Tour Perret

Deux points de vu sur le même objet, la tour Perret, mais il est possible de trouver sur le net de très nombreuses photographies de cette tour. Monument historique depuis 1998, connu de tout Grenoblois qui se respecte, connu mondialement normalement de tout architecte urbain qui se respecte aussi, elle est je pense inconnue du grand public !

Et pourtant, son parcours ressemble à celui de la tour Eiffel, en plus modeste…

En effet, sa vie démarre lors de sa construction en 1924 par l’architecte et entrepreneur Auguste Perret dans le but de créer un point de rassemblement et un point de vu sur la ville et ses alentours pour l’exposition internationale de la houille blanche et du tourisme de 1925. À l’époque, on envisageait des expositions universelles ailleurs que dans la capitale… mais la décentralisation est passée par là !

Que reste t-il de celle-ci ? Non pas de la décentralisation, mais de l’exposition. Justement, il ne reste plus qu’elle, la tour Perret. Tout le reste a été rasé, modifié…

Mais pourquoi ?

La tour Perret est unique au monde, c’est en effet la première tout en béton armé construite en Europe. Elle fait 95 m de haut (108 mètres avec l’antenne). La première tour en béton armée du monde est a priori Ingalls Building construite en 1903 à Cincinnati et mesurant 64 m de haut.

Cette unicité et le fait d’être en béton armée nous permet de la voir encore aujourd’hui. Mais dans quel état… Elle est en si mauvaise posture qu’on ne peut plus la visiter depuis 1960, voir ne plus l’approcher de trop prêt. Ainsi, je n’ai jamais pu voir son intérieur magnifique avec son ascenseur ! Heureusement, la mairie de Grenoble a voté en novembre 2016 des travaux de rénovation. Espérons que pour ses 100, dans 6 ans, nous puissions tous de nouveau, et pour la première fois, monter la haut.

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Graver dans le sol

Comment conserver une information 10, 20 ou 30 ans sans la perdre ? C’est pas toujours aussi facile que cela notamment lorsqu’il s’agit de données géographiques, des plans de canalisation… L’expérience montre qu’on ne sais plus toujours très bien ou passe les anciens tuyaux.

Et pourtant, depuis des années, l’informatique et des logiciels d’aides ont été développés. Les GIS ou en français les SIG (Système d’Information Géographique) ont pris un poids capital dans nos sociétés actuelles. On était tous, moi le premier, à ne pas bien comprendre la stratégie de Google lors des début de Google Maps en 2004 aux États-Unis, puis en 2006 chez nous. Avec la généralisation du GPS, on comprends mieux à présent la vision des fondateurs d’Alphabet.

Cependant, on a beau avoir un serveur PostGIS à jour et des plus performants, il n’est pas toujours facile d’y intégrer les anciennes données ni de certifier la qualité d’une donnée numérique. L’information, ainsi marqué dans l’élément, à toutes les chances de vivre aussi longtemps que l’élément lui même.

Un truc simple qui se fait à Paris sur les trottoirs en super beau goudron lisse (c’est rare d’avoir un goudron aussi parisien en province) consiste à marquer d’un fer rouge le sol avec le numéro de la pièce. À vu de nez, je dirais que cette pièce de goudron date du lundi 3 août 2009, un peu plus de 8 ans avant ma mise en boite noire. Cela semble crédible même si le début août n’est peut être pas la période la plus propice à ce type de travaux dans la capitale.

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Le réveil des abeilles

Avec le renouveau des fleurs, c’est le retour des abeilles dans nos campagnes, et dans nos villes. L’image ne le laisse peut être pas penser, mais nous sommes dans l’agglomération de Grenoble ! Cela dit, celle-ci est grande, il n’est donc pas étonnant de voir ce genre de paysage dans l’une des vingt plus grandes villes de métropole.

Je n’y connais rien en apiculture mais manifestement, nos deux personnages secondaires sont en train d’injecter et de pulvériser des produits chimiques sur nos petites bêtes. Font-ils un traitement des colonies contre le Varroa ? Il s’agit d’un acarien parasite de l’abeille et sa forme asiatique, le varroa destructor s’est répandu comme une poudre sur la planète depuis les années 70 et plus particulière depuis 1982 en France. Sauf que notre abeille de chez nous ne sait se protéger contre ce parasite… Cela pourrait être une des causes de la chute impressionnante du nombre d’abeille de par le monde.

A priori, on ne traite pas trop les abeilles en début de printemps sinon les produits chimiques risquent de passer dans le miel, lui enlevant ses qualités 100% naturel ! Je ne sais donc pas ce que nos deux apiculteurs font, et sur ce point, malgré quelques recherches sur le net me parlant d’acide formique, d’acide Oxalique… je ne suis pas plus savant qu’avant !

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Ligne droite 143

Paysage assez typique des routes au pied des Andes. Celle-ci est une droite oblique à celle de Chico et Morado, un peu plus à l’Est, un peu plus loin des Andes. Au bout de cette ligne droite, on retrouve la fameuse route nationale 40 traversant l’Argentine du Sud au Nord. Au bout de celle-ci, elle tourne à droite, remontant vers Mendoza et traversant alors l’Arche, au village de San Carlos !

Plus à l’Est, c’est donc la route nationale 143 venant de San Rafael sur laquelle nous sommes. La longue ligne droite fait dans les 70 km coupée au milieu d’une chicane d’une dizaine de kilomètres. Du coup, on a le temps d’admirer l’arrière plan… derrière lequel se cache le fabuleux stratovolcan Maïpo.

C’est ce genre de route, semi infini, qui rend notre finitude européenne parfois bien petite. Nous avons besoin d’espace, nous avons besoin de profondeur de champs afin de voir loin !

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Sergio & Serguéi

Alors que la station chinoise Tiangong-1 hors de contrôle depuis quelques années est rentrée dans l’atmosphère (désorbitage) ce matin 2 avril vers 00h16 dans le pacifique, c’est la fin d’un long suspens sur l’heure exacte qui n’a fait que reculer de quelques jours jours et le lieu de chute… Ouf, personne n’est touché encore une fois !

Mais quel est le rapport avec le titre ?

