Un brin d’électricité

De nos jours, les transformateurs électriques sont de plus en plus en haut des pylônes. Cela fait bien longtemps qu’on ne leur fait plus de grosses cabanes cubiques en béton, cabanes qui vieillissent abandonnées dans les villages de nos campagnes.

En ville, généralement par chez nous, nous ne les voyons pas !

En Amérique du Sud et ici plus particulièrement en Bolivie dans la petite ville de Tupiza, ils sont bien visibles perchés sur leur piquet. Ce n’est pas idiot. Ainsi, ils sont relativement accessible pour l’entretien, pas trop cependant du piéton moyen qui n’a rien à y faire, à l’abri des inondations en cas de pluies torrentielles et suffisamment aéré pour ne pas surchauffer. Bref, le monde idéal.

Très souvent, la base de la structure consiste en deux poteaux en bétons armés sur lesquels est posé une petite plateforme pouvant accueillir le transfo. Le matériel neuf est posé dessus, Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil.

Puis les premières années passent…

Quelques opérations de maintenances, quelques fils rajoutés ici ou là pour je ne sais quel commerce et le tout risque de finir dans un magnifique spaghetti électrique. Ce n’est pas le cas ici ou le triphasé HT (Haute Tension ~ 20 kV) à trois fils en haut des poteaux et le triphasé BT (Basse Tension ~ 380V) à cinq fils deux mètres au dessous sont encore d’une clarté limpide. À chacun d’ailleurs de réfléchir pourquoi cinq fils en BT ?

Tout serait donc parfait sans ce coffret latéral ouvert aux tempêtes de vent abritant un sectionneur à trois phases de 300 A et 250 V. La tension de 380 V en triphasé est le 220 V entre la phase et le neutre, en exercice aussi ! Bref, on a tout sauf envie de mettre sa main dans ce boîtier carrément mortel. La sécurité électrique n’est pas la priorité de l’opérateur local…

Le transformateur de 200 KVA date de 1997, déjà 21 ans à la date de la photographie. Encore un jeune age pour ce genre d’équipement. Il est de marque Romagnole, une entreprise brésilienne basée dans la petite ville de Mandaguari. J’ai quand même passé 5 min à me demander où c’était en Argentine !

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