Le grand marin

Voila un passionnant bouquin pour changer d’air, pour voyager au loin : « Le grand marin ».  On me l’a offert en début d’été parce qu’il parle d’Alaska et que c’est un des coins sur Terre qui me fait longuement rêver… En effet, The Last Frontier est un territoire assez magique dans ses paysages, ses climats, ses éclairages, ses duretés qui fait que l’on ne revient pas tout à fait pareil d’un séjour la bas.

Kodiak est une île d’Alaska au large au grand large d’Anchorage, donc dans le sud de l’état. C’est la grande île américaine à la base du chapelet des 300 îles Aléoutiennes mais qui n’en fait pas partie. C’est aussi une des plus grande île des USA (la seconde après Hawaï) et on y accède via le port d’Homer en ferry. Il faut prendre le temps d’y aller car l’ambiance sur les îles est toujours différente de celle du continent. Bien que l’île soit grande, la partie ouverte au non natif est réduite. L’ambiance est donc un peu comme dans un pub avec tout le monde dedans !

Le grand marin se déroule en partie sur les quais et en partie en mer. Une jeune femme, Lilly, un peu de l’histoire personnelle de la romancière Catherine Poulain mais pas que, quitte Manosque pour aller vivre une autre expérience à l’autre bout du monde. Son chemin passe par Kodiak avant de vouloir monter tout au nord du continent américain voir Point Barrow, point qui recule à chaque page tellement la vie sur Kodiak et sur les bateaux de pêche devient envoûtante jour après jour.

Ainsi, on est pris dans la pêche aux flétans, plus précisément celui du pacifique dont la taille est quasi humaine… On imagine dès lors les difficultés de manipulation de jour comme de nuit dans une mer déchaînée. Dans ce milieu très masculin et pas toujours très fraternel, les petits nouveaux, les « bleus », hommes ou femmes, vont devoir avaler des salaires de misères et se faire houspiller, engueuler en série. À chacun le temps de trouver sa place à bord et de montrer ses compétences et acquérir du savoir-faire !

Dure vie que celle de pécheur dans ces eaux froides…

ISBN : 978-2-8236-0865-6

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Pieux

Après le temps de la destruction, voila celui de la reconstruction. Cependant, le message d’aujourd’hui n’est pas biblique pour autant. Pas la peine de faire de vœux pieux pour faire passer les ravages que vous avez commis cette année ! Pas la peine non plus d’essayer d’être pieux en 2018, on va voir où cela mène dans les lignes suivantes…

En effet, la première opération dans une construction est non pas de faire les fondations mais de faire des essais au pénétromètre, des essais pressiométrique… L’objectif qui me semble d’ailleurs réglementaire et obligatoire de nos jours est de connaître et/ou d’estimer la nature des sols avant de couler le moindre kilogramme de béton. Un des buts est aussi de partager à terme au niveau national cette base de donnée.

Dans la plaine Grenobloise, c’est d’autant plus important que le sol alluvionnaire est miteux et peut être profondément différent entre deux points distants d’une dizaine de mètre. Ainsi le budget des fondations explose souvent en cas de mauvaise estimation (voulue ou non afin de pouvoir faire passer plus facilement un projet comme le stage des Alpes à Grenoble). Si votre bâtisse est trop imposante, il faudra renforcer le sol en la posant sur des pieux enfoui sous terre. Historiquement les pieux étaient en bois et ne pourrissaient pas car ils étaient plongés dans la nappe phréatique toute l’année donc toujours sous l’eau (tous les bâtiments anciens de Grenoble sont ainsi construits). Actuellement, on fait le plus souvent des trous profonds (par exemple 30m sur le campus) avec une foreuse que l’on vient remplir de béton… Pas sur que sur le long terme, le pieu de béton ait une durée plus longue que celui en bois.

Ainsi, dans certaines villes ou sites archéologiques, on retrouve des pieux vieux de plusieurs millénaires. À ce niveau là, cela en devient presque une vocation !

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Toboggan géant

Que faire d’un vieux château n’ayant plus de rôle majeur autre que symbolique, un parc photographie, un musée national, un monument historique, un super jeu pour enfants petits et grands ? Cela semble en partie les idées qui ont été développé à Nantes au niveau du château des ducs de Bretagne. En effet, il semble un peu tout cela à la fois. Depuis les remparts tout le monde mitraille. Le Grand Logis est un grand musée et est classé monument historique depuis 1840. Hop, deux choses en un et le principal est fait.

Il aurait trop facile de trouver une balançoire ou un tourniquet dans la cour intérieure. Cela n’aurait pas été à la grandeur du site et les petits, rassasiés en trente secondes par l’animation, seraient revenus à la charge trop rapidement.

Et pourquoi pas se jeter du haut des remparts ?

En voila une belle idée qui a du tourner dans la tête de pas mal de gens. Le saut à l’élastique, c’est trop bas donc impossible. Des filets ou un trampoline, on manque de recul par rapport aux remparts et les personnes s’amocheraient le bout du nez en tombant mal (pas si facile que cela de faire du trampoline depuis  si haut). Reste la via ferrata, piste assez intéressante mais guère grand public et qui va obliger les papas et les mamans à accompagner leurs bambins tous les mercredi et tous les dimanches…

Dis papa, on s’fait la via ferrat encore une fois demain ?

Impossible, le personnel municipal aurait été débordé ainsi que les cellules familiales psychologiques. Une autre idée est donc sortie de ce brainstorming (remue-méninges) Nantais, et si on faisait tout simplement un super toboggan ?

Idée géniale que d’utiliser cet emplacement pour en faire une grande glissade. C’est simple, c’est statique car il ‘y a aucune pièce mobile, cela occupe ces grands murs d’enceinte silencieux. Il vont crier ces murs, ils vont rugir tous les beaux jours, ils vont avoir une seconde vie. Après la mort des guerres, des murs toboggans symboles de la jeunesse de la paix !

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500e

Petit numéro spécial en ce jour qui n’est cependant qu’un jour comme les autres parmi les innombrables tours que la Terre fait sur elle même. C’est un jour de non événement comme tous les microcosmes ici bas qui perturbent la lente progression de notre astre céleste tel le papillon pour les effets météorologiques. Dans cette trajectoire chaotique, quelques points surgissent ici ou là au grès de l’observateur.

Ainsi en ce jeudi 7 décembre parait mon 500e article sur ce blog. Pour vous, cela ne veut pas dire beaucoup mais pour moi, cela ne veut pas dire beaucoup non plus ! C’est donc le bon moment pour ne pas faire un récapitulatif de tous mes numéros depuis le début…

Démarrer le 1er septembre 2012 par une bafouille très courte concernant le feu de la Croix sur l’île de Groix, voila 500 textes plus ou moins long avec au moins le double d’images sur un peu tout et n’importe quoi. Surtout, il n’y a aucune continuité d’un article sur le suivant. C’est voulu, c’est exprès, même s’il y a quelques suites dispersées ici ou là, certaines entamées et non finies, certaines oubliées… L’objectif principal étant un travail d’écriture personnel sur l’instant présent, les mots qui se développent pour former des phrases et des paragraphes s’accrochent ainsi plus ou moins à des images du passé, proche ou lointain, ainsi qu’aux actualités en cours. C’est donc un fatras de texte dont je plains celui ou celle qui en fera un commentaire composé !

