Toilette intégrée

Le petit village de Montbrun-les-Bains est charmant à moitié perché sur une petite colline locale (en comparaison du grand Mont Ventoux qui le domine au Sud-Ouest). Situé dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, elle est, avec sa voisine Ferrassières, une des communes les plus au Sud. Il est d’ailleurs très compliqué d’aller de Grenoble à Montbrun sans quitter la région…

Le site est aussi classé parmi les 157 plus beaux villages de France (on vous a dis qu’il était charmant). En complément du château planté au sommet, on y trouve aussi un beffroi à mi chemin qui a beaucoup de charme.

Arrêtons nous d’ailleurs à celui-ci pour une petite pause pipi !

Évidement le lieu n’est pas bien adapté pour faire cela derrière un buisson invisible ou entre deux voitures inexistantes à viser le caniveau. Quand au mur, tout de pierre de taille, pas facile d’aller marquer son territoire comme le font les chats ou les chiens…

Heureusement, vous n’êtes pas le premier dont la vessie crie à l’urgence à mi pente. Ainsi la mairie a installée des toilettes dans un recoin voûté, à droite du beffroi, lieu qui devait être avant un lieu sans vie ! Une splendide porte en bois massif vous accueille à l’entrée, ce sont les WC les plus rétro et les plus XXL que j’ai vu ces dernières années. La classe totale.

Besoin de se rafraîchir les mains ?

Pas de soucis, en sortie des toilettes, avant d’entamer l’assaut final de la petite bosse, une fontaine permet de se dégourdir les mains. Incroyable, ce village a vraiment pensé a tout et surtout, y a pensé a bon escient. Chaque chose à sa place dans cet équilibre cosmologique. Aucun doute, la mairie est bénie des astres !

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Barbâtre

Les îles sont un domaine magique pour ceux qui habitent sur les continents. Chacune a sa spécificité, son cachet. Il y a les grandes, les très grandes, tellement qu’on n’en voit pas le bout, les moyennes et les petites.

Barbâtre est sur un île que je qualifierais de moyenne. Difficile de la voir en plein champs, d’un seul coup d’œil mais possible d’en faire le tour à vélo dans la journée mais guère raisonnable de l’envisager à pied en moins de 12h sauf à vouloir faire une course. Barbâtre est donc l’une des quatre communes de l’île de Noirmoutier.

C’est aussi un rond, le rond de Barbâtre ! Il s’agit d’une danse traditionnelle dansée et collectée à Barbâtre. Surprenant n’est-ce pas ? La danse est globalement simple donc c’est un bon début pour commencer nos anciennes danses collectives…

La grande majorité du trafic routier venant du continent emprunte depuis presque 50 ans le pont et débouche donc sur cette ancienne balise maritime posée au premier rond point. Quelle merveilleuse façon de marquer l’entrée dans un territoire fortement maritime, et aussi de ne pas oublier qu’à Noirmoutier, il y a aussi de la diversité dans les communes et de leurs noms… Noirmoutier-en-l’Île, L’Épine, La Guérinière et Barbâtre.

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Le trop plein El Carrizal

Le barrage d’El Carrizal est au sud de la ville Mendoza en Argentine. Nous en avons parlé plusieurs ici même bien qu’une seule image est été montré !

Le truc particulier sur ce barrage, c’est clairement son trop plein . La taille de ce dernier est clairement gigantesque. On pourrait imaginer cela pour un lac immense ce qui n’est pas le cas ici. Il ne pleut pas souvent mais les pluies doivent être torrentielles sur les sommets peu lointains, principalement dans les environs du volcan Tupungato.

Ainsi, impossible de montrer l’intégralité de ce trop plein en une seule fois, nous allons donc voir la partie haute ce jour !

Tout commence par un immense arc de cercle à fleur d’eau. Depuis les images prises en 2014, le lac a été rehaussé d’un mètre… La double courbure en forme d’assiette n’est donc plus exactement ainsi. Sinon la route sur pilotis a double sens, les piliers, les rayons convergents vers la partie basse du trop plein sont restés de même. Sur les photographies, cela ne semble peut être pas si impressionnant que cela mais lorsque l’on se balade dedans, c’est immense… Il y a de quoi mettre tout un quartier dans ce trop plein !