Bien plus que vous pourriez ne l’imaginer au premier abord. Bien qu’elle plus petit que la station Mir, la programme spatiale Chinois a été fortement influencé par le programme soviétique… Justement, la station Mir lancé sous l’aire de URSS subit de plein fouet la chute de l’union par Boris Eltsine et finira sa vie Russe en mars 2001. Mais que se passa t-il lors de la chute de l’union fin décembre 2011 ?

Un certain Sergueï Krikaliov était à bord de la station. Arrivé avec le Soyouz TM-12 le 19 mai 1991, il poursuit sa mission avec le commandant Alexander A. Volkov du Soyouz TM-13, faisant de nouveau une EVA (sortie extravéhiculaire), avant l’atterrissage dans les plaines Kazakh le 25 mars 1992, presque 1 an après. Il a alors détenu le record de durée de séjour dans l’espace en temps cumulé (803 jours).

Mais quel est le rapport avec le titre ?

On se rapproche, ne trouvez-vous pas ? On a déjà la moitié… À la même époque, à Cuba, un radio-amateur de grand talent Sergio Gonzalez Blanco dit Sergito (CO2VV) est ingénieur en télécommunications. Diplômé en URSS, à la fin des années 1980 et pendant les années 1990, il aurait été a priori le premier Cubain à communiquer régulièrement avec la station MIR, notamment avec les radio-amateurs cosmonautes Moussa Manarov et Sergueï Krikaliov ! Il fut ensuite l’un des pionniers en participant à la construction de satellites de radio amateur…

À partir de cette trame historique, le réalisateur Ernesto Daranas conserve certains éléments, en déforme d’autres, en ajoute quelques uns et tourne une fiction éblouissante Sergio & Serguéi dans le Cuba post URSS avec des agents secrets, des séquences spatiales, un peu de poésie et d’irréel. Cuba reste Cuba. Il y a du burlesque, du comique, du rhum, le stress d’un régime autoritaire, le charme de cette île est intact ! Si tout cela s’est presque passé il y a 25 ans, on se sent néanmoins dans un film de science-fiction très moderne, avec une micro-référence à 2001, l’Odyssée de l’espace !

À voir absolument s’il passe à coté de chez vous !

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C’est le printemps

Il fait beau, il faut chaud, c’est l’été, chantons !

Sauf que tout est presque faux dans cette phrase… Depuis que les photographies ont été prises, un 9 décembre 2017, il n’y a pas eu de sécheresse dans les Alpes ! Après trois jours de beau temps, on se dit qu’on tiens le bon bout avant de se reprendre un déluge sur le coin du nez. Pas de grands froids hivernaux mais guère de grands chauds non plus, la polaire est toujours là sur les épaules en ce début de printemps. Argh, c’est pas l’été…

Finalement, vous ne pensez pas que cela va nous arrêter de chanter, que ce soit sous le givre en haut d’un grillage, que ce soit sur le vélo durant le trajet du boulot, que ce soit dans les étoiles emberlificoté dans une couette bien chaude.

Pour ce rouge-gorge, un petit coup de tête à droite, un petit coup de tête à gauche afin de s’assurer qu’aucun chat ne vienne en douce (le grillage fait quand même 4 mètres de haut) avant d’entonner sa ritournelle matinale.

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La passerelle emballée

Je ne sais pas si elle est enchantée mais les lutins sont passés pas là, c’est sur. Depuis, plus moyen de la voir à nue, la voici drapée d’une belle tenue blanche comme neige, telle une future reine…

De qui parle t-on ?

De la passerelle Saint-Laurent, évidement. Le pont emblématique de Grenoble maintes fois reconstruit et ayant pris sa forme actuelle en 1909. Il est toujours là 100 ans après mais sans véhicule, sauf les cyclistes, depuis des années. D’où son appellation de pont et de passerelle ! Masculin et féminin, une tête de pont emblématique pour la langue française.

Depuis quelques mois, la robe blanche intrigue, intrigue encore et encore. J’ai beau passer en vélo régulièrement au pied du chantier (la piste cyclable est d’ailleurs supprimée sur 100 m pour laisser la place à un empilement de conteneurs), les panneaux explicatifs ont été oublié ou sont si petits que je ne les ai point aperçu… Au vu des frais de la rénovation, car cela ne peut être autre chose, une meilleure communication aurait été sympathique.

Emballement ?

Quand voyons-nous de nos jours un tel déballage d’emballage, c’est qu’il y a un risque. Risques extra-terrestres (voir E.T.), risques chimiques, risques biologiques… ? En général, nous voyons des petits hommes blancs lorsque est démontée une toiture au fibrociment. Vous savez, ces tôles ondulées remplies d’amiante qui n’ont été interdit qu’en 1996 alors qu’à la tête de l’état (et de la médecine), le coté ultra nocif de l’amiante était connu depuis longtemps, depuis plus de 50 ans…

Et le rapport avec ma passerelle ?

Celle-ci est en cours de désamiantage. Oui car même sans toit et sans fibrociment, on pouvait avoir de l’amiante. Vous êtes content de le découvrir au détour de votre chronique. A priori, il y avait effectivement de l’amiante dans les peintures puisque l’ensemble de l’ouvrage passe au sablage… Il y a un petit reportage du 21 février de France 3 Alpes dans les entrailles de la passerelle Saint-Laurent tout à fait édifiant. À regarder absolument !

 

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Toilette intégrée

Le petit village de Montbrun-les-Bains est charmant à moitié perché sur une petite colline locale (en comparaison du grand Mont Ventoux qui le domine au Sud-Ouest). Situé dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, elle est, avec sa voisine Ferrassières, une des communes les plus au Sud. Il est d’ailleurs très compliqué d’aller de Grenoble à Montbrun sans quitter la région…

Le site est aussi classé parmi les 157 plus beaux villages de France (on vous a dis qu’il était charmant). En complément du château planté au sommet, on y trouve aussi un beffroi à mi chemin qui a beaucoup de charme.

Arrêtons nous d’ailleurs à celui-ci pour une petite pause pipi !

Évidement le lieu n’est pas bien adapté pour faire cela derrière un buisson invisible ou entre deux voitures inexistantes à viser le caniveau. Quand au mur, tout de pierre de taille, pas facile d’aller marquer son territoire comme le font les chats ou les chiens…

Heureusement, vous n’êtes pas le premier dont la vessie crie à l’urgence à mi pente. Ainsi la mairie a installée des toilettes dans un recoin voûté, à droite du beffroi, lieu qui devait être avant un lieu sans vie ! Une splendide porte en bois massif vous accueille à l’entrée, ce sont les WC les plus rétro et les plus XXL que j’ai vu ces dernières années. La classe totale.

