S’ozzastru

Il fait toujours beau en Sardaigne, c’est bien connu ! Sauf ce jour là, un jour de printemps 2011 où la météorologie a décidé de faire tomber sa pluie sur l’avant et l’arrière pays. Point d’endroit pour se réfugier.

Alors pourquoi ne pas visiter le lago Liscia à Luras ? Il est très souvent sympathique de dormir au bord d’un lac, même artificiel et surtout d’y petit déjeuner le lendemain matin. Avec une petite brume matinale au soleil levant, le pain est d’autant plus délicieux.

Ce jour là, rien de tout cela. Impossible le soir de voir le lac devant le rideau de pluie… Petit déjeuner sur les sièges auto. On se croirait presque en mode survie. Heureusement, le véhicule est large et volumineux. À quelques kilomètres de là se trouve les fameux oliviers millénaires. Allons donc y faire un tour.

Hop, nous voici devant S’ozzastru, un olivier ayant entre 3000 et 4000 ans. Vous vous rendez compte, ce serait l’arbre le plus vieux d’Italie, avec un cousin légèrement plus jeune à ses cotés (cf photographie de droite).

Des imbéciles ont commencé à le dégrader ! Avoir vécu autant de siècles pour que le flot humain touristique le tue en quelques années. Afin d’éviter cela, il y a désormais un périmètre de sécurité afin de lui laisser son sol et son écorce tranquille. Le vieillard a besoin de temps pour tout.

Le vieillard a connu Jésus Christ, Saint-Pierre et Saint Paul. Le vieillard a connu les Étrusques, la Grèce antique de  Platon et d’Aristote, les grands conquérants Alexandre le Grand et Jules César… La liste est trop longue pour tous les citer. Cet arbre paisible a vu toute notre civilisation occidentale défiler et il est toujours là, impassible. En mauvais état, en fin de vie avec un réchauffement climatique lui demandant des efforts titanesque d’adaptation, il dors. Face à lui, autour de lui, en le regardant sous tous les angles, on se sent bien petit devant cette histoire incroyable dont nous ne sommes qu’une poussière de passage.

Alors jeunes et moins jeunes, si cela ne vous fait rien, si votre cœur n’accélère pas en face du temps passé et présent, n’abîmez pas notre histoire commune par des plaisirs provisoires et puérils. Achetez plutôt des gants de boxe et entraînez vous sur des oliviers plus jeunes en pleines crises d’adolescence !

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Rien que des salades

Il n’est pas rare lors des voyages un peu loin de nos belles contrées alpines de découvrir de la culture en terrasse. Il en reste bien un peu aussi par chez nous mais très souvent sur les versants sud et dédiée à la vigne.

Pourquoi ?

N’étant pas agriculteur ni de formation ni de compétence, je ne vais pas faire une réponse bien professionnelle… Je dirais intuitivement que le coût à l’hectare est assez énorme et que seules les productions à forte valeur ajoutée sont encore possibles par chez nous.

Dans le cadre présent, nous voyons une culture en terrasse dans un terrain en terre sur une pente assez forte. Peu de cailloux pour retenir le sol qui pluie après pluie s’évade par le bas. Pas de murets donc mais juste des pentes raides succédant aux petites bandes de sol plat. Enfin presque plat… On se croirait presque dans un jeu géant d’awalé tellement les petits trous alignés ponctuent le sol de coupelles pour accueillir les petites pierres (ou les olives séchées).

Non, ce n’est pas une culture d’awalé que nous voyons sous nos yeux, mais une ferme de salade, une dans chaque case. Chacune grandit et vit en osmose avec son petit environnement semi sphérique. Rien à voir avec les salades que je vous raconte en ce moment même qui ne mèneront pas bien loin…

Bien que ! Le voyage pour Madagascar n’est en effet pas le plus court qui soit depuis la métropole. Ce champs, cette petite merveille est située au nord d’Ambalavao sur la nationale 7, sur le chemin menant à la capitale intellectuelle Fianarantsoa signifiant : là où on apprend le bien.

Il est clair que ce n’est pas le mal qui gère ce petit bout de notre planète !

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Quelques bords à bords

Après la mise à l’eau des dériveurs, dernier débriefing pour nos jeunes avant de partir pour quelques bords à se tirer la bourre… Ce jour là, la fédération française de la voile (FFV) avait elle aussi un stage national sur ce même super lac mais sur d’autres bateaux. Il faut dire que le cadre au pied du Piquet de Nantes avec l’Obiou et Chamechaude en arrière plan lointain, c’est exceptionnel ! Cependant, il n’y a pas que cela. Pour les planches à voile et le grand vent, il est préférable d’aller légèrement plus à l’Ouest sur le lac artificiel du Monteynard.

Mais les régates ne se cours et ne se gagnent par toujours par grand vent. Par petit vent ou par vent changeant, il faut être bien plus subtil dans la conduite de son bateau : éviter les mouvement brusque à bord, regarder d’où viennent les risées, les anticiper, étudier le plan d’eau et l’orientation du vent sur celui-ci en fonction des zones et des montagnes alentours… Bref, le plan d’eau peut être très technique et pédagogique dans de nombreuses conditions.

En ayant donné quatre points cardinaux, le lieu devrait être facile à trouver !

Alors alors ?

Mais ou fait-on de la voile à coté de Grenoble, sur le lac de Laffrey bien évidement (entre autre).

Vers midi, après avoir remonté au près une bonne partie du lac, grande descente au grand largue et parfois vent arrière pour nos débutants en herbe. Ils arriveront pour manger avec un petit quart d’heure de retard mais par une aussi belle journée, le temps n’est heureusement pas compté.

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Fondation

Après avoir creusé, creusé durant des mois, des années avec sa pelle et son sceau, voila le moment de commencer à reboucher son joli trou ! Attention, ferrailles s’abstenir,  il y en a partout… À l’horizontale au niveau des futures dalles des caves et des parkings vélos, oups voitures,  à la verticale pour les futurs murs porteurs.

Manifestement la future construction aura une emprise au sol bien plus grande que l’ancienne. Afin de se prémunir de tout mouvement de terrain, construire cet immeuble en un seul bloc n’est pas raisonnable, il risquerait de se couper en deux ou en trois un peu n’importe où. Il faut donc le réaliser en plusieurs morceaux et mettre entre ceux-ci des joints de dilatation. C’est ce que l’on aperçoit sur les bords de la dalle, un film plastique noir a été positionné. Son rôle est d’assurer une étanchéité totale entre les futures dalles et murs, ainsi on assure qu’il n’y a aucun pont acier ou béton entre les deux. En général, une feuille de polystyrène de quelques centimètres d’épaisseur vient aussi se glisser dans la jointure (elle sera mise lors de la coulée des murs porteurs).

