Nids calcaires

Toutes les roches calcaires ne sont pas identiques. Certaines sont pourries, certaines sont lisses comme de la glace, d’autres ont des belles fissures ou de beaux becs pour les grimpeurs.

Moins classiques, cependant pas exceptionnel non plus, des trous ronds dans la roche peuvent se retrouver ici ou là. D’où proviennent ces trous ? Certainement par l’infiltration d’eau de pluie dans des fissures, eau qui profite alors du moindre trous sur une paroi pour s’échapper de la roche. Avec le temps, le trou d’agrandi. Parfois, l’eau trouve d’autres fissures, plus petites au moins au début, et prend alors d’autres chemins, le trou rond dans la roche joue alors le rôle de fenêtre sauf peut-être en cas de très fortes pluies alors des piscines se forment et débordent de partout.

Ces ouvertures donnant sur des cavernes internes, peu accessibles aux prédateurs à quatre pattes qui pullulent à terre, sont un paradis pour les oiseaux de toute taille. Enfin un lieu où je peux dormir tranquille sans peur de me faire bouffer doit se dire l’hirondelle ! Du coup, on trouve au fond du trou tout ce qu’il faut pour se faire un lit double bien douillet.

Dans les falaises longeant le bord de l’Ardèche, ce ne sont pas les cavernes à oiseaux qui manquent. Malheureusement, on ne voit pas entrer et sortir toutes les cinq minutes un aigle royal ou un condor.

Quelle tristesse.

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De Den Helder à Texel

À l’heure des croisières finissant en quarantaine dans des bateaux de milliers de boites de couchage empilés avec ou sans balcon, il est possible de faire des minis croisière à bord des ferries. Mini mini lorsqu’il s’agit comme dans le cas présent de transbordeurs, la traversée ne durant qu’une vingtaine de minutes.

Mais quelle traversée ?

De Den Helder à Texel, évidement !

Den Helder est tout au nord d’Armtersdam, en haut de cette presqu’île des pays bas qui est une île sans vraiment l’être. De son côté, Texel est la grande île du nord. Entre les deux, un no man’s land de bancs de sables qui ne fait pas le bonheur des navigateurs à voile, surtout des quillards, mais arrangent bien les Néerlandais qui souhaitent regagner petits à petits les terrains perdus sur la mer lors des raz de marée successif.

Pendant que nous traversions de Texel à Den Helder, une navette faisait le même trajet en sens inverse. Nous ne sommes pas dessus, sur ce transbordeur symétrique sans avant ni arrière des temps modernes. À vrai dire, il aurait été difficile d’avoir alors une profondeur de champs suffisante pour faire ces cadrages ! À dire vrai, le nôtre était bien pareil…

Si le projet de ce superbe navire date de 2010, il est mis en service en 2016. Il est bien plus écologique que la génération précédente en étant alimenté par un diesel hybride ou au gaz naturel comprimé (GNC), complétés par des batteries électriques et de l’énergie solaire. Son petit nom est texelstroom. Stroom signifiant courant en français, c’est un joli mot pour une machine faisant le lien entre deux ports.

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Couleur de soleil

Soleil levant ou soleil couchant ? Vers la droite ou vers la gauche se déplace-t-il ? Vent d’ouest ou vent d’est ?

Mais c’est quoi ce bin’s !

L’effet du vent s’explique par la journée de décalage entre les deux photographies du haut. La première, le vent viens de l’ouest et le lendemain de l’est. J’aurais voulu le faire ainsi que la météorologie ne me l’aurait jamais proposée.

Dans quel sens va le soleil ? Sous nos contrées, il va toujours vers la droite lorsqu’on le regarde mais dans l’hémisphère sud, il va vers la gauche. Sommes-nous la tête en bas ? Non, nous sommes les deux pieds sur terre en très proche banlieue parisienne. Ainsi sur un flot d’image, le soleil se déplace vers la droite du cadre.

Le soleil monte ou il descend ? Il parait que c’est impossible de le voir sur une simple photographie. Cependant, si on connaît l’heure approximative de la prise de vue, alors il est possible de conclure. Ici, la boite à image à déclencher vers 9h moins le quart deux matins de suite. Nous assistons donc à deux levers de soleil.

Il doit être hyper classe de pouvoir faire deux photographies quasi identiques le même jour, l’une le matin, l’autre le soir. Évidement, dans un cadre comme celui-ci, il faut deux bâtiments pouvant avoir le même point de vue vis-à-vis du soleil à l’heure dite. Cela pourrait-être un sacré projet architectural que de proposer un ensemble de construction proposant cela.

Ci-dessous, la forme voûtée sur la toiture doit-être en plexiglas ou équivalent. Ainsi, les effets de lumière nous permettent de voir l’empreinte digitale unique du soleil ! Celui-ci a ainsi sa propre carte d’identité.

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Laguna Huicacocha

Les couleurs sur les deux photographies ont un peu passées. Il faut dire que tout cela n’est pas tout jeune. Elles datent de 1997, avant l’arrivée massive du numérique. Par ailleurs, il s’agit de scan de diapositives qui n’était pas sur des plaques en verre. Le plastique a travaillé avec le temps

Cette lagune est au-dessus de la petite ville d’Abancay (50000 habitants, même si on ne les voit pas) au Pérou. Nous devrions parler au pluriel, car ce sont en réalité deux petites lagunes qui se touchent presque, il y a tout juste une dizaine de mètres de dénivelé entre les deux.

Après une bien longue montée depuis Abancay, être passé par le magnifique lac de Uspaccocha situé au cœur du sanctuaire national de l’Ampay, le sentier poursuit sa montée dans l’étroite vallée jusqu’au col à 4630 m. Les lagunes sont alors en contrebas vers 4530 m.

À l’époque, nous avions poursuivi un peu plus haut vers l’Ampay même (5235 m) que nous n’avions pas atteint par manque de matériel (trop de neiges, de glaces et de crevasses). Cependant, quelques images attendent dans mon stock… Pour la descente, nous étions redescendus plus ou moins par le même chemin, sauf le final raide au-dessus d’Abancay un peu paumatoire entre les variantes. Si nous avions su que ce magnifique vallon devant nos yeux menait au petit village Callamarca pas si éloigné que cela de la ville, nous aurions pu tenter un tour plus complet.

Le terme Huicacocha se traduit en français Viracocha. Il s’agit du huitième empereur Inca qui régna de 1400 à 1438. À l’époque, le territoire Inca ne dépasse pas un rayon de 40 km autour de la capitale Cuzco. Les Espagnols arrivant dès 1532, on comprend que l’immense empire Inca fut de très courte durée !

Adresse géographique : geo:-13.5715,-72.9518?z=13

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Les œufs bleus

En général, les œufs sont marrons. Du coup, on ne pose plus la question, les œufs sont marron, point final. Il y a bien des œufs de toutes les couleurs à Pâques mais c’est une autre affaire…

Et puis, l’autre jour à Lyon, des œufs bleus !

La boite est bleue, les œufs un peu moins. Ils sont plutôt blancs avec des reflets bleutés. La couleur de la boite augmente l’effet de couleur. Cela dit, ce ne sont clairement pas de œufs marron. Des œufs blancs, c’est génial aussi.

Mais au fait, pourquoi les œufs devraient-ils forcément être marron ?

Je me souviens que dans les nids d’oiseaux, les œufs sont plus souvent blancs tachetés que marrons. Alors pourquoi les poules seraient toutes à pondre de la même couleur ? Je me souviens aussi que les œufs d’autruche sont plutôt blancs et bien plus gros que la normale, à la taille de l’oiseau.