Besoin de se rafraîchir les mains ?

Pas de soucis, en sortie des toilettes, avant d’entamer l’assaut final de la petite bosse, une fontaine permet de se dégourdir les mains. Incroyable, ce village a vraiment pensé a tout et surtout, y a pensé a bon escient. Chaque chose à sa place dans cet équilibre cosmologique. Aucun doute, la mairie est bénie des astres !

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Barbâtre

Les îles sont un domaine magique pour ceux qui habitent sur les continents. Chacune a sa spécificité, son cachet. Il y a les grandes, les très grandes, tellement qu’on n’en voit pas le bout, les moyennes et les petites.

Barbâtre est sur un île que je qualifierais de moyenne. Difficile de la voir en plein champs, d’un seul coup d’œil mais possible d’en faire le tour à vélo dans la journée mais guère raisonnable de l’envisager à pied en moins de 12h sauf à vouloir faire une course. Barbâtre est donc l’une des quatre communes de l’île de Noirmoutier.

C’est aussi un rond, le rond de Barbâtre ! Il s’agit d’une danse traditionnelle dansée et collectée à Barbâtre. Surprenant n’est-ce pas ? La danse est globalement simple donc c’est un bon début pour commencer nos anciennes danses collectives…

La grande majorité du trafic routier venant du continent emprunte depuis presque 50 ans le pont et débouche donc sur cette ancienne balise maritime posée au premier rond point. Quelle merveilleuse façon de marquer l’entrée dans un territoire fortement maritime, et aussi de ne pas oublier qu’à Noirmoutier, il y a aussi de la diversité dans les communes et de leurs noms… Noirmoutier-en-l’Île, L’Épine, La Guérinière et Barbâtre.

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Le trop plein El Carrizal

Le barrage d’El Carrizal est au sud de la ville Mendoza en Argentine. Nous en avons parlé plusieurs ici même bien qu’une seule image est été montré !

Le truc particulier sur ce barrage, c’est clairement son trop plein . La taille de ce dernier est clairement gigantesque. On pourrait imaginer cela pour un lac immense ce qui n’est pas le cas ici. Il ne pleut pas souvent mais les pluies doivent être torrentielles sur les sommets peu lointains, principalement dans les environs du volcan Tupungato.

Ainsi, impossible de montrer l’intégralité de ce trop plein en une seule fois, nous allons donc voir la partie haute ce jour !

Tout commence par un immense arc de cercle à fleur d’eau. Depuis les images prises en 2014, le lac a été rehaussé d’un mètre… La double courbure en forme d’assiette n’est donc plus exactement ainsi. Sinon la route sur pilotis a double sens, les piliers, les rayons convergents vers la partie basse du trop plein sont restés de même. Sur les photographies, cela ne semble peut être pas si impressionnant que cela mais lorsque l’on se balade dedans, c’est immense… Il y a de quoi mettre tout un quartier dans ce trop plein !

En effet, impossible de passer à proximité de ce barrage et de son trop plein sans faire un détour piétonnier dedans. C’est suffisamment rare de pouvoir faire cela qu’il serait dommage de ne pas essayer de s’imaginer comme une goutte d’eau filant dans ce défilé. En général, les trop pleins sont presque toujours inaccessibles, soit de par des murs énormes ou de par des barbelés peu engageants…

Je vous laisse désormais imaginer la suite de ce canal convergeant et ainsi fait monter légèrement le suspens sachant qu’il est encore plein de surprise ! Pour les passionnés, j’ai trouvé une Histoire de l’irrigation à Mendoza, en espagnol dans le texte, de 9000 ans avant J.C. à nos jours !

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Le tableau rouge

Je crois que cela se passe quasiment de commentaire ? Voila un coucher de soleil comme certaine personne en voit peut être souvent mais moi pour ainsi dire jamais. Jamais au grand jamais et pourtant, ce jour là, j’étais bien là derrière le déclencheur…

Un 29 novembre 2017 !

Évidement il ne faut pas avoir les pieds sur terre pour la faire. Mais guère besoin d’aller sur Mars, aussi loin, pour avoir ces rouges intenses. D’ailleurs, la même image à la même heure sur Mars est bleu. Mais bon, Mars, il faut que cela soit rouge, cela percute mieux dans notre inconscient.

J’étais donc en avion !

En provenance du sud, nous avions traversé depuis nos cieux les Bas de France depuis Cannes jusqu’à Lyon Saint-Exupéry sans trop regarder dessous la grande mer de nuage. Il faut dire qu’à l’ouest, coté soleil couchant, les traces et les nuages se mêlaient et s’aimaient à nous en écrire un message de tendresse ou de détresse ! Les équations d’Euler de la mécanique des fluides nous calligraphiaient un mot dans un pur style asiatique. Un véritable chef d’œuvre d’art éphémère sous nos yeux se dessinait.

Je ne suis pas sur que nos amis pilotes de ligne aient tous une âme d’artiste mais avec leur grand crayon à réacteur, il y a eu ce jour là une symbiose inconsciente des cellules de ces corps répartis proche de la perfection.

C’est pas au moyen âge qu’on voyait cela !

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Petit Fond Blanc

Voici une vue du sommet du Petit Fond Blanc depuis le haut du télésiège du Bois de l’Ours. Nous sommes sur la crête menant de l’Aiguille de Grive aux Deux Têtes qui marque la ligne de séparation de la station de skis des Arcs en deux, d’un coté, Arc 1600 et 1800 à l’Ouest, de l’autre Arc 2000 à l’Est.

Cette crête enchaîne les petits sommets dont certains sont assez mignons selon l’angle de vue. Petit Fond Blanc n’est pas le plus impressionnant et est suivis par la Pointe du Fond Blanc qui fait elle aussi 2480m… Entre les deux, il y a un superbe vallon pour le skis hors piste en face Est que nous avons dû descendre une seule fois et il y a fort longtemps !