Au passage, il est inenvisageable de construire aussi lourd sans faire appel a une grue, et dans le cas présent deux grues. La masse du béton et des aciers entraînerait des délais bien trop long pour un si petit chantier. Ce n’est tout de même pas Versailles ! Sur ces grues, comme sur les modèles réduit, il faut de la masse à la base si on ne veut pas qu’elle verse au premier chargement ou coup de vent. La technique de base aujourd’hui est d’empiler au pied des grues des blocs de béton tel que le ferait tout enfant en y accrochant un beau paquet de briques LEGO !

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La piscine suspendue

Dis papa, elles naissent comment les piscines ?

Et si c’était des cigognes géantes qui venaient les livrer dans leurs becs comme pour les petits enfants en Alsace… C’est quasiment ce que nous avons presque vécu il y a 15 jours. Un camion surnaturel sur le trottoir, un mur vertical qui surgit, mais qu’elle est cet oiseau perdu !

Et puis, la grue se déroule, étends son crochet de capitaine, soulève la petite cuve et laisse orpheline la plus grande. Enfin, la grue décide de pavoiser quelques instants dans le quartier et emprunte la première ruelle montant sur la Chartreuse histoire d’aller raconter des histoires justement.

Un histoire digne des flamants roses du delta du Rhône, origine de ces boites à savon sans âme, en route pour une grande migration avec cette pause au pied des Alpes avant de remonter voir leur collègues Alsaciens aux grands becs ! Car c’est effectivement la haut, dans le Grand Est, que le grand bac sera posé en terre…

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Panneau sauvage

Petit abus de langage dans le titre, il s’agit non pas d’un panneau sauvagement posé n’importe où mais d’un panneau signalant des espèces sauvages.

Au vu de la charte graphique du panneau, on se dit que celui-ci est unique ou presque. On ne sent pas dans le dessin une charte graphique nationale des panneaux de signalisation. Cependant, à la pratique, nul besoin d’un travail de législateur pour cela. Le panneau en lui même est très explicite. Nous rentrons dans une réserve et la priorité est aux espèces sauvages. À nous de faire attention en roulant.

La réserve est ici bien connu, il s’agit de la réserve de Villavicencio en Argentine qu’une piste reliant Mendoza à Uspallata traverse de part en part. Cependant, contrairement au signalement du panneau, ce ne sont pas des pumas et des jaguars, des félins pas toujours câlins que nous avons rencontré mais toujours des troupeaux de guanaco, tous plus jolis les uns que les autres.

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Avenue Aubert

Voici une avenue bien moderne pour un maire bien ancien. Nous sommes à Vincennes aux portes de Paris. Le maire en question est Jean Joseph Aubert (1793-1870 selon la plaque murale). Né en 1848 selon le wikipedia du jour, il aurait eu alors plus de 130 ans à sa mort… Bref, petite erreur sur l’encyclopédie qui aura, on l’espère, disparue lors de votre lecture. Surtout toujours bien garder un œil critique sur toute information passant dans nos mains…

Au final, cet homme responsable d’une institution scolaire privée sera maire durant 22 ans. Le voila donc immortalisé pour quelques années dans l’indifférence certainement générale des écoliers du quartier ! Depuis, la loi de 1905 est passée par là et le statut des instituteurs a bien régressé dans la société civile. Ce ne sont plus les honorables du coin à qui on demande son avis en plus de celui du curé. Ce sont aujourd’hui les basses catégories de l’éducation nationale…

Sur cette avenue secondaire qui longe le RER A au niveau de la station Vincennes, il est amusant de voir un pictogramme ultra moderne et aussi un brin ringard regardant à gauche si personne ne le surveille afin de mieux se manger la plaque à sa droite tel un Pac-Man dans un labyrinthe des années 80.

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Le pont à fenêtre

Nous voila de nouveau sur notre super passerelle historique. Quelques mois ont passé, 3 mois pour être précis. L’hiver est parti, vive le printemps et les orages. Un peu plus de 10 heures séparent les deux photographies. L’une est prise en début de matinée, l’autre en début de soirée. On voit qu’il mouille le soir sur la chaîne de Belledonne, chose assez classique par ici bien que souvent, on ne s’en rende même plus compte.

Que faire du pont emballé ?

Une fois la procédure de désamiantage terminée, que faire de l’emballage en plastique blanc ? Ils auraient être pu l’enlever mais les ouvriers auraient alors fini le chantier sous la pluie régulièrement. Ils auraient pu ne rien faire mais alors que faire les jours de très forte température comme aujourd’hui ?

Au final, les ouvertures de fenêtre dans l’emballage permettent de se protéger et de la pluie et du soleil ainsi que d’aérer l’ensemble du volume intérieur. Il y a en effet toujours un courant d’eau frais à quelques mètres au dessus de l’Isère. Et puis cela donne un effet maison, une touche habitée assez sympathique à cette passerelle inoccupée et actuellement interdite de public.

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Le dernier grand col

Voila une petite photographie de l’arrivée du Col du Coq dimanche 10 juin vers 11h30 du matin. Pour une fois, je n’ai pas mis mon vélo dans le cadre. Il faut dire que c’était blindé de monde et que j’y ai retrouvé par hasard deux collègues de bureau ! Il faut dire aussi qu’à force d’y passer toutes les semaines, on s’y habitue… Le col est presque une seconde maison !

Plusieurs chemins sont possibles pour monter la haut depuis Meylan. Les voici dans l’ordre dans lequel je les ai fait, du plus simple au plus dur, parfois en les refaisant à l’identique d’une semaine sur l’autre.

