Empenadas maison

Petit vol direct sur l’Amérique du Sud le temps d’un soir. Pas en avion, pas le temps, ni en trou de ver, pas encore au point. Non, au four tout simplement. À vrai dire, après son passage au moulin, autant faire cuire la farine vite fait bien fait avant qu’elle ne se fasse manger par les ephestias kuehniellas (oui je sais, cela fait très scientifique pour de bêtes mais énervantes mites de farine) avec les fortes chaleurs, comme tous les étés….

Donc pourquoi pas quelques empenadas au menu ce soir ?

M’énerve, mon éditeur ne reconnaît pas empenada comme mot français ! Pas de soucis pour zigouigoui et pour pitchounette mais un moche liseré rouge au dessous des empenadas ! On va tout simplement faire une exception et dire que pour eux cela représente la plaque du four qui les cuit, cui-cui !

Comme vous ne le savez pas ou alors que trop bien, il y a une immense diversité de ces petites choses là. Des grandes plutôt en Espagne, notamment en Galice, et des plus petites en Amérique du Sud. En Colombie, elle est faite à base de farine de maïs. Mais le top du top absolument pas objectif est la version Argentine ou le bord de l’empenada est festonné pour en indiquer le contenu. C’est la classe totale !

Inutile de vous dire à quelle tradition nos empenadas sont liées…

Il n’a pas fallu 30 min pour vider notre assiette. Miam miam, vive certaines traditions facile à refaire chez soi.

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Compañeros

« Durant la Révolution mexicaine, le Professeur Xantos est prisonnier des Américains. Yodlaf Peterson, un trafiquant d’armes qui souhaite prendre part à la guerilla, a besoin de lui pour ouvrir le coffre de la banque où est entreposé l’argent : il décide donc de le faire évader… »

Reboot !

Quittons ce western spaghetti de 1970 se déroulant en Amérique du Sud pour avancer de quelques années et se retrouver en Uruguay, au cœur de cette Amérique. J’espère que vous placez ce pays sinon il est plus que temps de cliquer sur le lien. Souvent confondus avec le Paraguay, l’Uruguay est coincé entre l’Argentine dont le fameux río Uruguay et le Brésil. Bref, c’est un pays de bord de mer, de forêts et très humide…

Bingo, en 1973, une dictature militaire se met en place à la fin juin, comme malheureusement dans beaucoup d’autres pays de ce continent (non non, personne ne tire les ficelles, tout est parfaitement naturel… un condor passe à haute altitude !)

Bref, assez rapidement, les Tupamaros, qui ne sont pas spécialement des gentils, prônent l’action directe depuis le milieu des années 60 et sont régulièrement emprisonnés, voir exécutés. Après une forte période de répression en 1972 entraînant la mort de nombreux combattants, neuf d’entre eux seront otages des militaires de 73 à 85 : 12 ans. Douze années détenus dans des geôles sordides, subissant des tortures permanentes et menacés régulièrement d’exécution, il passeront de caserne militaire en caserne, par groupe de deux ou trois, toujours les mêmes ensemble mais avec avec interdiction totale de communiquer. De manière assez incroyable, ils s’en sortiront !

C’est trois de ces personnages historiques que le film suit durant ces années d’horreur.

Malgré légères quelques erreurs (trop de routes goudronnées, acteurs en situations physiques pas vraiment sympathiques mais non dantesque comme un amaigrissement aiguë tel qu’on du l’être les vrais prisonniers), le film transmet parfaitement cette sauvagerie humaine, tant physique que morale. On voit que malgré quelques actions humanitaires et des familles, rien n’y a fait.

Comment sors t-on un tel emprisonnement, d’un tel rouleau compresseur ? Pas toujours très bien et souvent il faut laisser du temps au temps…

Les trois personnages que le film suit tout au long de leur douze années auront par la suite un destin assez exceptionnel. Il faut dire que le mouvement Tupamaros est quasiment le seul mouvement révolutionnaire en Amérique du Sud a avoir pris un virage démocratique, ici début 1985. José Mujica (acteur Antonio de la Torre) sera le 40e président de la République, Mauricio Rosencof (acteur Chino Darín) est journaliste et directeur de la culture de la mairie de Montevideo, enfin Eleuterio Fernández Huidobro (acteur Alfonso Tort) a été élu sénateur et député plusieurs fois avant son décès en 2016. D’autres membres des 9 ont été ministres, députés, sénateurs…

À noter que le fils de Ricardo Darín est parfait, comme les tous autres acteurs, bons et méchants. Bref, à voir tant pour la qualité de la mise en scène, la reconstitution historique que pour la force du message et des destins. Un film vraiment poignant.

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La ville folle

Il n’y a qu’une seule ville au monde qui a pris cette ampleur à cette altitude. Et plus cela va, plus elle est haute, sa banlieue l’a dépassé, c’est c’est ?

La Paz !

Capitale du gouvernement Bolivien (le gardien de la constitution est à Sucre), avec son alter égo El Alto, c’est un micmac incroyable d’immeubles, de tours, de maisons, de bidonvilles (plus tant que cela)… Si Santa-Cruz de la Sierra est officiellement la plus grand ville du pays, ces deux là qui pour le touriste moyen n’en forme qu’une seule est à un chouia prêt la plus grande ville, avec la moitié vivant à plus de 4000m et l’autre moitié dans des pentes incroyable descendant à 3000 m en bas…

C’est un binz incroyable et pourtant, la vie semble bien organisée, des marchés ici, des magasins là. Des micros (mini bis) en voici en voila et par dessus tout, des œufs tout neuf qui traversent la ville de part en part. On les verra ces jolis poussins mais pas encore ce jour…

Au Sud, tout s’arrête un peu brusquement sur une vallée de la Luna, un site ou rien ne vit et qui fait donc penser à l’astre de nos nuits, après la vallée se rétrécit et pars je ne sais où… Je me rends compte n’y être jamais allé et n’y en avoir jamais discuté sur place.

Un autre voyage, une autre expédition un jour pour découvrir le bas La Paz, le coté des soi-disant riches…

Ne pensez pas cependant avoir tout vu en trois photographies. Il y a d’autres vallées sur La Paz, avec aussi des images incroyables à garder dans un coin de sa tête.

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Le nouveau vieux banc

Parfois dans un parc, en pleine nature où dans un lieu incongrue, sont posés des bancs. Des petits, des grands, des vieux et des neufs. C’est très dépendant du coin, du maire qui veut ou non marquer de son empreinte le fessier de ses ouailles.

Dans le parc Libertador Simón Bolívar, un grand bonhomme qu’on retrouve un peu partout en Amérique su Sud et notamment en Bolivie, quasi au centre de la ville de Sucre, des bancs ont été posés ici ou là. Les bancs ont une gueule assez classe avec leurs accoudoirs avec un condor intégré.