Ce qui m’a plu dans cette photographie, c’est la prise du vue à travers des barreaux, un peu comme dans une prison sauf qu’ici, c’est la nature, les grands espace qui sont prisonniers de la boite. Cependant celle-ci s’adapte et prends une couleur blanc givre, symbole d’une protection autour d’une entité vierge de tout crime…

Alors que pour Terre d’adhésion, j’ai passé un temps fou à retrouver des noms de lieu et surtout, à chercher le nom de bosselets sans nom, un coup de géoportail m’a donné en quelques minutes une carte ayant juste les données que je souhaitais. Il manque les noms des villes et des sommets sur les vues aériennes, et les courbes de niveau en mode 3D ont quelques soucis mais sinon, l’outil est globalement assez pratique.

On aimerait que l’IGN distribue le code source informatique des modes 2D et 3D mais cela est une autre histoire. Il le font peut être mais j’ai comme des doutes… Cet organisme d’état n’étant pas très philanthrope historiquement.

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Terre d’adhésion

Col de la Chal, pas tout à fait, nous sommes sur le versant Sud Ouest qui descend avec l’arête nord de Bellecôte en arrière plan. Nous sommes presque au col. En réalité, la photographie est prise à mi chemin entre le col de la Chal et le Grand Col (Triangle Mont Turia, Aiguille Rouge et Aiguille Rousse au dessus de Peisey).

On pourrait se croire dans une zone blanche hors du temps bien que nous ne soyons pas réellement dans le Parc national de la Vanoise mais sur sa frontière Nord. Ce n’est pas tout à fait hors du parc car nous sommes dans l’aire d’adhésion de la commune de Peisey-Nancroix. Ces aires élargissent le parc via une charte constituant un projet de protection et de développement du territoire respectueux de l’environnement. Seules deux communes sur 29 situées autour du parc ont adhérer à cette charte suite au Décret ministériel du 27 avril 2015 l’approuvant ! C’est dire la motivation réelle des communes et des maires pour la nature au delà des paroles publicitaires… et des stations de skis !

Il faut espérer que cela change et que plus de communes adhèrent dans les années qui viennent sous la pression des villageois et des vacanciers, voila la carte officielle du parc à ce jour. Peut-être la remontée inexorable des neiges poussera le tourisme vert face au tourisme blanc.

À noter que sur le Parc national des Écrins, sur les 60 communes entourant le parc, 47 ont signés la charte. Je comprends en partie pourquoi les écrins m’ont toujours semblé bien plus sauvage…

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Double Cabina

Les péages se suivent mais ne se ressemblent pas. Cette affirmation n’est pas toujours vrai mais elle sonne bien, tel le bruit qui s’associe en général à ce genre d’endroit.

Celui-ci est sur l’une des autoroutes menant à Buenos Aires , un de ceux sur la route en provenance de San Juan et traversant toute l’Argentine d’Ouest en Est. Nous sommes dans la banlieue, entouré de panneaux publicitaires tous plus grands les uns que les autres. Comme chez nous, à la barrière de péage, il faut donner sa dîme. Et plus il y a de monde, plus il y a de voiture et plus le péage est large et prends une emprise titanesque au sol. Et plus il faut goudronner, imperméabiliser les sols et évacuer l’eau en cas de pluie…

Bref, un péage, cela rapporte mais cela coûte (hyper) cher à construire et à entretenir. Les argentins ont trouvé une solution que je n’ai personnellement jamais vu en Europe. Le principe des doubles cabines.

Des doubles cabines ?

Oui, vous avez bien lu. Nous ne sommes pas dans un magasin de fringues mais bien sur une autoroute. L’idée est toute bête. Plutôt que de passer une par une, faisons passer les voitures deux par deux. Ainsi l’emprise au sol et le goudron ne sont pas doublés alors que les capacités elles le sont. Pas complètement car on imagine aisément que deux voitures en moyenne mettent très légèrement plus de temps qu’une mais certainement moins que deux fois une.

On ne trouve pas de double cabine sur toutes les voies. Évidement, les camions et les cars en sont exclus. Seules quelques voies réservées aux véhicules légers (voitures) sont donc équipées et vous devez mettre le montant exact du péage dans le panier. Pas question ici de rendre la monnaie ou de payer par carte bancaire.

Le système semble donc moins évolué que nos systèmes d’abonnement permettant le passage à basse vitesse de la barrière sans s’arrêter mais il est à n’en pas en douter bien plus respectueux de la vie privée des personnes ! Certes on s’arrête et on fait quand même la queue mais au moins on n’est pas tracé par l’œil de plus en plus big brother de nos gouvernants.

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La vie est dans le béton

Dans notre volonté de vouloir maîtriser nos villes, nos architectes et politiques tentent d’inscrire un schéma 3D virtuel sur une réalité. Ainsi certains lieux sont l’objet d’expériences régulières…

C’est le cas du forum de Halles à Paris. Partie d’un projet de gare RER en souterrain dans les années 70, l’immense zone est ainsi régulièrement soumis à une volonté de modeler. Alors que certains immeubles ou bâtiments environnants ont plus de 100 ans, rares sont les éléments dans la zone centrale n’ayant pas changé une ou deux fois de nature en 40 ans !

Il faut des arbres…

Comment mettre des grands arbres dans une zone 100% artificielle ? Il n’y a rien dans les sous sols, pas de vers, pas de compost, pas d’eau. C’est un grand vide rempli de magasin, de cinéma, de piscine aseptisée !

Alors on plante des cercles de béton, on importe un camion de terre et on balance dedans un arbre dans ce pot sans se demander s’il va pouvoir s’étendre, grandir, dépasser le siècle… Bien sur qu’il n’atteindra jamais cet âge respectable lui permettant, pour de nombreuses espèces, de basculer dans la période adulte. Vous imaginez vous un tronc de 2 m de circonférence dans un trou aussi petit ?

À vrai dire, j’ai des forts doutes que toute cette superstructure tienne plus de 50 ans. Non qu’elle soit sous dimensionnée, on contraire. Le béton vibré a coulé à flot durant des années. Le soucis est que le projet, déjà non finit, semble très éloigné d’un lieu de vie dans lequel ont souhaite passer du temps.

Ce sera donc un lieu de passage, tout comme nos gouvernants… Et la prochaine bonne idée permettra de nouveau de terraformer ce béton percé de micro-pores de vie !

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Tres películas

Petit retour obligé sur quelques films sud américains ayant chacun leur intérêt et leur spécificité. Cela nous change des supers productions hollywoodiennes avec des supers héros, une super physique … ne menant pas toujours à grand chose. Non, je ne parlerais pas de la nullité du dernier Star Wars !