  1. MeylanSaint-Nazaire-les-EymesCol du Coq : c’est la route la plus directe. Environ 1h pour atteindre le tunnel puis encore 1h pour aller au col. Environ 1100 m de dénivelé en tout.
  2. MeylanCol de VenceLe Sappey-en-ChartreuseCol de PorteSaint-Hugues-de-Chartreuse  – Col du Coq : la montée initiale par Rochasson est superbe, le passage entre Vence et Le Sappey a parfois trop de voiture. Le passage par Saint-Hugues est magnifique et la petite descente depuis Porte de 400 m de dénivelé ne doit pas décourager l’ascension suivante par le versant Nord du col du Coq, très difficile les premières fois avec des murs très raides, une descente au milieu… Environ 1550 m de dénivelé en tout.
  3. MeylanGrenoble – Col de ClémencièresSarcenasCol de PalaquitCol de PorteSaint-Hugues-de-Chartreuse  – Col du Coq : on commence par descendre en ville jusqu’à la Porte de France, puis viens le premier col, assez facile, vers 620 m d’altitude, une petite descente jusqu’au carrefour routier vers Quaix-en-Chartreuse (550 m) avant de faire la montée assez sauvage et avec peu de voiture sur Sarcenas. On rejoint alors l’itinéaire précédent au dessus du Sappey au col de Palaquit que nous n’avions pas indiqué car c’est juste un virage sur la route standard entre Le Sappey et le col de Porte… La suite est connue ! Environ 1770 m de dénivelé en tout.
  4. MeylanCol de Vence – Col de ClémencièresSarcenasCol de PalaquitCol de PorteSaint-Hugues-de-Chartreuse  – Col du Coq : on monte directement au col de Vence puis on redescends sur Clémencières et Quaix afin de rejoindre l’itinéaire précédent. L’intérêt est que cette première montée via Rochasson est déjà en soit un vrai col (altitude 782 m) avec quelques belles pentes suivis d’une descente un peu plus sérieuse. Bilan, il faut savoir mieux enchaîner dans sa tête et dans ses jambes les montées descentes… Environ 1780 m de dénivelé en tout.

Avec ces petits parcours, de 2h30 à 4h30 environ selon la distance et la forme du jour, on finit après quelques séances et quelques semaines par avoir des jambes en béton !

Mais tout peut avoir une fin… Surtout ne pas chuter ! C’est justement ce que j’ai fait dimanche en descente dans la troisième épingle à cheveux. À trop vouloir anticiper voitures et motos, j’ai trop pris la corde de 3 cm et descendu les 10 cm d’épaisseur du goudron à cet endroit avant de faire un beau roulé boulé. Le casque a amorti le choc au crane (rien eu), la poche d’eau a encaissé pour le dos mais la clavicule gauche s’est brisé nette… Sinon, pas de sang, pas d’hématome et que quelques égratignures de rien. Tout s’est concentré en un seul point !

C’était donc mon dernier grand circuit et grand col avant la saison d’automne.

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Les anciennes grues de Buenos-Aires

L’ancien port de marchandise a perdu sa vocation première. Plus de vraquier, plus de cargo dans l’arrière port. Quelques voiliers et bateaux privés se partagent l’énorme bassin intérieur délaissé par le trafic maritime d’aujourd’hui, dont les navires de plus en plus gros ont pris d’assaut d’autres quais, plus loin du cœur de la ville.

Que faire des anciennes grues ?

C’est un peu la question que se posent tous les ports de commerce. Les grues, quelles qu’elles, finissent toujours par vieillir, par rouiller, par être périmer ou tout à la fois !

C’est aussi ce que se sont posés les élus de la capitale Buenos Aires. Que faire des anciens quais du port ? Comment leur garder une vocation maritime en n’ayant plus d’activité de docker ? Comment redynamiser le quartier sans en perdre toute son âme ?

Ce n’est pas suite à une visite de deux heures que nous allons pouvoir trancher sur ce vieux débat récurrent. Que garder de l’époque précédente, faut-il se transformer en musée vivant, comment intégrer les époques ? Le choix ici a été de miser en partie sur le luxe, faire un quartier un peu classe où les habitants auraient envie de déambuler les WE sur les quais, avec des bars, des résidences avec vues sur le bassin, avec des bateaux privés à quais, prêt à partir à tout moment pour une après midi dans la brise côtière…

Si cela ne vous rappelle rien, moi cela me fait penser à Barcelone !

Le choix a aussi été fait de garder toutes les anciennes grues, de les viser au sol afin qu’elles ne bougent plus, de les transformer en pièces de sculptures monumentales, telle une œuvre gigantesque qui s’étendrait sur tout le bassin.

Il y avait les colonnes de Buren dans la cour du Palais-Royal à Paris, il y a désormais les grues de vraquier dans le port de Buenos Aires.

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Pas de la branche

Un peu comme la barrière du Vercors orienté Nord-Sud, la barrière de la Chartreuse, moins imposante, offre cependant un nombre limité de passage. Certains sont carrément fermés et interdits comme le Pas Guiguet à Meylan permettant de monter au Saint-Eynard qui a été déséquipé, d’autres l’ont été mais sont a priori juste très fortement déconseillé. C’est normalement le cas du Pas de la branche à Saint-Ismier / Biviers-le-Haut permettant de monter à l’Émeindras.

Pourquoi deux communes pour le départ ?

C’est tout simplement qu’il y aurait au moins 5 départ possibles… Lequel est le bon, le plus facile ? Aucun. Tous les chemins mènent au pas ou dans une impasse. À ce niveau là, un GPS est pratique pour éviter les aller-retour et finalement passer 2h à trouver la bonne voie (car rien n’est indiqué).

Lorsqu’on tombe sur le vieux banc, la piste est plus que bonne. Un peu plus haut, on arrive sur la dalle panoramique, on brûle alors carrément. Le départ officiel n’est plus qu’à quelques mètres et est enfin indiqué par un bon panneau DANGER signifiant en pratique : vous êtes sur le bon chemin !

Les choses sérieuses se mettent en place petit à petit.

  • En premier, les arbres morts encombrent le chemin. Il faut donc soit passer dessus, soit passer dessous. C’est un bon exercice pour les genoux et la souplesse des corps.
  • Ensuite, on effectue quelques traversées de pentes raides en terre. Les premières sont simples même si humides puis de plus en plus difficile. La dernière traversée ne donnant pas très envie, nous nous sommes alors encordés, mis le baudrier et le casque. Ainsi, c’était fait !
  • Bonne opération car après un passage facile sous un gros bloc faisant suite à la fameuse traversée terreuse, on monte tout droit en semi escalade avec une corde élastique posée à poste fixe. Même si elle est pratique, ne pas lui faire trop confiance.
  • On enchaîne alors une montée raide avec des câbles vieux ou neufs selon les endroits, quasi continu, dans lesquels il suffit de mettre son mousqueton. Bien que cela soit raide et glissant par endroit, une seule longe suffit par personne, surtout si vous êtes encordé. Vu l’état des câbles, il est de toute manière préférable d’être encordé et de laisser un peu de distance entre les personnes. Ainsi vous n’êtes pas reliés sur la même portion de câble et la plupart du temps, il y a un arbre en dessous au cas où !
  • Après un bref ressaut marquant la quasi fin des câbles, une remontée en forêt permet d’atteindre le pas final n’offrant plus de grosse difficulté. Le casque permet juste d’éviter l’attaque du cuir chevelu par les arbres et les branches mortes de passage.