Avec leur look rétro, on pourrait croire ces bancs des années 60 voire des années 80, voire des bancs d’avant guerre remis à neuf ! Le bonheur des photographies hautes définitions permettent de zoomer après coup même si ce coup là, j’avais aussi regardé avec mes deux yeux sur place et en temps réel.

Alors alors ?

Année 2004 ! Oups, je suis hyper déçus, je croyais avoir affaire à un pan de l’histoire de la ville ou du pays…

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Un château

Pour une fois, on va faire simple et court : où est-ce ?

Si je donnais une photographie du château en entier, cela serait bien trop facile, instantanée. Enfin, facile pour les français car pour un petit chinois ou un enfant argentin, peut être pas si facile que cela.

Il est fort ce château mais pas si fort que cela. Par exemple, il pourrait être américain. Or ce n’est pas un peuple fortiche pour ses châteaux en pierre, on a plutôt en tête fort Navarro qui est un ensemble de bric et de broc mais surtout de palissade de bois !

Afin de donner un indice capitale dans la quête du Graal, voici le petit pont de pierre menant à la coupe… La vue des arches devraient vous guider sur son époque.

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L’envers du Coq

Un jour viendra où j’aurais épuisé tous les titres possibles autour du fameux col. Faut dire que c’est une fameuse porte d’entrée sur les cols Alpins. En vélo de route, il y a deux itinéraires possible :

Depuis l’an passé malheureusement, une coulée de boue a bouché la route coté Saint-Hugues. Les arbres se sont mis en travers, le torrent à pris la tangente sur la route et a creusé son sillon.

Hop le pied à l’étrier, non le pied à terre, le vélo à l’épaule pour franchir le passage de moins d’une centaine de mètre. Le franchissement s’est simplifié avec les semaines, un sentier se créant, le torrent se faisant moins violent au fur et à mesure que l’été est arrivé. Cependant, difficile de sortir sans un pied humide et une chaussure mouillée sur les deux. Les pros du vélo de course carbone passent sur le flanc droit dans les pentes, ils s’en sortent secs mais avec quelques cotes et descentes gadouilleuses. Avec mon char d’assaut, je préfère le chemin direct plus amphibie.

Malheureusement, la commune, pas bien riche, n’a pas investi pour dégager la route rapidement, à croire que cela arrange un peu tout le monde que plus une voiture et de moto de route ne passent par là. Nous verrons un peu plus tard ce qu’il est advenu de ce passage un an plus tard, ayant pris quelques photographies plus récente dimanche dernier !

Suspens…

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Une mouette des Andes

J’étais partis pour écrire «La mouette des Andes» puis je me suis ravisé. Ce n’est pas possible, il n’y en a pas une, il y en a plein ! Je ne suis même pas sur que toutes ces photographies figent la même mouette… mais c’est probable vu l’unité de lieu et de temps de celles-ci prises vers 16 h début août 2018 dans le détroit étroit de Tiquina reliant les deux rives boliviennes du lac Titicaca.

Je me suis demandé si j’avais bien affaire au chroicocephalus serranus. En effet, les photographies le montre très souvent avec une jolie tête noire. Or ce n’est point le cas ici. Cependant, certains sites comme oiseaux.net le montre presque tout blanc avec un petit point à l’arrière de l’œil, comme ici. À priori, d’après ce même site, sur une autre page web, la tête ne deviendrait noire qu’en période nuptiale. Nous allons donc dire que ce n’est pas le cas pour notre mouette présente.

On vole on vole mais comme nous tous, on se fatigue… Superbe amerrissage final pour reprendre son souffle par la gaviota andina et pourquoi se manger une petite sardine !

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Petit shopping à 4360

Ces dernières années, le tourisme a beaucoup augmenté dans le Sud Lipez. Bilan, le nombre de personne devant dormir au abord de la laguna Colorada a explosé. Enfin, étant à plus de 4000 m d’altitude avec des températures pouvant atteindre -15° la nuit l’hiver (au mois d’août), nous restons dans un tourisme de niche et non un tourisme de masse. Pas de car amenant par centaine les personnes. C’est ainsi dans ce grand coin de Bolivie.

Les boliviens ont donc construit un petit village sur les hauteurs de la laguna, quasi invisible depuis cette lagune qui est une merveille de la réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa. Les maisons sont en terre, ainsi que le sont toutes les maisons traditionnelles dans ce secteur, sont sans étage. Quelques groupes électrogènes fonctionnent en tout début de soirée mais rapidement, la nuit noire reprends ses droits.

Qui dit village dit petit magasin, shopping à 4360… J’ai profité de l’éclairage fabuleux pour faire des photographie à la lumière montante (les ombres sont clairement du lever du soleil et non du coucher pour les personnes connaissant le site, le petit volcan – Cerro Pupucita – 5690 m – en arrière étant au nord ouest du village).

Rien de mieux qu’un petit autoportrait pour conclure !

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Mappemonde

C’est à la belle Sofy que je dois cette image de notre monde. Elle m’a passé ce lien il y a bien 18 mois en arrière… Cela fait donc un bout de temps que je souhaitais la partager et puis la Terre à tourner, l’eau à couler sous mon lit et je me suis endormi !

Après les marées, mettons donc notre Terre à plat. Rassurez vous, je vais faire plus court que dimanche dernier. Dans le cas présent, l’auteur a de plus pris le temps de très bien expliquer sa démarche, je ne vais donc pas le paraphraser en moins bien.

Cette projection est donc l’œuvre de Patrick Étienne, un breton à la retraite au Conquet. Dans un article au format pdf, l’intégralité de sa démarche est expliquée. L’idée derrière tout projection est de mettre la terre à plat. Or tout un chacun sais depuis sa petite enfance qu’il est impossible de mettre une surface à double courbure sur une feuille de papier sans déformer le motif dessiné à la surface. Il faut donc faire des choix. Le plus connu est bien sur Mercator ! C’est un super choix pour les navigateurs car il conserve les angles ce qui est capital lorsqu’on navigue aux instruments. C’est une des raisons de son succès depuis si longtemps, et de la déformation de la Terre dans notre inconscient collectif à la vue Mercator.

La notion de surface est un point très important en géopolitique. Ramener le nombre d’habitant, le PIB, le bilan carbone aux surfaces des pays à du sens. Mr Étienne a donc chercher une projection minimisant au maximum les déformations des surfaces émergés (les continents), déplaçant les inégalités sur les océans. Cela ne fera pas l’affaire des pêcheurs mais comme nous l’avons dis, une carte ne pourra nous piloter tous !

Je vous laisse lire le pourquoi du comment mais cette vision ainsi des terres émergés est tout simplement géniale. Pleins de pays que nous voyons au travers d’une loupe ou qui se sont rétrécis au lavage retrouve ici une dimension perdue.

À afficher de suite dans votre bureau !

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Pourquoi y a t-il deux marées par jour ?