El Presidente

C’est le plus récent de ma liste, celui sorti en dernier dans les salles. C’est aussi celui ayant l’acteur le plus connu avec la star argentine Ricardo Darín. El Presidente raconte l’histoire d’un président argentin nouvellement élu devant participer à un congrès dont l’objectif est de monter un OPEP sud américain. Le président brésilien, la présidente chilienne sont bien en relation avec leur rôle continentale… Cette organisation pourra t-elle peser dans le jeu international.

L’action commence dans les vrais bureaux de la présidence argentine puis se déplace à Valle Novado, la station la plus européenne des Andes, coté Chilien. Évidement, quelques clichés comme la photographie des chefs d’état devant l’Aconcagua ne sont pas pris en ce lieu mais certainement au col de la Cumbre. Évidement, les beaux rouages de ce genre de sommets internationaux vont se régler et se dérégler au fil du temps. Notre président, empêtré dans les problèmes personnels de sa fille, va petit à petit se placer et montrer qu’il n’est pas là par hasard…

Bien entendu, les gringos d’américain ne sont pas les bienvenus dans les andages blancs, mais ne peuvent laisser faire sans essayer de jouer leur propre partition. Pour se faire, l’acteur américain Christian Slater (Le Nom de la rose, Mr. Robot) est tout simplement parfait en diplomate fourbe et confirme sa grande forme actuelle !

Seule note légèrement négative du film, avec un tel scénario, de tels acteurs et de tels paysages, on aurait pu en le réalisant légèrement différement, comment je ne sais pas, avoir un chef d’œuvre mondial. Il est très bien mais il y manque un zeste de … je ne saurais qualifier !

La Fiancée du désert

Avec ce petit film, nous basculons dans les petits budgets. L’objectif semble bien plus modeste ce qui n’a pas empêché La fiancée du désert, premier long métrage de Cecilia Atán et de Valeria Pivato d’être présenté en première mondiale au Festival de Cannes 2017 !

Une jeune chilienne pars à Buenos Aires travailler comme fille au pair. Des années après, les enfants sont grands, la famille n’a plus besoin d’elle. mais Teresa Godoy, parfaitement joué par Paulina García, fait partie de la famille. On lui propose alors d’aller s’occuper des grands parents à San-Juan, ville de l’ouest au pied des Andes situé à plus de 1000 km.

L’intrigue est posé, le film démarre…

Et le bus tombe en panne ! Pas n’importe où, à El Vallecito, une petite bourgade sur la RN141 situé 65 km avant San Juan. Sur le lieu même du sanctuaire de la Difunta Correa. La rencontre improbable avec Julio Alfredo Corvalán dit El Gringo (un Claudio Rissi absolument exceptionnel dans son rôle) entraîne le road movie sur des voies secondaires.

La suite est donc un parcours initiatique sur des sites autour de San Juan (le film est financé par la province) que nous avons nous même traversé par le passé ! Ainsi, même si l’ensemble n’est pas toujours bien cohérent (météorologie, distance kilométrique…), la fable fonctionne bien et donne un bon aperçu des conditions de vie sur place.

Mariana (Los Perros)

Nous franchissons de nouveau les Andes pour nous installer avec Mariana à Santiago.

Le film prends comme support le portrait d’une épouse capricieuse, bourgeoise et il faut le dire bien chiante que l’actrice Antonia Zegers incarne à la perfection. Les humains sont-ils moins intéressants que ses chiens…

Celle-ci se décide un beau jour à faire du cheval. Elle prends alors des cours d’équitation au centre équestre tenu par le colonel Juan (un Alfredo Castro parfait que l’on retrouve aussi parfait sur El Presidente dans un second rôle que je ne dévoilerai pas). Les choses sérieuses commencent car le colonel est entouré de mystères, des intrigues remontant à l’époque sombres du général Pinochet, des crimes que la propre famille de Mariana n’a pu ignorer…

Le film est donc un biais pour parler de cette sombre période mais principalement de la reconstruction des personnes ayant trempé dans les affaires. Faut-il amnistier ? Faut-il pardonner ?

À chacun de se faire sa propre opinion.

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Collée au trottoir

Il arrive un jour où malgré tout bricolage, malgré la clef dans le contact, le moteur refuse de partir à tout jamais… Ce jour là, si l’engin s’avère vraiment indispensable, on rachète malgré soi une autre voiture !

Que faire de l’épave ?

Pourquoi ne pas la stationner sur une non-place de stationnement, au moins, elle ne prends la place de personne. Ainsi, année après année, elle rouille mais elle vieillit. Si sa prise de bouteille est plus rapide que sa décomposition, sa valeur initiale proche de zéro a toutes les chances de monter à chaque rotation annuelle ! Un printemps suit l’autre et la cote argus grimpe, grimpe…

Ainsi, entre avril 2014 (ci dessus) et novembre 2017 (ci dessous), notre voiture jaune n’a pas bougé d’un iota.

C’est quoi cette bagnole ?

Figurez-vous que j’ai failli vous poser la même question ! Il n’y a aucun signe sur la carrosserie pouvant me donner une idée du constructeur et rien dans ma mémoire pour me guider. Alors que pourtant…

Pourtant une petite recherche sur les anciennes Fiat qui s’avère rapidement une fausse piste, puis avec « vieille berline forme ronde » dans un moteur de recherche populaire, onglet Images, et hop mais c’est bien sur, c’est une Renault Dauphine. Fabriqué en France de 1956 à 1967, elle fût la première voiture européenne fabriquée en Argentine dans l’usine de Córdoba (1960 – 1970).

Si cela se trouve, cette Dauphine jaune est peut être la première Renault Argentine ? Nous sommes potentiellement face à une pièce de musée, une pièce unique !

Comment une voiture aussi classe, la « plus jolie petite 4 places du monde » selon l’hebdomadaire américain The Motor en 1957, a t-elle pu quitter ma mémoire aussi vite. S’est-elle transformée rapidement en tas de rouille chez nous la rayant d’un coup de mon passé ? Les années 70 ont-elles balayé les gammes par des modèles plus anguleux comme la Renault 8 (1963 – 1976 tout de même) ?

Cela dit, même en Argentine, on ne croise plus guère de Dauphine…

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DHL

La première fois, à l’aéroport de Saint Exupéry, je me suis dis, tiens un avion de La Poste. En effet, avec l’aéropostale, le transport du courrier a rapidement utilisé les avions dès les années 1920.

