libertador Simón Bolívar, un grand bonhomme qu’on retrouve un peu partout en Amérique su Sud et notamment en Bolivie, quasi au centre de la ville de Sucre, des bancs ont été posés ici ou là. Les bancs ont une gueule assez classe avec leurs accoudoirs avec un condor intégré.

Avec leur look rétro, on pourrait croire ces bancs des années 60 voire des années 80, voire des bancs d’avant guerre remis à neuf ! Le bonheur des photographies hautes définitions permettent de zoomer après coup même si ce coup là, j’avais aussi regardé avec mes deux yeux sur place et en temps réel.

Alors alors ?

Année 2004 ! Oups, je suis hyper déçus, je croyais avoir affaire à un pan de l’histoire de la ville ou du pays…

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Un château

Pour une fois, on va faire simple et court : où est-ce ?

Si je donnais une photographie du château en entier, cela serait bien trop facile, instantanée. Enfin, facile pour les français car pour un petit chinois ou un enfant argentin, peut être pas si facile que cela.

Il est fort ce château mais pas si fort que cela. Par exemple, il pourrait être américain. Or ce n’est pas un peuple fortiche pour ses châteaux en pierre, on a plutôt en tête fort Navarro qui est un ensemble de bric et de broc mais surtout de palissade de bois !

Afin de donner un indice capitale dans la quête du Graal, voici le petit pont de pierre menant à la coupe… La vue des arches devraient vous guider sur son époque.

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L’envers du Coq

Un jour viendra où j’aurais épuisé tous les titres possibles autour du fameux col. Faut dire que c’est une fameuse porte d’entrée sur les cols Alpins. En vélo de route, il y a deux itinéraires possible :

Depuis l’an passé malheureusement, une coulée de boue a bouché la route coté Saint-Hugues. Les arbres se sont mis en travers, le torrent à pris la tangente sur la route et a creusé son sillon.

Hop le pied à l’étrier, non le pied à terre, le vélo à l’épaule pour franchir le passage de moins d’une centaine de mètre. Le franchissement s’est simplifié avec les semaines, un sentier se créant, le torrent se faisant moins violent au fur et à mesure que l’été est arrivé. Cependant, difficile de sortir sans un pied humide et une chaussure mouillée sur les deux. Les pros du vélo de course carbone passent sur le flanc droit dans les pentes, ils s’en sortent secs mais avec quelques cotes et descentes gadouilleuses. Avec mon char d’assaut, je préfère le chemin direct plus amphibie.

Malheureusement, la commune, pas bien riche, n’a pas investi pour dégager la route rapidement, à croire que cela arrange un peu tout le monde que plus une voiture et de moto de route ne passent par là. Nous verrons un peu plus tard ce qu’il est advenu de ce passage un an plus tard, ayant pris quelques photographies plus récente dimanche dernier !

Suspens…

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Une mouette des Andes

J’étais partis pour écrire «La mouette des Andes» puis je me suis ravisé. Ce n’est pas possible, il n’y en a pas une, il y en a plein ! Je ne suis même pas sur que toutes ces photographies figent la même mouette… mais c’est probable vu l’unité de lieu et de temps de celles-ci prises vers 16 h début août 2018 dans le détroit étroit de Tiquina reliant les deux rives boliviennes du lac Titicaca.

Je me suis demandé si j’avais bien affaire au chroicocephalus serranus. En effet, les photographies le montre très souvent avec une jolie tête noire. Or ce n’est point le cas ici. Cependant, certains sites comme oiseaux.net le montre presque tout blanc avec un petit point à l’arrière de l’œil, comme ici. À priori, d’après ce même site, sur une autre page web, la tête ne deviendrait noire qu’en période nuptiale. Nous allons donc dire que ce n’est pas le cas pour notre mouette présente.

On vole on vole mais comme nous tous, on se fatigue… Superbe amerrissage final pour reprendre son souffle par la gaviota andina et pourquoi se manger une petite sardine !