Une chose est sure, en 5 ans, maintenir le rythme d’une publication régulière est une épreuve intéressante à vivre de l’intérieur. Celle-ci n’est pas si facile que cela à mener, avec des hauts et des bas ainsi que parfois un manque d’inspiration flagrant ou une fatigue intense des membres internes. Mais les fait sont là, du baratin à la chaîne chaque semaine que je devrais faire passer à une moulinette statistique pour voir si le vocabulaire utilisé est relativement diversifié ou si tout l’édifice repose sur tout juste 200 mots !

Ainsi s’achève cette quête des 500 mots du passé et du présent. Du futur, seuls les survivants en connaîtront une vue individuelle…

Post-scriptum : j’ai longuement hésité dimanche dernier à mettre le numéro exceptionnel 499 à la position 500 mais il était trop beau, trop dense, trop intense et pas du tout assez creux pour en faire un vrai numéro 500 !

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La dameuse damnée

Voila l’histoire très partielle d’une dameuse, vous savez, ces machines à damer la neige sur les pistes des skis alpins ou les boucles de skis de fond. Damer signifiant tasser le sol ou dans notre contexte, la neige. Dans une autre vie, plus joueuse, cela signifie alors doubler un pion pour le transformer en reine. Je vous laisse en exercice le soin de trouver le jeu en question…

Alors que les dameuses dans les stations des Alpes et des Pyrénées sont toutes bichonnées et remises en état pour ce début de saison d’hiver où elles ont déjà commencé à nous éclairer les sommets et les faces enneigées le soir et la nuit, celle-ci semble bien à l’arrêt sur son tapis de cailloux.

C’est un brin normal, car bien que la photographie date du 18 novembre, il faut la replacer dans son contexte géographique. Les montagnes à l’arrière ne sont pas de chez nous mais du massif du Cordón del Plata en Argentine. C’est une des deux chaînes de montagne coincé entre Mendoza et l’Aconcagua (pour simplifier) faisant partie de la Cordillère Frontale. Elle culmine tout de même à 5968m avec le magnifique cerro el Plata.

Un calcul très rapide montre que la mi novembre la bas correspondant à la mi mai ici…

Mais les histoires ne sont jamais si simple ! Voici ainsi deux images de cette même dameuse. La première à gauche a été prise le 9 août 2014 soit l’équivalent chez nous de la mi février. Pas grand chose ne la distingue de celle de droite prise ce 18 novembre. Certes, la voiture à droite n’était point là 3 ans avant mais à dire vrai, il y en avait une autre. Ce point étant cependant insignifiant, il passera à la trappe par la suite !

On pourrait se dire que le manque de neige n’est pas important car nous serions au final en fond de vallée. En réalité non. Nous sommes à l’altitude de 2950m au pied de l’ancienne station de skis de Vallecitos. Le manque de précipitation,  le manque de neige a entraîné la fermeture de celle-ci en 2007, il y a tout juste 10 ans.

Ainsi, sauf le bout de tube d’écoulement en béton traînant dessous en 2014, rien n’a changé, rien n’a bougé. Les cailloux et les chenilles sont à la même position. La nature reprends petit à petit ses droits dans cet lieu assez hostile avec quelques touffes d’herbes et de fleurs prenant de l’ampleur au fil des saisons…

Ainsi, à Vallecitos, le temps s’est figé en 2007 !

Un peu triste comme fin ne trouvez-vous pas pour cette histoire ? Il nous faut donc inventer un épilogue plus chaleureux. Par chance, celui-ci est sous nos yeux depuis 2014, depuis notre première rencontre avec la chenillette rouge. Au feutre à peinture blanche, celle-ci garde une trace de son origine. Une trace que le temps, la pluie, la neige, le vent et les tempêtes n’ont pas effacé de toutes ces années, une trace assez incroyable dans cette station perdue des Andes.

Ainsi, ce tracteur PistenBully 145D de la marque allemande Kässbohrer ayant une filiale à Tours-en-Savoie est parti de France depuis Domène, une des petites communes faisant partie de la métropole de Grenoble-Alpes, commune située au pied de la montée à la station de Chamrousse. Il aurait été amusant que cette machine ait servi lors des jeux olympiques de Grenoble en 1968. Beaucoup trop simple ! En effet, en 2015, PistenBully a fêté ses 45 ans avec les premières machines en Allemagne en 1971 (si j’ai bien compris) et la première livraison à l’étranger en 1972 pour les jeux d’hiver de Sapporo au Japon. Pour 68, c’est manifestement raté.

Alors c’est finit, snif snif…

Point encore. Il reste encore une piste à explorer. L’expéditeur : M. INDUSTRIES SA. Cela ne vous dis certainement rien mais je suis presque sur que le M. est là pour Montaz. L’expéditeur serait donc Montaz Industries (actuellement Montaz Équipement spécialisé dans les CATEX), la société de deux fils Montaz après que ceux-ci ait été évincé de Montaz Mautino (basé à Fontaine puis à Meylan et aujourd’hui à Saint-Martin-le-Vinoux) après la retraite du père fondateur. Toute petite piste me direz-vous mais c’est sans savoir que j’ai fait mon stage de 3 mois de Maîtrise (actuellement Master 1) de Paris VI dans cette entreprise en 1990. Il est probable que j’ai loupé de peu de croiser ce Ratrac ici même dans la vallée du Grésivaudan il y a presque 30 ans !

Épilogue

Avouez qu’elle est bien classe cette dameuse avec son aile d’avion sur le dos ! On pourrait presque croire qu’elle va décoller et survoler les Andes comme les grands condors qui nichent pas loin sur les sommets alentours. Voler au dessus du Plata, voler au delà et vers l’infini… Au contraire d’Icare, elle ne se brûlera pas les ailes et ne sera pas condamnée à tomber à terre car dans ce joyau de Vallecitos, point besoin de héros transgressifs. Elle sera peut-être la dernière de sa génération, belle et étincelante, loin de ses cousines Européennes depuis longtemps rongées par la rouille.

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À la queue leu leu

Imaginez un meute de loup se déplaçant en campagne. Si vous voyez un troupeau désordonné comme celui des vaches dans les champs, rembobinez votre image pour repartir sur une série de loups marchant les uns derrières les autres.

Allez hop, à la queue leu leu !

