Fibre à 10Mm

Quoi de mieux que de profiter de quelques jours au vert, ou plutôt au blanc de blanc (neige), à l’heure de la déconnexion, pour justement parler connexion !

Alors que notre quartier n’est globalement toujours pas relié à la fibre optique, fibre magique sensé nous apporter le bien être via un débit de folie (enfin, tout cela reste inférieur au Gb/s tout de même). La lumière n’a pas d’odeur. Elle est déjà installée parfois à l’autre bout du monde. C’est bien la peine de faire 10000 km pour trouver ce que l’on attends chez soi tous les jours !

Nous voyons ici la connectique fibre de notre hôtel à Sucre en Bolivie. Celle-ci arrive dans le hall central via une jarretière de couleur jaune.

La fibre optique est monomode, c’est évident !

En effet, la couleur de la jarretière n’a rien à voir dans cette évidence ! C’est la prise la clef de voûte de l’information. C’est un connecteur optique au format LC ce qui ne vous avance pas beaucoup sauf qu’il n’y a qu’un brin de fibre (puisque une seule LC). En optique, actuellement, seul le monomode permet en production et sur grande distance de n’utiliser qu’une seule fibre pour dialoguer dans les deux sens. On appelle cela le bidi ou le simplex. Je vous laisse imaginer l’origine de ces deux mots. Il y a cependant une indication instantanée du type de fibre optique : la couleur du connecteur LC est vert. On a donc un connecteur dit APC monomode. Dans ce type de connecteur, la fibre optique n’est pas coupée droite, à l’orthogonale de son axe mais avec un angle de 8°. Ce léger biseau permet de limiter les réflexions de la lumière repartant à l’envers lors du passage de la lumière. C’est une connectique un peu plus chère que la droite (de couleur bleu) très utilisé dans les télécoms en raison des possibles longues distances.

C’est donc amusant de voir tout cela dans son hall d’hôtel, loin, très très loin du premier câble transatlantique, alors que chez nous, soit ce n’est pas encore déployé, soit c’est invisible. Un comble pour ce type de liaison !

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Bouteilles à Quetana

À quelques kilomètres à l’ouest du petit village de Quetana Chico se trouve le petit village de Quetena Grande qui m’a semblé encore plus petit ! Nous sommes dans le Sud Lipez au fin fond de la Bolivie. Nous y avons fait lors de notre périple en 4×4 un micro arrêt dont j’ai oublié pour le moment la raison profonde !

Que vois-je à l’horizon ?

Disons plutôt à mes pieds tellement la chose bizarre est proche, à seulement quelques mètres de la voiture. Donc que voyons-nous donc ? Qu’est ce que c’est que ces espèces de puits dont les murs intègrent des bouteilles de verres ? Allons tout simplement voir de plus près afin de se faire une idée précise de la chose si cela est possible. Par chance, c’est le cas. Présence d’un objet au fond du puits qui fournit de lui même la solution. Évidemment, avec la photographie ci-dessous, vous avez deviné sans peine et sans déplacement corporel !

C’est donc un petit arbre qui est au fond du trous. Les bouteilles sont là afin de permettre l’aération et la condensation de l’eau dans le puits, ainsi que de protéger le petit pied des grands froids hivernaux, la nuit ou par grand vent… Le système, 100% en matériaux recyclés est ingénieux, guère polluant et recycle très bien ces bouteilles dont on ne sais pas trop quoi faire. Peut être les habitants du village auraient-ils pu cependant prendre le temps de nettoyer le goulot des bouteilles de sa cire ou de son aluminium. Sur l’Altiplano, à cet endroit là, il est quasi impossible pour un arbre de pousser sans l’aide de l’Homme pour lui permettre de se lancer les premières années. Au final, c’est un peu comme nos bébés. D’ailleurs, il est probable que tous ces futurs arbres aient besoin de soins humains tout au long de leur vie au vu de leur position peu abrité par une falaise ou par un bloc rocheux.

On est encore très loin d’avoir une forêt à Quetena !

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Inversion de poussée

La piste est trop courte, on arrive en bout de piste… Damned c’est la catastrophe, vite l’inversion des moteurs !

Mise à l’arrêt de l’axe du rotor, relance des turboréacteurs dans l’autre sens et hop, l’avion freine.

Le scénario vous semble réaliste ? En pratique, il ne l’est pas du tout. C’est tout simplement impossible. On n’arrête pas la rotation d’un turboréacteur en quelques secondes et la machine n’est pas du tout faite pour tourner dans l’autre sens. Il est impossible d’inverser la poussée d’un réacteur d’avion ! Celui-ci aspire l’air devant lui et le recrache a une vitesse bien supérieure derrière. Un réacteur pousse derrière lui ou est à l’arrêt, il n’y a pas d’autre échappatoire possible…

Alors, l’inversion de poussée ?

C’est une belle image pour évoquer un mécanisme assez complexe de volets basculants permettant de renvoyer vers l’avant et sur les cotés une partie, et uniquement une partie, du flux du réacteur. On est cependant loin d’avoir une poussée inversée. De plus, le flux d’air ne sors point par la face avant du réacteur dans laquelle l’air entre toujours mais via des ouvertures latérales qui s’ouvrent dans le turboréacteur. Un peu comme des branchies de poissons qui s’ouvrent et se ferment au grès de leur respiration.

On comprends bien qu’avec ce flux d’air latéral faisant office de parachute virtuel, l’avion subisse comme un coup de frein et une perte de portance ! À n’utiliser donc qu’avec modération et uniquement lorsque les roues ont déjà touchées le sol.

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Adobe Historique

L’adobe recule en Bolivie. Son usage se réduit petit à petit. Les autorités poussent clairement à l’utilisation de structure poteau poutre en béton armé dans lesquelles les murs sont ensuite montés en briques cuites. L’ensemble résiste mieux aux séismes globalement…

Dans les campagnes, son usage est cependant encore important.

Dans le cas présent, ce n’est ni l’un ni l’autre, ni la ville, ni la campagne. Nous sommes sur la petite île de la Lune située pas très loin de l’île du Soleil sur la partie bolivienne du lac Titicaca. À quelques mètres de l’embarcadère touristique proche des ruines de l’ancien temple inca Iñakuyu. Et pourtant, il faut tout de même des sanitaires pour accueillir dignement le flux quotidien des touristes. En effet, les bateaux filant à la vitesse d’un escargot sur le grand lac afin d’optimiser leur consommation pétrolifère, et c’est tant mieux, il faut quelques heures pour faire l’aller et retour CopacabanaIsla de la Luna (heureusement, on fait en général une pause sur le Soleil au retour).