Un petit détour sur internet nous apprends qu’il existe une variété de poule à œuf bleu : les poules Araucana. À l’origine, il y aurait un rétrovirus «Gallus gallus» qui aurait donné cette couleur. Ce ne sont cependant pas ces poules-là qui nous ont pondu nos œufs. La boite indique Bio Azur. La poule Azur aurait des ascendances avec la poule Araucana, ce qui expliquerait la teinte sympathique et plus pastel de ces œufs.

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Cos PHI

Cette photographie montre un wattmètre. Il s’agit d’un instrument de mesure permettant de mesurer la puissance électrique, des Watts, mais pas que ! Dans la vie de tous les jours, on voit les Watts sur les équipements qu’on achète, les ampoules pour s’éclairer par exemple, mais aussi au niveau de son compteur électrique et de son double moins sympathique : la facture.

Celle-ci est en € mais représente des kW/h, c’est-à-dire bien autre chose que des Watts mais l’intégrale des Watts sur le temps, donc une énergie normalement en Joules. Mais pourquoi alors nous vendre des W/h et non des J ? À mon sens pour deux raisons. La première est de ne pas rajouter une unité supplémentaire à Mr Michu qui aurait pu ne pas la comprendre lors de l’arrivée de l’électricité dans les foyers il y a plus de cent ans (la population était alors moins scientifique que de nos jours). La seconde, 1 h représentant 3600 s, il est peu parlant pour ce même Mr Michu de se représenter ce que consomme une ampoule de 17 W durant 1 h … soit 61,2 kJ. La seconde n’est pas une unité qui s’intègre bien de tête.

Tout est donc bien dans le meilleur des mondes !

Sur l’appareil, nous voyons lors de cette mesure :

  • 11,6 W
  • 28,8 VA
  • 0,40 cosPHI

Quoi, des Volts Ampères, on n’arrête pas le progrès… Moi je pensais bêtement lorsque j’étais plus jeune que les VA étaient des W ! C’est oublié un peu vite ce que tout un chacun a oublié il y a peu. La distribution du courant n’est pas en continu mais en alternatif. Cela ne veut pas dire que, comme au Kirghizistan, vous n’avez du courant qu’un tiers du temps en moyenne sur une journée. Non, rien à voir avec cela. Alternatif signifie que le courant change de sens, 50 fois par seconde en Europe soit 50 Hz, 60 fois par seconde aux USA et au Canada.

Et le rapport avec la choucroute ?

Qui dit alternatif dit aussi sinus et cosinus, bref de la rotation. Si en courant continu, un VA est toujours égal à un W, ce n’est le cas en alternatif que si le voltage et l’ampérage sont synchronisés. En gros, lorsque les courbes sinusoïdales des deux dimensions sont en phases. C’est en général le cas des moteurs ainsi que des résistances pures, par exemple des anciennes ampoules à tungstène. Cependant, de plus en plus d’équipements électroniques intègrent nos maisons. Ils ne fonctionnent pas directement à 230V mais à des tensions bien plus faibles. Ils ont donc besoin d’un transformateur pour faire baisser la tension. De nos jours, une alimentation à découpage est le plus souvent utilisée.

Malheureusement, ces alimentations déphasent la tension du courant, d’un certain angle appelé PHI en électricité. Plus celui-ci est important, plus l’installation est déséquilibrée. La puissance réelle en W est égal au maximum de la tension et du courant multiplié par le cosinus de cet angle PHI : W = V A cos(PHI). Cela se trouve par un simple calcul intégrale du produit des deux signaux sur un sinus. Ainsi, pour une puissance consommée de moins de 12 W, il faut que mon installation puisse résister à une puissance apparente (dont au courant associé qui, par effet Joule, génère un échauffement des fils électriques) de presque 29 W ! Plus du double…

Si tous nos équipements électriques avaient un cos(PHI) égale à un demi, EDF serait obligé de surdimensionner par deux toutes les lignes électriques menant aux particuliers. Il faudrait aussi doubler toutes les lignes hautes tensions traversant nos paysages, donc deux fois plus de matières premières… Tout cela pour rien puisque la puissance maximale possible n’est pas consommée. Tout cela parce que la tension et le courant ne voyagent pas synchronisés…

Heureusement, pour une maison, globalement le cos(PHI) est encore globalement proche de un. Avec des condensateurs ayant une capacité ajustée en temps réel, les deux signaux peuvent être recalés en temps réel. C’est ce qui est fait dans certains postes de transformations afin d’avoir une différence minime entre la puissance apparente et la puissance réelle transitant dans les lignes à très hautes tensions.

Ainsi tout est bien qui finit bien !

Parfois, tout ce qui semble simple et bien moins simple qu’on ne le croit au premier abord… La nature est bien faite.

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Des miettes d’Aliet

La pointe de l’Aliet n’est pas un sommet majeur du massif de la Vanoise. D’ailleurs, si vous recherchez une page sur l’encyclopédie libre Wikipédia ou sur le net en général, vous allez tomber sur des pages personnelles de randonnées mais rien de complètement général.

De même ici, vous ne pensez pas que j’ai des désirs d’académicien !

De même que la Vanoise n’est pas un des massifs majeurs des Alpes (non, inutile de me jeter des pierres), n’ayant pas de 4000 m contrairement au massif du Mont-Blanc et à celui des Écrins. Il possède cependant quelques sommets bien connus (le Mont Pourri, la Grande Casse…) et une calotte glaciaire bien connu, mais en cure de minceur…

Il y a d’ailleurs urgence, la glace brûle !

Revenons à nos moutons en Alpage. L’Aliet est une pointe globalement peu connue et pas forcément bien impressionnante selon le point de vue. Cependant, depuis la vallée de Peisey-Nancroix, son cône dépasse de l’arête de Bellecôte (3417 m), culminant tout de même à 3100 m. La fameuse face de Nord de Bellecôte semble vraiment difficile à grimper en temps normal et la paroi du côté de l’Aliet, sur la partie Est de celle-ci, ne semble pas plus simple non plus. La séparation des roches Bellecôte/Aliet est particulièrement nette, ce n’est pas courant d’avoir des droites aussi marquées sur les massifs.

Dès qu’on quitte ce champ de vision de la vallée de Nancroix, l’Aliet perds petit à petit une bonne partie de son charme. Ainsi ne le quittons pas. Pour laisser encore un peu de mystère à ce bel isocèle, laissons-le disparaître dans son brouillard hivernal afin de le retrouver plus tard, un jour prochain, au soleil.

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Arc en feuilles

Ce n’est plus tout à fait de saison puisque nous sommes en hiver et que ces deux photographies datent de la fin octobre. Cependant, au vu du peu de neige actuellement, un brin de mélancolie feuillue ne peut point faire de mal.

L’éclairage donne l’impression d’une lumière tombant du coin Nord-Ouest des images. Point du tout. Le soleil vers 15 h viens globalement de la droite. Ce qui est fantastique dans ces reflets est l’impression de bandes, vert clair, jaune et rouge du premier plan avec un second plan vert sapin. Les feuilles d’automne semblent surgir de l’espace temps, comme si elle n’avait pas été là quelques instants auparavant. On pourrait presque les croire sur le départ, ce qui ne tardera pas à la première tempête venue.

En fait, la physique des particules prédisaient qu’il fallait être sur les pentes du mont Ventoux ce dernier dimanche d’octobre. C’est là, ce jour-là, qu’une rencontre du troisième type avait la plus forte probabilité de se produire.