C’est à peu près cela qu’il s’est passé ce mardi 14 novembre au matin en l’aéroport de Saint-Exupéry (Lyon). Un meute de quatre loups s’est mise en branle, à fait vrombir ses moteurs, à faire hurler n’importe quel canard passant à proximité avant de rouler au pas, les uns derrières les autres, respectant sagement les distances de sécurité, vers la piste de décollage. Ce n’était pas n’importe quels avions, c’était tous des HOP ! On aurait presque pu dire trois louveteaux presque jumeaux et en pleine force de l’âge avec leur deux beaux turboréacteurs arrières, deux Bombardier CRJ 700 prenant en sandwich un Embraer ERJ 145, suivant avec respect leur chef de meute, notre bon vieux ATR 72 à turbopropulseurs.

La différence propulseur / réacteur, vous maîtrisez ?

En pratique, pas grand chose à voir entre les deux. Le propulseur est un moteur classique entraînant des hélices en rotation, comme au tout début de l’aviation, mais avec un turbo pour que cela pulse quand même un peu. Un réacteur aspire de l’air en entrée et le recrache en sortie a une vitesse bien plus grande. Celle-ci génère la poussée qui permet à l’avion de voler. Pour que cela tourne, il faut des étages de compression de l’air en entrée de machine, une (ou plusieurs) chambre de combustion au centre et des étages de turbine en sortie afin d’alimenter les étages de compression… Bref, c’est simple sur le principe mais très compliqué à faire en vrai !

Pour la petite histoire, nous étions nous même dans le rôle de l’ours à bord d’un Airbus A319 de la compagnie mère, en chasse d’un nouveau territoire plus à l’Ouest.

Voila, c’est finit !

J’ai comme l’impression qu’il vous manque une clef pour finir votre lecture… Je vous laisse faire la queue pour comprendre la serrure.

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Écureuil et tourterelle

Assurément, le courant ne passe pas entre l’écureuil et la tourterelle domestique. L’écureuil après un petit séjour dans la propriété de gauche, souhaite rentrer chez lui par l’itinéaire aller, le plus court et le moins dangereux pour lui, le câble électrique. La tourterelle, pas domestiqué pour un sou, profites du jour levant à quelques mètres de son nid pour s’émerveiller et voir la vallée du Grésivaudan s’éveiller !

Alors ce qui ne se produit jamais arrive ce jour là… La voie étant unique, c’est normalement à chacun son tour, mais si l’un des deux décide d’arrêter sa promenade et de poser sa ventouse au milieu de la voie, cela coince. C’est le bouchon alpin !

Qui de l’écureuil ou de la tourterelle va céder en premier ?

En effet, cette question métaphysique qui vous turlupine depuis l’enfance resurgi d’un coup. Mais qui des deux est le plus téméraire, qui est le plus peureux,  qui est le plus agressif… À vrai dire, dans le cas présent, qui ne saurait cependant être généralisé sans plus d’études statistiques, la tourterelle ignore royalement l’écureuil et se laisse bercer par sa vision dantesque sur les lacets de l’Isère. L’écureuil se rapproche, tente un bout de museau à quelques trente centimètres ce qui pour lui doit déjà être un énorme défit avant de faire demi tour devant tant de mépris ! Une fois, deux fois, trois fois, rien, que nenni ! L’écureuil repars la queue entre les jambes…

Et plouf

Catastrophe, lors de sa énième tentative, le voila qu’il tombe au retournement, opération pas facile que ce soit pour les grands ou pour les petits ! Patatras, le voila à terre derrière le muret. Vite courir en espérant ne pas le voir étourdi ou KO au milieu de la chaussée, et avant qu’un véhicule ne l’achève…

Heureusement, plus de trace de lui au sol après les quelques secondes nécessaires à la télé-déportation de votre serviteur. Comme les chats, il a eu le temps de se retourner puis de filer à l’anglaise sans demander son reste. C’est pas aujourd’hui que je sauverais mon écureuil préféré et c’est tant mieux ! Qu’il reste bien autonome et bien sauvage, c’est ainsi que tous nous l’aimons.

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Borgne Obs

Dans le vocabulaire d’un astronome, un Obs est tout simplement un observatoire. C’est évident après coup mais peut être pas avant. Rassurez-vous, je n’en suis pas à mon premier coup d’essai. Je vise désormais en plein cœur de la nébuleuse d’où un propos peu clair et pourtant explicite.

Combien de jour de soleil y a-t-il sur Paris ? Nous devrions plutôt nous demander sur Meudon car c’est là haut, sur la colline, que sont placées les lunettes aux coûts astronomiques de l’Observatoire de Paris. Je ne tiens à faire un pèlerinage annuel en haut de cette colline comme certains hommes politiques mais pour la seconde année consécutive, il fait un temps tout nuageux sans aucune visibilité étoilé.

Sous cette grande coupole, la Grande Lunette de Meudon est la troisième lunette astronomique au monde de tous les temps en terme de diamètre et toujours la première d’Europe. Ça vous en bouche le sifflet d’autant plus que la grande dame à 121 ans cette année. Inutile de vouloir enfoncer votre œil dedans, depuis la grande tempête de 1999, le bâtiment est en réparation et devrait un jour ou l’autre être rouvert au public. En effet, je plaint les chercheurs qui ont dus s’exploser des jours durant les pupilles les soirées couvertes à la recherche du cumulus perdu.

Certes les observatoires au Chili sont un peu loin mais au moins, la bas, les rares jours sans étoile sont les jours de récupération !

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Rétro poteau

Petite pause sur la route menant à la mer, à vrai dire, on y est presque… Plus que quelques kilomètres et on débouche dessus. C’est bien le bon verbe car au bout de cette route le Rhône se déverse dans la méditerranée. Nous sommes donc bien au bout du goulot.

Le nom de la petite ville : Port-Saint-Louis-du-Rhône. Crée il y a un peu plus de 100 ans, ce petit port compte plus de 8000 âmes. Bilan, non seulement il y a des écoles primaires mais aussi un collège, une bibliothèque, une maison départementale de la solidarité… Alors que ce carrefour semble insignifiant, c’est ici que se joue la vie de village, tout est au bout de cette rue partant de l’avenue du port !

À vrai dire, dans l’attente d’une probable baguette fraîche en provenance de la boulangerie du coin (un autre des quatre coins), c’est ce poteau électrique posé dans ce carrefour du centre ville que j’ai bien aimé. Un poteau bien costaud tout de rouille vêtu. Un poteau bien discret très à l’aise dans la circulation des véhicules modernes. Avec son lampadaire moderne et ses isolateurs de verres complètement has been, il est vraiment génial. Tous les gamins du coin doivent certainement monter en haut ? Rien ne les empêchent, EDF a même prévu dès la conception, à l’époque médiévale, une échelle intégrée pour faciliter la grimpe.

Mine de rien c’est un petit rien, mais je trouve cela sympathique de voir que la modernité n’a pas remplacé 100% des objets de notre quotidien, avant l’obsolescence programmée prévue pour demain.