Cette question très simple, je me la suis posé plusieurs fois par le passé sans jamais vraiment prendre le temps d’y répondre ou de lire ici ou là une réponse. Puis ce vendredi, j’ai finit par regarder.

La marée est une histoire de Lune et de gravité. Oui mais pourquoi deux par jour ?

Le Guichet du Savoir :
« Cette force est d’autant plus intense que les deux objets sont proches et que leurs masses sont importantes. Ainsi la Lune attire la Terre avec une force moyenne dépendant de la distance entre leurs centres. La surface de la Terre faisant face à la Lune est plus proche de celle-ci que son centre et est donc plus attirée. L’eau des océans aura donc tendance à se gonfler de ce côté. A l’opposé de la Terre sa surface est plus loin de la Lune, donc moins attirée.
Si on considère que la surface du globe est formée majoritairement d’eau alors la terre prendrait la forme d’un ellipsoïde dont le grand axe est dirigé vers la Lune. Les extrémités de cette ellipse forment des bourrelets pointés vers la Lune et à l’opposé ; il y a ainsi en permanence deux zones de marée haute sur Terre. »

Ou la la, une ellipse magique est la cause du passage de une à deux marées.

UdPPC Auvergne (Union des professeurs de physique et de chimie) :
« Ainsi la Lune attire la Terre avec une force moyenne dépendant de la distance entre leurs centres. La surface de la Terre faisant face à la Lune est plus proche de celle-ci que son centre et est donc plus attirée. L’eau des océans aura donc tendance à se gonfler de ce côté. A l’opposé de la Terre sa surface est plus loin de la Lune, donc moins attirée.
Si on considère que la surface du globe est formée majoritairement d’eau alors la terre prendrait la forme d’un ellipsoïde dont le grand axe est dirigé vers la Lune. Les extrémités de cette ellipse forment des bourrelets pointés vers la Lune et à l’opposé ; il y a ainsi en permanence deux zones de marée haute sur Terre. »

Ou la la, on reprend le texte du Guichet du Savoir (ou inversement) mais on supprime la phrase qui titille l’oreille : « A l’opposé de la Terre sa surface est plus loin de la Lune, donc moins attirée ». Mais pourquoi une bosse alors à l’opposé ?

Vikidia :
« Le mouvement réel des particules (celui qui provoque la marée) est donc donné par la différence (la force résultante) entre la force centrifuge et la force gravitationnelle qui affectent chaque particule en un point donné de la surface terrestre. Cette force résultante éloigne les particules sur la partie terrestre la plus éloignée de la Lune, car à cet endroit la force centrifuge est supérieure à la force gravitationnelle; elle fait donc monter le niveau de l’eau des océans.
Cette force résultante rapproche les particules de la Lune sur les parties terrestres qui sont les plus proches de la Lune, car à cet endroit la force gravitationnelle est supérieure à la force centrifuge; là aussi elle fait monter le niveau de l’eau.
Du fait de la rotation de la Terre, tous les points terrestres qui passent en face de la Lune connaissent ces renflements au cours du jour solaire. Chaque point de la Terre va donc « voir » deux fois ce renflement: une fois lorsqu’il fait face à la Lune, une autre fois lorsqu’il est à l’opposé par rapport à la Lune. »

Ou la la, on rentre dans un calcul de force. Il faut suivre avec le petit schéma sur le site sinon cela est guère compréhensible. L’explication oublie juste que sur les cotés, la force de gravité et l’effet de Coriolis sont quasiment à angle droit donc la force de gravité due à la Lune n’a quasiment aucune influence… D’ailleurs, je n’ai pas compris comment toutes les forces centrifuges pouvaient être parallèle en tout point (schéma complètement faux ?). Au final, l’explication ne me convient pas du tout personnellement.

Vous l’aurez compris, à ce stade de mon approche bibliographique, je suis extrêmement déçu et je me dis qu’il faut donc que je réfléchisse par moi même.

Si seule la Lune attire l’eau, il n’y a aucune raison de ne pas être dans le mode 1 (voir figure ci dessus) donc de n’avoir qu’une seule marée par jour. Ce cas existe dans certaines mers, peu profonde et souvent partiellement coupées du reste des grands océans comme la mer Baltique et le golfe du Mexique, on appelle ce régime la marée diurne.

Le cas le plus courant est tout le même le cas semi-diurne : deux fois par jour.

Je donne maintenant mon interprétation personnelle. En mer Baltique, le marnage n’est que de 30 cm. Ce n’est pas juste la Lune qui génère des marnages allant jusqu’au 14 m aux îles Chaussey ! Depuis le début, on ne parle que de la Lune mais il manque la notion d’onde, d’oscillation, de vibration forcée et de résonance.

Il n’est pas facile de faire vibrer une grosse plaque ou une longue poutre. Cependant, si on la fait vibrer à un certain rythme, régulièrement, la tôle peut se mettre à vibrer énormément. La poutre entre alors en résonance. Il y a alors très peu de perte d’énergie à chaque vibration, ainsi la seule petite source d’énergie qu’on impose régulièrement avec sa main suffit à créer de forte ondulation. Les cas où cela fonctionnent bien, les bonnes fréquences, correspondent aux modes propres de vibration de l’objet. Ces modes propres qui dissipent très peu d’énergie dépendent de la géométrie de l’objet.

Dans le cas d’une Terre recouverte à 100% par un océan, on image bien que le premier mode est juste un lobe qui fait petit à petit le tour de la Terre comme un tourniquet qu’on relance d’un seul doigt régulièrement même chargé de pleins d’enfants ! Le principal effort est de lancer le manège… Le second mode a deux lobes opposés, le troisième trois lobes écartés à 120°, le quatrième quatre et ainsi de suite (les modes d’ordres plus élevés peuvent avoir une géométrie complexe).

La marée est donc une vibration forcée des mers générée par le pot vibrant Lune.

Pour que cela fonctionne dans le temps, le système doit être très stable et consommer un minimum d’énergie. Donc être sur l’un des premiers modes (nous ne sommes pas sur des systèmes rapides qui irait chercher des modes d’ordres élevés).

Pour moi, le mode 1 n’est pas stable !

Pourquoi ? Pour une raison assez simple à mon sens. Dans le mode 1, l’eau ne fait qu’un lobe, la Terre perd sa symétrie, son centre de gravité se déplace vers la Lune. Si l’ensemble Terre-Lune a un centre de gravité fixe, la Terre seule n’en a plus. Le système se met à vibrer, ce n’est pas tenable pour une planète. Ces vibrations terrestres initiales ainsi que les défauts (il n’y avait pas à l’origine un océan unique) ont rapidement (à l’échelle cosmologique) mis les océans d’une certaine masse (pas la mer Baltique peu profonde) sur le mode 2 qui assure à la Terre un centre de gravité fixe.