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Petit shopping à 4360

Ces dernières années, le tourisme a beaucoup augmenté dans le Sud Lipez. Bilan, le nombre de personne devant dormir au abord de la laguna Colorada a explosé. Enfin, étant à plus de 4000 m d’altitude avec des températures pouvant atteindre -15° la nuit l’hiver (au mois d’août), nous restons dans un tourisme de niche et non un tourisme de masse. Pas de car amenant par centaine les personnes. C’est ainsi dans ce grand coin de Bolivie.

Les boliviens ont donc construit un petit village sur les hauteurs de la laguna, quasi invisible depuis cette lagune qui est une merveille de la réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa. Les maisons sont en terre, ainsi que le sont toutes les maisons traditionnelles dans ce secteur, sont sans étage. Quelques groupes électrogènes fonctionnent en tout début de soirée mais rapidement, la nuit noire reprends ses droits.

Qui dit village dit petit magasin, shopping à 4360… J’ai profité de l’éclairage fabuleux pour faire des photographie à la lumière montante (les ombres sont clairement du lever du soleil et non du coucher pour les personnes connaissant le site, le petit volcan – Cerro Pupucita – 5690 m – en arrière étant au nord ouest du village).

Rien de mieux qu’un petit autoportrait pour conclure !

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Mappemonde

C’est à la belle Sofy que je dois cette image de notre monde. Elle m’a passé ce lien il y a bien 18 mois en arrière… Cela fait donc un bout de temps que je souhaitais la partager et puis la Terre à tourner, l’eau à couler sous mon lit et je me suis endormi !

Après les marées, mettons donc notre Terre à plat. Rassurez vous, je vais faire plus court que dimanche dernier. Dans le cas présent, l’auteur a de plus pris le temps de très bien expliquer sa démarche, je ne vais donc pas le paraphraser en moins bien.

Cette projection est donc l’œuvre de Patrick Étienne, un breton à la retraite au Conquet. Dans un article au format pdf, l’intégralité de sa démarche est expliquée. L’idée derrière tout projection est de mettre la terre à plat. Or tout un chacun sais depuis sa petite enfance qu’il est impossible de mettre une surface à double courbure sur une feuille de papier sans déformer le motif dessiné à la surface. Il faut donc faire des choix. Le plus connu est bien sur Mercator ! C’est un super choix pour les navigateurs car il conserve les angles ce qui est capital lorsqu’on navigue aux instruments. C’est une des raisons de son succès depuis si longtemps, et de la déformation de la Terre dans notre inconscient collectif à la vue Mercator.

La notion de surface est un point très important en géopolitique. Ramener le nombre d’habitant, le PIB, le bilan carbone aux surfaces des pays à du sens. Mr Étienne a donc chercher une projection minimisant au maximum les déformations des surfaces émergés (les continents), déplaçant les inégalités sur les océans. Cela ne fera pas l’affaire des pêcheurs mais comme nous l’avons dis, une carte ne pourra nous piloter tous !

Je vous laisse lire le pourquoi du comment mais cette vision ainsi des terres émergés est tout simplement géniale. Pleins de pays que nous voyons au travers d’une loupe ou qui se sont rétrécis au lavage retrouve ici une dimension perdue.

À afficher de suite dans votre bureau !

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Pourquoi y a t-il deux marées par jour ?

Cette question très simple, je me la suis posé plusieurs fois par le passé sans jamais vraiment prendre le temps d’y répondre ou de lire ici ou là une réponse. Puis ce vendredi, j’ai finit par regarder.

La marée est une histoire de Lune et de gravité. Oui mais pourquoi deux par jour ?

Le Guichet du Savoir :
« Cette force est d’autant plus intense que les deux objets sont proches et que leurs masses sont importantes. Ainsi la Lune attire la Terre avec une force moyenne dépendant de la distance entre leurs centres. La surface de la Terre faisant face à la Lune est plus proche de celle-ci que son centre et est donc plus attirée. L’eau des océans aura donc tendance à se gonfler de ce côté. A l’opposé de la Terre sa surface est plus loin de la Lune, donc moins attirée.
Si on considère que la surface du globe est formée majoritairement d’eau alors la terre prendrait la forme d’un ellipsoïde dont le grand axe est dirigé vers la Lune. Les extrémités de cette ellipse forment des bourrelets pointés vers la Lune et à l’opposé ; il y a ainsi en permanence deux zones de marée haute sur Terre. »

Ou la la, une ellipse magique est la cause du passage de une à deux marées.