En effet, impossible de passer à proximité de ce barrage et de son trop plein sans faire un détour piétonnier dedans. C’est suffisamment rare de pouvoir faire cela qu’il serait dommage de ne pas essayer de s’imaginer comme une goutte d’eau filant dans ce défilé. En général, les trop pleins sont presque toujours inaccessibles, soit de par des murs énormes ou de par des barbelés peu engageants…

Je vous laisse désormais imaginer la suite de ce canal convergeant et ainsi fait monter légèrement le suspens sachant qu’il est encore plein de surprise ! Pour les passionnés, j’ai trouvé une Histoire de l’irrigation à Mendoza, en espagnol dans le texte, de 9000 ans avant J.C. à nos jours !

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Le tableau rouge

Je crois que cela se passe quasiment de commentaire ? Voila un coucher de soleil comme certaine personne en voit peut être souvent mais moi pour ainsi dire jamais. Jamais au grand jamais et pourtant, ce jour là, j’étais bien là derrière le déclencheur…

Un 29 novembre 2017 !

Évidement il ne faut pas avoir les pieds sur terre pour la faire. Mais guère besoin d’aller sur Mars, aussi loin, pour avoir ces rouges intenses. D’ailleurs, la même image à la même heure sur Mars est bleu. Mais bon, Mars, il faut que cela soit rouge, cela percute mieux dans notre inconscient.

J’étais donc en avion !

En provenance du sud, nous avions traversé depuis nos cieux les Bas de France depuis Cannes jusqu’à Lyon Saint-Exupéry sans trop regarder dessous la grande mer de nuage. Il faut dire qu’à l’ouest, coté soleil couchant, les traces et les nuages se mêlaient et s’aimaient à nous en écrire un message de tendresse ou de détresse ! Les équations d’Euler de la mécanique des fluides nous calligraphiaient un mot dans un pur style asiatique. Un véritable chef d’œuvre d’art éphémère sous nos yeux se dessinait.

Je ne suis pas sur que nos amis pilotes de ligne aient tous une âme d’artiste mais avec leur grand crayon à réacteur, il y a eu ce jour là une symbiose inconsciente des cellules de ces corps répartis proche de la perfection.

C’est pas au moyen âge qu’on voyait cela !

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Petit Fond Blanc

Voici une vue du sommet du Petit Fond Blanc depuis le haut du télésiège du Bois de l’Ours. Nous sommes sur la crête menant de l’Aiguille de Grive aux Deux Têtes qui marque la ligne de séparation de la station de skis des Arcs en deux, d’un coté, Arc 1600 et 1800 à l’Ouest, de l’autre Arc 2000 à l’Est.

Cette crête enchaîne les petits sommets dont certains sont assez mignons selon l’angle de vue. Petit Fond Blanc n’est pas le plus impressionnant et est suivis par la Pointe du Fond Blanc qui fait elle aussi 2480m… Entre les deux, il y a un superbe vallon pour le skis hors piste en face Est que nous avons dû descendre une seule fois et il y a fort longtemps !

Ce qui m’a plu dans cette photographie, c’est la prise du vue à travers des barreaux, un peu comme dans une prison sauf qu’ici, c’est la nature, les grands espace qui sont prisonniers de la boite. Cependant celle-ci s’adapte et prends une couleur blanc givre, symbole d’une protection autour d’une entité vierge de tout crime…

Alors que pour Terre d’adhésion, j’ai passé un temps fou à retrouver des noms de lieu et surtout, à chercher le nom de bosselets sans nom, un coup de géoportail m’a donné en quelques minutes une carte ayant juste les données que je souhaitais. Il manque les noms des villes et des sommets sur les vues aériennes, et les courbes de niveau en mode 3D ont quelques soucis mais sinon, l’outil est globalement assez pratique.

On aimerait que l’IGN distribue le code source informatique des modes 2D et 3D mais cela est une autre histoire. Il le font peut être mais j’ai comme des doutes… Cet organisme d’état n’étant pas très philanthrope historiquement.

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Terre d’adhésion

Col de la Chal, pas tout à fait, nous sommes sur le versant Sud Ouest qui descend avec l’arête nord de Bellecôte en arrière plan. Nous sommes presque au col. En réalité, la photographie est prise à mi chemin entre le col de la Chal et le Grand Col (Triangle Mont Turia, Aiguille Rouge et Aiguille Rousse au dessus de Peisey).