Il y a deux marées par jour car c’est le premier mode stable de vibration forcée des océans. Le centre de gravité de la Terre doit rester fixe !

Pourquoi pas le mode 3 ou le mode 4 ? La Lune n’intervient qu’une fois par jour (tous les 24 h et 50 min environ pour être plus précis), donc une fois par tour en un point donné. C’est donc un pot vibrant très lent. C’est, à mon sens, la vibration interne du centre de gravité de la Terre qui a fait passé au mode 2, ayant pour effet de doubler cette fréquence. La fréquence de l’impulsion lunaire est trop basse pour basculer sur le mode 3 donc aussi des suivants.

En pratique, la propagation des ondes de marées est très complexe dans les océans de la Terre. Je vous invite à lire le blog de Pourquoi Comment Combien sur le sujet qui fournit quelques cartes bien intéressantes.

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Un brin d’électricité

De nos jours, les transformateurs électriques sont de plus en plus en haut des pylônes. Cela fait bien longtemps qu’on ne leur fait plus de grosses cabanes cubiques en béton, cabanes qui vieillissent abandonnées dans les villages de nos campagnes.

En ville, généralement par chez nous, nous ne les voyons pas !

En Amérique du Sud et ici plus particulièrement en Bolivie dans la petite ville de Tupiza, ils sont bien visibles perchés sur leur piquet. Ce n’est pas idiot. Ainsi, ils sont relativement accessible pour l’entretien, pas trop cependant du piéton moyen qui n’a rien à y faire, à l’abri des inondations en cas de pluies torrentielles et suffisamment aéré pour ne pas surchauffer. Bref, le monde idéal.

Très souvent, la base de la structure consiste en deux poteaux en bétons armés sur lesquels est posé une petite plateforme pouvant accueillir le transfo. Le matériel neuf est posé dessus, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

Puis les premières années passent…

Quelques opérations de maintenances, quelques fils rajoutés ici ou là pour je ne sais quel commerce et le tout risque de finir dans un magnifique spaghetti électrique. Ce n’est pas le cas ici ou le triphasé HT (Haute Tension ~ 20 kV) à trois fils en haut des poteaux et le triphasé BT (Basse Tension ~ 380V) à cinq fils deux mètres au dessous sont encore d’une clarté limpide. À chacun d’ailleurs de réfléchir pourquoi cinq fils en BT ?

Tout serait donc parfait sans ce coffret latéral ouvert aux tempêtes de vent abritant un sectionneur à trois phases de 300 A et 250 V. La tension de 380 V en triphasé est le 220 V entre la phase et le neutre, en exercice aussi ! Bref, on a tout sauf envie de mettre sa main dans ce boîtier carrément mortel. La sécurité électrique n’est pas la priorité de l’opérateur local…

Le transformateur de 200 KVA date de 1997, déjà 21 ans à la date de la photographie. Encore un jeune age pour ce genre d’équipement. Il est de marque Romagnole, une entreprise brésilienne basée dans la petite ville de Mandaguari. J’ai quand même passé 5 min à me demander où c’était en Argentine !

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Tout ça… pour ça !

On ne va pas y aller par quatre louches, ni une seule louche, tout cela n’a strictement rien à voir avec le film du même nom ! Toute ressemblance à des situations et/ou à des personnages serait purement fortuite, d’autant plus que je ne l’ai jamais vu, ni lu le résumé sur Wikipédia ou ailleurs…

Faire un peu plus de 10141 km pour se retrouver devant mon restaurant, cela fait cher le repas !

Pour atteindre cette distance, il faut quitter l’Europe, l’Afrique, l’Amérique du Nord, l’Asie sauf le petit bout du petit bout qu’est la Malaisie pas si petite que cela cependant. Même le Japon ou le Vietnam sont plus près, pas de beaucoup mais un petit peu suffit… Donc n’étant pas en Australie, ni en Nouvelle Zélande, ce petit restaurant est en Amérique du Sud : à Copacabana au bord du lac Titicaca en Bolivie (et non dans la banlieue de Rio).

Un petit jeux ?

J’aurais pu faire un petit jeux à qui trouve le premier le lieu de ce magasin mais je ne suis pas sur que nous aurions eu un gagnant un jour ! En effet, il faut déjà passer dans cette ruelle de cette petite ville et il faut aussi que ce petit commerce existe encore sous cette même appellation. Cela fait beaucoup de si pour une si petite ville qui n’embouteille pas ses devinettes.

Au final, malgré la qualité de sa devanture et son alléchante carte, nos palets n’ont pas tester le coup de fourchette du chef. Si par un pur hasard, un heureux élu à franchit la devanture au delà du virtuel de l’ombre projeté, son retour sera le bienvenue sur cette tribune bien réelle.

Post-scriptum : je me souviens très bien après coup avoir visionné ce film au cinéma lors de sa sortie. Fabrice était comme à son habitude insupportable mais superbement indispensable ! Je me souviens de scènes ou les acteurs avaient improvisé leur texte. Tout cela mériterait une caméra arrière pour se remettre plus précisément les évènements en mémoire…

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Le chevron

La première fois, je me suis dis que mes lunettes me jouaient des tours, que la diapositive avait été pliée et mal remise dans son cadre. Bref, un coup de vent avait tordus l’espace le temps d’un instant, le rendant soudainement noir et blanc.

En effet, que fait cette perte de couleur dans la zone centrale de l’objectif ? Une lubie de l’architecte afin de mieux s’intégrer dans le décor en jouant sur les contrastes comme Beaubourd à Paris. C’est bien possible et je trouve assez réussi, de loin. En effet, de près, l’immeuble aux arêtes rectilignes et aux surfaces anti-bruit (grande surface plane remplie de petit trous carrés comme certaines dalles acoustiques de nos plafond) fait un peu moins envie. J’ai des doutes qu’il soit hyper calme de l’intérieur, que les bruits ne montent ou ne descendent d’eux mêmes les étages au rythmes de l’excitation général des enfants et des grands.

Le pourtour de cet immeuble en chevron, symbole de Citroën, est rempli de petite maison au toit rouge. À l’horizon, une barre coupe le soleil levant sur toute la largeur de la ville.

Où sommes nous ?

Quelques part en Bolivien quelques part à Cochabamba, dans le dédale de quartier s’étirant à perte de vue depuis le centre ville !

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Bételgeuse

Le temps passe, les séries passent et les articles ne suivent pas ! Il y a quelques années, presque six ans déjà, nous étions partis pour un grand voyage vers la planète Aldébaran. Depuis, pas mal d’eau a coulé sous les ponts.