Mais j’avais tout faux de A à Z !

    • D’abord, l’aéropostale n’a jamais été une entreprise de La Poste mais était une filiale d’Air France depuis 1933… À vrai dire, les deux compagnies étant nationales et de service public en ces temps là, c’était bien du pareil au même…
    • Ensuite, j’ai loupé mon cliché à Lyon alors j’ai du me rabattre sur celui, bien plus jolie, réalisé à Toulouse-Blagnac une toute petite heure à peine plus tard…
    • Enfin, c’est pas parce que c’est jaune que cela transporte des lettres. En effet, il y a jaune et jaune. Cet avion est jaune jaune. Vous voyez la différence ? Bref, c’est le jaune DHL donc même s’il n’y a pas d’enveloppe dedans, il transporte quand même des colis ! En plus, si comme moi, vous êtes resté sur la version américaine de DHL, il vous faut absolument vous réveiller. DHL fait aujourd’hui partie du groupe Deutsche Post.

C’est presque un retour à la case départ mon histoire…

Quel avion est-ce ? Sur DHL Aviation, nous pouvons voir que la compagnie a pas mal de modèles différents mais que l’Airbus A300-600RF et le Boeing 757-200F sont les plus probables. Les deux ne sont pas tout jeunes (il n’y a d’ailleurs pas de winglet au bout des ailes) et cela montre que ce genre de compagnie utilise principalement des avions en seconde main, des occasions. Dans le cas de la présente photographie, je penche très fortement pour un B575 !

Que font les plots autour de l’avion ? Pourquoi une bâche bouchait l’entrée des réacteurs (non visible depuis cet angle de vue) ? C’est une autre longue histoire dont je ne peux faire que quelques suppositions :

  • l’avion tourne principalement la nuit et est donc stocké dans la journée sur le tarmac ;
  • les fortes précipitations tout le jour imposent une protection en entrée de moteur afin de ne pas le noyer.

Mais tout cela mériterait un œil bien plus expert !

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Le calmar géant

En pleine pente de la Chartreuse, j’allais dire en pleine montagne mais cela n’est pas vrai car le lieu doit être à 500m d’altitude, vous pouvez croiser un calamar géant et un peu plus que cela. La bête est dessinée sur les parois d’un château d’eau qui par chez nous ne sont pas perchés sur des piliers aux abords des villages mais perchés dans la montagne et souvent à moitié enterré.

Il n’est donc pas forcément si facile que cela de les trouver, ces châteaux !

En se mettant dos à la bête, si vous osez la quitter quelques instant des yeux, et en effectuant une rotation à 180°, la vue sur la vallée du nord Grésivaudan est réduite à sa plus simple expression : quelques arbres et arbustes… Il n’y a aucun recul, aucune perspective. Les prises de vue photographique sur l’art picturale se font au grand angle ou zone par zone !

Plutôt que de graffitis, bien qu’on en trouve de toutes les qualités un peu partout, on pourrait plutôt parler ici  de street art avec un message écologique contre les portes containers perdant une partie de leur cargaisons et polluant les mers du globe. Il est cependant assez amusant de voir ce message loin de tout lieu de passage, loin de tout océan ou rivière. Le tagueur n’a manifestement pas réalisé son œuvre sur les hauts de la commune de Corenc pour se retrouver à la une de Facebook mais par une intime conviction et un pur plaisir.

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Les faux Choucas

L’action se déroule au sommet de la dent de Crolles, une molaire bien sympathique pleine de trous et de cavités, un pur bonheur pour un dentiste spéléologue. Les Choucas tournent et tournent autour de la croix, se jettent de la falaise tels des wingsuiters capable de battre des bras, de revenir en quelques secondes à leur point de départ. Que les nuages soient là enveloppant le sommet d’un léger brouillard ou qu’il fasse grand beau, jamais ils ne semblent s’écraser contre le rocher tels nos moineaux des villes qui s’empiffrent de nos vitres trop propres…

Alors que le ciel semble un champs de paix et de partage de l’espace 3D, le sol rocailleux est un territoire important à protéger, bien qu’on y reste que quelques instants ! Vite partir plus loin à la recherche d’un terrain plus propice à la méditation personnelle ainsi qu’à l’appel du ventre et des petits vers et miettes de pain à manger précieusement sans partage aucun. L’atterrissage tout en souplesse sur piste très courte avec des ailes flexibles de toute beauté est une merveille à figer pour l’éternité dans l’obturateur de l’appareil photographique.

C’est bien tout cela mais quel est le rapport avec le titre de cet article. Oiseau noir avec un bec jaune égal Choucas. Et bien c’est faux. Malgré que nous soyons 19 sur 20 à le dire tous les WE en montagne, cela n’en fait pourtant pas une vérité du dictionnaire. Nos amis de l’académie et de la nature ont raison, nos Choucas n’en sont pas même si cela est bien triste d’admettre nos tords ancestraux et futurs… À l’avenir, ne prenons pas les Chocards à bec jaune pour des Choucas, seuls quelques lettres changent mais la dynamique du mot Chocard est tout aussi sympathique que celle de Choucas, légèrement moins doudou et un peu plus rugueuse pour ces as du nettoyage de nos tables de pic-nique alpestre.

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Dans la fibre

Généralement, lorsqu’on taille une pièce mécanique dans un bloc d’acier on dis qu’on a taillé celle-ci dans la masse. Je ne sais pas ce qu’il en est dans le milieu artistique mais il me semble que les tailleurs de pierre emploient le même vocabulaire.

Nous aurions donc pu employer le même verbe ici car cette sculpture est taillée d’un seul morceau dans un tronc d’arbre. La particularité est qu’en général, le bloc de pierre est extrait de la carrière puis amené à l’atelier du maître afin de se faire réduire petit à petit en poussière. Dans le cas présent, l’œuvre a été réalisé sur place, à même le tronc d’arbre posé sur ses racines. Elle a pris racine avec sa base, sa structure interne… Elle n’est donc point taillé dans la masse mais taillé dans sa fibre même.