Au final, le pas de la branche passe pas si mal que cela avec les équipements : casque, corde, baudrier, longe. On est rassuré et le sol piégeux est alors sous contrôle total. Le plus compliqué est de trouver le début du chemin sur le bas car en haut, on débouche sur le chemin de crête et le pas est impossible à rater. Cependant, il est bien indiquer de prendre le chemin à la montée et non à la descente. Au vu des pluies de ces dernières semaines, il est en effet préférable d’éviter la descente directe sans avoir fait au préalable une reconnaissance à la montée !

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La météo du jour

Cette photographie prise un dimanche 20 mai est encore d’actualité. Guère de chose ont changé en 15 jours. Certes, il finit par y avoir un peu moins de neige sur les massifs montagneux semaine après semaine mais sinon les chiens aboient, la caravane passe…

Mêmes pics chauds froids, mêmes orages dans l’après midi, mêmes nuages menaçants, mêmes cumulonimbus rugissants !

En cela, cette année est extraordinaire. Hyper humide depuis décembre mais rares sont les jours où la cape de pluie sers réellement sur un vélo… On dirait presque que les gouttes tombent entre les personnes et visent uniquement les potagers. C’est incroyable.

Parfois, cela me rappelle la météorologie de la péninsule du Kenaï en Alaska : hyper humide mais tellement belle quand il ne pleut pas ! Nous avions eu 5 jours de pluies non stop la bas en août 1998, difficile à supporter mentalement sur la fin à force de tourner en rond dans son K-way trempé. Heureusement, notre climat à 100% de taux d’humidité est encore assez de ce triste record.

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Trou liminaire

Avant de construire un immeuble et de faire et couler le moindre gramme de béton, on creuse un trou. Cela fait du bien de creuser alors on creuse…

Mais pourquoi creuse t-on ?

  • Afin d’enterrer les caves. Ainsi celles-ci demeurent fraîches toute l’année. C’est pas con comme dirait certain !
  • Afin d’enterrer les garages. Ainsi les voitures sont stockées sous terre ce qui est bon pour la respiration des conducteurs et des passagers lors des manœuvres dans ces lieux souvent étroit… Pourquoi ne gare t-on pas les voitures au rez-de-chaussé plus facile à aérer et assez facile d’accès au vol dans le cas d’appartement ?

Pourquoi creuser d’un étage et transporter la terre au loin alors qu’il serait possible de creuser uniquement sur un demi niveau puis de surélever ensuite le sol autour de l’immeuble ? Certes, il faut stocker la terre le temps de la construction (gros tas dans un coin). Certes ce n’est pas possible dans toutes les situations. Il me semble que la loi interdit de modifier la hauteur du sol… Mais quel est le bilan carbone de tous ces camions que nous croisons sur les routes et transportant des tonnes de terre d’un coin à un autre de notre si beau territoire ?

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Le chalet des neiges

Nous pourrions presque nous croire en Alaska ou dans le grand nord canadien. Un petit chalet tout seul perdu dans la montage avec pour seule vue les arbres alentours, une rivière (un torrent) coulant à quelques dizaines de mères.

Pourtant nous ne sommes pas au Québec ou le parlé Français est aussi de mise mais bien en Isère, en chartreuse plus précisément. C’est un massif bien vert et bien alimenté par les précipitations mais il semble que cela soit assez général en cette année 2018.

En pratique, nous ne sommes qu’à 20 min de Grenoble et 5 du centre ville du Sappey-en-Chartreuse. Si loin si proche comme le disait Wim Wenders dans sa suite des Ailes du désir ! Presque un petit coin de paradis paumé si la piste de skis de fond du col de l’Emeindra ne passait pas à proximité et déversait son flot de costumes bariolés tous les WE.

Mais la saison des neiges est désormais partie au dessus de 2000 m. Il reste bien quelques névés ici ou là, quelques plaques de neige toutes petites à l’abri du soleil voilé mais plus grand chose d’aussi robuste que cette neige en bois massif gravé dans la face Nord de la bâtisse !

Tout respire le vieux, tout respire le trappeur mais année après année, elle est là sans bouger, identique à elle même alors que nos cheveux blanchissent aux vents qui nous bercent.

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Vaujagny en œuf

Vous m’en prendrez bien une douzaine mon brave homme ? Certes, certes, mais je ne suis pas sur de bien pouvoir les manger tous avant qu’ils ne tournent…

Ce sont pas loin de 72 œufs qui sont stockés sur le parking de Vaujagny, les œufs de l’ancienne remonté mécanique de Montfrais datant de 1987. Ils sont en vente ou plutôt ils étaient car la totalité du stock est partie en moins de 24h il y a pas moins de 2 mois. Par chance, nous avons pu assister à la mise en boite d’un œuf !

L’emballage est un beau camion de location dont je tairais le nom (c’est un Ducato). Le grand manitou choisit son petit et le manipule avec attention. Il ne s’agirait pas de briser la coquille avant l’éclosion du bébé. Un fois sur le hayon, un petit coup d’ascenseur et nous voila au niveau du plateau. Incroyable de facilité que de soulever ce gros œuf des temps modernes.

On pousse alors le bel œuf dans le fourgon comme on peut, en tournant de ci de là, on ferme les portes, emballé c’est plié ! Chapeau l’équipe technique de Vaujagny. C’est du super bon boulot, rapide, efficace et avec le sourire malgré un taux d’humidité très élevé.

En avant donc la pluie pour la descente de la montée de Vaujagny, bien raide en lacet serré… Faut juste avant sangler la bête afin qu’elle ne se promène pas à chaque virage et ne se retrouve à l’arrivée cul dessus tête.

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Le réducteur de vitesse

En mer pour une aventure méconnue mais extraordinaire. C’est la première (ou une des premières) bande dessinée de Christophe Blain publiée 1999 suite à son passage dans la marine française.

Les bateaux de la marine sont parfois des bateaux impossibles. Sur cette idée, on monte donc à bord d’un cuirassé complètement impossible à vivre ou tout tourne autour de la salle des machines et notamment du fameux réducteur de vitesse (sauf les moteurs lents qui sont en prises directe – aux alentours de 120tr/min, il y a toujours un réducteur entre le moteur diesel et l’hélice).

Dès les premières pages, on reconnaît déjà le style Blain que l’on verra ensuite un peu partout dans son œuvre, en particulier dans Isaac le Pirate. Les personnages sont caractéristiques, ne choquent pas bien qu’ils puissent avoir un tête carré ou un nez super long. Au fur et à mesure de l’histoire, les planches peuvent changer de couleur, être à dominante noir et jaune ou rouge et noir ou vert et noir ou … ou normale ! Les changements collent vraiment aux émotions que l’auteur souhaitent faire passer.