On pourrait se croire dans une zone blanche hors du temps bien que nous ne soyons pas réellement dans le Parc national de la Vanoise mais sur sa frontière Nord. Ce n’est pas tout à fait hors du parc car nous sommes dans l’aire d’adhésion de la commune de Peisey-Nancroix. Ces aires élargissent le parc via une charte constituant un projet de protection et de développement du territoire respectueux de l’environnement. Seules deux communes sur 29 situées autour du parc ont adhérer à cette charte suite au Décret ministériel du 27 avril 2015 l’approuvant ! C’est dire la motivation réelle des communes et des maires pour la nature au delà des paroles publicitaires… et des stations de skis !

Il faut espérer que cela change et que plus de communes adhèrent dans les années qui viennent sous la pression des villageois et des vacanciers, voila la carte officielle du parc à ce jour. Peut-être la remontée inexorable des neiges poussera le tourisme vert face au tourisme blanc.

À noter que sur le Parc national des Écrins, sur les 60 communes entourant le parc, 47 ont signés la charte. Je comprends en partie pourquoi les écrins m’ont toujours semblé bien plus sauvage…

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Double Cabina

Les péages se suivent mais ne se ressemblent pas. Cette affirmation n’est pas toujours vrai mais elle sonne bien, tel le bruit qui s’associe en général à ce genre d’endroit.

Celui-ci est sur l’une des autoroutes menant à Buenos Aires , un de ceux sur la route en provenance de San Juan et traversant toute l’Argentine d’Ouest en Est. Nous sommes dans la banlieue, entouré de panneaux publicitaires tous plus grands les uns que les autres. Comme chez nous, à la barrière de péage, il faut donner sa dîme. Et plus il y a de monde, plus il y a de voiture et plus le péage est large et prends une emprise titanesque au sol. Et plus il faut goudronner, imperméabiliser les sols et évacuer l’eau en cas de pluie…

Bref, un péage, cela rapporte mais cela coûte (hyper) cher à construire et à entretenir. Les argentins ont trouvé une solution que je n’ai personnellement jamais vu en Europe. Le principe des doubles cabines.

Des doubles cabines ?

Oui, vous avez bien lu. Nous ne sommes pas dans un magasin de fringues mais bien sur une autoroute. L’idée est toute bête. Plutôt que de passer une par une, faisons passer les voitures deux par deux. Ainsi l’emprise au sol et le goudron ne sont pas doublés alors que les capacités elles le sont. Pas complètement car on imagine aisément que deux voitures en moyenne mettent très légèrement plus de temps qu’une mais certainement moins que deux fois une.

On ne trouve pas de double cabine sur toutes les voies. Évidement, les camions et les cars en sont exclus. Seules quelques voies réservées aux véhicules légers (voitures) sont donc équipées et vous devez mettre le montant exact du péage dans le panier. Pas question ici de rendre la monnaie ou de payer par carte bancaire.

Le système semble donc moins évolué que nos systèmes d’abonnement permettant le passage à basse vitesse de la barrière sans s’arrêter mais il est à n’en pas en douter bien plus respectueux de la vie privée des personnes ! Certes on s’arrête et on fait quand même la queue mais au moins on n’est pas tracé par l’œil de plus en plus big brother de nos gouvernants.

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La vie est dans le béton

Dans notre volonté de vouloir maîtriser nos villes, nos architectes et politiques tentent d’inscrire un schéma 3D virtuel sur une réalité. Ainsi certains lieux sont l’objet d’expériences régulières…

C’est le cas du forum de Halles à Paris. Partie d’un projet de gare RER en souterrain dans les années 70, l’immense zone est ainsi régulièrement soumis à une volonté de modeler. Alors que certains immeubles ou bâtiments environnants ont plus de 100 ans, rares sont les éléments dans la zone centrale n’ayant pas changé une ou deux fois de nature en 40 ans !

Il faut des arbres…

Comment mettre des grands arbres dans une zone 100% artificielle ? Il n’y a rien dans les sous sols, pas de vers, pas de compost, pas d’eau. C’est un grand vide rempli de magasin, de cinéma, de piscine aseptisée !

Alors on plante des cercles de béton, on importe un camion de terre et on balance dedans un arbre dans ce pot sans se demander s’il va pouvoir s’étendre, grandir, dépasser le siècle… Bien sur qu’il n’atteindra jamais cet âge respectable lui permettant, pour de nombreuses espèces, de basculer dans la période adulte. Vous imaginez vous un tronc de 2 m de circonférence dans un trou aussi petit ?