Ainsi nous pouvons dire sans détour que l’art et la matière se rejoignent ici pour une nouvelle vie, une seconde vie. Après la croissance, la contemplation ! En attendant un jour futur, pas si lointain que cela, la régénération…

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Bonne nuit

Voila un superbe coucher de soleil (enfin de mon point de vue) un 22 octobre 2017 à 18h22, heure de Paris ! C’est important d’être très précis concernant les minutes lorsqu’on n’est pas sur le même méridien… Dans quelques centaines de secondes, cela afin d’éviter les répétitions peu harmonieuses d’une unité de temps, nous allons atterrir sur l’aéroport international de Malte.

Son petit nom de code AITA est MLA. Pour le M, c’est assez simple mais pour le LA, il faut se souvenir mais surtout rechercher le nom de la commune sur laquelle celui-ci est situé : Ħal Luqa ou plus simplement Luqa. Voila donc pour le LA… Ok, les noms de code AITA sont plus ou moins parlant mais ils restent en caractères ASCII donc facile à écrire et à lire (sur les étiquettes autocollantes des bagages en soute). Nous avons donc éviter la lettre maltaise géniale dont je ne prononcerais pas le nom : Ħ.

L’aéroport en lui même n’a aucun signe architectural m’ayant marqué, c’est la raison pour laquelle l’histoire imagé s’arrête avant l’atterrissage, juste avant la nuit tombante nous plongeant dans un noir plein de rêveries.

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Ça déborde !

Lorsque la piste cyclable sur Meylan menant au campus universitaire de Saint-Martin-d’Hères est dans cet état là, qu’il y a 50 m à faire en pédalant dans 10 cm d’eau au niveau de la zone centrale inondée, on est clairement en période d’intenses précipitations ! En effet, le lieu, un point un peu bas sur les courbes de niveau situé sur l’autoroute cyclable entre la plate-forme de courrier et le stade des Ayguinards (étymologie de ce dernier mot : les eaux noires) ne se remplit comme une mare que lors des fortes pluies. En pratique et dès l’arrêt de la pluie, la mare se vide d’elle même dans la demi journée qui suit via un collecteur ici invisible car noyé.

Évidement, un tel obstacle ne nous arrête pas !

En poursuivant la route et peu avant la passerelle, il est clair que l’Isère est sortie de son lit classique mais qu’il n’y a encore rien de dramatique. Il reste encore bien 20 cm avant qu’elle n’atteigne la piste basse mais un mur de plus de 1 m de haut protège le reste de la ville à cet endroit (ailleurs, la piste est plus haute). Un beau pic de crue pour un mois de janvier où normalement il fait froid et plutôt sec. Ces montées rapides des eaux associant pluies et fonte des neiges, c’est normalement au printemps que nous les subissons, jamais lors du mois le plus froid.

Il n’y a plus de saisons moi je vous l’dis ma p’tite dame !

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Couleurs Argentines

Ce tas de cailloux me fait rêver, pas vous ?

Cette magnifique zone est sur le sentier menant au cerro El Plata situé au dessus de l’ancienne station de skis de Vallecitos. Dès les refuges (environ 2900 m), cela monte bien puis une pente plus raide encore permet d’atteindre une zone assez plate vers 3500 m utilisé par les montagnards voulant planter leur tente afin de tenter l’ascension des plus hauts sommets environnant. De là, le décor devient plus lunaire avec une disparition progressive des herbes au profits des rocs.

Arrivé vers 4000 m, les couleurs deviennent carrément chaudes et sympathiques, surtout les jours où la météo répond présent, c’est à dire très souvent ! Un beau ciel beau avec quelques nuages autorise les ombres et les teintes les plus subtiles. Cela ne flashe pas comme les terres du nord, c’est plus minéral. Bref, c’est différent et c’est bien de cela que nous avons besoin, de différence qui nous émerveille.

J’ai toujours trouvé que le rouge et le noir formaient un beau couple (sans aucune référence caché à Stendhal cependant). Dans le cas présent, les mêmes en plus pastels, les mêmes en plus bleutés, en plus orangés, tapissent à chaque regard mes bâtonnets d’un bonheur intense.

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Rocher Badon

Voila un superbe sommet du massif de Belledonne, massif qui peut être divisé en deux ou en trois sous parties selon son caractère et son humeur du jour. Personnellement, ce jour ci, je le divise en deux : Belledonne Nord dont le point culminant est le Rocher Blanc (2927 m) et Belledonne Sud, plus prêt de Grenoble, qui culmine à 2977 m avec le Grand pic de Belledonne. Entre les deux, le fameux passage du col des lacs des sept Laux avec son refuge idéalement placé…

La tour Rocher Badon, 2912 m, au centre sur la photographie surplombe justement ce refuge et ce passage incroyable entre le nord et le sud. À sa droite le dépasse de seulement 15 m le sommet du Rocher Blanc qui ne semble pas ici plus haut, bien au contraire. Comme quoi, il faut toujours se méfier des effets de perspective, surtout à cette échelle. La belle pente au premier plan à gauche culmine à 2300 m et se trouve au nord ouest du rocher, quasiment dans un diagonale à 45° sur une carte d’état major.

Après presque quinze jours de temps assez déplorable, cette fenêtre de lumière samedi 6 janvier était à dévorer des yeux. Depuis Chanterelle sur la ligne crête au dessus du Pleynet, entre les sommets de la Cime de la Jasse et Le Grand Rocher, la vue est vraiment à 360 et Rocher Badon nous y montre son élancement d’une élégance qui ne déplairait pas à un grand couturier.

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Cristaux de neige

La neige se cristallise selon une forme assez magique et pas du tout intuitive. Il ne viendrait à l’idée de personne de se dire qu’en refroidissant de l’eau, on puisse obtenir cette étoile venu du froid. Comme l’Homme aime bien classer et mettre les choses dans des boites, puis celles-ci dans d’autres boites plus grandes ou plus petites selon le sens du classement, il en a été de même pour les flocons de neige : 7 catégories plus 3 numéros complémentaires, 80 types morphologiques… C’est clair, on va passer directement au paragraphe suivant sous peine de se perdre !

En général, le plus gros flocon que les enfants croisent pour ceux qui ont la chance de faire du skis de piste, c’est la première étoile obtenue à l’école de skis ! C’est exactement ce genre de flocons qui ont été pris sur ces photographies lors de l’hiver 2013, des cristaux hexagonaux présentant des extensions dendritiques. Souvent, les cristaux de neige sont petits mais ce jour là, certains sont clairement plus gros que la moyenne et nous avons au milieu de ce fatras un sacré gros balèze aux multiples ramifications.