En janvier 2000 sors le premier tome de la seconde série : La planète. Comme nous n’allons pas faire tous les tomes un par un, nous voila directement sur la couverture du tome 4 : Les cavernes. On reprends les mêmes et on recommence… Non, pas tout à fait. Bien évidement, quelques personnages passent d’un cycle à l’autre afin de donner une continuité et une homogénéité à cet ensemble mais sinon, presque tout est différent. Ambiance désertique dans des canyons bien vert, une planète à ne pas confondre avec son étoile associée du même nom, Bételgeuse, très peu habitée et des animaux, les iums qui semblent très sympathiques, très intelligent et qui fracturent en deux la société humaine. Faut-il laisser une place aux iums et au final leur laisser la planète car on ne colonise pas une planète ayant déjà une espèce intelligente, règle numéro un de l’ONU.

Voila toute la problématique de ce second volet !

Bien entendus, pas de spoiler ici donc on dira juste que c’est un volet à plusieurs battant qui s’ouvrent et se referment au grès des pages… Il est plus que temps de filer à la bibliothèque du coin les emprunter afin de les lire et de les relire une nouvelle fois. On remercie encore le dessinateur scénariste coloriste et homme à tout faire Leo pour avoir créer tout cet univers incroyable des Mondes d’Aldébaran.

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Le miel de demain

Avec les beaux jours, les petites fleurs de toutes les couleurs sont de sorties. Si toutes les couleurs sont en dans la même fleur, alors celle-ci perds sa couleur et devient blanche. C’est le cas présent au niveau des pétales.

À ma connaissance, les abeilles se fichent un peu des pétales, c’est le pollen au cœur de la fleur qui les intéresse. Elles butinent de fleurs en fleurs, pollinisant celles-ci, c’est à dire mettre un peu de pollen d’une fleur A sur une fleur B, chose indispensable à la reproduction donc à la vie dans les plantes à fleurs ! Il est probable que sans cette contrainte, les surfaces terrestres non immergées seraient depuis très longtemps complètement submergés par les fleurs…

Avec tout ce pollen dans ses entrailles, les abeilles font du miel mais tout cela est une histoire bien connue. On espère juste que sur le chemin du retour vers sa maison sauvage ou sa ruche, elle ne rencontre pas un nuage organochloré, organophosphoré, carbamate, pyréthrinoïde, néonicotinoïde, sulfone, sulfonate, benzoyluré ou formamidine… À vos souhaits ! Tous ces mots bien barbares qui ne me parle pas sauf qu’ils sont l’anneau de pouvoir de l’insecticide de nos jours.

Bref, après ce parcours du combattant, notre abeille pourra enfin aller se reposer en compagnie de la Sylène des glaciers en mer d’Iroise afin de savoir si 172.31.22.37 est une adresse IP privée ou non ? C’est important comme question !

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Fianarantsoa l’hiver

Petit panoramique non ramique pris une belle journée d’été un 26 juillet à 11h du matin en plein hiver, il y a 7 ans de cela !

L’été à Fianarantsoa est signe de pelouse verte, de chaleur presque tropicale malgré les presque 1200 d’altitude de la ville aux 200 000 habitants. Oui, la ville est grande, c’est tout de même la capitale d’une province. Mais si la ville est étendue, la densité par m² ou plutôt le nombre de m² par personne est bien plus réduit que par chez nous. Ainsi, de loin, la ville ne fait pas son nombre d’habitant. Le voir ainsi est une autre manière de voir le luxe dans lequel nous vivons en occident…

Il n’y a pas cinquante manière de se mélanger les pinceaux entre les deux saisons opposées. Il faut tout simplement changer d’hémisphère et marcher un peu sur la tête les pieds en l’air, voir le soleil traverser l’horizon dans l’autre sens (relativement) pour que l’été de notre calendrier soit l’hiver chez ces gens là. Non, tout le monde ne vit pas au même rythme.

Ainsi va Madagascar et ses éclairages parfois sublimes !

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Le tunnel à câbles

En général, les remontées mécaniques passent au dessus des structures, très rarement en dessous. C’est un peu comme les canaux, les routes passent en général par dessus. Il y a peu de pont et de viaduc pour ceux-ci. Mais il y en a cependant quelques uns…

Et pourquoi pas un télésiège dans un tunnel ?

C’est possible et c’est réalisable ainsi qu’on le voit ici. Lors de la première montée, on voit ce tunnel surgir et on se dis qu’on ne va pas passer dedans. Puis lorsque l’évidence colle aux paupières ébahies, on se demande bien le pourquoi du comment de se tunnel de type routier pour une route au gabarit d’autoroute non finit qui commence nulle part et ne mène nulle part, c’est la montage sur la droite !

Encore un programme immobilier ?

Ce ne sont pas les constructions neuves qui manquent, ni les grues de chantier. Toujours plus de logement, toujours plus de remontée rapide à 4, 6 ou même 8 places mais pas plus de pistes qu’il y a 20 ans. Le modèle semble vouer à mal finir un jour… Le taux de remplissage doit être assez, voire très faible une grande partie de l’année.

Donc de l’immobilier !

Absolument pas. Lorsqu’on passe une journée dans une station de skis, la moindre des choses est de faire quelques hors pistes et de se perdre un peu… Ce tunnel n’a donc rien à voir avec l’immobilier. Il est possible d’avoir la solution sur la dernière photographie. Lorsqu’on débouche du tunnel, si on regarde sur la droite, vers le sommet de la montagne, on aperçoit une manche à air rayée rouge et blanc. Celle-ci borde une grande bande de neige en légère pente. Non, ce n’est pas une auto-piste verte pour débutant ! Nous sommes, nous sommes sous l’un des altiports de France. Les mordus du détail pourront imaginer la tour de contrôle sur le haut à gauche de la piste. Celle-ci ne sers pas vraiment. L’altiport n’étant en effet pas contrôlé, les communications radio pour éviter les croisements catastrophiques s’effectuent en auto-information sur la fréquence de 120,600 MHz.

Quitte à y passer la journée, la prochaine fois, je fais une photographie avec un avion juste au dessus de nos têtes !

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El Inca Bicervecina

Il n’y a pas que les paysages dans la vie, il y a aussi l’estomac ! Parfois, après l’effort, le réconfort. Et parfois avant…

Bref, faut aussi penser à se désaltérer de temps en temps.

Ce n’est pas parce que l’on est sur les hauts plateaux boliviens qu’on ne doit boire que de l’eau plate. Ainsi dans ce pays des Andes sans accès à la mer, la bière est une affaire nationale, voir régionale. Les grandes villes, et leurs habitants, aiment bien avoir une marque au nom de celle-ci. Ainsi la Paceña représente La Paz. Le paysage du houblon est archi dominé par la brasserie plus que centenaire Cervecería Boliviana Nacional (98% du marché intérieur). Parmi ses nombreuses marques, on trouve El Inca, une bière brune dont l’appellation bi-cervecina pourrait faire penser à un double brassage (double fermentation). Cependant, son taux d’alcool assez faible ne milite pas pour cette piste. Donc au final, elle est bi mais bi quoi ? Pour bibi, c’est carrément ambiguë !