UdPPC Auvergne (Union des professeurs de physique et de chimie) :
« Ainsi la Lune attire la Terre avec une force moyenne dépendant de la distance entre leurs centres. La surface de la Terre faisant face à la Lune est plus proche de celle-ci que son centre et est donc plus attirée. L’eau des océans aura donc tendance à se gonfler de ce côté. A l’opposé de la Terre sa surface est plus loin de la Lune, donc moins attirée.
Si on considère que la surface du globe est formée majoritairement d’eau alors la terre prendrait la forme d’un ellipsoïde dont le grand axe est dirigé vers la Lune. Les extrémités de cette ellipse forment des bourrelets pointés vers la Lune et à l’opposé ; il y a ainsi en permanence deux zones de marée haute sur Terre. »

Ou la la, on reprend le texte du Guichet du Savoir (ou inversement) mais on supprime la phrase qui titille l’oreille : « A l’opposé de la Terre sa surface est plus loin de la Lune, donc moins attirée ». Mais pourquoi une bosse alors à l’opposé ?

Vikidia :
« Le mouvement réel des particules (celui qui provoque la marée) est donc donné par la différence (la force résultante) entre la force centrifuge et la force gravitationnelle qui affectent chaque particule en un point donné de la surface terrestre. Cette force résultante éloigne les particules sur la partie terrestre la plus éloignée de la Lune, car à cet endroit la force centrifuge est supérieure à la force gravitationnelle; elle fait donc monter le niveau de l’eau des océans.
Cette force résultante rapproche les particules de la Lune sur les parties terrestres qui sont les plus proches de la Lune, car à cet endroit la force gravitationnelle est supérieure à la force centrifuge; là aussi elle fait monter le niveau de l’eau.
Du fait de la rotation de la Terre, tous les points terrestres qui passent en face de la Lune connaissent ces renflements au cours du jour solaire. Chaque point de la Terre va donc « voir » deux fois ce renflement: une fois lorsqu’il fait face à la Lune, une autre fois lorsqu’il est à l’opposé par rapport à la Lune. »

Ou la la, on rentre dans un calcul de force. Il faut suivre avec le petit schéma sur le site sinon cela est guère compréhensible. L’explication oublie juste que sur les cotés, la force de gravité et l’effet de Coriolis sont quasiment à angle droit donc la force de gravité due à la Lune n’a quasiment aucune influence… D’ailleurs, je n’ai pas compris comment toutes les forces centrifuges pouvaient être parallèle en tout point (schéma complètement faux ?). Au final, l’explication ne me convient pas du tout personnellement.

Vous l’aurez compris, à ce stade de mon approche bibliographique, je suis extrêmement déçu et je me dis qu’il faut donc que je réfléchisse par moi même.

Si seule la Lune attire l’eau, il n’y a aucune raison de ne pas être dans le mode 1 (voir figure ci dessus) donc de n’avoir qu’une seule marée par jour. Ce cas existe dans certaines mers, peu profonde et souvent partiellement coupées du reste des grands océans comme la mer Baltique et le golfe du Mexique, on appelle ce régime la marée diurne.

Le cas le plus courant est tout le même le cas semi-diurne : deux fois par jour.

Je donne maintenant mon interprétation personnelle. En mer Baltique, le marnage n’est que de 30 cm. Ce n’est pas juste la Lune qui génère des marnages allant jusqu’au 14 m aux îles Chaussey ! Depuis le début, on ne parle que de la Lune mais il manque la notion d’onde, d’oscillation, de vibration forcée et de résonance.

Il n’est pas facile de faire vibrer une grosse plaque ou une longue poutre. Cependant, si on la fait vibrer à un certain rythme, régulièrement, la tôle peut se mettre à vibrer énormément. La poutre entre alors en résonance. Il y a alors très peu de perte d’énergie à chaque vibration, ainsi la seule petite source d’énergie qu’on impose régulièrement avec sa main suffit à créer de forte ondulation. Les cas où cela fonctionnent bien, les bonnes fréquences, correspondent aux modes propres de vibration de l’objet. Ces modes propres qui dissipent très peu d’énergie dépendent de la géométrie de l’objet.