À vrai dire, j’ai des forts doutes que toute cette superstructure tienne plus de 50 ans. Non qu’elle soit sous dimensionnée, on contraire. Le béton vibré a coulé à flot durant des années. Le soucis est que le projet, déjà non finit, semble très éloigné d’un lieu de vie dans lequel ont souhaite passer du temps.

Ce sera donc un lieu de passage, tout comme nos gouvernants… Et la prochaine bonne idée permettra de nouveau de terraformer ce béton percé de micro-pores de vie !

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Tres películas

Petit retour obligé sur quelques films sud américains ayant chacun leur intérêt et leur spécificité. Cela nous change des supers productions hollywoodiennes avec des supers héros, une super physique … ne menant pas toujours à grand chose. Non, je ne parlerais pas de la nullité du dernier Star Wars !

El Presidente

C’est le plus récent de ma liste, celui sorti en dernier dans les salles. C’est aussi celui ayant l’acteur le plus connu avec la star argentine Ricardo Darín. El Presidente raconte l’histoire d’un président argentin nouvellement élu devant participer à un congrès dont l’objectif est de monter un OPEP sud américain. Le président brésilien, la présidente chilienne sont bien en relation avec leur rôle continentale… Cette organisation pourra t-elle peser dans le jeu international.

L’action commence dans les vrais bureaux de la présidence argentine puis se déplace à Valle Novado, la station la plus européenne des Andes, coté Chilien. Évidement, quelques clichés comme la photographie des chefs d’état devant l’Aconcagua ne sont pas pris en ce lieu mais certainement au col de la Cumbre. Évidement, les beaux rouages de ce genre de sommets internationaux vont se régler et se dérégler au fil du temps. Notre président, empêtré dans les problèmes personnels de sa fille, va petit à petit se placer et montrer qu’il n’est pas là par hasard…

Bien entendu, les gringos d’américain ne sont pas les bienvenus dans les andages blancs, mais ne peuvent laisser faire sans essayer de jouer leur propre partition. Pour se faire, l’acteur américain Christian Slater (Le Nom de la rose, Mr. Robot) est tout simplement parfait en diplomate fourbe et confirme sa grande forme actuelle !

Seule note légèrement négative du film, avec un tel scénario, de tels acteurs et de tels paysages, on aurait pu en le réalisant légèrement différement, comment je ne sais pas, avoir un chef d’œuvre mondial. Il est très bien mais il y manque un zeste de … je ne saurais qualifier !

La Fiancée du désert

Avec ce petit film, nous basculons dans les petits budgets. L’objectif semble bien plus modeste ce qui n’a pas empêché La fiancée du désert, premier long métrage de Cecilia Atán et de Valeria Pivato d’être présenté en première mondiale au Festival de Cannes 2017 !

Une jeune chilienne pars à Buenos Aires travailler comme fille au pair. Des années après, les enfants sont grands, la famille n’a plus besoin d’elle. mais Teresa Godoy, parfaitement joué par Paulina García, fait partie de la famille. On lui propose alors d’aller s’occuper des grands parents à San-Juan, ville de l’ouest au pied des Andes situé à plus de 1000 km.

L’intrigue est posé, le film démarre…

Et le bus tombe en panne ! Pas n’importe où, à El Vallecito, une petite bourgade sur la RN141 situé 65 km avant San Juan. Sur le lieu même du sanctuaire de la Difunta Correa. La rencontre improbable avec Julio Alfredo Corvalán dit El Gringo (un Claudio Rissi absolument exceptionnel dans son rôle) entraîne le road movie sur des voies secondaires.

La suite est donc un parcours initiatique sur des sites autour de San Juan (le film est financé par la province) que nous avons nous même traversé par le passé ! Ainsi, même si l’ensemble n’est pas toujours bien cohérent (météorologie, distance kilométrique…), la fable fonctionne bien et donne un bon aperçu des conditions de vie sur place.

Mariana (Los Perros)

Nous franchissons de nouveau les Andes pour nous installer avec Mariana à Santiago.