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Les rouleaux d’Hugo

Impossible de me souvenir de ça ! En réalité, pas tout à fait, je m’en souviens mais je n’arrive plus à saisir dans quel lieu et dans quelle position cela se trouve…

Nous sommes à Guernesey, dans la maison mythique et exceptionnelle de Victor Hugo, la seule résidence qui lui appartenait (son appartement, actuellement musée, dans hôtel parisien de Rohan-Guémené était simplement loué). Les photographies qui précèdent et succèdent à celles-ci sont toutes dans le salon rose. Celles-ci sont donc prises dans ce lieu sublime d’originalité.

Mais ces petits rouleaux, fixés par des cordes sur un espèce de tapis paillasson, sont-ils posés à terre, sur un mur, au plafond ? Une fois qu’on a visité cette maison (Hauteville House) aux mille trésors, on se dit que tout est possible. Au vu du flou certain des clichés, je me dis que nous manquions de recul et que ce tapis ou cette tenture nous était alors proche, à porté de main.

Il n’y a donc plus qu’une seule chose à faire, retourner dans les Anglo-Normandes à la recherche des rouleaux perdus !

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Salissures

Nous sommes en pleine semaine Paradise Papers. Le réalisateur Jean-Jacques Annaud a créé notamment le trust Los Condores après son film Sept ans au Tibet tourné à Uspallata en 1997 ! On ne découvre pas cette petite ville d’Argentine (province de Mendoza) ici car on en a déjà eu quelques magnifiques photographies des alentours (lancer une petite recherche interne rien que pour voir).

Los Condores est le nom de l’hôtel du centre. Impossible de le louper, il fait face au virage principal au niveau de la station service. J’ai dormi avec mon cousin dedans, hôtel de province sympathique et surtout très bien placé. Il me semble lui avoir pris son portrait mais soit je ne le retrouve pas, soit l’image était vraiment trop mauvaise. Cependant, il me semble que c’est lui qui se cache derrière la poubelle et le taxi en attente… (J’aime bien les taxis noirs et jaunes, c’est classe et facile à distinguer).

Bref, je suis un peu en colère par ce réalisateur qui à utiliser cette ville et ses alentours pour parler du Tibet et du dalaï-lama (même si le scénario s’écarte assez fortement de l’histoire réelle dont il s’inspire) et qui profite de ses importants bénéfices pour les soustraire aux contribuables qui financent indirectement le cinéma via toutes les aides diverses et variées.

Voici deux images des alentours prisent à moins de 5km du centre pour nous rappeler la beauté du site. On remarque bien les extraordinaires bandes de couleurs sur la première que l’on retrouve régulièrement dans les Andes. Sur la seconde, les nuages en provenance de Mendoza sont stoppés net au niveau de la barre de crêtes des pré-Andes. Le climat et les couleurs sont proches de ceux de l’Asie Centrale en ces lieux.

Mince, ce sont les Paradise Andes qui devraient faire la une !

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Absent présent

En ce jour de départ de la Transat Jacques-Vabre, c’est le moment de jouer au petit jeu présent absent. Alors que le plateau semble relativement bien rempli (en partie grâce à la Class40 la moins coûteuse en budget annuel), certains ont préféré la jouer solo !

Ainsi François Gabart tente le trophée Jules-Verne en partant la veille. Il aurait pu faire la course, franchir la ligne en premier au brésil et poursuivre son tour du monde ! En fait, non il n’aurait pas pu mais pas pour ces raisons là. Je vous laisse découvrir pourquoi ?

Alex Thomson aurait pu aussi dérouiller son tout beau Hugo Boss mais il a préféré passer au Havre à pied et laisser son IMOCA faire des ronds dans l’eau au large de Malte dont on voit ici le port Marsamxett très houleux par une forte brise de Nord Nord-Ouest.

Gitana 17 avec Sébastien Josse et Thomas Rouxel aux commandes est lui bien parti. Au large de Guernesey à 22h, il a déjà 6 miles d’avance sur le second. On l’aperçoit sur la photographie de droite derrière l’épave allemande dans la base compétition de Lorient cet été. Il est toujours intéressant de passer à vue de cette base car il y a souvent quelques unes des dernières nouveautés de la voile open à l’appontage. Ce bateau numéro 17 est une merveille et marque, avec quand même 40 ans de travail sur l’architecture navale, la réalisation du grand rêve qu’avait eu Éric Tabarly d’un grand trimaran transatlantique à foils volant au dessus des eaux avec le mythique mais lourdaud Paul Ricard (1979) et dont les premiers essais d’hydroptère sur le lac Léman dataient de 1976.

Sans transition aucune sauf pour les géographes, et comme nous n’allons pas faire le tour de tous les présents (37 concurrents sont partis) et absents, on peut noter aussi le départ d’Alan Roura sur La Fabrique !

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Balcon or not balcon

Un petit dépaysement pour ce début de mois de novembre. Nous quittons la terre froide et humide du continent pour filer dans le sud, à la limite nord de l’Afrique sur la petite île de Malte.

Une des particularités de ces îles (nous verrons un autre jour qu’il y en a plusieurs) est l’architecture, notamment avec des balcons fermés. Dans le cas présent, sommes-nous toujours face à des balcons ? Avons-nous plutôt affaire à des coursives extérieures couvertes ? Sans possibilité de visiter les locaux, difficile de répondre.

Sur les quatre étages montrés sur la photographie en zoom, il y a quatre couleurs différentes et quatre modèle différents de balcons même si le vert et le bleu clair situé juste au dessus se ressemblent beaucoup (à la loupe, quelques détails diffèrent cependant).

À la vue de cette chaleur architecturale, on est de suite à mille lieu de l’automne ambiant. Et parfois on se demande bien pourquoi nous ne transhumons pas plus vers le sud les mois d’hiver !

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Protection incendie

Vous n’y connaissez rien en protection incendie ? Cela tombe bien bien, moi non plus !

J’ai donc fait une chute de plusieurs mètres lorsque je me suis retrouvé nez à nez avec ça : deux boîtiers rouges scotchés deux à deux avec un vulgaire ruban adhésif gris ! C’est quoi ce zouk ?

Quelques heures plus tard, au moins une centaine…, j’ai appris le fin mot de cette histoire d’où la chronique d’aujourd’hui pour la mettre par écrit avant qu’elle ne sorte de mon esprit.

Le premier boîtier rouge moins épais situé sur le dessus est de marque Chubb. Il est quasiment neuf ayant été posé lors de la construction du bâtiment début 2013. Heureusement, il n’a jamais servi. Le second boîtier en arrière plan, plus épais, est de marque Esser. Il a été posé en juillet 2017, soit juste quatre ans après ! On aurait pu croire ce cas isolé dû à un dysfonctionnement ponctuel mais point du tout, l’ensemble des déclencheurs manuels, des détecteurs de fumée ainsi que des sirènes ont été changés.