Cette petite merveille qui est tombé du ciel comme le flocon d’avoine tombe le matin dans votre bol de lait permet, à sa simple vue, de partir d’un bon pied pour une chouette journée.

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Souffle azur

Alors que la tempête Eleonor (sans e) s’abat sur la France d’ouest en est et du nord au sud, les température grimpent à un niveau printanier. Le problème est que l’humidité aussi ! Il ne neige plus, il flotte…

Ainsi le cycle depuis quelques semaines se poursuit : pluie – neige – vent. Ce n’est pas toujours exactement dans cet ordre là mais au final, le manteau neigeux n’est pas particulièrement stable ni toujours bien épais. Gare aux plaques avants pour les passionnés de skis de randonnées ou de raquettes. Le risque reste presque tout le temps élevé !

Ces quelques images (nous en avons une centaine en stock) sont d’une autre tempête dans un autre pays d’une autre année. C’était à la Toussaint 2017, donc il n’y a pas si longtemps, dans un petit pays positionné au sud de la bote italienne : Malte. Le vent coule à flot et le soleil, présent ce jour là, permet des éclairages de folies. La mer est démontée depuis plusieurs jours et une houle longue s’est installée. Le petit bonhomme, pas sérieusement positionné en bordure est Tomin ! Heureusement, pas de vague scélérate lors de notre passage… Je ne sais pas si ces clichés montrent l’ampleur de la houle mais une vague est monté en haut du gros rocher, cela doit bien faire dans les 20m de haut. Malheureusement, je n’ai pas eu l’instant clic alors j’ai du me rabattre sur une vaguelette plus modeste !

À dire vrai, nous ne sommes pas sur l’île principale de Malte mais celle de Gozo bien moins touristique à cette saison (et certainement à toute saison). Si les deux îles se ressemblent fortement, elles sont cependant bien distinctes, mais cela est une autre histoire.

Pour nos prises en chambre noire, nous nous sommes mis dos à la fenêtre Azur mais cela tombe bien, celle-ci a fermé ses volets au printemps dernier ! L’azur est cependant partout dans cette baie ce jour là.

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Coucher de Lune

Voila un petit coucher de Lune afin de bien finir l’année 2017.

Il est possible et envisageable de croire à un lever de Lune mais l’heure de la prise de vue écarte rapidement cette possibilité : un jeudi 28 février 2013 vers 7h20 du matin. Les pentes enneigées et boisées sont celles des contreforts du Dos Rond au dessus de Monchavin Les Coches, vue d’en face depuis Plan Peisey. Sans repère et sans heure, il est toujours difficile, voir impossible de savoir si on est au lever ou au coucher.

Dans notre cas présent, un coucher au lever est amusant. Il n’est pas habituel de prendre l’instant de la plongée dans le sommeil alors qu’on n’est soi même réveillé que depuis quelques minutes. De plus, le 28 février d’hier est un peu le 31 décembre d’aujourd’hui. En effet, tout le monde sait bien que le premier jour de l’année était le 1er mars quoique les choses ne sont pas aussi triviale dès que l’on parle de calendrier !

Toujours est-il que février est bien le dernier mois introduit par le roi romain Numa Pompilius en même temps que janvier même s’ils n’ont aucun rapport avec les nombres 11 et 12 contrairement aux quatre mois qui les précèdent.

Avant, les 61 jours d’hiver ne faisaient partie d’aucun mois !

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Poubelles marines

Voyage dans l’ouest du pays… Et un jour tombe la mer, finit la terre infinie, le trait de côte se dessine et marque la fin d’un territoire, la fin de la marche vers le couchant.

Pour approfondir le voyage, quoi de mieux qu’un paquebot qui vous emmènerait très loin dans les Amériques. Sur ces navires aux dimensions hectométriques, l’air peut bizarrement manquer dans les salles fermées des multiples niveaux. Des manches à air, véritables bouches d’aération, aspirent l’éther extérieur pour le disperser dans l’hyper-structure.

Ici, point de cela, nous n’avons pas encore quitter la terre ferme. Nous attendons simplement l’heure de notre ferry car le peu de fond dans la baie n’autorise pas l’amarrage de plus gros navires. Nous sommes à Fromentine, là où la route s’arrêtait mais ne s’arrête plus ! Mais cela est une autre histoire…

Ainsi, afin de placer les futurs passagers dans l’ambiance d’une grande traversée et aussi afin d’essayer de préserver l’embarcadère des détritus classiques d’une zone de forts échanges, des poubelles ont été régulièrement placées sur les quais. Des poubelles manches à air pour aspirer toutes salissures, toutes mauvaises odeurs… Deux font face à l’entrée de la gare maritime, une est sur la promenade des «anglais» !

À vous d’en faire l’inventaire complet lors de votre prochain passage.

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Tonneaux suspendus

C’est une des premières images qu’il est possible d’apercevoir lorsqu’on quitte l’aéroport de Mendoza en Argentine, un bric-à-brac métallique artistique. Le ou les artistes ne vont pas aimer mon appellation mais il y a cependant un peu de cela à mon goût dans ces assemblages ce qui n’enlève rien à la valeur de l’œuvre plutôt originale et qui représente ainsi un peu le pays.

Dans cette province et principalement au sud de Mendoza la ville, c’est le royaume du vin. Les tonneaux trônent ainsi en bonne place sur l’étalage. Cela fait aussi le bonheur des enfants qui après l’école montent la haut et jouent dedans, à plusieurs mètres de haut… Si cela fait le bonheur des photographes amateurs de passages, c’est peut-être moins le cas des parents absents ! Il faut dire qu’avec seulement une demi d’école par jour, la grande majorité des enfants ont bien plus de temps libres que les adultes qui enchaînent eux,  et parfois cela complique les choses, plusieurs petits boulots…

Si vous prenez le taxi ou que l’on vient vous chercher à l’aéroport, vous n’aurez que quelques secondes pour admirer cette sculpture au premier carrefour routier après le péage situé à l’entrée de l’aéroport avant que votre véhicule ne se glisse parfois non sans mal dans le trafic dense de la route nationale RN40 reliant Mendoza à San Juan (entre autre car celle-ci faisant un peu plus de 4900 km s’étend loin au sud et loin au nord).

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