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L’avion des eaux

Il y a quelque temps déjà, j’évoquais la planche à foil. C’était en 2014. Depuis, l’eau à coulée sous les ponts et les foils se démocratisent de plus en plus, pour le plus grand bonheur des baigneurs et des poissons hachés menu ! À vrai dire, je ne sais pas bien s’il y a plus d’accident, mais il faut avouer que les engins tracent et filent sur l’eau à une allure démentielle. C’est d’autant plus vrai dans l’embouchure de la ria d’Étel, bien ventée les après midi et bien protégée de la houle. La mer plate aide toujours à la performance.

Une planche à voile renversée sur le dos, le foil la queue en l’air ressemble étrangement à un planeur qu’on lancerait d’une main ferme. Celui-ci virevolterait dans les airs avant de revenir voir son propriétaire. Cependant, peu de risque de voir le foil faire le tour de la baie et revenir à son propriétaire tout seul. À la première gamelle, la planche file tout droit au fond de l’eau et s’arrête net. À charge au propriétaire de nager pour le retrouver. On est donc loin de l’objet boomerang australien.

L’objectif principal du chroniqueur aujourd’hui est de ne pas se prendre un retour dans les dents !

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Moquette rouge

Je ne sais pas combien il y a de chaises dans cette salle. À la fois beaucoup et pas suffisamment. En effet, dans quelques heures, la salle sera pleine de monde. A priori, il y a plus de 1000 chaises alignés dans les deux directions, il en aurait fallu 1400 mais elles ne sont pas là.

Dans une salle bien plate comme celle-ci, impossible de voir l’orateur depuis le fond, voir du milieu, voir du premier rang ! Alors on accroche six tableaux lumineux au plafond afin de répéter le signal vidéo. Alors on regarde la conférence à la télévision, et on écoute les haut parleur qui diffuse le message de l’orateur.

Mais pourquoi donc se déplacer pour finalement ne rien voir ?

C’est une bonne question. Quel est l’intérêt sachant que les conférences sont filmées, diffusées en direct et rediffusées sur internet. Avec ces seules données à notre disposition, la réponse en clairement non, non cela n’a aucun intérêt… Cependant, en retirant les conférences plénières, trois autres salles étaient disponibles dont un amphithéâtre. Voila d’ailleurs le talon d’Achille de cette conférence, vouloir organiser un grand événement dans une petite ville. L’organisateur est alors obligé d’aligner les chaises peu confortables et fortement serrées. La bière est alors bienvenue le soir sauf ceux qui préfère le Bourgogne mais à jeun, ce n’est pas trop mon truc !

Il est possible de visionner sur le site des JRES quelques vidéos de ces journées ayant eu lieu dans le palais de expositions de Dijon début décembre 2019.

Alors la moquette rouge, vous avez compris pourquoi ?

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Saut d’hiver

Comment passer de l’automne au printemps ? En sautant tout simplement l’hiver. C’est peut-être ce que nous allons avoir dans ce passage de témoin 2019-2020.

En effet, ce dimanche, le jasmin était déjà en fleur, ce qui n’est guère étonnant non plus, il est en fleur tous les ans en hiver. Plus ou moins tôt cependant. Cette année, nous avions déjà des couleurs à Noël. Ce n’est pas parce qu’il est jaune que c’est un jasmin jaune ou Jasminum fruticans. Non, c’est plutôt un jasmin d’hiver ou Jasminum nudiflorum.

Pourquoi ?

Tout simple parce même si le temps est doux, c’est quand même l’hiver et ce jasmin-là est exactement à sa place à cette période de l’année. À noter pour ceux qui pensent qu’avant c’était mieux, c’était surtout différent. Il n’y avait pas de jasmin d’hiver, celui-ci venant de Chine a priori vers 1840, pas avant. Napoléon ne le connaissait pas et ça, c’est une information que je ne savais pas !

Jusqu’à présent, rien de bien nouveau sous les étoiles d’hiver…

En réalité, l’information nouvelle a été donnée en premier. Il s’agit de la première photographie. Un plan de verveine bien vert en janvier, plus de la verveine officinale en pratique. Normalement, les feuilles de verveines se font griller par les premiers grands froids d’hiver. Des feuilles d’automnes en janvier est un témoin supplémentaire du réchauffement en cours. À suivre les hivers prochains…

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Le miracle du Saint Inconnu

Un film commence par son affiche. Celle-ci est des plus réussis. Pas de blabla, pas de surcharge, un homme seul un sac à la main et une colline bien équilibrée.

En pratique, le film ne commence pas tout à fait comme cela. Nous sommes à bord d’une caisse (voiture) qui roule dans cet arrière-pays un peu (carrément) désertique du Maroc. C’est la panne sèche. Saperlipopette se dit notre chauffeur aux aguets, il prend un sac dans son coffre, une pelle qui avait la chance d’être là, monte au sommet de la colline la plus proche, enterre son magot, l’entoure de cailloux afin de lui donner la forme d’une tombe, balance la pelle à l’opposé et redescends de sa colline. La police arrive, fin du premier acte qui dure peut-être 5 min max !

Acte 2, la porte de la prison s’ouvre, notre voleur (Younes Bouab excellent) retrouve sa liberté. Bien sur, il n’a pas oublié qu’un sac bien remplit l’attends au chaud. Un taxi le déposera au pied de la colline.

Un mausolée siège en haut de celle-ci !

À peine 10 min sur les 1h 40 min du film se sont déroulées dans la bobine…

À quelques distances de là, un village de paysan a vu presque tous ses habitants changer de logement afin de s’installer au pied du mausolée du Saint Inconnu. Car là-haut, il se passe des miracles au pied de cette tombe… Notre voleur va appeler un collègue un peu bête, le cerveau, afin de récupérer le magot. Par malchance, celui-ci est surveillé jour et nuit. En parallèle, parmi nos paysans (et un peu plus), il reste quelques Gaulois qui résistent à cette nouvelle religion.

On l’aura compris, le film est rempli d’humour et d’autodérision. Malgré la température locale, c’est un bain de fraîcheur. À la fin tout est bien qui finit bien. Mais pas forcément comme on pourrait le penser ! Bref, un super premier film pour Alaa Eddine Aljem.

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50 ans d’UNIX

Tout est parti d’un post de Stéphane Bortzmeyer sur les 50 ans d’UNIX, ou plutôt de son epoch. Stéphane est quelqu’un de très connu dans la communauté du libre et en général, ce qu’il écrit est non seulement très intéressant mais plus que fiable. Mais là, sur le coup, j’ai eu un doute soudain.

1577836800

L’epoch d’UNIX démarre au 1ᵉʳ janvier 1970 et s’incrémente de 1 chaque seconde. En gros, c’est le nombre de seconde depuis ce premier janvier là. Ainsi, pour les 50 ans d’UNIX, le 1ᵉʳ janvier 2020, l’epoch valait 1577836800 secondes.

# date --date='@0'
jeudi 1 janvier 1970, 01:00:00 (UTC+0100)

# date --date='@1577836800'
mercredi 1 janvier 2020, 01:00:00 (UTC+0100)

Les jours commencent normalement à 0 h pile mais étant sur l’heure de Paris, nous avons une heure de décalage par rapport au temps UTC. En effet, le calcul interne du temps d’une machine UNIX se fait toujours en GMT (Greenwich) contrairement au système Windows de Microsoft qui utilisait en interne le temps local (je ne sais pas ce qu’il advient sur les dernières versions).