En pratique, la pose d’une nouvelle centrale a été à l’origine de la valse des boiboites… Dans le cahier des charges, il était écrit, à juste titre, que le système devait être ouvert. C’est un peu comme pour le logiciel libre, dans un système ouvert, respectant un standard normalisé, tous les équipements vérifiant ce standard peuvent être inter-connectés quelques soient leurs marques. La marque Chubb déploie des systèmes propriétaires non inter-connectable avec d’autres systèmes. Une fois sous cette marque, impossible d’en sortir sans refaire tout le système de protection incendie du bâtiment. Vous êtes verrouillé pour un paquet d’année à devoir payer le tarif désormais non concurrentiel (et en général salé) de la maintenance…

Du coup, pourquoi avoir mis du Chubb en 2013 ? Comment se fait-il qu’autant de bâtiments soient sous cette marque ? Cela peut avoir deux origines :

  • un tarif agressif à l’installation, un peu comme la vente des imprimantes à jet d’encre pas chères à l’achat mais des cartouches d’encre hors de prix ensuite. Lors d’un appel d’offre, la somme globale pour la construction d’un bâtiment étant fixé sans rallonge possible (pour les bâtiments publiques), c’est malheureusement souvent les moins chers (disant) qui emportent les lots secondaires ;
  • les personnes écrivant les cahiers des charges, ne pouvant explicitement interdire une marque, oublient de clairement préciser « système ouvert ». Il est ensuite très difficile lors du choix final d’éliminer les systèmes fermés (si la commission y pense et en a conscience) sans pouvoir s’appuyer sur ce critère !

C’est ainsi qu’après moins de quatre ans, tout un système quasi neuf est parti à la benne mais c’est pour la bonne cause.

Comme quoi, il faut toujours réfléchir à deux fois lorsqu’on se lance dans des systèmes privateurs (propriétaires et fermés) car on peut se retrouver menotté pour des années. À bon entendeur des utilisateurs des logiciels non libres comme Microsoft Windows et Office, Apple Macintosh

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Triangles

Voici un amas colorié de triangles. A priori onze si je compte encore bien… Il est bien dommage que tous les triangles n’aient pas une couleur différente et soient rangés selon le dégradé de l’arc en ciel mais il faut bien faire avec ce que l’on a sous la main.

Sans arc, j’ai tout de même quelques flèches à décocher de mon carquois !

Il s’agit bien entendu de voiles de planche à voile toutes rangées dans le même sens. Nous apercevons le wishbone au travers de certaines fenêtres et, en règle générale, la partie translucide dans une voile de planche est sur la partie basse. En effet, le planchiste a constamment besoin de voir et de savoir s’il n’est pas sur une trajectoire de collision.

Les mats sont posés à plat sur le sol, le wishbone vers le haut. Cette position non classique pour un particulier permet de stocker pas mal de voiles dans un espace réduit, sans avoir de sac de nœud. Elle permet aussi de limiter la résistance au vent et ainsi de devoir courir à droite et à gauche chercher celles qui se sont fait la malle (et quelques yeux aux beurres noirs). En pratique, chaque mat ne touche pas réellement le sol sur toute sa longueur car un crochet tient le wishbone par le haut. Bref, c’est très ingénieux comme système de rangement.

On peut noter que sur toutes les voiles modernes, en plus de l’indispensable wishbone remplaçant la bôme, il y a non seulement des lattes en tête de voile mais il y en a aussi dès le pied. Ces voiles modernes faseyent bien moins que les anciennes, se déforment moins et sont bien plus confortable à utiliser.

Parmi ces petits soldats bien rangés, il y a deux deux voiles qui se dévoilent. À vous de les identifier…

 

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Dique Malargüe

Nous verrons plus tard comment tout cela fonctionne mais pour le moment, attardons nous sur cet ouvrage et son emplacement.

La rivière qui passe en contrebas est le rio Malargüe en Argentine (province de Mendoza). Elle prends sa source dans les montagnes enneigées des Andes et finit quelques kilomètres plus loin dans l’immense (au regard des débits) laguna Llancanelo (bassin endoréique salé d’au plus 650km²). Entre les deux, la petite ville de Malargüe d’environ 18000 âmes est des plus sympathique mais nous l’avons déjà évoqué plusieurs fois ici.

Qui dit ville ou village dit eau à boire et eau pour les cultures et tout et tout… La zone ne se prête pas du tout à un barrage et puis, avec la neige (plus pour longtemps si la terre se réchauffe trop), il y a des réserves d’eau naturelle en grande quantité en amont.

Le principe est donc souvent le même sur ces villes des Andes. Un digue située en amont est dressée barrant la rivière, un canal relie la ville à cette digue et quelques vannes permettent de maintenir une hauteur d’eau ainsi qu’un débit contrôlé dans le canal, tout le surplus allant dans le lit naturel de la rivière.

C’est exactement ce que nous avons ici. Une digue (pont routier) impose une hauteur d’eau minimale et une rehausse d’un ou deux mètres du cours historique. Un jeu de vannes pilote le débit du fleuve et l’autre celui du canal. Afin de ne pas remplir le canal de tout ce qui flotte dans une rivière (bois, plastique…), les vannes de celles-ci s’ouvrent par le bas. Ainsi le bois flotté et tous les détritus ne franchissent pas la barrière et ne vont pas boucher et bloquer les canaux et les canalisations plus loin !

Comme avec la plupart de ce genre de machine, nul besoin d’électronique et d’outil perfectionné piloté via internet. Cela marchait il y a 100 ans à la force des bras, cela marchera encore (si entretien du béton) dans 100 ans avec notre seule énergie.

Pour jouer à surfer dans la zone géographique, voici le petit lien maplink mais attention à ne pas y passer toutes vos heures de bureau…

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Naissances Vertes

Cette espèce de liane pousse magnifiquement bien dans nos intérieurs. Un peu d’eau, un peu beaucoup d’eau l’été et hop, il y a des belles grosses feuilles de partout. Et puis arrive les congés d’été que notre gouvernement actuel n’a pas encore sucré et là, le drame…

(Pas de mort à très court terme, vous pouvez continuer la lecture.)

Rappelez-vous l’amas de petites feuilles, voila le problème. Au retour des congés, toujours trop courts sauf pour les plantes d’intérieures, quasiment toutes les feuilles jaunes ou marrons sont à terre et celles qui restaient ont suivi le mouvement gravitaire dans les quinze jours suivants. Alors la question métaphysique se pose d’elle même pour la plante comme pour vous : « vais-je mourir ? ».

(Pas de mort à très court terme, vous pouvez continuer la lecture.)

Assez rapidement heureusement, la vie reprend le dessus par le haut. C’est en effet au sommet de la touffe de lianes que sont apparus un quinzaine de jours plus tard les premiers espoirs verts. Pas étonnant que cette couleur symbolise l’espérance ! Les feuilles poussent super vite, clairement d’un jour sur l’autre et pourtant, au regard d’un passant, tout cela est d’un statique qui ne transpire pas la vie.