Bref, il faut aller pisser pour 95% des rameurs !

Au abord de ce site classé, impossible d’envisager la moindre construction en béton, en brique, en bois ou en plastique. Pourquoi pas en bois justement ? Il y a peu de bois dans la région et aucune construction ne l’utilise pour les murs. Celui-ci est réservé pour les charpentes. Donc il ne reste que la terre non cuite, l’adobe quoi. Matériau millénaire qui se recycle quasiment à l’infini de maison en maison.

La première étape consiste à prendre de la terre humide, à la mettre dans un moule pour lui donner une forme de brique de terre crue puis de faire sécher celle-ci au soleil. Il ne reste plus qu’à attendre la pluie et le beau temps. En bonus, c’est joli et photogénique à la descente du bateau !

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Carré Sator

Un peu retord ce titre et pas très rondouillard sur les bords mais bon, parfois, il faut savoir être tranchant ! Ainsi donc en me promenant dans les ruelles étroites et toutes en pentes raides de Mirmande, je tombe soudainement sur mes deux pieds à l’arrêt. Que viens donc faire cette plaque sur ce mur de pierre n’ayant rien de particulier si ce n’est sa grande beauté simpliste. Arrêt sur image, je met, retire, remet, enlève de nouveau mes lunettes, zoom avec l’appareil photo, rien n’y fait. Je ne comprends rien à ce texte. Clique photo pour essayer plus tard de comprendre en partie cette plaque !

Manifestement, elle n’est pas très ancienne…

Si des bouts de textes semblent provenir des temps anciens, il y a trop de 2013, 2021 et 2022 pour croire que cette stèle puisse être du millénaire précédent. Commençons par le cœur et le plus simple :

SATOR AREPO TENET OPERA ROTAS

Là, c’est facile. La solution coule sur internet ainsi que les stèles en pierre dans la nature. Il s’agit d’un palindrome latin très ancien puisque la première version connue a été retrouvé sur une pierre à Pompéi où il fut enfoui en 79 et traversera ainsi les siècles. Ce palindrome carré se lit en tout sens et dans toutes les directions du carré. C’est le palindrome parfait par excellence. Il y a pleins d’interprétations de celui-ci, avec un code caché dedans sinon ce ne serait vraiment pas drôle. Je vous laisse vous noyer dans une interprétation chrétienne ainsi que par une autre juive, qui me semble plus cohérente bien que je ne l’ai lu qu’en diagonale !

L’aire du cercle de rayon R égale au carré de con

Jean-Louis Monnet, un ancien pilote de chasse et leader de la patrouille acrobatique, donne une explication sur sa page web : Moi O sur la croix du Tabou. Bizarre quand même… Il n’habiterait pas Mirmande ce bonhomme ? Bingo, cela doit être son mur ! À partir de là, tout s’enchaine, tout deviens d’une clarté absolue. Plus besoin de chercher, les mots viennent à toi comme des énigmes. La soluce absolue est tout simplement dans le poids des mots.

Tout était si simple depuis le début…

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Morte platane

Sur un air de morte plaine, voici les seigneurs des routes pris à partie par le bitume noir et encore propre de nos villes pseudo aseptisées. Comment croire qu’en mettant tout d’équerre, en positionnant les blocs au millimètre, nos racines puissent se faire plaisir. Ce sont les interstices dans lesquelles elles aiment bien se faufiler. Que dire dans le cas présent ? Comment imaginer qu’un arbre à l’altitude 320 m puis se faire plaisir à 319,5 ! Important ce paramètre. Capital même si l’on pars de l’hypothèse que l’arbre en lui même ne bouge pas.

Comment donc descendre un arbre sans qu’il ne bouge ?

Ce sont effectivement nos paysagistes Toulousains qui sont les spécialistes de cette question. En candide, c’est hyper simple, il suffit de creuser autour ! On enlève 50 cm à la base et basta. Genre, on te met une paire d’échasse au pied et basta, tu finit ta vie avec ça, même si ce n’est pas super plaisant. Idem pour les arbres, les racines à 20 cm sont maintenant hors d’eau, les racines qui était dans la nappe phréatique à 2 m sont au sec… L’arbre doit en quelques mois, années, se rallonger de 50 cm. J’irais bien coincer une vertèbre supplémentaire à ces hurluberlus de paysagistes.

Tout ça pour quoi ?

On se le demande vraiment. Je suis évidement pour l’extension, la généralisation des pistes cyclables ainsi que des zones piétonnières mais n »était-il pas possible de surélever un peu la piste, ou de faire un pot rond de 3m de diamètre autour des arbres, ou de… Je pense que ce ne sont pas les solutions coûteuses ou non coûteuses qui manquent. Ici, pas de solution chère pour le contribuable puisque pas de solution du tout. On taille dans le gras, dans la zone bien charnue du pied d’arbre, la zone de transition sol air. On lui envoie un missile, à charge pour lui de s’en remettre tout seul.

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Boites perdues

Au chalet Reynard, une micro station de skis est hébergée. Oui, nous sommes sur les hauts du mont Ventoux versant Sud (et non versant Nord qui accueille la station du Mont Serein – il faut le faire…). Un peu de géographie pour les perdus de la cartographie et de l’orientation spatiale est important.

Qui dit micro station dit souvent micro logement. C’est effectivement le cas ici. Pas de grande barre d’immeuble, pas de lotissement à perte de vue, pas grand chose à se mettre sous la dent en dehors du fameux chalet ! Il y a bien un lotissement de chalets semi cachés dans la forêt, sur la partie supérieure le long de la route du Mont-Ventoux, la D974 provenant de Bédoin.

Alors, en cette fin octobre, avant veille de la Toussaint, et par un temps digne d’un mois de janvier, on se demande à quoi peuvent bien servir ces boites aux lettres déracinées de leur sol, posées sans trop de précaution contre ce chalet. Est-on sensés déposer dans les fentes quelques messages pour nos morts disparus ou est-ce à eux de nous transmettre des pensées de l’au delà via le sifflement du vent au travers des plus que nombreux interstices ?