Au fil des pages, nous allons enfin entrer dans l’antre de la machine, le fameux réducteur, cette superbe machinerie d’une dimension, d’une complexité et d’une puissance tout simplement incroyable. Évidement, un grain de sable va se mettre dans cette belle mécanique et la BD explose alors dans pas mal de direction mais je ne vais rien dévoiler ici !

Le seul hic avec ce réducteur de vitesse est de le trouver. Il n’est plus édité, peu accessible d’occasion et rarement en bibliothèque. Donc si un jour vous tombez dessus, n’hésitez pas à prendre 1h de votre précieux temps pour le lire tranquillement.

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Nid électrique

Dans des familles, le courant passe, dans d’autres non. Il n’est pas toujours facile de savoir et de comprendre pourquoi. Dans celle que nous avons sous les yeux ou plutôt sur les yeux, le courant semble passer plutôt bien !

Et l’explication tant cherchée est là, elle aussi…

La bonne idée est tout simplement de construire sa maison, son nid, sur les fils électriques ! Avec ça, aucune chance d’avoir des étincelles dans le foyer dans des départs enflammés de conversations. Enfin, si vous essayez chez vous, il y a de grande chance que cela ne fonctionne pas et qu’il y ait assez rapidement dans votre couple un court circuit mortel.

Alors alors…

Qu’est ce qui ne colle pas dans cette image ? Il y a un truc qui n’est pas comme chez nous. Rien de mieux qu’une petite recherche pour trouver et comprendre, mais pas sur Google et compagnie mais sur Kergroixnoble ! La vache, ce site devient carrément encyclopédique.

Case rechercher : un fil, pressez entrée !

Réponse numéro 1 en ce printemps 2018 : Courant alternatif sur un fil. Je ne vous refait pas tout le topo sur la solution Australienne et blabla et blabla… J’ai l’impression de l’avoir écrit hier (en pratique il y a presque 4 ans). Donc pas de court jus car dans le cas photographié nous sommes juste sur la phase, il n’y a pas de fil de neutre ou de terre au niveau du poteau. Le courant reviens par le sol… Belle économie de cuivre ou d’aluminium.

Ainsi les petits dans le nid sont toujours en phase, pas de conflit familial. Le seul soucis est d’habiter dans le lieu dit « Vive les vacances » en plein cœur du désert séparant Mendoza de San Juan en Argentine. Le coin est vraiment chouette, pas vraiment humide, mais je ne suis pas sur de vouloir y laisser mes vieux os, ou seulement lorsqu’il n’y aura plus rien à mettre dessus !

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Bébés cygnes

Il n’y a pas de Cygnes à Grenoble pour la bonne et simple raison qu’il n’y a pas de lac, ou juste des petits lacs / étang type la boucle de la Taillat…

Il faut donc plutôt aller sur les grands lacs comme celui du Bourget, d’Annecy ou Le Léman. Pour ce jour, c’était Annecy avec une autre belle boucle au programme, le tour du lac, mais cela est une autre histoire.

Et paf, que voit-on sur les bords du rivage Est, entre Angon et Talloires, en bordure de piste cyclable (récente mais un peu étroite à cet endroit), un couple de Cygnes. En fait, pas seulement un couple, toute une petite famille avec sa maison, un jolie gros nids construit au milieu des bambous. Ainsi, les attaques du ciel par les rapaces est plus complexe !

L’un des deux parents reste à la maison et fait gaffe qu’aucun des trois petits cochons, oups, cygnes, ne tombent à l’eau. L’autre parent est à 1m50, en bordure de piste et donne des coup de bec et mords tout touriste s’approchant de trop près. Heureusement, la morsure de cygne ne fait pas vraiment mal… Il suffit juste de respecter son message afin de ne pas stresser cette sympathique famille tout de blanc vêtu.

Je ne sais pas si c’est que nous avons pédalé trop vite ou si c’est que la route ou la piste ne passe pas toujours à proximité du lac mais il y aurait de nombreux couples de cygnes dans cette partie du lac. Il faut dire que s’ils ont élus domicile dans l’étendue inaccessible de roseaux au Sud du lac, ils sont tranquilles, ce n’est pas les cyclistes qui vont aller les déranger…

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100% escargot / 20

Moins de 20 jours (un peu plus de deux semaines) après avoir tenté  le col du Coq, me revoilà en ce jour férié sur les mêmes routes de montagne.

La montée commence par quelques cérémonies militaires ici ou là sur le bord de l’ancienne nationale Grenoble – Chambéry… Nos anciens sont garés n’importe comment sur la piste cyclable à Montbonnot mais on ne va pas leur en vouloir. Il n’est plus facile de marcher pour certains… De mon coté, trop de vélo ne tue pas le vélo mais les cuisses ! Je n’ai plus la pêche que m’avait donné le télémark à 3200m en haut de l’Aiguille Rouge… Bref, ça monte mais plus lentement.

Par chance, le col est fermé après le col.

La route est donc dégagé en versant sud jusqu’à celui-ci. Pas de kilomètre de neige à faire avec mon vélo sur l’épaule. Confirmation, plus un centimètre de neige ni sur la route ni sur les bas cotés. Tout a disparu. Il reste juste quelques névés au niveau du col mais vraiment pas grand chose. C’est assez incroyable vu la quantité qu’il y avait. On ne voyait pas les tables de pique-nique la dernière fois ! Malgré un final entre 8 et 9%, celui-ci passe pas si mal sur le petit plateau, il suffit juste de prendre son temps.

Étant partit tôt mais pas trop tôt, peu de voiture m’ont doublé (trois cependant dans le fameux tunnel tout de même) et aucun cycliste. Comme quoi ma lenteur était toute relative. En effet, lors de la descente faite avec un coupe vent (il ne faisait pas si chaud que cela la haut), j’ai croisé un paquet de personne pédalant assis sur leur selle, en danseuse voir parfois à la limite de la rupture (avec l’âge, cela devient de plus en plus dur de monter la haut).

Voila, un beau col versant sud 100% monté sur un vélo, 100% à petite vitesse et 100% sans neige…

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Hauts plateaux

Ce sont les histoires de deux films tournés sur les plus hauts plateaux. Hauteur de la qualité du cinéma, hauteur en altitude…

Centaure

C’est l’histoire de Centaure, un personnage fictif vivant dans un petit village au Kirghizistan. Il est ouvrier maçon et la vie va … jusqu’au jour où !

Marié à une femme sourde, on lui prête parfois une liaison qu’il n’a pas avec un femme qui tient un étal au bord de la route et chez qui il boit tous les jours du Maksym ayant de partir travailler.