Dans le cas d’une Terre recouverte à 100% par un océan, on image bien que le premier mode est juste un lobe qui fait petit à petit le tour de la Terre comme un tourniquet qu’on relance d’un seul doigt régulièrement même chargé de pleins d’enfants ! Le principal effort est de lancer le manège… Le second mode a deux lobes opposés, le troisième trois lobes écartés à 120°, le quatrième quatre et ainsi de suite (les modes d’ordres plus élevés peuvent avoir une géométrie complexe).

La marée est donc une vibration forcée des mers générée par le pot vibrant Lune.

Pour que cela fonctionne dans le temps, le système doit être très stable et consommer un minimum d’énergie. Donc être sur l’un des premiers modes (nous ne sommes pas sur des systèmes rapides qui irait chercher des modes d’ordres élevés).

Pour moi, le mode 1 n’est pas stable !

Pourquoi ? Pour une raison assez simple à mon sens. Dans le mode 1, l’eau ne fait qu’un lobe, la Terre perd sa symétrie, son centre de gravité se déplace vers la Lune. Si l’ensemble Terre-Lune a un centre de gravité fixe, la Terre seule n’en a plus. Le système se met à vibrer, ce n’est pas tenable pour une planète. Ces vibrations terrestres initiales ainsi que les défauts (il n’y avait pas à l’origine un océan unique) ont rapidement (à l’échelle cosmologique) mis les océans d’une certaine masse (pas la mer Baltique peu profonde) sur le mode 2 qui assure à la Terre un centre de gravité fixe.

Il y a deux marées par jour car c’est le premier mode stable de vibration forcée des océans. Le centre de gravité de la Terre doit rester fixe !

Pourquoi pas le mode 3 ou le mode 4 ? La Lune n’intervient qu’une fois par jour (tous les 24 h et 50 min environ pour être plus précis), donc une fois par tour en un point donné. C’est donc un pot vibrant très lent. C’est, à mon sens, la vibration interne du centre de gravité de la Terre qui a fait passé au mode 2, ayant pour effet de doubler cette fréquence. La fréquence de l’impulsion lunaire est trop basse pour basculer sur le mode 3 donc aussi des suivants.

En pratique, la propagation des ondes de marées est très complexe dans les océans de la Terre. Je vous invite à lire le blog de Pourquoi Comment Combien sur le sujet qui fournit quelques cartes bien intéressantes.

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Un brin d’électricité

De nos jours, les transformateurs électriques sont de plus en plus en haut des pylônes. Cela fait bien longtemps qu’on ne leur fait plus de grosses cabanes cubiques en béton, cabanes qui vieillissent abandonnées dans les villages de nos campagnes.

En ville, généralement par chez nous, nous ne les voyons pas !

En Amérique du Sud et ici plus particulièrement en Bolivie dans la petite ville de Tupiza, ils sont bien visibles perchés sur leur piquet. Ce n’est pas idiot. Ainsi, ils sont relativement accessible pour l’entretien, pas trop cependant du piéton moyen qui n’a rien à y faire, à l’abri des inondations en cas de pluies torrentielles et suffisamment aéré pour ne pas surchauffer. Bref, le monde idéal.

Très souvent, la base de la structure consiste en deux poteaux en bétons armés sur lesquels est posé une petite plateforme pouvant accueillir le transfo. Le matériel neuf est posé dessus, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

Puis les premières années passent…

Quelques opérations de maintenances, quelques fils rajoutés ici ou là pour je ne sais quel commerce et le tout risque de finir dans un magnifique spaghetti électrique. Ce n’est pas le cas ici ou le triphasé HT (Haute Tension ~ 20 kV) à trois fils en haut des poteaux et le triphasé BT (Basse Tension ~ 380V) à cinq fils deux mètres au dessous sont encore d’une clarté limpide. À chacun d’ailleurs de réfléchir pourquoi cinq fils en BT ?