Question pour le moment sans réponse.

J’ai bien peur qu’avec le réchauffement climatique, en haute montagne, des boites aux lettres baladeuses cherchant usagers, on n’en trouve que de plus en plus dans les années futures !

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Un bus bien seul

Des images de bus dans un désert de rocaille, de sable ou un désert semi arides sur une route ou une piste infini, c’est d’un classique !

Pas de plante verte ici, pas de couleur sauf à même la tôle du véhicule, pas de route, de chemin, d’itinéraire… Tous les azimuts mènent quelques parts, parfois un nulle part à la frontière de rien, parfois à un village en bordure du grand vide blanc.

En cas de perte de repère, le soleil qui passe au Nord d’Est en Ouest est une indication pour qui n’inverse pas le sens des aiguilles d’une montre. Faut pas se mettre la tête à l’envers si on ne veut perdre ses repères…

Mais une fois sur les rails, quel bonheur que cet horizon d’une grande pureté !

Évidement, il n’y a pas 50 endroits comme celui-ci sur terre. Il y a en a pas mal en glace l’hiver mais peu en sel qui résiste comme lui hiver comme été à l’assaut des températures. Évidement, nous sommes au milieu du salar d’Uyuni, une des très nombreuses merveilles de la Bolivie depuis les temps immémoriaux.

En cas de panne, on préfère être dans le premier bus du matin au soleil levant que dans le dernier du soir au soleil couchant. Le manteau d’hiver tombe toutes les nuits sur ce bout d’altiplano mettant cette contrée splendide dans un grand congélateur quelques heures…

Une manière peut-être de résister au temps qui tourne ?

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The Pros And Cons Of Hitch-Hiking

Cela fait un bail que je n’ai pas fait la promotion pour une musique et pourtant, de la musique, j’en fait quasiment toutes les semaines ! Je vais donc promouvoir un album d’un autre siècle mais bien plus moderne que ce dont je suis capable d’émettre sur ma petite boite à bretelles.

Voici donc les avantages et les inconvénients de l’auto stop !

En 1984, cette petite bombe sors sur les ondes, pas encore de toiles à l’époque. La pochette fait des ravages et aurait a priori desservi les ventes. Tant pis pour les non initiés qui s’arrêtent à ce genre de puritanisme mais vont se gargariser devant certaines statues du Louvre… Imaginé par un seul homme dès 1979, les autres membres du groupe Pink Floyd lui préfère The Wall. Les deux sont des concepts albums ayant de nombreux points communs, l’histoire commence donc à la première piste et finie à la dernière. Roger Waters ressort alors son idée pour de son premier album solo en poussant le concept à n’avoir en pratique qu’une seule piste de 1 h 07 min. Partiellement inspiré par l’œuvre de George Orwell depuis Animals, l’année 1984 n’est peut être pas complètement choisie au hasard ?

L’album parle ainsi des tribulations des rêves d’un homme une nuit : rêve d’une autre vie avec une autre femme… Évidement tout cela va partir en sucette avec des trahisons, de la folie et tout ce que la nature peut faire en bien mais aussi en mal ! Un album n’étant pas que du texte, ce n’est pas un roman, on reconnaît la patte Waters qui marquait déjà pas mal l’ensemble des CD de Pink Floyd. Cependant, c’est aussi différent. Eric Clapton à la guitare et David Sanborn au saxophone apportent une richesse nouvelle aux compositions.

Qui n’avait jamais rêvé de voir Clapton sur le mur ?

À notre époque BlaBlaCar, n’avoir jamais écouté cette musique est une lacune impensable.

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Courbes de niveau

Déjà mi-janvier et pas la moindre neige en plaine cet hiver. Il pleuvait cet après midi à 1600 m d’altitude sur le plateau du Vercors. Le climat pars en vrac… Que sommes nous en train de faire ?

Dans une petite mare, pas tout à fait un mare d’ailleurs car il s’agit d’un déversoir d’eau de pluie, un boitou comme on disait en Normandie lorsque j’étais encore tout petit, il restait assez d’eau début janvier afin qu’elle gèle. Et que se passe t-il lorsque le niveau de la mare baisse plus vite que la glace ne se crée ? Elle casse, tout simplement…

La mare ? Non la glace !

On a ainsi un effet courbes de niveau qu’on imagine dans un paysage sans jamais les voir en vrai, sauf a être en voyage dans les anciennes montagnes andines, chinoises ou malgaches cultivées en terrasse. Ici, tout est à nos pieds. Pourquoi faire des milliers de kilomètres en avion alors que la beauté est sous nos pieds.

Quelques bulles, quelques cailloux, quelques éléments de verdures se mêlent au verre aqueux de la surface dure. Les perturbations et défauts ne le rendent que plus esthétique. Le verre parfait n’est beau que sur nos vitres car il se fait oublier de nos yeux tournés vers le lointain…

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Autocactus en ombre portrait

Impossible de lever les deux bras, il faut bien que je tienne l’appareil photographique et que mon doigt appuie sur la gâchette à l’instant précis. À moins que, peut-être qu’avec le retardateur, il doit être possible de… Enfin, un autoportrait doit être réalisé par soi même, c’est donc amusant de capter le moment du déséquilibre méritant une image éternelle.

Pas de trucage dans les couleurs, la taille du cactus… Tout ceci est bien réel, a déjà existé et existera encore (référence à une très bonne série de science fiction – la meilleure – de la seconde moitié des années 2000 que je vous laisse deviner) que ce soit au lever du soleil comme ici ou au coucher quelques heures plus tard. Nous sommes à 3700m d’altitude sur l’île d’Incahuasi située grosso modo au centre du salar non circulaire d’Uyuni. Les étendards dressés vers le ciel de l’île doivent être les cactus les plus photographiés de Bolivie si ce n’est du monde !

L’idée initiale ayant germé dans cette vue d’artiste (oui les chevilles gonflent) est de me projeter sur une surface qui semble au premier abord plate ou plutôt tubulaire alors qu’en réalité, je suis projeté sur des milliers des pics pointus. Nous sommes donc à mille lieues d’une projection plane et assez simple de type Mercator. De loin, l’impression est tout en rondeur comme le cactus lui même, de près, au zoom, le corps est déchiré sur un immense jeu de Mikado injouable.