Comment arrive-t-on à ce nombre-là ?

Il suffit de faire sur votre calculette ou dans votre terminal Bash le petit calcul suivant :

# echo $(( 3600 * 24 * ( 50 * 365 + 12 ) ))
1577836800

Pour les perdus en Math, on détaille un peu ! Dans un jour, il y a 24 h de 3600 s chacune. On multiplie ce nombre par le nombre d’année et de jour dans l’année soit 50 fois 365. Mais, il ne faut pas oublier qu’il y a des années bissextiles dans lesquelles il y a 1 jour de plus. Vous pouvez refaire le calcul pour montrer qu’il y en a 12 sur cette période (la partie entière de 50/4 donne le bon résultat dans le cas présent).

Rien ne vous choque ?

Si non, passez votre chemin ! Si oui, vous pouvez prolonger la lecture de quelques minutes supplémentaires…

Sur le coup, je me suis dit qu’il n’y a que très peu de chance que le nombre total de seconde entre ces deux premiers janviers finisse par un nombre multiple de 100 (finissant par un double zéro), même si dans la formule nous multiplions par 3600 donc par 100 ! Pourquoi donc ?

Les secondes intercalaires…

Qu’est-ce que c’est que ça ? La seconde intercalaire permet d’ajuster de temps en temps, pas souvent, d’une seconde le temps universel coordonné (UTC) lié au temps atomique international (TAI) afin que ce temps demeure proche du temps universel (UT1) lié à la rotation de la Terre (lentement variable). Eh oui, un jour très lointain, la Terre ne tournera plus sur elle-même.

En bref, on ajoute parfois une seconde ici ou là. Il y a donc des minutes qui durent 61 s et non 60 s. Il est très peu probable d’avoir ajouté 100 s en 50 ans. Effectivement, ce n’est pas le cas.

Comme la commande «date» d’UNIX ne me permet pas de faire un calcul précis du temps, je vais utiliser un petit programme en Perl ayant l’excellente bibliothèque DateTime qui intègre la gestion des secondes intercalaires.

Voici un petit bout de code qu’on peut écrire dans le fichier «date-unix-50years».

#!/usr/bin/perl

use strict;
use DateTime;

my $dt1970 = DateTime->from_epoch(epoch => 0,
   time_zone   => 'Europe/Paris');
my $dt2020 = DateTime->new(
   year        => 2020,
   month       => 01,
   day         => 01,
   hour        => 01,
   minute      => 00,
   second      => 00,
   time_zone   => 'Europe/Paris');

printf "%7i: %10i s\n", 1970, $dt1970->epoch;
printf "%7i: %10i s\n", 2020, $dt2020->epoch;

my $duration = $dt2020->subtract_datetime_absolute($dt1970);
my ($seconds) = $duration->in_units('seconds');

printf "%7s: %10i s\n", 'Elapsed', $seconds;
printf "%7s: %10i s\n", 'Leap', $dt2020->leap_seconds();

On lance le code et voici ce qu’il nous retourne :

# ./date-unix-50years
   1970:          0 s
   2020: 1577836800 s
Elapsed: 1577836827 s
   Leap:         27 s

On retrouve bien les résultats précédents sur les temps epoch. Cela nous arrange quelque part, nous ne sommes pas en train de faire n’importe quoi ! Nous avons utilisé la méthode «subtract_datetime_absolute» qui prend en compte correctement le temps absolu. Par ailleurs, la méthode «leap_seconds» retourne le nombre de secondes intercalaires d’une date donnée.

Il y a donc 1577836827 secondes entre ces deux dates distantes de 50 ans, soit 27 s de plus que ce que nous donnait un bête calcul. Afin de valider tout cela, voici le tableau donnant les secondes intercalaires depuis leur création en 1972. Il y a bien eu 27 secondes ajoutées ces dernières 50 années. Mine de rien, ce n’est pas complètement nul !

Tableau des secondes intercalaires entre 1972 et 2019

Année30 juin
23:59:60
31 déc.
23:59:60
 Année30 juin
23:59:60
31 déc.
23:59:60
197211199710
197301199801
197401199900
197501200000
197601200100
197701200200
197801200300
197901200400
198000200501
198110200600
198210200700
198310200801
198400200900
198510201000
198600201100
198701201210
198800201300
198901201400
199001201510
199100201601
199210201601
199310201700
199410201800
199501201900
199600

On est en droit de se demander pourquoi il y en a de moins en moins depuis les années 2000 ? Mais cela est une autre histoire…

Alors pourquoi l’epoch des systèmes UNIX ne gèrent pas les secondes intercalaires ? Cela est en partie dû à la norme POSIX qui n’est pas cohérente sur le temps. En effet, POSIX exige à la fois des jours durant exactement 86400 s et des dates représentant le temps UTC. Les deux étant incompatibles, il est donc impossible de représenter correctement le temps légal et d’être POSIX. Le choix de respecter une durée journalière en nombre de seconde est (était) le plus simple, le plus rapide et limite le risque de bogue, mais à quelques inconvénients… En pratique, les machines UNIX rattrapent petit à petit cette seconde avant ou après la seconde intercalaire en se synchronisant automatiquement avec des serveurs de temps gérant le protocole NTP. À noter que depuis Windows 10, Microsoft a intégré la gestion des secondes intercalaires au cœur de son système d’exploitation.

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Envol

L’année 2020 est lancée et pour la mettre en image, un petit goéland corse à Bonifacio semble inévitable. Enfin petit, pas tant que cela. Il semble plutôt à l’aise avec son embonpoint, mais sur un oiseau et par un non-spécialiste tel que votre serviteur, ce n’est pas facile de savoir si celui-ci est obèse ou non ! Il semble cependant que non.

Au vu de la distance Corse / Italie ou Corse / Sardaigne, il n’est peut-être juste qu’en vacances quelques jours sur l’île de beauté. Qui sait ?

Comme j’ai trouvé que c’était un goéland qui avait une bonne bouille, notamment un beau cerclage rouge des yeux et de la pliure des lèvres, je me suis demandé de quel goéland il s’agissait. Vaste question… Bien plus vaste que je ne le pensais au premier abord. Il y a une multitude de goélands et pour savoir lequel est le bon, ce n’est pas trivial. Par exemple, voila ce que l’on trouve sur la page du goéland argenté : « La taxonomie du goéland argenté, très complexe, a subi depuis la fin du XXᵉ siècle des modifications importantes qui sont encore en discussion ». Il est clair que nous n’allons pas refaire le monde au vu de quelques photographies de vacances, aussi sympathiques soient-elles…

L’encyclopédie Wikipédia énumère donc 31 espèces de goélands vivant sur notre planète et ne possède que 24 pages spécialisées. Quelques sous-espèces non pas le droit a leur sous page… Pour s’y retrouver, il n’y a qu’une seule méthode, cliquer sur toutes les pages et se faire sa propre opinion. J’étais donc parti sur l’argenté avant de tomber sur le goéland leucophée. La description et le mode de vie semble bien coller au site où nous l’avons flashé à l’arrêt. Cependant, tout connaisseur passant par là peut nous éclairer en cas d’erreur d’aiguillage.

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Avant la nuit

Alors que le jour le plus court est déjà passé, alors que l’année s’éveille déjà, nous sommes toujours au crépuscule de l’an 2019. Encore deux jours avant de basculer sur une nouvelle année, une année identique ou rien ne changera vraiment. La Terre, avec son inertie formidable tourne inlassablement, au même rythme dans le cosmos intersidéral, malgré l’agitation d’une bande de singes à sa surface.