À ce jour, un mois après ces clichés photographiques, on ne voit plus guère les lianes, cachées par un nuage de belles et jeunes feuilles grasses. On se pose alors la question de la chronique du jour prochain et on cherche le nom de cette plante qui nous suit depuis déjà trois ans et qu’on pense bien mettre dans le titre ou dans l’introduction. Ce n’est point un Ficus comme beaucoup le pense en premier mais très probablement un Stephanotis floribunda ou plus simplement un Jasmin de Madagascar, nom moins latin mais bien plus poétique ! Nulle doute qu’elle reviendra un jour faire parler d’elle ici même…

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Gommose

La gommose n’est pas un mot hyper connue, en tout cas pas de le correcteur orthographique de mon navigateur à cet instant t. Cela dit, LibreOffice ne le reconnaît pas non plus…

Au début, nous avons cru avoir affaire à de la gomme arabique. C’est un produit naturel très intéressant qui est généré par les arbres de la famille des acacias. Mais cette gomme, très recherchée, est surtout produite en Afrique du nord et non sous nos contrées. Sachant que cette boule de sèves séchées a été prise sur un pommier ou un arbre lui pouvant lui ressembler (par exemple un prunier) car de la même taille, ce ne peut-être de la gomme.

Tchao à elle, effaçons depuis le début le dernier paragraphe et bienvenue à la gommose. En fait, elles se ressemblent à s’y méprendre ces deux gommes mais la gommose est plus le reflet d’une maladie de l’arbre. Pour rebondir sur ce dernier cas, on ne saigne donc pas l’arbre pour récolter sa sève mais celui-ci pleure naturellement afin d’essayer d’asphyxier l’agression biotique qu’il subit. Le résultat est une jolie boule bien dure collée sur la branche.

On dit que l’arbre n’a pas de chance dans ces cas là. On dit aussi que l’arbre est attaqué par le chancre. Le chancre se traduit en effet par des nécroses de l’écorce, atteignant le tronc ou les branches, des écoulements de gomme dorée peuvent être constatées notamment en cas de chancre bactérien. Bref, c’est pas la joie !

Prochaine étape : arriver à replacer ce mot dans une conversation ou dans une dictée !

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Tourelle de Bois-Vinet

Tourelle de Bois-Vinet, de Bois Vinet ou de Boisvinet ? Pas évident de savoir quelle version est la bonne…

Une petite recherche sur le net donne les trois écritures utilisées. Par exemple, sur la balise est écrit BOISVINET, mais sur le site phares-et-balises, C’est Bois-Vinet et sur le chemineur, nous avons Bois Vinet ! À noter qu’il y a aussi une plage de BOISVINET mais c’est à Jard-sur-Mer à 50km au sud.

Remontons donc au nord, au niveau du détroit de Fromentine, cette tourelle blanche marque la borne sud du chenal d’entrée. Contrairement à sa cousine rouge située de l’autre coté, elle blanche de chez blanche et non verte comme il est de coutume dans un chenal. Ce n’est pas non plus une balise cardinale de couleur noir et jaune. Ceci est principalement du au fait qu’elle ne marque pas réellement le chenal ni une zone navigable mais surtout un banc de sable qui apparaît à marée basse à sa base et la connecte à la côte. Bref, il ne faut pas raser cet amer sauf à vouloir s’ensabler et se faire caillasser la coque par quelques galets !

Cette faible hauteur d’eau fait le bonheur des kitesurfs qui se jouent des soucis des quillards et sautillent au dessus de l’écume comme les abeilles butinent au dessus des fleurs.

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De la couleur dans les assiettes

Plutôt que de regarder l’horizon ou l’autre bout du monde, si on regardait un instant dans son assiette. On se plaint mais la vie est parfois pleine de surprise !

Au menu ce soir un mélange de :

  • Patates
  • Patates douces
  • Tomates
  • Oignons blancs
  • Oignons violet
  • Aubergines

Mettre l’ensemble dans un bol, robot-mixer le tout, centrifuger, ratiboiser, expurger, écrabouiller… Faire cuire l’ensemble de la bonne pâte dans la gamelle et servir chaud à la louche ! Elle n’est pas belle la vie ?

Si cette première recette ne vous tente pas plus que moi, en voici une seconde plus pacifique mais tout aussi simple. Mettre dans tous les ingrédients précédents épluchés avec amour et coupés en petits (mais pas trop) morceaux dans un faitout en fonte. Commencer par les patates au fond et finir par les oignons et les tomates en surface. Afin de ne pas cramer le fond et de faire mijoter plus à la vapeur que dans l’eau les aliments, poser avant un panier en acier inox dans la cocotte. Nous en avons un en fil de fer qui va très bien. Évitez la cocotte minute qui cuit trop vite, prenez le temps d’éparpiller les arômes dans les pièces voisines ! Le bon vieux faitout en fonte, il n’y a vraiment rien de mieux.

Une heure après, en ayant bien dosé l’eau, les légumes sont à point et ne trempent pas dans leur jus. Servir chaud à la louche comme précédemment. Cela fait sur la table des assiettes de couleurs des plus réussies. En plus, c’est que du tout bon et ce n’est pas moi qui l’ai dit (enfin si, aussi).

 

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Coulée rose

Il y a un an (déjà, mais que le temps passe vite), je vous parlait du Sillon del gigante. C’est un magnifique cailloux situé en Argentine dans la province de San-Juan. Mais je ne vais pas m’auto-plagier et refaire mon article à l’identique !

Cette petite route RP49 en provenance de San José de Jáchal et menant à l’oasis de Huaco est une vraie merveille. Comme tout touriste de courte durée, nous avons du la manger trop vite. Quel malheur de ne pas faire de bivouac au milieu de ces couleurs et profiter ainsi des reflets du soir puis du matin.

Sur ces photographies, nous ne sommes qu’à quelques kilomètres du Sillon, voire peut-être encore moins ! Difficile de préciser la position exacte, chaque cailloux, chaque roche n’est pas référencé dans Google Map, heureusement. C’est donc un petit jeu de piste que de retrouver la position exacte de cette coulée rose le long de la route.

Cependant, un peu speed sur le temps, nous n’avions jamais fait plus de 50m de marche au delà de la piste. À moins d’être un as du volant et de défoncer le revêtement comme au Dakar, il y a quasiment aucun risque de louper cette chouette zone…

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Champimaison

Bien qu’ils soient des témoins de la mauvaise santé de l’arbre sur lequel ils sont accrochés, et cela en soit est bien tristounet, j’aime bien certains champignons qui s’accrochent sur les troncs. Ils sont d’autant plus beaux qu’ils font corps avec le tronc ne distinguant aucune racine, aucun interstice, aucune fissure. Le champignon fusionne avec l’arbre malgré lui…

L’arbre situé sur les monts du Lyonnais dans la commune de Saint-Didier, un ancien pommier a priori, à moitié mort c’est sur à 100%, n’héberge que ce beau spécimen pour le moment. Pas sur qu’il puisse servir un jour une autre ventouse avant de tomber au sol au vu de son état.

