Pueblo Fantasma

C’était l’un des villages les plus haut du monde, en tout cas des Amériques et de la Bolivie en particulier. À 4690 m d’altitude, cela ne rigole plus. Comme l’affiche posée au centre du village l’indique, +12° de température maximum le jour et -14° la nuit sur l’année. C’est chaud chaud comme condition de vie. Cela vous tente d’y passer une petite année, voire plus ?

Bref, ce petit village ne fait pas fanstamer les maillots de bains !

Et pourtant, une heure, le temps d’une visite, il est bien sympathique même s’il n’y a plus aucun habitant depuis des années sauf peut être quelques fantômes ici ou là que nous n’avons point croisé mais qui se sont bien planqués lors de notre passage à n’en pas douter.

Plus une âme qui vive dans cet amas de pierres sèches…

Et pourtant, ce n’est pas ce qui a manqué. Dans ce village étendu sur une surface de 2000 m² vivait environ 10 000 habitants ! On est loin, très loin de nos standards actuels en terme de m² par personne.

Mais que pouvait bien faire tout ce monde ?

On imagine bien que les espagnols n’ont pas créer ce village pour les beaux yeux des lamas. La raison tombe sous le sens. Tous ces gens étaient donc là, souvent de force, pour les mines d’or, d’argent et de cuivre. C’est donc un vrai gruyère autour du village mais surtout sous le village…

Qui dit population dit église. De mémoire, il y en avait 80 (pas retrouvé ce chiffre sur le net pour le moment). Je ne sais pas comment les archéologues ont réussi à trouver ce nombre absolument énorme vu l’état des ruines. Au centre du village trône encore de nos jours la plus grande des églises. C’est d’ailleurs une des dernières ruines qui semble encore sur pied (enfin, un seul pied quand même).

Une épidémie a fini de vider le village il y a bien longtemps. Depuis, ce n’est pas que le temps qui l’a réduit ainsi, dans cet état déplorable. Il a été pillé par les habitants des villages voisins (et moins haut en altitude) de tout son bois et autres matériaux nobles dans ce désert de cailloux.

Depuis peu transformé en musée, c’est un point de passage obligé sur la route du Sud-Lípez !

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