Tout cela tourne sur trois pattes…

Afin d’imager ce passage de témoin, rien de mieux que de ne pas prendre une photographie contemporaine réalisée sans profondeur de champs sous la pluie ou le brouillard ambiant, mais une belle image déjà utilisée à quelques secondes de là par le passé. Une image d’octobre 2017 mise en valeur en janvier 2018 pour vous souhaiter une bonne nuit.

Ainsi le temps s’effiloche aux rythmes des mots, des passages jours et nuits, d’une temporalité qui parfois nous dépasse, mais nous amène sans relâche des rides au visage. Des lignes droites ou arquées, des courbes de niveau, qui plutôt que de nous donner un aspect lisse et fade, donnent à nos réflexions un relief structural.

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Sombre clair

S’il y a quatre saisons dans nos contrées, c’est que l’axe de rotation de la terre n’est pas orthogonal au plan de l’éclipse de son tour autour du soleil. En simple, il y a deux axes de rotation, l’un sur lui-même et l’autre autour du soleil et c’est deux axes ne sont pas parallèles.

Ainsi, le monde est très différent !

Et dans l’hémisphère nord, les jours sont les plus courts au solstice d’hiver puis se rallonge quelques jours après. En effet, le solstice tombe le 21 ou le 22 décembre, parfois le 20 et très rarement le 23. On considère que les jours rallongent à partir du 25, d’où le fait d’avoir posé le jour de Noël à cette date, afin de marquer la naissance de la prochaine année. Entre temps, que se passe-t-il durant cette période sombre ? « Sans l’aide d’outils et de méthodes plus sophistiquées, la datation du solstice présente de trois à cinq jours d’imprécision ». En clair, il est impossible de voir une modification avec un simple sextant ou un astrolabe… Historiquement, par manque de précision, le jour du solstice était tout simplement interpolé, l’humain n’étant pas capable de mesurer une mesure !

Ces temps-là ont bien changé, avec l’aide des satellites, des ordinateurs, de la Lune et des horloges atomiques, la précision va bien au-delà de l’optique et de la mécanique des lunettes anciennes… Ce n’est pas un petit jour de doute, mais une seconde de précision que donnent les tables de l’Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides. Tout cela est devenu si facile qu’il n’y a plis de magie, de mystère. Des choses semblent désormais évidentes alors que notre corps n’y voit que du feu.

Selon l’éclairage de l’instant, indépendamment du jour, une ruelle peut-être lumineuse ou noyé dans la pénombre, comme ici à Bonifacio un jour de printemps 2010. Il aurait été drôle que les photographies soient prises lors d’un équinoxe !

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Le lézard vert

A priori, ce lézard est hyper classique, sa seule originalité est de s’accrocher sur un sac de couleur bleuté. Savez-vous comment s’appelle la classe regroupant les lézards et les serpents ? La squamate ! Il y a aussi tous les amphisbènes dans cette catégorie qui partagent avec ces deux-là ce nom assez magique. Tout cela vous fait certainement une belle jambe et moi aussi. À force de traîner sur l’encyclopédie libre, on en deviendrait presque bon au jeu du Scrabble.

Alors pourquoi un lézard vert ?

J’ai besoin de l’introduire dès aujourd’hui pour pouvoir en faire une référence inverse dans le futur. Mais quid du futur ? Vous pensez bien que si moi je suis capable d’un retour vers le futur, ce n’est évidemment pas votre cas. Comment pourriez-vous savoir ce que je vais vivre alors que vous n’êtes point dans ma tête ? À l’opposé, chacun est capable d’avoir un bout de son futur dans un coin de sa tête, une action claire, bien identifiée qu’il va pouvoir projeter sur l’année future.

Au-delà, cela semble très très loin, de plus en plus flou…

Ne planifions pas trop cependant, un des plaisirs est justement l’instantané de l’instant. Un instant planifié est un non instant. Ce lézard vert, qui aurait pu penser qu’il allait monter sur le poignet de portage du sac pour regarder au loin, telle une sentinelle moyenâgeuse dans sa tour de garde ? Certainement personne. Qui sait ce qu’il a fait ensuite ? Plus personne ne s’en souvient. Cela n’a pas été filmé, il n’y a pas de trace. Ce lézard des murailles est probablement reparti dans ses cailloux et c’est très bien ainsi. Pourquoi tout savoir sur tout, pourquoi vouloir tout enregistrer. Le monde est chaotique, ce n’est pas un savoir instantané qui nous donnera la position future.

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Sobriété touristique

Il commence à devenir classique de voir par chez nous des 4×4 avec des caissons de camping posé dessus. Dans le jargon technique, on appelle cela une cellule amovible. Cela permet de transformer un véhicule en autocaravane plus tout à fait tout terrain. En effet, la condition serait qu’avec le cube ils puissent encore continuer à faire du hors chemin… Mine de rien, cela rajoute tout de même de la masse et du balancier, quand le véhicule ne gagne pas un peu d’embonpoint en largeur.

Quand le véhicule à deux essieux à l’arrière et quatre portes latérales, on peut se permettre tout et donc carrément de déménager sa maison. Je pense que pas mal de personnes vivant dans Paris intra-muros ont moins de mètre carré pour tourner en rond dans leur unique pièce que cette famille en vacances.

Alors ce 4×4 de marque RevCon n’est pas tout à fait un 4×4 classique, car la cellule n’est pas démontable. C’est plus un camping-car tout terrain. Il n’empêche que si celui-ci ne suffit, pas, pourquoi ne pas prendre avec soi deux quads dans une remorque. Et si cela ne suffit point encore, pourquoi pas une remorque dans la remorque…

C’est exactement ce que nous avons croisé il y a un peu plus de 20 ans en Alaska, 50ᵉ état des États-Unis. Et quand je vois que ce genre de dévoreur de gazole pointe son nez chez nous, je suis inquiet sur notre avenir. Qu’avons-nous fait pour parfois (souvent) prendre le pire de nos cousins germains ?

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Un petit tram des cimes

Ce n’est pas la première fois que nous voyons un petit train à crémaillère. Cependant, on n’en voit pas tous les jours ni tous les instants. Notamment en France.

Or celui-là est bien français !

Il est quasiment au cœur de la France dans le pays des volcans dormants. Le dernier s’est endormi il y a 10 000 ans mais pourrait se réveiller demain. À cette échelle de temps des plaques tectoniques, ce nombre de tour du soleil est epsilon, un petit rien. Les habitants de Clermont-Ferrand le savent, la ville est en sursit !

Pourquoi donc vouloir monter à pied au sommet du Puy de Dôme, le plus haut sommet de la chaîne des Puys, alors que cette route en fer vous tend la main ? C’est justement ce que nous avons fait cet été-là car comment faire une mise en boite noire du métal gris en étant soi-même dans une boite de conserve roulante à fenêtre ?

On est donc monté à pied !

Ainsi nous avons pris le temps d’admirer tous ces volcans d’Auvergne… Pour vous, cela peut sembler rien mais pour moi cela veut dire beaucoup.

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La chouette

Complètement par hasard, je suis tombé sur cette histoire de chouette. Stop, inutile de quitter précipitamment la chronique, je vais essayer de la rendre sympathique !