Ils ont un petit garçon qui a décidé de ne pas parler. Centaure lui raconte pleins d’histoires sur les légendes du pays, légendes ou le cheval Kirghize à une place prédominante. Déjà un peu en marge de sa société, Centaure bascule ainsi sur une idée fixe, protéger l’ancien mode de vie, retrouver son identité culturelle, libérer de nouveau les chevaux dans les grands espaces ouverts.

La mécanique est enclenchée pour que cet homme intègre, certainement trop intègre, se fasse broyer par le système. On assiste ainsi, le temps d’un film et par petite touche, à la mutation d’un petit village d’un ancien mode de fonctionnement très collectif à notre mode actuel plus individuel et plus consommateur.

Tharlo

Ce film chinois se passe au Tibet. Il n’est tendre ni avec les chinois ni avec les tibétains. Je dirais qu’il essaye de tirer un portrait assez représentatif de la dureté de vivre sur ces hauts plateaux loin de tout. D’ailleurs, c’est presque un film en noir et blanc avec une immense maîtrise des lumières et des ombres.

Tharlo est donc un berger âgé ayant la quarantaine qui vit seul dans son ermitage. Il garde des moutons, les siens qui sont ses économies, son seul capital et ceux d’autres personnes.

Au village plus bas, le chef de la police, qui ne fout rien de rien…, est impressionné par cet home qui peut réciter par cœur intégralement Le petit livre rouge de Mao. Mais la loi change, il faut désormais toujours avoir sur soi une carte d’identité avec sa photo.

Hop, le piège infernal s’est refermé. Tharlo pars donc sur sa moto à la ville la plus proche, une ville assez horrible sale bruyante et délabrée, où il rencontre une jeune fille, une tibétaine, qui lui parle et lui montre les joies de sa vie de citadine.

Tharlo arrivera t-il à conjuguer le choc des deux mondes ? Comment vivre en ville et à son ermitage ?

En conclusion, ces deux films qui parlent un peu de la même chose mais de manière totalement différente sont absolument à voir. Les couleurs, les paysages, l’ambiance… n’ont que peu de rapport. Et pourtant, au final, les identités de nos deux héros se rejoignent en de nombreux points. Ce choc des civilisations, nous en sommes un peu responsable, chacun au fond de nous même.

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Daphne Garuana Galizia

Daphne Garuana Galizia était une journaliste Maltaise assassinée mi octobre 2017 lors de l’explosion de sa voiture qui avait été piégée.

Au abord du musée militaire, sur le coté de la cocathédrale Saint-Jean à La Valette, sur la triq de la république, la rue principale du cœur de la ville, un in memoriam collectif trônait 10 jours après. 6 mois ont passé depuis ce triste événement et la population continue de fortement soutenir Daphne.

Il faut dire que les maltais ne prennent pas bien cet assassinat politique, ni la commission Européenne. Pas mal de politiques (ministre du Tourisme, chef de cabinet du Premier ministre…) ont l’air d’être pris dans des trafics : passeports… et Daphne les dénonçais régulièrement suite à des enquêtes approfondis que nos journaux relaient régulièrement. C’est un peu tout le système «paradisiaque» qui était mis en cause par ses analyses.

Espérons que malgré les freins multiples qui sont / semblent / vont être déployés sur le chemin de la justice, au bout du tunnel, justice et vérité soient faites. Que Malte rentre dans le droit chemin, le chemin du respect mutuel, un chemin ouvert aux contre pouvoirs…

PS : qu’est ce qu’une cocathédrale ? Une cocathédrale est une église dont le Vatican reconnaît le rang de cathédrale alors qu’elle n’est pas, ou plus, le siège d’un diocèse (évêque).

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Dans l’œil

Parfois une photographie complètement ratée donne un résultat sympathique, un effet visuel. C’est à mon sens le cas de celle-ci, même si elle ne ressemble à rien. L’objectif de Karel était de prendre avec mon téléphone de base, un premier prix dans une grande surface il y a un an, une photographie en utilisant une lunette binoculaire longue vue. Vous voyez, ces jumelles en acier qu’on trouve régulièrement sur les points de vue touristique (et malheureusement souvent payantes et hors de prix).

Notre site d’étude était le sommet de l’Aiguille Rouge à 3227 m d’altitude et heureusement, la lunette y est gratuite (merci le prix des forfaits de skis). Nous avons pu ainsi faire plusieurs essais avec des réglages pifométriques sachant que la lumière ambiante (de la neige blanche tout autour et une mer de nuage située 300 m en dessous) éblouissante cachait toute vision de l’écran dudit téléphone (tout le monde n’a pas un modèle avec fort contraste). Parfois cela ne donne rien, parfois un paysage s’affiche… C’est un subtil jeu sur la position respective entre l’oculaire et l’œil du téléphone. Surtout ne pas trop les coller, ni trop les éloigner !

Ainsi, point la peine de faire une découpe, laser ou imaginaire, ronde autour de l’image pour faire croire à une longue vue, c’est naturel, aucun traficotage ! La bosse distante se retrouve proche, à portée de main. Elle devient pyramide. Laquelle est-ce sur une carte ? Bonne question. N’ayant examinée les images que plusieurs jours plus tard, impossible de savoir dans quel azimut l’objectif avait été positionné par Karel. Ainsi, il est préférable de ne pas faire de pronostic qui n’aurait que très peu de chance de viser juste !

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Un coq bien blanc

Je me suis dis que c’était une bonne météo pour faire le col du Coq, 1434 m d’altitude, par la face sud et en vélo. En effet, avec les grosses chaleurs de cette dernière semaine, la pente de la dent de Crolles a beaucoup verdi et n’est presque plus blanche sauf sur le haut. Et puis, il y a deux jours, j’avais fait le col de Porte, un peu moins haut de à 1326 m mais que je pensais tout aussi difficile. Il faut dire que je connais la terrible montée au col du Coq par la face nord, en venant de Saint-Hugues-de-Chartreuse (un passage à 16%) et la descente coté Saint-Nazaire-les-Eymes ne m’a jamais plus impressionné que cela, sauf la ligne droite du bas !

Bref, c’était un belle journée que d’attaquer ce col là ce vendredi ci.

Et puis hop, dès le bas, on annonce que le col est fermé, chose assez facile à comprendre mais bing, à la première épingle après le village de Le Baure, des plots en béton barre la route. Heureusement, cela n’arrête pas un vélo.

Quelques centaines de mètres plus loin, la neige est déjà là sur la route. Heureusement, on passe encore sur le coté. Ce n’est déjà plus vrai pour la longueur suivante sur laquelle la neige prends toute la largeur de la route sur plusieurs dizaines de mètres obligeant alors à poser le pied à terre à chaque plaque.