À l’opposé d’une fleur dont les pétales s’ouvrent vers le soleil, ce champignon expose un toit au ciel. Ce n’est pas pour rien que c’est l’habitat idéal des Schtroumpfs. Nous avons presque ici une pagode chinoise dont les multiples couches protègent le cœur de la structure de toute averse ou intrusion venant du ciel. À noter qu’il existe d’autres types de champignon faisant l’inverse et cherchant à capter toute trace d’humidité venant d’en haut.

C’est compliqué les champi ! Bilan, après quelques temps passés dans différents moteurs de recherche, pas moyen pour un néophyte comme moi de trouver et de connaître le petit nom scientifique de ce parapluie naturel.

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Amas de petits bouts

Que se passe t-il durant les grandes vacances ? Heureusement pleins de choses pour la plupart d’entre nous ! Certains restent chez eux, certains en profitent pour se promener à droite ou à gauche mais dans tous les cas ailleurs. Nous sommes plutôt dans cette seconde catégorie…

Au retour, car tout départ entraîne presque systématiquement un retour (sauf par exemple le grand départ), il faut se réapproprier cet non ailleurs qui est le présent courant. Mais entre temps, du temps en monnaie trébuchante est passé, des jours se sont suivis, la terre a tourné. Certains ont apprécié ces jours avec des volets fermés plus que d’autres : les araignées par exemple !

En ce qui concerne les plantes, ce n’est pas toujours la joie ces vacances. Passer d’un système jour nuit très ensoleillé et très chaud à la nuit de plusieurs semaines, c’est un peu rude pour les tubes capillaires. Ainsi, un amas de feuilles attend au pied du pot au retour, ou se dépose dans les jours qui suivent le retour des photons. La plupart des personnes mettront ces feuilles à la poubelle ou mieux dans leur compost, dans la forêt, ou le bois le plus proche. Ayant tout cela a proximité, nous avons testé une solution encore plus locale : couper les feuilles en petits morceaux et les mettre dans le pot lui même. Ce n’est pas forcément bon pour les maladies mais c’est assez proche de ce qu’il se passe naturellement…

À ce jour, nous n’avons pas encore assez de recul pour faire un premier bilan et voir si l’idée était bonne ou mauvaise. Deux points cependant sont à noter :

  1. les petits insectes de type micro-mouche aiment bien l’humidité latente sous les feuilles donc ils y en a souvent quelques uns qui tournent autour du pot, voire même un peu plus loin… En pratique, ce n’est pas super sympathique ;
  2. les feuilles mortes passent du jaune au marron, d’un aspect gras au sec désertique. En attendant la décomposition et avec un petit soleil rasant, le coté photogénique de celles-ci est hyper appréciable.

Une expérience au final très facile à réaliser que nous conseillons à tous de tenter !

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Rentrée fraîche

Tous les WE d’été depuis début septembre, il neige… Cela me rappelle le grand nord dans lequel l’hiver arrive fin août début septembre, rarement plus tard. Cependant, nous ne sommes pas si haut puisque Grenoble, ne faisant pas parti des Hauts-de-France, n’est qu’au 45° 11′ 16″ Nord, soit très légèrement au dessus du 45 parallèle Nord. On est loin loin loin du cercle polaire.

De la neige en septembre, c’est cependant assez classique. En général, il y a une chute de neige dans les Écrins (qui culmine à 4000m) en août et une chute dans Belledonne (le Grand Pic est de quelques mètres sous les 3000m) en septembre. On parle ici d’une chute…

Or, alors que c’est encore l’été jusqu’à jeudi, tous les lundis depuis 3 semaines, le plâtre blanc est de retour. Il y a même quelques emplâtres de posés en semaine histoire de garder une petite sous couche dans les faces Nord. Jamais cette neige ne tiendra l’automne donc amis skieurs, ne rêvez pas, il n’y aura ni plus ni moins de neige à Noël que ce qui tombera d’ici là.

Cependant, cette fin d’été  a des cotés hivernaux. Les cimes des sommets sont très froides la nuit car en grandes parties blanches. Les nuits sont alors bien fraîches, voire de plus en plus fraîches, avec des vents catabatiques poussant le froid au fond des vallées. Heureusement, le soleil est encore assez puissant et balaye rapidement cette couche au matin, mais en prenant chaque jour un peu plus son temps et un peu plus tard en matinée…

Avec les Antilles qui sont rentrées dans leur cycle annuel cyclonique, notre petite neige d’été a un coté plaisir et joie indéniable !

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Le comble de la rentrée

Les grandes vacances sont finies, nos galapiats en culotte courte ont repris le chemin des écoles pas toujours motivé de reprendre la position assise face à une copie blanche rayée… Je coupe volontairement et cinématographiquement cette description qui vous aurait sinon tenu en haleine plusieurs pages tel un roman de Flaubert ! Mais maître n’est pas maître qui veut et ainsi l’élève retourne à son pupitre.

Travail : écrire, lire, relire, refaire, jeter, reprendre, recommencer, hurler, déchirer, repartir…

Puis un jour, le roman, la nouvelle, la merveille est là, parfaite au milieu d’une nuée de papier jeter par terre, remplissant la pièce et la corbeille. Mais, car pas de suspens sans mais, tout cela ne pouvait pas se produire sans un élément essentiel : le stylo. Oui, je parle au passé car de nos jours, avec les claviers à touches, plus guère besoin de stylo sauf à être écolier justement…

Et là, bang, même pas encore le 15 septembre 2017 que celui-la est déjà vide ! Un stylo mâchouillé, cassé, qui ne finit pas sa vie, c’est d’un classique. Un stylo qui fuit avec de l’encre plein la trousse, les mains noires bleues vertes ou rouges, c’est d’un classique aussi. Un stylo qui perds sa bille après avoir trop graver sur la chaise ou sous la table, c’est encore d’un classique. Mais un stylo bille qui finit sa vie presque en une seule pièce,transparent comme une grande asperge vide de son encre noire, cela ne m’était pas arrivé depuis des années de rencontrer cela !

 

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Utilisez votre voie

Les photographies sont ce qu’elles sont, pas de bonnes qualités, prises au travers de la vitre d’une bus roulant un jour de pluie mais l’essentiel est là. On devine tout de même à travers cette ambiance brumeuse ce qui est écrit sur ces panneaux autoroutiers.