Donc mon rendez-vous avec la chouette s’est faite par le terminus mais reprenons plutôt depuis le début, ce que les personnes devraient voir dans la vraie vie…

Au sol, il y a tout un tas de petite chouette en forme de triangle indiquant une direction. On suit donc bêtement le sens, car nous avons été bien éduqués à l’école de la république. Ainsi on passe de flèche en flèche, on aimerait bien transformer toutes ces flèches en marelle géante mais non, on avance, on se déplace dans la ville.

Et paf, d’un coup, une grosse plaque au sol, bien plus grand que les flèches, avec une belle chouette et un numéro, le 10 par exemple mais normalement plutôt le 1, car les circuits démarre généralement par ce numéro conventionnel. Ayant démarré par la conclusion, j’étais sur le 9 ! Au jeu du Monopoly, jackpot direct de 40 000 crédits ! Bref, pour les besoins de ma chronique future, je suis allé chercher le 10 tout proche mais par respect pour les ouvriers et la réalité tangible, je n’ai pas bidouillé le cliché pour effacer le 0 et créer un pseudo réel plus faux que le vrai.

Bref, le nez collé au sol par cette belle plaque de cuivre, vos yeux se lèvent alors sur votre entourage premier et une belle maison se dresse soudainement devant vous. Ça c’est pour le 10. Clique clique dans la boite à photographie même si cela n’est pas si évident que cela à faire vu le peu de recul qu’il y a dans cette ruelle étroite.

Mais pourquoi au final toutes ces chouettes au sol ?

Il est clair que ce n’est pas juste pour faire beau. Ils auraient pu mettre une maison en colombage vu le nombre de ces maisons dans ce centre-ville et de la qualité de leur conservation. Ils auraient aussi bien mettre une église ou une belle demeure vu leur nombre respectif. Ils auraient pu enfin mettre un damier de tuiles vernissées au vu des toits magnifiques tout en motif de couleurs disperser au cœur de la ville. Mais non, rien de tout cela, juste un petit animal sympathique.

Alors où sommes-nous ?

En effet, il est souvent préférable de conclure la seconde question avant la première, le suspens tien ainsi en haleine et les yeux dévorent les lettres suivantes. Ainsi nous sommes à Dijon, au centre de la Côte-d’Or, une zone sans plage ni océan…

Il est possible de dire qu’à Dijon la chouette a pleins de liens sur le web. C’est la véritable star locale :

Vous aurez compris je le pense que la chouette est au numéro 9 !

Finalement, une image valant mieux qu’un bon baratin, voici deux photographies de la bête en action. Éviter de faire comme le touriste moyen, inutile de la toucher et de se passer les microbes de mains en mains. Respecter au-delà des siècles le travail de l’artiste.

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Terminal 2F

Où pourrait-on avoir un terminal 2F ailleurs que sur la région parisienne. Un terminal 2, il est possible d’en trouver en province mais aller jusqu’à la lettre F, c’est tout simplement aller au-delà de la mare à Canard de la commune voisine !

Ainsi nous sommes à Roissy, plus précisément Roissy-Charles-de-Gaulle et plus officiellement Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. C’est fou comme la commune ayant donné son nom à un aéroport se fait virer des tablettes au bout d’un certain nombre d’année en France. Ici bien sur est désigné la ville Roissy-en France.

Notre-Dame-des-Landes, battez-vous pour votre nom !

Ah zut, j’ai quelques années de retard, l’aéroport Nantais est enterré sous la tourbe… Un autre cas plus proche de chez nous est arrivé. Eh oui, cela arrive près de chez vous !

Le sympathique aéroport Lyon-Satolas s’est un jour mué en Lyon-Saint-Exupéry… Pourtant, la commune de Satolas avait bien donné son territoire et le département de l’Isère une partie de ses hectares ! La reconnaissance éternelle et les remerciements ne sont pas un témoin qui se transmet de politique en politique. La chevalerie moyenâgeuse est très loin derrière nous.

Revenons à nos armures.

Le terminal 2F est tout de métal ceinturé. Pas de béton, pas de grosse poutrelle, pas de lamellé collé. Nous sommes ici face à une cotte de mailles faite de barre et de nœud.

C’est clair, c’est beau, c’est simple. Enfin, cela semble simple car c’est loin d’être simple de faire une structure discrète avec des tuiles en verres, résistant à tout temps. Entre les différences de températures entre l’hiver et l’été, entre la nuit et le jour, c’est un challenge de ne pas avoir de fuite à chaque averse !

Lors d’un transit à Roissy, si le temps si prête, prenez les secondes nécessaires pour faire un petit détour vers ce hall.

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La caillasse de Bure

Nous sommes sur la façade ouest du plateau de Bure. Elle est très caractéristique et visible de très loin. De mémoire, du mont Ventoux le massif est reconnaissable.

Alors, qu’est-ce qu’on voit ?

Un énorme tas de caillasse… Mine de rien, c’est pas tous les jours qu’on a un tas pareil en face de soi. Il faut dire aussi qu’il n’y a pas tant de massif calcaire atteignant plus de 2500 m ! Le pic de Bure est 2709. Cependant, ce n’est pas lui que nous voyons sur les photographies ci-dessus. De gauche à droite, nous avons la tête d’Aurouze (2587 m), la tête de la Cluse (2680 m) et la tête des Pras Arnaud (2618 m), soit déjà deux sommets parmi les dix premiers du massif du Dévoluy, et trois parmi les quinze.

Mais pourquoi les massifs plus haut ne caillassent pas ?

Je me demande si je vais vraiment essayer de répondre à cette question tellement sa réponse me semble triviale ! Je pense donc la laisser pour plus tard si vraiment cela intéresse le public nombreux.

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Mort sur son volcan

Ce n’est pas en France qu’il manque d’arbre mort. Comme tout être vivant, la plante pousse, grandit puis un jour s’éteint. Ainsi va le passage de témoin entre les générations.

Sur ces deux photographies, ce sont deux arbres différents qui sont captés pour un moment d’éternité supplémentaire. En effet, il n’est point sûr qu’ils soient encore tous les deux sur pied. Sept ans ont passé depuis cette prise d’image. Il faisait bien beau en cette fin juillet 2012, pas de pluie à l’horizon.

J’ai l’impression que nous sommes sur le puy de Côme, un sommet exceptionnel en double cône, chose assez rare et de mémoire le seul de la chaîne des Puys au cœur de l’Auvergne. Le premier est sur les premières pentes, le dernier est sur les dernières ! C’est d’une logique implacable à qui la comprends.

Le truc qui me plaît avec tous ces arbres morts, ce sont leurs capacités à résister à toutes les intempéries : les tempêtes de vents mais surtout les neiges d’automne, d’hiver et de printemps, très lourdes, qui cassent même les branches les plus vivantes par chez nous. Bonus terminal, ils sont très souvent hypers photogéniques.

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Un monde plus grand

Voila un titre carrément à la mode. Dans notre finitude actuelle, comme repousser les limites de la sphère qui nous accueille actuellement ? Faut-il désespérer et tomber dans un consumérisme toujours plus poussé ? Cela semble la voie du plus grand nombre, nos gouvernants semblant plus préoccupés de maintenir les rentes des milliardaires les finançant que de changer profondément de cap.

D’autres (parfois les mêmes) semblent persuadés que les étoiles pourraient être la voie. Avec la chine renaissante, la course à la Lune est le nouveau marchepied du marathon vers la planète Mars, projet cependant peu réaliste en l’état de notre savoir spatial. La Lune, nouveau territoire et nouvelle colonie qui résoudrait tous nos problèmes ?