Puis vers 1300m, peu après la seconde épingle, plus de goudron du tout… Impossible de rouler la dessus, je dois marcher et pousser mon vélo. J’ai l’air malin avec mon vélo qui tient tout seul. L’humidité commence d’ailleurs a gagné le fond de la chaussure !

On enchaîne alors les derniers lacets bien moins vite sous la selle que sur la selle… Au passage, je rencontre un garde du parc naturel qui a eu peur que je fasse la descente coté Nord, pas fou la guêpe ! Lui reviens des câbles sur la dent de Crolles ou il a dénombré 43 chamois ! Le nez dans le guidon, je n’en ai vu aucun…

Le col débouche enfin. Ouf. Monter un vélo ici n’a aucun intérêt, j’ai une soif d’enfer… J’ai vaincu la face sud du col, parfois sur le vélo, parfois sous le vélo. À mon sens, même si les derniers lacets sont raides, c’est sûrement bien moins fatiguant que de marcher dans cette soupe blanche avec deux roues pour seul compagnon.

Heureusement, la vue est superbe et comme tout le monde tourne à droite pour aller sur Pravouta, je suis tranquille. Idéal pour prendre quelques mauvais clichés avec mon téléphone à trois francs six sous, la dent de Crolles à droite et le Charmant Som à gauche. Entre les deux, un long tapis blanc (près de 1,5 km à marcher dessus) et deux pylônes électriques d’un autre âge, d’une époque où la station de skis du col fonctionnait encore…

La descente était bien plus facile comme souvent, bien plus rapide aussi. Heureusement car les doigts de pieds marinaient dans un jus de chaussette sympathique. Quelques randonneurs, bien plus nombreux désormais devaient se demander quel était ce fou qui descendait à pied son vélo… J’ai fait le grand méchant loup et toutes les brebis se sont égarés !

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Tour Perret

Deux points de vu sur le même objet, la tour Perret, mais il est possible de trouver sur le net de très nombreuses photographies de cette tour. Monument historique depuis 1998, connu de tout Grenoblois qui se respecte, connu mondialement normalement de tout architecte urbain qui se respecte aussi, elle est je pense inconnue du grand public !

Et pourtant, son parcours ressemble à celui de la tour Eiffel, en plus modeste…

En effet, sa vie démarre lors de sa construction en 1924 par l’architecte et entrepreneur Auguste Perret dans le but de créer un point de rassemblement et un point de vu sur la ville et ses alentours pour l’exposition internationale de la houille blanche et du tourisme de 1925. À l’époque, on envisageait des expositions universelles ailleurs que dans la capitale… mais la décentralisation est passée par là !

Que reste t-il de celle-ci ? Non pas de la décentralisation, mais de l’exposition. Justement, il ne reste plus qu’elle, la tour Perret. Tout le reste a été rasé, modifié…

Mais pourquoi ?

La tour Perret est unique au monde, c’est en effet la première tout en béton armé construite en Europe. Elle fait 95 m de haut (108 mètres avec l’antenne). La première tour en béton armée du monde est a priori Ingalls Building construite en 1903 à Cincinnati et mesurant 64 m de haut.

Cette unicité et le fait d’être en béton armée nous permet de la voir encore aujourd’hui. Mais dans quel état… Elle est en si mauvaise posture qu’on ne peut plus la visiter depuis 1960, voir ne plus l’approcher de trop prêt. Ainsi, je n’ai jamais pu voir son intérieur magnifique avec son ascenseur ! Heureusement, la mairie de Grenoble a voté en novembre 2016 des travaux de rénovation. Espérons que pour ses 100, dans 6 ans, nous puissions tous de nouveau, et pour la première fois, monter la haut.

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Graver dans le sol

Comment conserver une information 10, 20 ou 30 ans sans la perdre ? C’est pas toujours aussi facile que cela notamment lorsqu’il s’agit de données géographiques, des plans de canalisation… L’expérience montre qu’on ne sais plus toujours très bien ou passe les anciens tuyaux.

Et pourtant, depuis des années, l’informatique et des logiciels d’aides ont été développés. Les GIS ou en français les SIG (Système d’Information Géographique) ont pris un poids capital dans nos sociétés actuelles. On était tous, moi le premier, à ne pas bien comprendre la stratégie de Google lors des début de Google Maps en 2004 aux États-Unis, puis en 2006 chez nous. Avec la généralisation du GPS, on comprends mieux à présent la vision des fondateurs d’Alphabet.

Cependant, on a beau avoir un serveur PostGIS à jour et des plus performants, il n’est pas toujours facile d’y intégrer les anciennes données ni de certifier la qualité d’une donnée numérique. L’information, ainsi marqué dans l’élément, à toutes les chances de vivre aussi longtemps que l’élément lui même.

Un truc simple qui se fait à Paris sur les trottoirs en super beau goudron lisse (c’est rare d’avoir un goudron aussi parisien en province) consiste à marquer d’un fer rouge le sol avec le numéro de la pièce. À vu de nez, je dirais que cette pièce de goudron date du lundi 3 août 2009, un peu plus de 8 ans avant ma mise en boite noire. Cela semble crédible même si le début août n’est peut être pas la période la plus propice à ce type de travaux dans la capitale.

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Le réveil des abeilles

Avec le renouveau des fleurs, c’est le retour des abeilles dans nos campagnes, et dans nos villes. L’image ne le laisse peut être pas penser, mais nous sommes dans l’agglomération de Grenoble ! Cela dit, celle-ci est grande, il n’est donc pas étonnant de voir ce genre de paysage dans l’une des vingt plus grandes villes de métropole.

Je n’y connais rien en apiculture mais manifestement, nos deux personnages secondaires sont en train d’injecter et de pulvériser des produits chimiques sur nos petites bêtes. Font-ils un traitement des colonies contre le Varroa ? Il s’agit d’un acarien parasite de l’abeille et sa forme asiatique, le varroa destructor s’est répandu comme une poudre sur la planète depuis les années 70 et plus particulière depuis 1982 en France. Sauf que notre abeille de chez nous ne sait se protéger contre ce parasite… Cela pourrait être une des causes de la chute impressionnante du nombre d’abeille de par le monde.

A priori, on ne traite pas trop les abeilles en début de printemps sinon les produits chimiques risquent de passer dans le miel, lui enlevant ses qualités 100% naturel ! Je ne sais donc pas ce que nos deux apiculteurs font, et sur ce point, malgré quelques recherches sur le net me parlant d’acide formique, d’acide Oxalique… je ne suis pas plus savant qu’avant !