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L’éléphant noir

283 ans. C’est environ l’âge de cet éléphant posé sur au centre de la Piazza del Duomo à Catania. Cette petite ville fait régulièrement parlé d’elle car elle et son aéroport sont au pied de l’Etna et comme celui-ci était de nouveau actif à Noël, elle était en une des journaux.

Impossible de rater cette place. C’est le point de regroupement logique d’un groupe avant d’aller manger dans un restaurant le soir. Ce n’est pas ce qui manque, les bonnes et les moins bonnes fourchettes. Par exemple, les restaurants autour du marché au poisson, hyper touristique, m’ont semblé bien meilleur que la médiocrité que j’attendais.

Revenons à notre éléphant. Tout noir, il ne craint pas le soleil. Une colonne en granite de 3,66 m de haut est posé sur son dos. On se demande comment tout cela tiens en équilibre depuis tout ce temps, surtout avec les secousses sismiques régulières.

Il y a tout pleins de légendes à Catane pour tenter d’expliquer la présence des éléphants que la ville a d’ailleurs mis sur son écusson dès 1239. Évidement, on pense tous aux éléphants de Carthage (Hannibal – 218 av J.-C.) mais il y en bien d’autres… Pour la couleur, ne cherchez pas midi à quatorze heure, c’est du noir de lave. Elle a coulé en abondance sur la ville en 1693 obligeant à une reconstruction quasi totale. Or notre éléphant noir serait de 1735, soit toute juste 40 ans après.

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Une nouvelle année

Que sera cette nouvelle année ? Nul ne le sait. C’est encore très flou. Il est toujours possible d’essayer de prendre des photographies nettes, plus on zoome, moins c’est clair. On arrive toujours sur le grain qui n’était pas prévu dans l’engrenage. Et hop, ça tourne dans une direction inconnue, nouvelle, parfois prometteuse, parfois moins réjouissante.

Cette crèche de Noël a été prise en Argentine par 35° à l’ombre. Nous avons tellement associé la nativité à la neige qu’il est compliqué de penser à celle-ci sans froid. Pourtant, même s’il fait froid en Palestine en hiver, il ne devait pas neiger toutes les fins et débuts d’année il y a 2000 ans… Réchauffement climatique ou pas, l’âge de glace était déjà loin derrière, oublié alors de tout souvenir humain !

A San Juan, il est possible de mettre son propre bébé dans le berceau. Ainsi cette métaphore de lumière est bien plus réelle avec un petit cœur (pas si petit que cela) qui bat en son centre…

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Cicatrices

L’année 2018 aura été pleine de bonnes surprises, de beaux voyages et laissera quelques cicatrices qui nous resterons sur la peau.

Une belle écorchure arriva à mi année. Un petit soleil et plouf, aux urgences… Heureusement, une petite plaque en titane quelques jours plus tard, un peu de fils et des points de croix et tout est presque réparé. Juste éviter de trop prendre le soleil, le gros, le balèze de juin et de juillet sur la zone. Mais heureusement, un autocollant, oups, un pansement nous protège de celui-ci. Dommage que ce jour là, le pansement n’était pas un peu plus grand !

Une seconde cicatrice, bien plus effrayante, un gouffre de tristesse arriva fin novembre. Mon neveu décida de nous quitter, un jour, brutalement. Nous pouvons essayé de mettre des mots, d’essayer de comprendre mais à vrai dire, on aimerait juste remonter le cours du temps afin de modifier très légèrement sa trajectoire, afin d’éviter cet écueil. Il est cependant là tous les jours du lever au coucher du soleil. Pas de pansement pour tenter de cacher, pas de titane pour ressouder les morceaux, juste le temps qui passe plus fort que le chagrin.

Cependant, Guillaume, je ne t’oublierai pas dans mes cicatrices 2018… Je te transporte tous les jours un peu avec moi.

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Le père Noël rayé

Avec les fortes pluies, il est préférable de se protéger la tête contre les cheveux humides.

Tête mouillée, gorge encombrée !

Tu images le père Noël cloué au lit par la grippe, rayé de la carte durant cette fin d’année, c’est tout bonnement inimaginable…

Heureusement, si on ouvre les vannes, ça dégage fort, instantanément les narines, les bronches et les intestins.

Bon appétit !

Il faut savoir que cette petite borne, la numéro 095, remplace une borne plus ancienne, placée à 10 m de là, au pied des commerces. La borne était soi-disant non conforme. Pourtant, l’ancien modèle était bien plus récent que notre fameuse borne incendie située au beau milieu de la piste cyclable… Pourquoi ne pas déplacer une ancienne borne situé désormais au milieu du chemin (piste cyclable) qui risque à tout moment d’être emportée par un véhicule et permettre ainsi le jaillissement du geyser de plusieurs mètres de haut et choisir de déplacer une borne qui ne gênait absolument personne, n’étant ni dans un passage, ni dans la proche sortie d’un magasin ?

Du coup, cette borne rouge est donc désormais au milieu d’une platebande. By by les petites fleurs en cas d’incendie. Certes, ce n’est pas la priorité en ces cas là mais, pour bien connaître le quartier, ce ne sont pas les mètres carrés qui manquent dans le coin. Il est donc dommage d’avoir justement choisi une des rares jardinières municipales du coin…

Le génie civil est un sport aux règles parfois inextricables.

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Le grand pic

Pour une fois, je n’ai pas été cherché midi à quatorze heure, l’image du jour est sous nos yeux tous les jours. Enfin presque tous les jours… beaux ! En effet, si nous effectuerions des statistiques des dernières semaines, je ne donnerais pas cher sur les gros pourcentages, ou alors le soleil était seulement là les jours ouvrables et lorsque j’étais en réunion dans des salles semi-closes !

Évidement, le joli sommet en évidence est le Grand pic de Belledonne, point culminant du massif du même nom avec ses 2977 m d’altitude. Sur la photographie, le grand pic est presque la plus basse pointe visible, effet d’optique et de perspective garantie.

En écrivant ces lignes, je me rends compte que je ne suis jamais allé au sommet. Il faut dire que ce n’est pas si trivial que cela de monter en haut. Il y a même a priori un rappel à faire lors de la descente. Donc matériel d’alpinisme obligatoire dans le sac et sur soi. On trouve aussi un topo pour le faire à skis, coté D (difficile). À voir par où cela passe exactement car sur le topo, on traverse manifestement des barres en face Est ! La face Nord n’ayant jamais de neige, ce serait plutôt le royaume du BASE jump

Au final, comme 99% des personnes, je ne suis allé qu’à la Croix de Belledonne, légèrement en dessous à 2926 m, qui se fait en basket en fin d’été et en plus grosse chaussure avant (il reste souvent de la neige sur la dernière pente en juillet).