Parfois, inutile de faire 50 000 km pour entrevoir un début de réponse. Aller au cinoche du coin peut être une bonne ouverture. En cela le film de Fabienne Berthaud est parfait. Le monde est carrément plus grand après la projection qu’avant !

L’histoire semble assez simple et est tirée de la vie de Corine Sombrun qu’elle a couchée sur le papier en 2004 : « Mon initiation chez les chamanes ». D’ailleurs, malgré quelques simplifications narratives (Corine réalise son premier voyage chamanique au Pérou) bienvenues (cela reste un film), l’esprit est là. On part donc en Mongolie à la rencontre d’un hameau et du fameux tambour. À noter que les habitants de ces quelques familles vivent sous des tipis et non des yourtes mongoles, c’est peut être plus classique qu’on ne le pense. Les tipis semblent plus faciles à fabriquer et à transporter que les yourtes, mais aussi un peu plus petits. Bref, le tambour va permettre à notre héroïne de passer en transe et de découvrir, petit à petit, un monde bien plus grand que prévu.

Au-delà des effets de paysages sublimes, de la folle vie de nos villes et du temps suspendus de ces contrées lointaines, le film livre un message d’espoir permettant à tout un chacun de s’arranger au mieux avec son temps, parfois en essayant même de faire avancer la science !

Non, non, je ne livrerais pas la conclusion sur un plateau.

Cependant, j’aime bien ces films tirés d’histoire vraie où dans le final, on aperçoit les protagonistes de la vraie histoire avec quelques photographies d’époque. Je me souviens qu’Intouchables finissait ainsi et c’était vraiment touchant.

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La neige d’automne

Il est des années où il n’y a point de neige à Noël. Cela n’arrive certes pas souvent, une fois par décennie environ. Il est des régions où la neige tombe à l’automne puis ne tombe plus ensuite avant le printemps : la Sibérie, le centre de l’Alaska… Ce sont des climats continentaux avec des hivers très froids donc sec. En effet, plus il fait froid, moins il y a de l’humidité dans l’air. Il est possible de visualiser cela avec la courbe de saturation de l’eau dans l’air (point de rosée) ou plus finement avec un diagramme de Mollier.

Comment lire cela ? En quelques mots, pour une pression donnée, le taux d’humidité possible dans l’air diminue avec la température. Lorsque la température baisse, l’air chargé d’eau se déplace horizontalement de la droite vers la gauche. Si elle franchit la barrière des 100% (point de rosée), l’eau condense et donc une partie de l’eau quitte l’air ! Évidement, cette eau en général tombe au sol…

Bilan, dans le froid Sibérien de l’hiver, par -20°, l’air ne peut pas transporter beaucoup d’eau, il y a donc quasiment aucune chance qu’il pleuve ou qu’il neige ! S’il ne neige pas à l’automne, pas de neige de tout l’hiver.

20Dans les Alpes iséroises, la neige est bien arrivée. Déjà, ou seulement selon les points de vue, 30 cm au col de Porte d’après la balise nivose du Centre d’Étude de la Neige (CEN). Ce n’est déjà pas si mal. Quelques stations ont d’ailleurs ouvert des pistes de skis sur leur domaine. Mais en cas de réchauffement (tempête d’ouest, vent du sud…), chose relativement classique sous nos latitudes début décembre, il risque de ne plus rester beaucoup de blanc à Noël.

Les deux photographies ont été prises samedi dernier et dévoilent un Belledonne magnifique de pureté.

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Marat 1793

En 1793, le samedi 13 juillet, Jean-Paul Marat est assassiné chez lui par Charlotte Corday. Tout cela se passe dans l’après révolution française. Parfois je ne sais plus et on ne sait plus qui sont les bons et les méchants… Les histoires de ces deux-là sont très intéressantes à lire et Wikipédia se lit comme du petit pain. Au final, on se dit qu’on n’y connaît pas gros choses à notre révolution !

Donc le 13 est un samedi, pour le savoir, vous pouvez lancer la commande «cal 1793» sous votre ordinateur tournant sous GNU/Linux. Vous avez alors un beau calendrier annuel dans votre terminal. Pour les autres OS (Operating System), débrouillez-vous !

La Mort de Marat a été peinte la même année par l’artiste Jacques-Louis David. Ce nom ne vous dit peut-être rien, car vous n’êtes pas accro de la peinture néo-classique. Cependant vous l’avez forcément rencontré une fois dans votre vie dans un livre d’histoire ou au musée du Louvre, par exemple via Le Serment des Horaces, Le Sacre de Napoléon ou le Combat de Mars contre Minerve… D’ailleurs, difficile de ne pas avoir vu le sacre un jour dans sa vie. Ce tableau est impressionnant à tout point de vue !

Comme le tableau de cet assassinat a eu de nombreuse répliques et copies (dont une au Louvre), il était parfaitement logique que l’art éphémère en reprenne le thème un jour, pourquoi pas sous forme de graffitis. Cette version street art magnifique, toute en couleur, réalisée en 2010, est ici mise en boite en février 2012. Elle est encore pétante de qualité. Depuis, le temps à fait son œuvre. Il faut dire que cette petite baraque hébergeant une expérimentation sur la digue du campus de Saint-Martin-d’Hères n’est qu’à quelques mètres de l’Isère. Une zone qui est donc particulièrement humide toute l’année.

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Plus dure sera la chute

Nous en parlions il y a quelque temps et voila que c’est désormais fait : Evo Morales a démissionné de son quatrième mandat, après seulement quelques semaines.

Pourquoi ?

Pas pour se faire plaisir… Cela est une certitude. Un petit rappel des faits.

  • En 2016, Evo perd un référendum constitutionnel devant lui permettre de briguer un quatrième mandat présidentiel. Mais une décision du Tribunal constitutionnel par la suite (28 novembre 2017) lui permet de passer outre ce référendum. C’est la première alerte rouge et le premier franchissement d’une ligne blanche à pleine vitesse !
  • Le 20 octobre 2019, il gagne les élections présidentielles dès le premier tour avec 47,08 %, son adversaire le plus proche, Carlos Mesa, est à 36,51 %. La règle en Bolivie est claire, avec plus de 40 % au premier tour et plus de 10 points d’avance sur le deuxième, il est élu sans second tour.
  • Cependant, après des annonces en fin de scrutin beaucoup plus serré, une dalle de chape se met en place et plus aucun résultat provisoire n’est annoncé. Après 24h, un résultat bien plus favorable est annoncé. Evo perds alors la chance de pouvoir être le premier président élu au suffrage universel au second tour. Sa dernière chance vient de passer, il va désormais s’enfermer…
  • Le 25 octobre, Morales est officiellement déclaré vainqueur par le Tribunal Suprême Électoral. Cependant des grèves et des manifestations ont déjà commencé. Evo Morales qualifie déjà ces appels de tentative de coup d’État. L’OEA (Organisation des États américains) de son côté recommande la tenue d’un second tour, compte tenu des irrégularités observées durant le scrutin.
  • Le 1ᵉʳ novembre, les autorités boliviennes demandent finalement l’ouverture d’un audit réalisé par l’OEA, l’opposition refuse d’y participer dénonçant un accord conclu « sans représentants de la société civile ni partis politiques ».
  • Le 7 novembre vois un palier se franchir dans l’escalade. La maire de la ville de Vinto est enlevée par des manifestants, qui la font signer une lettre de démission, la mutile (cheveux coupés) et brûle la mairie.
  • Le 10 novembre, les carottes sont cuites. Evo Morales annonce alors le renouvellement de l’ensemble des membres du Tribunal Électoral Suprême, puis la tenue d’une nouvelle élection présidentielle, mais sans préciser de date… Le rapport de l’OEA fait état de fraudes importantes. Sous la pression populaire qui tient en otage quelques personnalités, plusieurs ministres et députés démissionnent, dont le président de la Chambre des députés. La COB (Centra Obrera Boliviana, le principal syndicat du pays) demande au président de «démissionner, le cas échéant». Le chef d’état-major de l’armée lâche la présidence en demandant son départ. Le président de l’Assemblée législative plurinationale, la présidente de la Chambre des sénateurs et le premier vice-président démissionnent à leur tour. Evo annonce alors enfin sa démission !