El Inca est une bière juteuse au goût moelleux, aux raisins secs, très maltée et sucrée. C’est un peu la boisson de l’ouvrier et du paysan qui peut en boire à toute heure de la journée, dès le petit déjeuner… Aussi, au restaurant, malgré l’étiquette signalant les danger de l’alcoolisme et l’interdiction au moins de 18 ans, il est tout de même possible d’en faire goûter à vos enfants. Les miens l’ont d’ailleurs plus apprécié que moi même en buvant.

Cependant, guère de risque de finir borracho ! Ouf, l’honneur est sauf.

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Les ravages des chutes printanières

Que se passe t-il lors des chutes de neige du printemps en plaine ? La neige est en général très lourde, les feuilles sont de sortie ou sur le point de sortir. Bilan, la neige colle et forme des amas bien compacts autour des branches.

Pas de mystères, sauf quelques éléments léger, voir plus léger que l’air (qui n’est pas un élément mais bon simplifions), tout cela pèse. Et l’eau, H2O, est plus lourde que l’air… Sous le poids, la branche plie, le tronc plie puis viens alors trois solutions :

  • la neige s’arrête de tomber et on en reste là ;
  • la branche plie jusqu’au sol et les efforts sont alors directement transmis à celui-ci à partir de ce point là ;
  • la branche ou le tronc plie et casse, le point de rupture a été passé.

Tous les scénarios peuvent se voir lors d’une chute en fonction du lieu et de l’arbre concerné. Tout le monde n’a pas la même résistance mécanique ni la même limite élastique. C’est ainsi que notre lilas, après avoir plié jusqu’au sol est remonté légèrement après avoir été secoué par votre bien aimé rédacteur. Le soir même, il avait de nouveau une forme digne. Dix jours après cet évènement marquant, il a repris son attitude hautaine et digne comme si de rien ne s’était passé.

Ce n’est pas le cas de tous les arbres et arbustes du coin. Mais pour ce jour, il fallait une histoire qui finisse bien. C’est ainsi à la Saint Maxime !

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Antennes sur les dernières cimes blanches

Il y avait pleins de titres possibles comme les Antennes dans le ciel, les Antennes au dessus de nos têtes, les Antennes dans les dernières neiges… Au final, en ces temps de neiges fondantes, printemps oblige, c’est beau ces horizons encore blancs. Vous l’aurez devinez, c’est Grenoble en bas dans la vallée, vu de la croix de Chamrousse, avec le Vercors à gauche et la Chartreuse à droite.

À force de mettre des émetteurs et des récepteurs sur les toits, il n’y a plus de place. On monte alors des châssis métalliques pour les empilés les uns sur les autres. On se demande comment tout cela tient aux tempêtes. Cette accumulation d’onde est impressionnante. La théorie des ondes linéaires permet d’approximer en un point le champs électromagnétique par la somme de toutes les ondes passant en ce point à cet instant. Ainsi chaque onde vit sa vie indépendamment des autres…

C’est vrai tant que l’on reste dans le domaine linéaire, tant que les fréquences (ou les longueurs d’onde) ne sont pas trop proches les unes des autres pour interférer et se mélanger intimement. C’est évidement le cas ici, à quoi servirait sinon un régulateur au niveau national. En France, c’est principalement l’ARCEP qui joue ce rôle. Dans le monde, la liste est très longue… et je n’en connais pas le quart de la moitié du tiers !

Avec cette culture de l’instantané que ces ondes procurent, on oublie que tout cela consomme. Bien que certaines fréquences se libèrent et s’éteignent comme les émetteurs radio à onde courte, la multiplication des fréquences et des usages fait que la consommation globale explose… Il semble que nous ne sachions pas déployer une technologie permettant d’éviter l’effet rebond.

Société du toujours plus…

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Petite serre sous la neige

Cela faisait quelques années que nous avions récupérer dans une des poubelles du campus un petit cube en plexiglas. De suite, l’idée de le transformer en petite serre a germé dans nos esprits. Les printemps s’enchaînaient trop vite, le potager fleurissait et la serre attendait patiemment de coté l’année suivante.

Un jour son tour viendrait !

Le jour J est enfin arrivé il y a quinze jours. Et si nous plantions des graines de tomates. Oui mais des graines au mois de mars, faut-être chanceux pour que cela pousse. Les nuits sont fraîches et les coups de froid encore possible. Mais le beau temps se poursuivait et les arrosoirs du matin pleuvait le précieux breuvage…

Jusqu’à cette soirée du 3 avril 2019. Sur la fin du belle tempête, le fond froid est passé amenant pluie puis neige au cours de la nuit. Au matin du 4, tout blanc dehors à ne pas y croire. J’écoute la radio, 12° à Biarritz, -2° à Trucmuche… Pas un mot sur la neige à Grenoble. C’était pourtant clairement l’évènement du jour dans cette météo nationale matinale. Heureusement, nous n’avions pas attendu celle-ci pour fermer la serre le soir et protéger ainsi les toutes jeunes pousses de tomates encore invisibles pour l’immense majorité.

Vous pensez bien que la neige en plaine ne tient pas à cette saison. Nous ne sommes qu’à 300 m d’altitude. Le soir, le monde du bas avait de nouveau fait tombé le manteau blanc pour profiter du froid de la nuit claire. Ce n’est pas encore cette nuit que les tomates dormiront le velux ouvert !

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Porte des étoiles

Il nous arrive d’avoir des très belles images au labo, l’endroit où je travaille. Celle-ci est de Samuel je pense, rendons à Césars ce qui est à Césars…

Dès que je l’ai vu, je n’ai pas pu ne pas m’empêcher de penser à ce film Stargate, la porte des étoiles,puis aux séries de télévision qui l’accompagne : Stargate SG-1, Stargate Atlantis, Stargate Infinity et Stargate Universe dont on attends toujours la fin bien que la porte de la production semble fermée à tout jamais… La porte est donc clairement l’élément central de l’univers de fiction Stargate. On peut dire sans état d’âme que c’est elle qui a ouvert les portes de l’univers aux humains.

Évidement, tout cela reste de la fiction !

Cependant, un 1er avril n’est plus tout à fait un 1er s’il n’y a pas quelques baleines qui se promènent dans l’océan de bits que forme l’internet d’aujourd’hui. Je me suis donc amusé à parler de turbulence, de Quarks en première page de mon laboratoire… Ce jour uniquement car si ce n’est pas ce jour, point sur que cela soit encore en tête de gondole sur la vitrine demain.

Pour le moment, la baleine ne semble pas avoir accouché de petits poissons mais je ne doute pas que mon directeur reçoivent dans les mois qui viennent des demandes d’éclaircissement de la part de vrai croyant. Pour ceux qui pense dur comme fer dans une certaine forme de science cachée, je vous conseille la lecture amusante de la pyramide de Gizeh. Ça pars de la base, des nombres 1, 2 et 3 et cela va ensuite très très loin… Au delà des étoiles, c’est clair.