Use su carril

En français dans le texte, cela donne le titre : « Utilisez votre voie. » Ce code de la route où chacun doit utiliser sa voie n’est pas une règle courante chez nous. Il y a bien d’après mes souvenirs une consigne explicite (ou implicite) précisant que les camions n’ont pas le droit d’aller sur la voie de gauche, la plus rapide en rase campagne, sur les autoroutes à trois voies. Cependant, un système à vitesse variable : 60 à 90, 100, 110, 120 deux fois et 130 sur six voies en parallèle, je n’avais jamais vu cela. Sur le papier, ce n’est pas idiot car il est clair qu’on roule plus vite, sauf en cas de bouchon, sur la gauche de l’autoroute que sur la voie de droite, surtout lorsque les bretelles d’entrée/sortie sont nombreuses.

Cependant, ce système en place sur l’une des autoroutes de la banlieue de Buenos Aires en Argentine (nous n’avons pas emprunté les autres axes qui sont donc peut-être équipé des mêmes signaux) permet et autorise au final un différentiel assez élevé entre les véhicules. Alors que nous essayons péniblement et pour le moment sans succès de passer sous la barre des 3000 morts par an sur l’ensemble du territoire Français, il est fort improbable qu’un tel système soit proposé un jour sur nos voies rapides… qui passent lentement mais sûrement du 110 au 90 puis au 70 comme sur le périphérique de Paris.

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Le menhir Chartreux

Après la visite de quelques menhirs bretons cet été, en voici un qui en bouche un coin ! Certes, ce monolithe n’est pas vraiment Celtes, pas vraiment pierre levée, pas vraiment vrai quoi… Il faut dire qu’un Chartreux Celtes, cela aurait de quoi retourner le pape sur son Saint-Siège.

Mais quelle élégance dans cet élancement vers le ciel ne trouvez-vous pas ?

Où où où ?

Mais où se cache-t-il donc ? Certainement pas dans les mystères de l’Ouest ! Ou alors, dans les mystères de l’Ouest de l’Est ! En ce bas monde, presque tout est relatif… Forcément qu’il n’est pas loin du grand monastère sinon tout cela n’aurait aucun sens…

À vrai dire, on devrait plutôt parler de dent plutôt que de menhir dans le cas présent mais vu que cette dent est sur les pentes d’une énorme molaire, le vocabulaire standard en perds son latin (et moi ma chronique). Ainsi, vite vite, savez-vous combien y a-t-il de dents en Chartreuse ? Wikipédia retourne rapidement une réponse avec deux beaux pâtés :

Vous allez me dire : « mon œil, je ne te crois pas, tout cela est pipeau depuis le premier mot ! »

Et bien vous auriez tord car si ce menhir n’a effectivement rien de Celtes ni de Chrétien, il n’en reste pas moins qu’il a un œil sur tout ce qui se passe dans les vallées environnantes, ne perdant ni une conversation et ni une rencontre, ni un chant grégorien et ni un silence… C’est ainsi que le monolithe de l’Œille, son vrai nom dans la vrai vie, trône au dessus des batailles humaines depuis quelques millénaires…

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40 / 24

D’un point de vu mathématiques, ce titre pourrait se traduire par :

40 / 24 = 5 / 3 = 1,6666666…

Cela vous fait une belle jambe et moi aussi !

Ainsi, ce titre n’est pas forcément mathématiques mais pourrait être juste déclaratif. Et si 40 signifiait 40mm d’eau dans le pluviomètre et 24 pour 24h, tout simplement.

C’est en effet la quantité d’eau tombée en 24h sur Grenoble entre le jeudi 31 août 7h30 du matin et le vendredi 1er septembre même heure. Rien d’extraordinaire au vu de certaines intempéries ailleurs dans le monde mais un gros changement de temps après des bonnes chaleurs sans humidité (mais un peu trop de moustiques). Il faut noter que cette quantité journalière, certes importante, est assez classique sous nos tropiques et peut se produire plusieurs fois dans l’année et parfois durant deux ou trois jours d’affilés (ce qui n’est pas le cas de cet épisode ci).

Au final, un événement climatique assez classique, plutôt bon pour les pelouses et les potages mais qui heureusement ne devrait pas durer !

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La croix a un doigt

Il est étonnant de voir une croix montrer du doigt ?

C’est pourtant ce qui se passe régulièrement si vous vous promenez du coté du Charmant Som. Petit sommet placé relativement au centre du massif de la Chartreuse, il a une vue imprenable sur les alentours et même sur les cieux ! Il faut dire qu’avec le nombre de monastère (pas toujours très plein) qui l’entoure, pas étonnant qu’il y ait un contact spécial entre le sol et l’air…

Ainsi la croix possède, en son extrémité haute, une tige unique en son genre à ma connaissance. Celle-ci placée verticalement aurait pu faire office de paratonnerre, placée à 45° vers le bas, on aurait pu y voir un cadrant solaire. Mais là, orienté vers le haut à 45° de l’horizon, il est clair que ce doigt est là pour pointer un truc particulier dans le ciel.

À cet instant précis de l’histoire, un parapente rose du père Noël s’est pointé pile poil au bon endroit pour faire un repérage estival. Cela parait incroyable mais c’est pourtant vrai !

Comme tout le monde le sait, les relations entre le père Noël et la papauté romaine n’étant pas toujours au beau fixe, l’atterrissage diplomatique s’est fait en douceur et sans encombre sur le bras de ladite croix, suivi d’une descente en rappel au bas de celle-ci. Nous avons ensuite perdu les traces du parapentiste ailé dans les dédales des lapias du sommet et nous avons poursuivis notre chemin guère surpris par cette rencontre peu commune.

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Réservoir de Valle Grande

 

Deux rivières convergent vers l’oasis de San Rafael, le río Diamante et le río Atuel. Ces deux là puisent leurs eaux dans les glaciers des Andes puis serpentent dans des canyons vers le fameux oasis verdoyant. Comme tout le monde le sait, un canyon peut-être coupe gorge à toute sorte d’embuscade et c’est ce qui leur est arrivé. Trois barrages pour le premier, quatre sur le second leurs ont coupé le chemin…

Et cela donne ?

Quelques lacs magnifiques évidements ! Nous en avons eu quelques aperçu lors des photographies de quelques uns des barrages de la région. Dans le cas présent, nous allons faire les choses à l’envers et montrer le réservoir avant de montrer, un jour peut-être, le barrage !

Certains contreforts autour du lac sont assez classiques mais tout de même très jolis, d’autres sont tout de rouge verdoyant. Le contraste entre les deux est saisissant et est une invitation à remonter plus haut dans le canyon qui, sur certaines parties, n’est que pur bonheur.

Au milieu du lac, plus ou moins rouge selon les capacités de l’objectif et de la cellule de la chambre noire, résiste un sous marin rappelant les courbes de niveau de l’ancien temps, le temps d’avant 1964. Son petit et magnifique nom est isla submarino. Je trouve cela super gentil et mignon pour un île hyper photogénique (sauf à la saison des pluies) que l’on retrouve sur tous les prospectus et dans tous les blogs !

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