Entre la croix et le pic, c’est justement un système en dents de scie !

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L’arrête sud du Mururata

Retour en Bolivie mais 20 ans en arrière, avant que les enfants naissent puis grandissent… Les voyages ont alors un volet touristique et un volet Alpin, ou plutôt Andin dans le cas présent. Afin de s’acclimater pour l’ascension d’un 6000, quoi de mieux que de faire un 5000 plat ! Cela peut paraître surprenant mais il y a bien des hauts sommets plats.

Le Mururata est un des sommets de la magnifique Cordillère Royale. Son altitude a seulement 5871 m au dessus du niveau de la mer n’en font pas un des géants des Andes. C’est d’ailleurs le numéro 19 dans l’ordre de taille du massif, loin derrière son voisin tout proche et tête de liste : Illimani (6438 m). Pourtant, c’est un sommet très intéressant.

  • Il n’y a pas trop de monde dessus. Ainsi, on en fait l’ascension en se plaçant en symbiose avec la nature. Personne devant, personne derrière. C’est le pied.
  • La voie normale est un faux plat montant qui dure des heures. C’est excellent pour l’acclimations. Après ce sommet, on irait presque courir à 4500 !
  • Il est possible de se faire déposer au bout de la piste au site dit des Antennes. On escalade alors une voie facile (2 à 4 maximum) menant à un col sur une crête. On rejoint ainsi le glacier sans devoir en remonter tout le bas. Ce petit col est un bon endroit pour y poser son bivouac avec tente et réchaud…
  • Le glacier est (était) peu crevassé et celles-ci étaient bien visibles entraînant un risque d’accident au fond d’un trou assez faible. Cependant, y aller encordé est tout de même plus que prudent !
  • La vue du sommet est grandiose. Après lui, c’est la grande descente vers la forêt infinie amazonienne.
  • Autant la voie Nord est facile, autant la voie Sud, celle qu’on image aisément sur la photographie ci-dessus avec cette vue de l’arête Sud, est une voie de grande difficulté, mais certainement de toute beauté.
  • On a l’impression à chaque foulée de marcher sur un immense réservoir d’eau douce suspendu entre ciel et terre à plus de 5000…
  • Une fois au sommet, on regrette de ne pas avoir monter les skis histoire de se faire une petite descente sympathique et sans réel danger.
  • Une fois en bas, il est possible de rejoindre par la piste (4×4) le petit village de Palca situé pas bien loin. De là, des bus des transports public vous ramènent sur La Paz. C’est donc un sommet relativement accessible.

Cependant, ces derniers 40 ans, le Mururata a déjà perdu 25% de sa surface enneigée. Son jolie chapeau blanc pourrait bien disparaître au cours du siècle à cause de notre fichu changement climatique.

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Le détroit de Tiquina

La route entre La Paz et Copacabana franchit le détroit de Tiquina sur le lac Titicaca sur sa partie Bolivienne. Pour le moment, aucun pont ne vient au secours des voitures et des camions. La seule solution pour passer est donc de monter sur un bateau.

Le lien maritime entre les deux rives, entre San Pedro de Tiquina et San Pablo de Tiquina est parfaitement bien rodé. Pour les piétons, des petits bateaux à moteur et pour les véhicules, des barges. Certes tout cela ne semble pas très professionnel dans le sens moderne du terme mais permet à chacun d’avoir sa machine et une partie des gains. Une espèce de communisme capitaliste avant l’heure.

D’ailleurs, les habitants ne veulent pas d’un viaduc !

La petite navette que nous avons emprunté avait au moins 30 ans d’âge si ce n’est plus (difficile de savoir la durée de vie réelle des engins sur ce lac de haute altitude). Je me demande si ce n’est pas la même qu’il y a 19 ans, en août 1999… tant le bateau, le pilote et moi même avons tous vieilli bien pareil !

Pour quelques Bolivianos et quelques minutes, on (les piétons) passe ainsi en toute sécurité d’un coté du lac sur l’autre.

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Paris grisâtre

La capitale semble passer un mauvais quart d’heure tous les samedis. En effet, malgré la couleur jaune amenée par certains gilets, c’est le gris qui semble dominer.

De mon coté, je suis passé deux fois par Paris fin novembre dont une fois légèrement à la périphérie, à Meudon pour être précis. Aucune des deux journées m’ont permit de voir le soleil. Le jour le plus critique fut ce 22 novembre.  À deux heures de l’après midi, la tour était invisible, je n’ai pas pu la mettre dans la boite, je ne savais plus où elle était. À quatre heure, elle soulevait le bas de sa jupe comme une belle dame de 130 ans fière de ses fines gambettes !

Ce superbe point de vu sur Paris, il est possible d’en avoir un équivalent depuis de très nombreuses fenêtres des multiples maisons de Meudon. Pour ma part, aucun logement dans cette banlieue là, juste une visite de courtoisie au centre du CNRS qui possède sur les coteaux de cette colline un magnifique petit château entouré de vieux locaux en béton, peu avenant, dans lesquels nous étions accueilli. Heureusement, la vue de la belle bâtisse, la terrasse surplombant Paris donnent envie de revenir dans ce petit coin de calme, mais une journée pas plus !

Attention, la recherche possède aussi un autre château, sur le haut de la colline, géré par l’Observatoire de Paris (établissement public depuis 1667 tout de même).

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San Pablo sur un fil

Hop, il est midi trente dans le Sud Lípez en ce 14 août 2018. Il fait grand beau, nous avons laisser les nuages en provenance de l’immensité de la plaine de l’Amazonie au loin… À 4240 m d’altitude, nous sommes vraiment monté sur l’Altiplano Bolivien. Finit les rivières, finit les arbres, place au désert semi arides des hautes altitudes.

Place au repas.

La pause a donc lieu dans le très rural petit village de San Pablo sud lipez. Un village tout en adobe et électrifié. C’est justement sur ce point que porte les photographies du jour. On y voit le réseau assez simple comparativement à celui des villes ainsi que le bidon gris faisant office de transformateur en haut d’un pylône en bois. Si on y regarde de près, il n’y a qu’un seul fils haute tension en haut de ce mat.