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Désert de Dalí

Petit détour par le Sud Lípez en Bolivie, on y ait tellement bien, surtout la nuit où les températures descendent sous le zéro a une vitesse vertigineuse dès que le soleil s’abaisse à l’horizon. On ne parle pas de l’arrivée des étoiles dans le ciel…

Nous sommes au cœur de la réserve nationale de faune andine Eduardo Avaroa au sud du salar de Chalviri et au nord du stratovolcan Licancabur. Attention, cette réserve magnifique a plusieurs cœurs, nous en verrons donc quelques-uns au grès de nos pérégrinations ! La plupart du temps, un ou deux cols séparent chaque site d’exception. Le désert Salvador Dalí ou plus simplement désert de Dalí a été nommé en hommage à l’artiste espagnol Dalí très créatif dans son domaine. A-t-il été dans le Sud Lipez de son vivant, a priori non. Cependant, tout le monde s’accorde pour dire que ce paysage ressemble beaucoup à de nombreux arrière plan de l’artiste.

C’est ainsi un désert de petit cailloux soufflé par le vent, souvent glacial, passant d’un volcan à l’autre. Ici, rien ne pousse. Il pleut très peu. Nous sommes éloigné que d’une quarantaine de kilomètres des télescopes Européen au Chili, par exemple le Grand réseau d’antennes millimétrique/submillimétrique de l’Atacama, mais il y en a tellement qu’on s’y perds un peu entre toutes les variantes et toutes les époques !

Pour en revenir à nos moutons, c’est justement un troupeau de cailloux tous aussi baroques les uns que les autres qui parsème ce désert. Il s’agit évidement d’anciennes couches rocheuses plus dures ayant mieux résisté au vent chargé de particules abrasives. Cependant, seulement quelques blocs clairsemés ont résisté jusqu’à nos jours au sein de cette couche. Il est clair que dans quelques années, centaines si le tourisme n’accélère pas les choses, ces vestiges deviendront eux-aussi poussière. Heureusement, le parc les protège et nous passons suffisamment loin pour ne pas être tenté de les toucher.

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L’arbre blanc

Voici un arbre, femelle certainement, prêt à passer devant Mr ou Mme le maire. Je ne vous ferais pas l’affront de l’écriture inclusive, déjà j’ai du mal avec l’orthographe alors avec cette forme là, impossible de s’y retrouvé devant la multitude de point, tiret et complication annexe…

Donc voila une arbre en tenu en tenue de mariée. Robe bien blanche avec dentelles fleuries sexy. C’est un brin magique car quelques jours plus tard, avec le soleil cette fois, c’est déjà moins blanc. Deux sont se sont seulement passés. La robe s’est faite taguée de quelques tâches vertes. Encore quelques jours et la robe sera fanée pour la saison. Fini l’habit blanc, vive le vert reposant qui capte parfaitement la chaleur du soleil.

Lors de mon premier passage, je ne m’étais pas rendu compte qu’il y avait quelques points de couleur en arrière plan. Zoom photographique. Des jolies maisons à abeilles, deux ruches superbes posées sur le toit d’une compagnie d’ambulance. Je vous rassure, les patients ne viennent jamais ici ! Il parait qu’y en a qui ont des problèmes avec les petites piqûres…

Là, printemps est bien là. Les couleurs changent de nouveau très vite, se mélangeant a ne plus pouvoir les voir comme dans ce cas présent. Et puis, il suffit de monter un petit peu en altitude pour remonter le temps, revenir quelques jours, quelques semaines en arrière. Il y a encore quelques arbres tout blanc comme celui-ci sur les contreforts du Saint-Eynard. Il suffit juste de lever le nez et de monter un peu.

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Montgolfière

Toujours très photogénique cet engin d’un autre siècle dans notre ciel. On l’oublie mais l’invention de la première montgolfière a presque 240 ans ! An 1782. La révolution française n’était pas encore passé par là que déjà tout changeait. On prenait de la hauteur, du recul avec notre bonne vieille terre et pourtant, c’est le début de la fin coté pollution. Depuis, on envoie des fusées réutilisables (premier étage seulement) mais les glaciers des pôles glissent et filent en mer…

A t’on réellement regardé le monde vu du ciel ce jour là ?

Ce dimanche, le ballon était là pour une opération bien terre à terre sur Meylan. Asparun. C’est une association pour courir avec un but humanitaire. Il y a une grande course chaque année avec certaines épreuves adaptées aux handicapées. Cette saison, les bénéfices ont été versés à l’association «Rêves de Gosse ». Mot d’ordre général de cette journée :

Offrir à ces enfants extraordinaires et ordinaires un baptême de l’air inoubliable.

Quoi de mieux alors qu’un aérostat aux couleurs d’Elmer ? Tout simplement splendide si on évite un peu les deux grosses publicités latérales (selon le point de vue). Oui cela aide pour maintenir la barque à flot. Avec un très petit recul sur la scène, on arrive ainsi à glisser dans le cadre de la boite à souvenir tant le ballon que le mont Saint-Eynard. Guère possible à prendre de haut, le terrain est en pente et je doute que les drones soient appréciées dans le voisinage de la toile fine et légère

Un œil aguerris se rendra compte que le ballon n’est pas symétrique sur les photographies. Il penche à l’Est… Toujours vers l’Est. En effet, un petit vent d’Ouest souffle ce jour là rendant malheureusement tout lâché du ballon impossible. Celui-ci reste donc au maximum a une vingtaine de mètres du sol, par sécurité, accroché par trois bonnes cordes fixés à deux arbres et un grosse voiture type Trafic. Il est fort probable qu’une fois plié, tout tienne dans le coffre de celui-ci. Que de progrès développés depuis le premier prototype des frères Montgolfier

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Sur les toits du tram

L’autre jour, à bord d’une éclaircie temporelle, je profitais d’être au centre de Grenoble pour jeter un coup d’œil autour de moi, par hasard depuis un palier ayant une fenêtre donnant sur ces micros balcons surplombant la route, ici le passage ferré entre la place Félix Poulat et la place Victor Hugo, rue Molière justement. Que des grands hommes à cet endroit là sauf Poulat qui est certainement un inconnu hors Grenoble et fut un sacré zouave !

Des temps anciens !

De nos jours, ce ne sont pas des comédies qui passent sur la place comme à Montpellier mais des tramways, d’ailleurs, ils sont très beaux, surtout ceux de Grenoble, lorsqu’on les voit de la terre. Car vu du ciel, c’est plus tout à fait le même programme que sur les tracts qu’on avait reçu. Changement d’architecte sans prévenir… Je ferais de l’humour noir, je dirais qu’il y a un paquet de valise de migrants la haut, quel bordel ! Mais avec la neige blanche (et la pluie) tombée hier et cette nuit, je n’oserais dire une telle chose donc je ne l’ai point dite.