Tout serait donc parfait sans ce coffret latéral ouvert aux tempêtes de vent abritant un sectionneur à trois phases de 300 A et 250 V. La tension de 380 V en triphasé est le 220 V entre la phase et le neutre, en exercice aussi ! Bref, on a tout sauf envie de mettre sa main dans ce boîtier carrément mortel. La sécurité électrique n’est pas la priorité de l’opérateur local…

Le transformateur de 200 KVA date de 1997, déjà 21 ans à la date de la photographie. Encore un jeune age pour ce genre d’équipement. Il est de marque Romagnole, une entreprise brésilienne basée dans la petite ville de Mandaguari. J’ai quand même passé 5 min à me demander où c’était en Argentine !

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Tout ça… pour ça !

On ne va pas y aller par quatre louches, ni une seule louche, tout cela n’a strictement rien à voir avec le film du même nom ! Toute ressemblance à des situations et/ou à des personnages serait purement fortuite, d’autant plus que je ne l’ai jamais vu, ni lu le résumé sur Wikipédia ou ailleurs…

Faire un peu plus de 10141 km pour se retrouver devant mon restaurant, cela fait cher le repas !

Pour atteindre cette distance, il faut quitter l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du Nord, l’Asie sauf le petit bout du petit bout qu’est la Malaisie pas si petite que cela cependant. Même le Japon ou le Vietnam sont plus près, pas de beaucoup mais un petit peu suffit… Donc n’étant pas en Australie, ni en Nouvelle Zélande, ce petit restaurant est en Amérique du Sud : à Copacabana au bord du lac Titicaca en Bolivie (et non dans la banlieue de Rio).

Un petit jeux ?

J’aurais pu faire un petit jeux à qui trouve le premier le lieu de ce magasin mais je ne suis pas sur que nous aurions eu un gagnant un jour ! En effet, il faut déjà passer dans cette ruelle de cette petite ville et il faut aussi que ce petit commerce existe encore sous cette même appellation. Cela fait beaucoup de si pour une si petite ville qui n’embouteille pas ses devinettes.

Au final, malgré la qualité de sa devanture et son alléchante carte, nos palets n’ont pas tester le coup de fourchette du chef. Si par un pur hasard, un heureux élu à franchit la devanture au delà du virtuel de l’ombre projeté, son retour sera le bienvenue sur cette tribune bien réelle.

Post-scriptum : je me souviens très bien après coup avoir visionné ce film au cinéma lors de sa sortie. Fabrice était comme à son habitude insupportable mais superbement indispensable ! Je me souviens de scènes ou les acteurs avaient improvisé leur texte. Tout cela mériterait une caméra arrière pour se remettre plus précisément les évènements en mémoire…

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Le chevron

La première fois, je me suis dis que mes lunettes me jouaient des tours, que la diapositive avait été pliée et mal remise dans son cadre. Bref, un coup de vent avait tordus l’espace le temps d’un instant, le rendant soudainement noir et blanc.

En effet, que fait cette perte de couleur dans la zone centrale de l’objectif ? Une lubie de l’architecte afin de mieux s’intégrer dans le décor en jouant sur les contrastes comme Beaubourd à Paris. C’est bien possible et je trouve assez réussi, de loin. En effet, de près, l’immeuble aux arêtes rectilignes et aux surfaces anti-bruit (grande surface plane remplie de petit trous carrés comme certaines dalles acoustiques de nos plafond) fait un peu moins envie. J’ai des doutes qu’il soit hyper calme de l’intérieur, que les bruits ne montent ou ne descendent d’eux mêmes les étages au rythmes de l’excitation général des enfants et des grands.

Le pourtour de cet immeuble en chevron, symbole de Citroën, est rempli de petite maison au toit rouge. À l’horizon, une barre coupe le soleil levant sur toute la largeur de la ville.

Où sommes nous ?

Quelques part en Bolivien quelques part à Cochabamba, dans le dédale de quartier s’étirant à perte de vue depuis le centre ville !