Comme vous suivez ce blog au jour le jour… Vous vous dites, mais c’est bien sur !

Évidement, la solution Australienne est ici utilisé pour déployer l’électricité jusqu’à ce village. Comme les électrons ne se promène pas dans l’air, et qu’il n’est pas raisonnable de stocker trop d’électron dans un petit village sec (risque de claquage très rapide), le chemin retour des électrons à leur point de départ passe par le sol, tout simplement.

La distribution basse tension dans le village se fait à l’aide de deux fils, l’un non protégé et l’autre sous gaine plastique. Il n’y a pas de petit économe. Par ailleurs, vu le faible taux d’oxydation des fils, c’est un très bonne idée pour limiter l’impact carbone de ce réseau amenant la modernité et la magie de électricité chez soi (et tous les défauts de nos sociétés actuelles).

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L’usine à dinosaure

C’est le premier article d’une série je pense car ce n’est pas en quatre images qu’on va pouvoir faire le tour du petit musée. Car si celui-ci est petit, le site environnant est grand, immensément grand. En effet, une entreprise de génie civil, Fancesa, exploite une carrière à la périphérie de la ville de Sucre en Bolivie, à 5 km du centre ville. L’objectif est de fabriquer du Ciment.

Et puis, le coup de pioche magique !

Bingo, des traces de dinosaures… Si la découverte des premières traces de dinosaures sur le site date de 1985, l’étude scientifique a lieu seulement à la fin des années 90. L’entreprise poursuit l’exploitation du site en essayant minutieusement de dégager la paroi sur laquelle les traces de pied se promènent. Car c’est cela la magie de la carrière de Carl Orko, plusieurs milliers d’empreintes de pied formant plus de 400 traces d’au moins 8 espèces, des gros et des plus petits.

En 2006, l’entreprise Fancesa construit un parc d’attraction, Parque Cretacicosur une colline non encore arasé au milieu du site. Si les quelques dinosaures reconstitués grandeur nature ont un peu vieilli en 12 ans, le site titanesque est impressionnant !

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Petite pollution entre amis

Alors que la mode est au gilet jaune alors que j’en porte un magnifique depuis six mois acheté trois francs six sous à Emmaüs… Alors que le prix du gazole est arrivé au même prix que l’essence… Alors que la grogne se généralise partout mais sans coordination générale nulle part… Alors que.

En face de moi, voila ce que je vois !

Peut être faut-il se réveiller ? La planète pars en sucette, le réchauffement est là, la pollution de l’air est présente, insupportable dans de plus en plus de ville au monde. Que dis Jean-Marc Jancovici dans ses bouquins, un truc très simple. Si on veut changer les habitudes et modifier nos comportements vis à vis du pétrole, il faut que celui-ci, notamment le prix à la pompe à essence, augmente plus vite que le coût de la vie. Ainsi, chaque année cela fait de plus en plus mal et donc, il est possible d’espérer que la société et la population évoluent dans un calme relatif.

L’alternative me semble assez simple. Tout report entraînera assez rapidement des émeutes de plus en plus violentes et incontrôlées.

Le risque de voir nos sociétés s’écrouler d’un coup avec un retour de plusieurs siècles en arrière en quelques années est plus que possible, c’est même probable. C’est ce qui s’est passé il y a 1500 ans avec l’abandon par les Romains du sud de l’Angleterre…

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Borne incongrue

La métro (l’agglomération de Grenoble Alpes pour les intimes) a décidé de mettre à jour la piste cyclable Grenoble Meylan en la passant au format autoroute cyclable. C’est une très bonne idée.

Elle était déjà globalement dans un très bon état et format sur une grande partie de l’itinéraire. Ce n’est donc pas une dépense démesurée. Au niveau de la crèche des Buclos, les voitures qui entraient et sortaient pour la dépose des enfants mordaient malheureusement presque à chaque fois sur la piste. Solution, une séparation centrale avec d’un coté les voitures et de l’autre les vélos (et piétons sur cette petite portion, mais la piste est alors plus large).  Tout serait donc bien dans le meilleur des mondes.

Cependant, dès qu’on tourne l’œil de l’autre coté, c’est moins fun. La borne incendie hors d’âge (la métro en a remplacé et déplacé de 20 m une d’un modèle bien plus récent en face de chez nous car l’ancienne n’était plus au norme) qui était avant sur le coté de la piste se retrouve au milieu ! Manifestement, une ligne blanche va être tracée au sol avec d’un coté les vélos et de l’autre les piétons.

Mais cela ne tiens pas la route…

Plusieurs kilomètres de piste ont été rénovés, goudronnés à neuf, des bordures en béton ont été posées quasiment tout du long et on ne déplace pas une borne de 3 m ? Au premier plantage de vélo, ce qui ne va pas mettre des années, une petite pelleteuse cassera le goudron encore neuf pour faire une tranchée et déplacer cette borne…

Il est toujours étonnant de constater un objet incongru vissé consciencieusement dans le sol au milieu d’une autoroute. Ce qui passe pour les vélos ne passerait clairement pas sur l’A40, même sur une bretelle d’accès secondaire !

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L’AutoPista

Une autopista est ce que l’on appelle autoroute en Espagne et en Amérique du Sud. Son usage est en général payant. Cependant, il y en a une qui est spéciale, c’est la Autopista avec un A majuscule. Enfin bon, c’est moi qui l’appelle ainsi…

Il s’agit de l’autoroute à deux fois une voie qui partait de La Paz pour monter à El Alto. Le gouvernement Bolivien, au travers de l’ABC (Administradora Boliviena de Carretaras) est en train de la doubler depuis 2016 afin de la passer à deux fois deux voies. Cette autoroute est une voie ancienne qui existait déjà il y a 20 ans (elle a été inauguré en 1977). Elle découpe les pentes descendant de l’Altiplano en deux, le dessus et le dessous. Avant et encore maintenant, les gens traversaient n’importe comment l’autoroute mais des ponts et des passerelles pour piétons sont en cours de construction tout du long. En fait, cette petite autoroute de 13 km seulement a le droit à sa page Wikipedia. Le must le plus ultra !