Oubliez tout.

Bref, depuis mon balcon, le plafond des tramways de Grenoble est un vrai foutraque de caissons, de coffre, d’hélices derrière des grilles, de câbles aux noeuds d’articulations. Il y a de la vie sur les toits. Tout ce que vous avez toujours voulu voir et qui vous a été caché est la bas, en haut. Le système de chauffage, en haut. Le système de refroidissement, en haut. Le transformateur électrique, en haut. Le conducteur, en bas !

Vous pensez bien qu’ils allaient pas le mettre tout seul à l’étage. La réglementation interdit le travailleur isolé !

C’est fatiguant de devoir tout toujours répéter…

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Quetena Grande

On vous l’avait dis, le village est petit, beaucoup plus petit que Quetana  Chico ! Petit ne veut cependant pas forcément dire inutile dans le langage du Sud Lípez. En Bolivie, les langues se suivent mais ne se ressemblent pas.

Vrai ou faux ?

Dans le cas présent, faux. Les villages se suivent et sont tous photogéniques au possible… Ici par exemple, le panneau marquant l’entrée du village est titanesque. QUETANA GRANDE. Pas une maison à l’horizon, c’est tout simplement génial comme concept. Il suffit de faire 50 m pour voir le micro village apparaître, un hameau de quelques maisons ayant quelques assemblages de bouteilles en verre

Le village est au pied d’un petit ressaut protégeant certainement des vents glacials des nuits (et de certains jours) venant de la zone des salars. Nous n’en sommes plus éloigné que de quelques kilomètres. Mine de rien, le hameau est tout de même à 4180 m d’altitude, au pied d’un volcan culminant à 5700 m… C’est beau mais c’est froid dès que le soleil n’est plus là. Il y a aussi certainement un peu d’eau au creux du ravin, entre les rochers, permettant d’avoir une petite source d’eau fraîche pour toutes les familles, ainsi que cela se faisait dans les oasis dans les temps anciens. Nos ancêtres n’avaient pas de pompe électrique pour aller chercher l’eau loin dans les sous sols.

Adresse géographique : geo:-22.2297,-67.3582?z=12

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Le Petit Montmartre

Cela fait longtemps que nous n’avons pas fait de petit jeu. Le dernier était sur la carte de vœux mais celle-ci n’a pas été diffusé à la terre entière ! Donc premier jeux en 2019 pour ce site…

Comme d’habitude, le jeu peut-être très facile pour certains et hyper complexe pour d’autres. C’est sur que pour celui qui habite en face, c’est complètement trivial. Bref, le jeu en vaut-il la chandelle ?

À chacun en conscience de faire son choix !

Donc je vous emmène à une petite partie de pêche. La question est donc de savoir où est ce Petit Montmartre. Je donne quelques indices :

  • il n’est pas à Paris, cela serait bien trop facile. Par extension, il n’est pas dans la région île de France vu que Paris et sa région sont souvent confondues !
  • il n’est pas à Grenoble, ce n’est pas du tout l’architecture du coin et c’est bien trop en pente. Grenoble est d’une platitude bien plus extrême ! Par extension, il n’est pas dans la région Alpvergne (Ouais, je sais, on devrait dire Auvergne Rhône Alpes mais Vauquier me gonfle avec son nom à rallonge, entre autres choses…) car tout le monde sais aussi que la région et Grenoble, c’est aussi pareil !
  • il est en France, cela laisse ainsi un peu de place mais pas non plus trop de place sinon on risque de se perdre ;
  • il n’est pas sur une place… mais sur un emplacement. Par contre, je ne saurais vous donner le numéro de cadastre. Ah si, je change d’avis, numéro BX33. Ça vous en bouche un coin. Inutile de taper ce nom de code dans votre moteur de recherche préféré, il ne sais pas jouer à votre place même s’il joue bien mieux que vous au jeu de go.

C’est donc parti, top départ !

Au delà du petit jeu sympathique, elle n’est pas mal du tout cette fresque pour le petit bar du coin. À votre santé !

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Mont Noir

Le Mont Blanc franchit les frontières et les océans. C’est peut être la montagne la plus connu du monde après l’Everest ? Et pourtant, c’est loin d’être le toit du monde, même en Europe, il est devancé par le mont Elbrouz et quatre autres dans la chaîne du Caucase, mais celle-ci est-elle vraiment en Europe ?

Au Pérou, le Huascarán a plus de 6700 m d’altitude le dépasse largement…

Après la crème, la bière, voici ainsi venu le temps du chocolat Mont Blanc. Quelle mouche a donc piqué nos amis péruviens pour choisir cette appellation typiquement Européenne pour un produit 100% Andins ? Ce qui est très étonnant est l’image. Le symbole ultime du Pérou comme la tour Eiffel est devenu le symbole français : le Machu Picchu. Avec 73 % de Cacao à la clef, cela ne rigole avec les doses, on est loin du faux chocolat à l’anglaise… Il est même carrément fort, carrément dur. On manque d’y laisser une dent à chaque arrachement de morceaux. Il faut dire que les carrés fondus dans la masse sont d’une autre dimension, à l’échelle de la dentition d’un géant des montagnes comme le Yéti malheureusement inexistant dans ces contrées andines sub-équatoriales.

D’ailleurs, avec ses 380 g, la tablette dépasse très largement les 205 g du très bon Nestlé dessert noir. Rien ne vaut une petite image comparative pour se brûler les doigts !

Alors, votre revendeur bien achalandé n’a point ce super produit ?

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Dall sheep

Un petit détour par le grand nord, The Last Frontier, ne peut que nous faire le plus grand bien au vu des températures actuelles. Sommes-nous encore en hiver en cette fin février ?

Qui doute encore que le climat se réchauffe ?

Une petite bête, pas si petite que cela cependant, qui brille de ses calories dans mon cœur est cette boule de poils blanche. Elle est pas trognon ? On ne la trouve pas sous nos latitudes et même si elle existait, elle aurait disparu depuis longtemps sous les tirs croisés des chasseurs. Comment se cacher avec cette belle robe blanche ? Nous avons bien des moutons blancs mais bien loin de ce blanc éclatant. D’ailleurs, le dall sheep, le mouflon de Dall en français dans le texte, a le mouton comme cousin dans la grande famille génétique des Ovis. Encore un peu et voici Clovis et tous les rois de France qui débarque dans cette histoire…

Si vous passez par le Denali Parc en Alaska, il serait dommage de ne pas prendre le temps de les voir. C’est tellement surprenant de voir ces chèvres se promener sur tous les flancs des montagnes, aussi à l’aise dans les blocs de pierres à pics que nous sur les pistes damées à plat. Comme nos chamois, impossible de les caresser. De toute manière, c’est formellement interdit par le règlement du parc.

Résistons à toutes nos envies et laissons la belle nature faire !

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