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Bételgeuse

Le temps passe, les séries passent et les articles ne suivent pas ! Il y a quelques années, presque six ans déjà, nous étions partis pour un grand voyage vers la planète Aldébaran. Depuis, pas mal d’eau a coulé sous les ponts.

En janvier 2000 sors le premier tome de la seconde série : La planète. Comme nous n’allons pas faire tous les tomes un par un, nous voila directement sur la couverture du tome 4 : Les cavernes. On reprends les mêmes et on recommence… Non, pas tout à fait. Bien évidement, quelques personnages passent d’un cycle à l’autre afin de donner une continuité et une homogénéité à cet ensemble mais sinon, presque tout est différent. Ambiance désertique dans des canyons bien vert, une planète à ne pas confondre avec son étoile associée du même nom, Bételgeuse, très peu habitée et des animaux, les iums qui semblent très sympathiques, très intelligent et qui fracturent en deux la société humaine. Faut-il laisser une place aux iums et au final leur laisser la planète car on ne colonise pas une planète ayant déjà une espèce intelligente, règle numéro un de l’ONU.

Voila toute la problématique de ce second volet !

Bien entendus, pas de spoiler ici donc on dira juste que c’est un volet à plusieurs battant qui s’ouvrent et se referment au grès des pages… Il est plus que temps de filer à la bibliothèque du coin les emprunter afin de les lire et de les relire une nouvelle fois. On remercie encore le dessinateur scénariste coloriste et homme à tout faire Leo pour avoir créer tout cet univers incroyable des Mondes d’Aldébaran.

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Le miel de demain

Avec les beaux jours, les petites fleurs de toutes les couleurs sont de sorties. Si toutes les couleurs sont en dans la même fleur, alors celle-ci perds sa couleur et devient blanche. C’est le cas présent au niveau des pétales.

À ma connaissance, les abeilles se fichent un peu des pétales, c’est le pollen au cœur de la fleur qui les intéresse. Elles butinent de fleurs en fleurs, pollinisant celles-ci, c’est à dire mettre un peu de pollen d’une fleur A sur une fleur B, chose indispensable à la reproduction donc à la vie dans les plantes à fleurs ! Il est probable que sans cette contrainte, les surfaces terrestres non immergées seraient depuis très longtemps complètement submergés par les fleurs…

Avec tout ce pollen dans ses entrailles, les abeilles font du miel mais tout cela est une histoire bien connue. On espère juste que sur le chemin du retour vers sa maison sauvage ou sa ruche, elle ne rencontre pas un nuage organochloré, organophosphoré, carbamate, pyréthrinoïde, néonicotinoïde, sulfone, sulfonate, benzoyluré ou formamidine… À vos souhaits ! Tous ces mots bien barbares qui ne me parle pas sauf qu’ils sont l’anneau de pouvoir de l’insecticide de nos jours.

Bref, après ce parcours du combattant, notre abeille pourra enfin aller se reposer en compagnie de la Sylène des glaciers en mer d’Iroise afin de savoir si 172.31.22.37 est une adresse IP privée ou non ? C’est important comme question !

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Fianarantsoa l’hiver

Petit panoramique non ramique pris une belle journée d’été un 26 juillet à 11h du matin en plein hiver, il y a 7 ans de cela !

L’été à Fianarantsoa est signe de pelouse verte, de chaleur presque tropicale malgré les presque 1200 d’altitude de la ville aux 200 000 habitants. Oui, la ville est grande, c’est tout de même la capitale d’une province. Mais si la ville est étendue, la densité par m² ou plutôt le nombre de m² par personne est bien plus réduit que par chez nous. Ainsi, de loin, la ville ne fait pas son nombre d’habitant. Le voir ainsi est une autre manière de voir le luxe dans lequel nous vivons en occident…

Il n’y a pas cinquante manière de se mélanger les pinceaux entre les deux saisons opposées. Il faut tout simplement changer d’hémisphère et marcher un peu sur la tête les pieds en l’air, voir le soleil traverser l’horizon dans l’autre sens (relativement) pour que l’été de notre calendrier soit l’hiver chez ces gens là. Non, tout le monde ne vit pas au même rythme.

Ainsi va Madagascar et ses éclairages parfois sublimes !

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