Elle n’est pas si raide que cela. L’autoroute serpente sur les coteaux et la pente moyenne est d’environ 3%. Rien à voir avec la côte de Laffrey au dessus de Vizile avec une pente à 12% et quelques tronçons montant à 18 %. Cependant, il faut remettre cela dans le contexte des voitures et des camions boliviens de l’époque (et parfois encore d’aujourd’hui pour les bus et les camions) et il est alors en effet préférable de ne pas avoir trop de pente si on ne souhaite pas un cimetière de tôles froissées sur le bas.

Le péage est à la montée et en haut, juste avant de basculer sur l’Altiplano. Pas de péage à la descente car il n’y a pas de place… Parfois les villes denses et sans place ont du bon !

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Trouée de coquelicots

Voila des couleurs sympathiques qui ne sont pas de saison au milieu de ce champ. En effet, des teintes rouges, nous en avons mais plutôt avec les feuilles des arbres, notamment des platanes environnants… Mais dans les champs de foin, ni de grandes herbes vertes ni trop de fleurs à cette période.

C’est que nous sommes à cet instant photogénique au printemps 2018, à la recherche des bébés cygnes dont on ignorait encore l’existence ! Lorsqu’on vient d’Ugine, avant d’arriver à vélo au bord du lac d’Annecy, il faut franchir le col en très faux plat montant et descendant de la fameuse trouée de Faverges. Parfois, on ne sais pas si l’eau coule à droite ou à gauche mais à un moment donné, sur le trajet, il n’y a plus d’eau et cela change de sens…

Ah le rouge merveilleux du coquelicot, c’est si beau un champ tacheté de sang. Mais pourquoi donc aseptiser nos campagnes alors que ce n’est qu’un bonheur pour les yeux, et un plaisir pour nos papilles gustatives après le passage obligé de nos amis les abeilles.

Miel de coquelicot, c’est-y pas classe sur une tartine ?

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Une folie des grandeurs

Cela faisait des années que le télésiège de Crozats devait être changé. C’était un faux vieux 4 places non débrayable à l’allure d’escargot. Il ne datait cependant que de 1986. À cette époque là, à la fin des années 80, Poma fabriquait ces 4 places en série… et la station de La Plagne, comme toutes les autres, en avait acheté sur étagère.

Après 24 pilônes et quelques doigts gelés, on arrivait enfin dans un gare amont classique fixe, en gros juste une grosse poulie retour et hop, redescente du câble… Du coup, après deux ou trois passages, on allait voir ailleurs afin d’éviter la remontée trop lente mais surtout trop froide.

Puis après 31 ans de bons et loyaux services, la ligne a été remplacé en 2017 par une 6 places toute neuve et débrayable. Pour le skis, le succès est au rendez-vous. Pour la vue, il y a bien moins de pylônes, plus que 11. Il est clair que dans les années 80 et 90, Poma et consort vendaient du mètre linéaire de pylône… Certes, la réglementation n’était pas la même !

Mais il n’y a pas que les pylônes, il y a aussi les crêtes !

Et là, le haut blesse carrément. Pourquoi avoir conçu dessus un bâtiment aussi énorme dans un lieu de passage où pas grand monde ne s’arrête plus de 5 min ? On peut lire sur un blog privé au demeurant très intéressant : « La gare d’arrivée, qui ne peut pas être aussi légère que l’actuelle a été pensée pour s’intégrer au mieux à la configuration du terrain ». Je ne sais pas qui a pensé cela mais depuis la vallée d’en face, on ne parle pas d’intégration environnementale mais on voit parfaitment l’intégration d’un cube artificiel posé sur une arête !

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Pueblo Fantasma

C’était l’un des villages les plus haut du monde, en tout cas des Amériques et de la Bolivie en particulier. À 4690 m d’altitude, cela ne rigole plus. Comme l’affiche posée au centre du village l’indique, +12° de température maximum le jour et -14° la nuit sur l’année. C’est chaud chaud comme condition de vie. Cela vous tente d’y passer une petite année, voire plus ?

Bref, ce petit village ne fait pas fanstamer les maillots de bains !

Et pourtant, une heure, le temps d’une visite, il est bien sympathique même s’il n’y a plus aucun habitant depuis des années sauf peut être quelques fantômes ici ou là que nous n’avons point croisé mais qui se sont bien planqués lors de notre passage à n’en pas douter.

Plus une âme qui vive dans cet amas de pierres sèches…

Et pourtant, ce n’est pas ce qui a manqué. Dans ce village étendu sur une surface de 2000 m² vivait environ 10 000 habitants ! On est loin, très loin de nos standards actuels en terme de m² par personne.

Mais que pouvait bien faire tout ce monde ?

On imagine bien que les espagnols n’ont pas créer ce village pour les beaux yeux des lamas. La raison tombe sous le sens. Tous ces gens étaient donc là, souvent de force, pour les mines d’or, d’argent et de cuivre. C’est donc un vrai gruyère autour du village mais surtout sous le village…

Qui dit population dit église. De mémoire, il y en avait 80 (pas retrouvé ce chiffre sur le net pour le moment). Je ne sais pas comment les archéologues ont réussi à trouver ce nombre absolument énorme vu l’état des ruines. Au centre du village trône encore de nos jours la plus grande des églises. C’est d’ailleurs une des dernières ruines qui semble encore sur pied (enfin, un seul pied quand même).

Une épidémie a fini de vider le village il y a bien longtemps. Depuis, ce n’est pas que le temps qui l’a réduit ainsi, dans cet état déplorable. Il a été pillé par les habitants des villages voisins (et moins haut en altitude) de tout son bois et autres matériaux nobles dans ce désert de cailloux.

Depuis peu transformé en musée, c’est un point de passage obligé sur la route du Sud-Lípez !

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Montecristo

Un petit tour en avion et hop, nous voila plongé dans le monde de Montecristo, que tout le monde connaît, même s’il n’a jamais lu comme moi le fameux conte de Monte-Cristo (faute inside) d’Alexandre Dumas. Le Comte, pas encore titré, quitte fin février 1815 l’île d’Elbe en tant que marin avec Napoléon à bord, avant de poursuivre ses aventures qui le mèneront sur cette fameuse île de Montecristo situé à 40 km au sud de l’île d’Elbe et entre l’Italie et la Corse.