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Ligne droite 143

Paysage assez typique des routes au pied des Andes. Celle-ci est une droite oblique à celle de Chico et Morado, un peu plus à l’Est, un peu plus loin des Andes. Au bout de cette ligne droite, on retrouve la fameuse route nationale 40 traversant l’Argentine du Sud au Nord. Au bout de celle-ci, elle tourne à droite, remontant vers Mendoza et traversant alors l’Arche, au village de San Carlos !

Plus à l’Est, c’est donc la route nationale 143 venant de San Rafael sur laquelle nous sommes. La longue ligne droite fait dans les 70 km coupée au milieu d’une chicane d’une dizaine de kilomètres. Du coup, on a le temps d’admirer l’arrière plan… derrière lequel se cache le fabuleux stratovolcan Maïpo.

C’est ce genre de route, semi infini, qui rend notre finitude européenne parfois bien petite. Nous avons besoin d’espace, nous avons besoin de profondeur de champs afin de voir loin !

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Sergio & Serguéi

Alors que la station chinoise Tiangong-1 hors de contrôle depuis quelques années est rentrée dans l’atmosphère (désorbitage) ce matin 2 avril vers 00h16 dans le pacifique, c’est la fin d’un long suspens sur l’heure exacte qui n’a fait que reculer de quelques jours jours et le lieu de chute… Ouf, personne n’est touché encore une fois !

Mais quel est le rapport avec le titre ?

Bien plus que vous pourriez ne l’imaginer au premier abord. Bien qu’elle soit plus petite que la station Mir, la programme spatiale Chinois a été fortement influencé par le programme soviétique… Justement, la station Mir lancée sous l’aire de URSS subit de plein fouet la chute de l’union par Boris Eltsine et finira sa vie Russe en mars 2001. Mais que se passa t-il lors de la chute de l’union fin décembre 2011 ?

Un certain Sergueï Krikaliov était à bord de la station. Arrivé avec le Soyouz TM-12 le 19 mai 1991, il poursuit sa mission avec le commandant Alexander A. Volkov du Soyouz TM-13, faisant de nouveau une EVA (sortie extravéhiculaire), avant l’atterrissage dans les plaines Kazakh le 25 mars 1992, presque 1 an après. Il a alors détenu le record de durée de séjour dans l’espace en temps cumulé (803 jours).

Mais quel est le rapport avec le titre ?

On se rapproche, ne trouvez-vous pas ? On a déjà la moitié… À la même époque, à Cuba, un radio-amateur de grand talent Sergio Gonzalez Blanco dit Sergito (CO2VV) est ingénieur en télécommunications. Diplômé en URSS, à la fin des années 1980 et pendant les années 1990, il aurait été a priori le premier Cubain à communiquer régulièrement avec la station MIR, notamment avec les radio-amateurs cosmonautes Moussa Manarov et Sergueï Krikaliov ! Il fut ensuite l’un des pionniers en participant à la construction de satellites de radio amateur…

À partir de cette trame historique, le réalisateur Ernesto Daranas conserve certains éléments, en déforme d’autres, en ajoute quelques uns et tourne une fiction éblouissante Sergio & Serguéi dans le Cuba post URSS avec des agents secrets, des séquences spatiales, un peu de poésie et d’irréel. Cuba reste Cuba. Il y a du burlesque, du comique, du rhum, le stress d’un régime autoritaire, le charme de cette île est intact ! Si tout cela s’est presque passé il y a 25 ans, on se sent néanmoins dans un film de science-fiction très moderne, avec une micro-référence à 2001, l’Odyssée de l’espace !

À voir absolument s’il passe à coté de chez vous !

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C’est le printemps

Il fait beau, il faut chaud, c’est l’été, chantons !

Sauf que tout est presque faux dans cette phrase… Depuis que les photographies ont été prises, un 9 décembre 2017, il n’y a pas eu de sécheresse dans les Alpes ! Après trois jours de beau temps, on se dit qu’on tiens le bon bout avant de se reprendre un déluge sur le coin du nez. Pas de grands froids hivernaux mais guère de grands chauds non plus, la polaire est toujours là sur les épaules en ce début de printemps. Argh, c’est pas l’été…

Finalement, vous ne pensez pas que cela va nous arrêter de chanter, que ce soit sous le givre en haut d’un grillage, que ce soit sur le vélo durant le trajet du boulot, que ce soit dans les étoiles emberlificoté dans une couette bien chaude.

Pour ce rouge-gorge, un petit coup de tête à droite, un petit coup de tête à gauche afin de s’assurer qu’aucun chat ne vienne en douce (le grillage fait quand même 4 mètres de haut) avant d’entonner sa ritournelle matinale.

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La passerelle emballée

Je ne sais pas si elle est enchantée mais les lutins sont passés pas là, c’est sur. Depuis, plus moyen de la voir à nue, la voici drapée d’une belle tenue blanche comme neige, telle une future reine…

De qui parle t-on ?

De la passerelle Saint-Laurent, évidement. Le pont emblématique de Grenoble maintes fois reconstruit et ayant pris sa forme actuelle en 1909. Il est toujours là 100 ans après mais sans véhicule, sauf les cyclistes, depuis des années. D’où son appellation de pont et de passerelle ! Masculin et féminin, une tête de pont emblématique pour la langue française.

Depuis quelques mois, la robe blanche intrigue, intrigue encore et encore. J’ai beau passer en vélo régulièrement au pied du chantier (la piste cyclable est d’ailleurs supprimée sur 100 m pour laisser la place à un empilement de conteneurs), les panneaux explicatifs ont été oublié ou sont si petits que je ne les ai point aperçu… Au vu des frais de la rénovation, car cela ne peut être autre chose, une meilleure communication aurait été sympathique.

Emballement ?

Quand voyons-nous de nos jours un tel déballage d’emballage, c’est qu’il y a un risque. Risques extra-terrestres (voir E.T.), risques chimiques, risques biologiques… ? En général, nous voyons des petits hommes blancs lorsque est démontée une toiture au fibrociment. Vous savez, ces tôles ondulées remplies d’amiante qui n’ont été interdit qu’en 1996 alors qu’à la tête de l’état (et de la médecine), le coté ultra nocif de l’amiante était connu depuis longtemps, depuis plus de 50 ans…

Et le rapport avec ma passerelle ?

Celle-ci est en cours de désamiantage. Oui car même sans toit et sans fibrociment, on pouvait avoir de l’amiante. Vous êtes content de le découvrir au détour de votre chronique. A priori, il y avait effectivement de l’amiante dans les peintures puisque l’ensemble de l’ouvrage passe au sablage… Il y a un petit reportage du 21 février de France 3 Alpes dans les entrailles de la passerelle Saint-Laurent tout à fait édifiant. À regarder absolument !

 

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