On verra qui va assurer l’intérim. A priori, cela devrait être Jeanine Áñez, seconde vice-présidente de la Chambre des sénateurs, qui est membre de l’opposition. Il faut surtout espérer que la situation désormais se calme, il y a déjà trop de morts et de blessés. Cependant, avec des mandats d’arrêt à l’encontre des membres de la commission électorale, il n’est pas sûr que la tension retombe rapidement.

Quelle est la réaction de quelques médias français.

C’est amusant de voir une certaine unanimité sauf d’un journal qui tombe dans la facilité de l’opposition d’extrême gauche, comme si la chute du mur de Berlin et de l’URSS n’avaient pas existé, il y a tout juste 30 ans.

Lors de notre voyage en 2018, nous n’avons rencontré aucun Bolivien qui soutenait Evo. Tout le monde trouvait qu’il avait fait son temps, qu’il y avait une certaine dérive autoritaire du pouvoir et que la culture de la Coca cachait peut-être un trafic étatique ? Qu’on soit de gauche ou de droite, les éléments convergeaient depuis des mois tous vers le mandat de trop. Il aurait pu enfiler la statue du commandeur, il va chuter du haut de sa tour de verre. Soutenir son mouvement, soutenir ses actions et sa politique, oui je le comprends, notamment quand on compare la Bolivie d’aujourd’hui de celle d’il y a 20 ans. Un bon projet communautaire se doit d’être porté par plus d’une personne. Pourquoi soutenir le bonhomme, c’est pas très communiste dans l’âme à mon sens. C’est tout le projet qui va a sa perte !

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Gozo typique

Une petit vue typique de l’île de Gozo prise il y a deux ans tout juste. Des champs entourant un village, pas très très grand et au centre trône une église monumentale. Gozo est au nord de l’archipel maltais et le paysage est un peu le même entre les deux îles. Il m’a cependant semblé qu’il y a moins de champs dans la grande île de Malte que sur Gozo.

Cette dernière est donc certainement plus typique et moins envahi par l’effet paradis fiscal que sa sœur aînée. Si on a la chance de passer plusieurs jours dans l’archipel, cela vaut vraiment le coup de prendre le bac pour passer quelques nuits au nord.

Les villages sont donc complètement regroupés autour de leur église. Pas de lotissement à perte de vue comme en métropole, c’est une bonne chose. Les champs semble très vert mais c’est la fin de l’automne, presque le début de l’hiver. En plein été, la même photographie doit bien plus faire penser à la Palestine historique…

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Estivale au Ventoux

Un an après, on remet cela mais dans des conditions opposées. L’an passé, il faisait froid, on ne voyait pas le sommet. Cette année, même s’il ne faisait pas 40°, il fait bien beau, le sommet est dégagé. Ça fait du bien de faire l’ascension sans K-Way ! En plus, cela tombe bien, je suis resté sur ma selle et n’en est pas eu besoin, je l’avais oublié à Montbrun-les-Bains

Comme il y a deux et trois ans, j’aurais bien un grand tour, mais mon vélo, mon super vélo accuse les ans et depuis la veille il était en réparation pour fuite d’huile dans le frein avant. Plus de plaquette non plus. Bref, il est resté en magasin se refaire une beauté. Je suis donc parti sur cette ascension par la voie la plus rapide depuis notre lieu de villégiature avec le VTT de mon fiston. Avec ses gros pneus peu gonflés, peu envisageable de faire 80 bornes enchaînant les cols et les descentes sans entraînement spécifique. Ce deux roues à pédales n’a pas gros chose à voir avec mon VTC Lapierre Cheyenne de l’autre millénaire !

Enfin bon, c’était bon d’être en haut il y a tout juste une semaine. En plus, je crois avoir mis 30 min de moins qu’en 2015. Il roule pas si mal ce VTT, où j’étais pas si mal entraîné cet automne.

Du Ventoux, la vue à 360° est toujours fantastique, un peu trop peuplé d’humanoïdes en super forme allant trois fois plus vite que moi et de quelques tire-portraits (trois) sur les derniers kilomètres. Enfin, le paysage lunaire relègue ces soucis sociaux vers des lieux où les ondes acoustiques ne se propagent pas.

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Patapont

Difficile de ne pas flasher sur ce pont dès le premier regard. Sa couleur jaune repose et attire inexorablement l’œil. Il a par ailleurs un petit coté enfantin, ne trouvez-vous pas ?

En effet, il me rappelle les jeux avec les petites voitures de mon enfance. On avait des circuits couple permettant de faire des loopings. Il existe même ce genre de chose avec certains modèles de circuits de voiture électrique, mais nous n’avions pas cela chez nous, il fallait squatter celui d’un copain. À cette époque-là, il n’était pas encore possible de tout avoir !

Donc ce pont, on a envie de courir à fond dedans, à la Usain Bolt, avoir la tête en bas au milieu pur arriver de l’autre côté comme si de rien n’était. Cela doit être tout bonnement génial.

L’œuvre n’est seulement pas accessible à au commun des mortels. Elle est là pour mettre un peu d’art au milieu de cette pelouse arborée. On n’a pas le droit de la toucher. Dommage… D’ailleurs, la photographie a été prise en 2016 au Futuroscope, il est possible que le pont est depuis coupé ses attaches avec le parc et se soit mis à voguer dans d’autres océans depuis.

L’artiste à l’origine du projet est Laurent Gongora. Il est possible de retrouver le plasticien dans un podcast du France-Culture.

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Rotors en tandem

Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre ce monstre des airs. Un hélicoptère à double rotors en tandem. Il existe d’autres modèles de double rotors, mais je ne les ai pas sous la main, ni dans ma collection de photographie !

C’est Franck Piasecki, un Américain aujourd’hui décédé, qui a beaucoup poussé à ce type de conception via son entreprise Piasecki Helicopter. Mais ceci n’est pas un Piasecki !

C’est clairement une machine militaire, que l’on voit régulièrement dans les films d’action américaine. Vous avez évidemment reconnu comme dès la première seconde un Boeing CH-47 Chinook. La première version, le CH-47A, pars en mission dès 1966 lors de la guerre du Vietnam. La dernière version, le CH-47F, est sorti des chaînes de montage en 2006. Les armées de 20 nations en sont équipées mais la France n’en fait pas partie. Cela dit, je ne sais pas trop ce que nous pourrions en faire. Ce gros truc doit consommer un maximum et être une cible idéale dans les conflits.

Alors celui-là ?

Celui-là n’a aucun signe distinctif, aucune cocarde, rien. C’est assez étonnant… Pour connaître sa nationalité, il faut savoir où a été prise la photographie. Nous sommes sur l’île de Texel. A priori, le pays concerné a 31 CH-47 en 2019 (17 avant) avec deux variantes. Il n’est pas étonnant d’en voir de temps en temps au-dessus des magnifiques plages de ce plat pays : les Pays-Bas.

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