Sympathique cette île sous mes pieds, clique clique je la met dans ma boite photographique et je trouverais plus tard qu’elle est son nom. C’est fou le nombre d’îles qu’il y a le long de la côte italienne… Par chance, celle-ci a un look particulier. Avec l’heure du cliché, il ne m’a pas fallu plus de 10 min pour estimer sa position, trouver son petit nom et sa grande histoire littéraire !

Avec sa forme conique, ce bloc de granit fait penser à un volcan presque parfait… Ne cherchez cependant pas à y poser les pieds, c’est une réserve biogénétique de l’Europe depuis 1977. L’île n’est donc accessible qu’avec une autorisation officielle réservé aux scientifiques… Bateaux polluants à moteur ou beaux voiliers, jetez votre ancre ailleurs, vous n’êtes pas les bienvenus dans ce petit coin aride. Il y aurait tout de même entre 400 et 500 chèvres sauvages sur ce caillou de 4 par 3,5 km, on frôle presque la surpopulation ! Je n’ose imaginer ce que donnerait 500 personnes sur ce piton. Comme quoi, même chèvre, elles respectent plus la nature que nous…

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Hivernale au Ventoux

Ne pas croire qu’il s’agit du même virage car il s’agit bien du même virage ! 5 secondes séparent les deux photographies. Au vu de ma vitesse de point en côte, le vélo n’a pas pu faire 1 m linéaire. C’était l’heure de la seconde pause…

La météorologie depuis septembre est extraordinaire. Il fallait bien que la pluie revienne. C’est donc ce qu’elle a décidé de faire en cette semaine de la Toussaint. Ou peut être l’annonce de la fin probable du décalage horaire a énervé notre ami Poséidon qui déchaîne les tempêtes sur la mer pas si lointaine.

Bref, il y avait une éclaircie en ce mardi 30 octobre, un trou de ciel bleu après la pluie ininterrompue d’hier et la neige d’hier soir et de cette nuit. Avec cette fenêtre temporelle, il fallait tenter le mont Ventoux coûte que coûte, d’autant plus que cela semblait assez stable au matin. Départ 10 h de Montbrun-les-Bains. Ce n’est pas très matinal… On remonte sur Sault puis l’attaque des 26 km de côte commence. Au vu de la neige un peu partout, il n’est pas nécessaire de tenter un tour plus compliqué (par Bédoin ou Malaucène par exemple), on n’est même pas assuré que la route soit ouverte jusqu’au sommet.

À midi trente, nous voila au chalet Reynard (1 417 m). Dernière pause avant l’ascension finale. Il parait qu’il y a du vent en haut, un congère sur la route. C’est le bon moment pour manger une banane et un petit casse croûte au miel ! Le soleil tape, à l’abri du vent derrière une voiture et face au chasse neige qui repars vers le sommet, j’enfile le coupe vent en haut et en bas. Si je ne vais pas trop vite, je ne transpirais pas trop et j’éviterais de mettre un pantalon coupe vent trop tard !

Bonne idée car à 3 virages du sommet, celui-ci passe dans la brume, peu après, je bascule moi aussi dedans. La neige débarque par grosse plaque sur la route au col des tempêtes (1829 m). Il reste 500 m environ et 80 m de dénivelé, ça passe limite en petite vitesse mais les fesses bien posées sur la selle. De nombreux cyclistes à pédales autobloquantes mettent bien à terre sur les tronçons en neige. Enfin, relativisons, il y a 10 fois moins de cyclistes que par les jours de beaux temps… D’ailleurs, étonnamment, les photographes du sommet ne sont point là ce jour !

Au sommet, à 13h40, cela caille fort. Je fais deux trois photographies pour des Québecois de Montréal, habitués à ces basses températures mais guère à ces pentes. Eux aussi ont profité de la brève éclaircie. Du coup, ils me tirent le portrait. À noter que le chasse neige a mis ses blocs le long de la balustrade, il y a heureusement moins de neige sur la route (on fait cependant les derniers mètres à contresens, sens unique routier, car la partie vélo n’est pas dégagée).

Après une petite pluie sur le final entre Sault et Montbrun-les-Bains, retour au bercail pour 15h. Aller et retour en 5h, ascension en 3h40, descente peu roulante et très prudente sur route mouillée. Mine de rien, même si je me suis fait doublé plusieurs fois et n’ait doublé personne, je progresse !

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Les feux sucrés

Je vous rassure de suite, tous les feux de signalisation en Bolivie ne ressemble pas à celui-ci. Je vous rassure aussi, ils ne sont pas en sucre donc ne vont pas fondre à la première pluie.

Vous l’aurez deviné, nous sommes dans la ville de Sucre, petite ville de 300 000 habitants située à 2 780 m d’altitude au centre du pays (plus ou moins). C’est la 4e ville du pays (si on considère La Paz et El Alto comptant pour 1) et c’est la capitale du pays. Pourtant, il n’y a ni parlement ni président ni gouvernement ! Oui, la Bolivie est étrange en cela, la capitale n’est que constitutionnelle.

Le rapport avec mes jolies feux ?

Qui dit capitale dit place centrale. Il y a donc au centre du centre une Plaza de Armas carrée. C’est ainsi. La rue faisant le tour de la place est la caille Plaza 25 de Mayo, encore du très classique. Ce qui l’est moins est d’avoir les quatre bords de la place ayant le même nom de rue, c’est une rue qui tourne à angle droit, ce n’est pas un rond point, ce sont quatre rues n’en formant qu’une seule. Ainsi, tout pars d’ici, une place propre, avec quelques beaux bâtiments sachant aussi se faire modeste sur certaines façades.

Quatre rues se croisent à 90° sur la place bien que leur noms changent avant pendant et après la place. Cela permet d’honorer plus de gens ! Évidement, impossible de laisser la jungles des voitures dans cet hyper centre sans vouloir la canaliser. Impossible aussi de planter un feux tricolore banal. Ce sont donc des feux supers classes qui trônent aux quatre coins. Les plaques céramiques des rues sont posés sur le feux, à coté de Sucre Capital, un slogan a répéter jour après jour de peur de le perdre. Il faut bien s’accrocher à une spécificité, une terre rare pouvant faire défaut à chaque grande élection, pour donner un but et une fierté à la population !

Ces feux avec leur coté  rétro, grandiose, intemporelle et pourtant très moderne (je vous laisse en découvrir une facette si vous la trouvez), c’est le bonheur de ces villes d’Amérique du Sud à l’histoire déjà si riche.

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