Inversion de poussée

La piste est trop courte, on arrive en bout de piste… Damned c’est la catastrophe, vite l’inversion des moteurs !

Mise à l’arrêt de l’axe du rotor, relance des turboréacteurs dans l’autre sens et hop, l’avion freine.

Le scénario vous semble réaliste ? En pratique, il ne l’est pas du tout. C’est tout simplement impossible. On n’arrête pas la rotation d’un turboréacteur en quelques secondes et la machine n’est pas du tout faite pour tourner dans l’autre sens. Il est impossible d’inverser la poussée d’un réacteur d’avion ! Celui-ci aspire l’air devant lui et le recrache a une vitesse bien supérieure derrière. Un réacteur pousse derrière lui ou est à l’arrêt, il n’y a pas d’autre échappatoire possible…

Alors, l’inversion de poussée ?

C’est une belle image pour évoquer un mécanisme assez complexe de volets basculants permettant de renvoyer vers l’avant et sur les cotés une partie, et uniquement une partie, du flux du réacteur. On est cependant loin d’avoir une poussée inversée. De plus, le flux d’air ne sors point par la face avant du réacteur dans laquelle l’air entre toujours mais via des ouvertures latérales qui s’ouvrent dans le turboréacteur. Un peu comme des branchies de poissons qui s’ouvrent et se ferment au grès de leur respiration.

On comprends bien qu’avec ce flux d’air latéral faisant office de parachute virtuel, l’avion subisse comme un coup de frein et une perte de portance ! À n’utiliser donc qu’avec modération et uniquement lorsque les roues ont déjà touchées le sol.

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