Le film prends comme support le portrait d’une épouse capricieuse, bourgeoise et il faut le dire bien chiante que l’actrice Antonia Zegers incarne à la perfection. Les humains sont-ils moins intéressants que ses chiens…

Celle-ci se décide un beau jour à faire du cheval. Elle prends alors des cours d’équitation au centre équestre tenu par le colonel Juan (un Alfredo Castro parfait que l’on retrouve aussi parfait sur El Presidente dans un second rôle que je ne dévoilerai pas). Les choses sérieuses commencent car le colonel est entouré de mystères, des intrigues remontant à l’époque sombres du général Pinochet, des crimes que la propre famille de Mariana n’a pu ignorer…

Le film est donc un biais pour parler de cette sombre période mais principalement de la reconstruction des personnes ayant trempé dans les affaires. Faut-il amnistier ? Faut-il pardonner ?

À chacun de se faire sa propre opinion.

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Collée au trottoir

Il arrive un jour où malgré tout bricolage, malgré la clef dans le contact, le moteur refuse de partir à tout jamais… Ce jour là, si l’engin s’avère vraiment indispensable, on rachète malgré soi une autre voiture !

Que faire de l’épave ?

Pourquoi ne pas la stationner sur une non-place de stationnement, au moins, elle ne prends la place de personne. Ainsi, année après année, elle rouille mais elle vieillit. Si sa prise de bouteille est plus rapide que sa décomposition, sa valeur initiale proche de zéro a toutes les chances de monter à chaque rotation annuelle ! Un printemps suit l’autre et la cote argus grimpe, grimpe…

Ainsi, entre avril 2014 (ci dessus) et novembre 2017 (ci dessous), notre voiture jaune n’a pas bougé d’un iota.

C’est quoi cette bagnole ?

Figurez-vous que j’ai failli vous poser la même question ! Il n’y a aucun signe sur la carrosserie pouvant me donner une idée du constructeur et rien dans ma mémoire pour me guider. Alors que pourtant…

Pourtant une petite recherche sur les anciennes Fiat qui s’avère rapidement une fausse piste, puis avec « vieille berline forme ronde » dans un moteur de recherche populaire, onglet Images, et hop mais c’est bien sur, c’est une Renault Dauphine. Fabriqué en France de 1956 à 1967, elle fût la première voiture européenne fabriquée en Argentine dans l’usine de Córdoba (1960 – 1970).

Si cela se trouve, cette Dauphine jaune est peut être la première Renault Argentine ? Nous sommes potentiellement face à une pièce de musée, une pièce unique !

Comment une voiture aussi classe, la « plus jolie petite 4 places du monde » selon l’hebdomadaire américain The Motor en 1957, a t-elle pu quitter ma mémoire aussi vite. S’est-elle transformée rapidement en tas de rouille chez nous la rayant d’un coup de mon passé ? Les années 70 ont-elles balayé les gammes par des modèles plus anguleux comme la Renault 8 (1963 – 1976 tout de même) ?

Cela dit, même en Argentine, on ne croise plus guère de Dauphine…

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DHL

La première fois, à l’aéroport de Saint Exupéry, je me suis dis, tiens un avion de La Poste. En effet, avec l’aéropostale, le transport du courrier a rapidement utilisé les avions dès les années 1920.

Mais j’avais tout faux de A à Z !

    • D’abord, l’aéropostale n’a jamais été une entreprise de La Poste mais était une filiale d’Air France depuis 1933… À vrai dire, les deux compagnies étant nationales et de service public en ces temps là, c’était bien du pareil au même…
    • Ensuite, j’ai loupé mon cliché à Lyon alors j’ai du me rabattre sur celui, bien plus jolie, réalisé à Toulouse-Blagnac une toute petite heure à peine plus tard…
    • Enfin, c’est pas parce que c’est jaune que cela transporte des lettres. En effet, il y a jaune et jaune. Cet avion est jaune jaune. Vous voyez la différence ? Bref, c’est le jaune DHL donc même s’il n’y a pas d’enveloppe dedans, il transporte quand même des colis ! En plus, si comme moi, vous êtes resté sur la version américaine de DHL, il vous faut absolument vous réveiller. DHL fait aujourd’hui partie du groupe Deutsche Post.

C’est presque un retour à la case départ mon histoire…

Quel avion est-ce ? Sur DHL Aviation, nous pouvons voir que la compagnie a pas mal de modèles différents mais que l’Airbus A300-600RF et le Boeing 757-200F sont les plus probables. Les deux ne sont pas tout jeunes (il n’y a d’ailleurs pas de winglet au bout des ailes) et cela montre que ce genre de compagnie utilise principalement des avions en seconde main, des occasions. Dans le cas de la présente photographie, je penche très fortement pour un B575 !

Que font les plots autour de l’avion ? Pourquoi une bâche bouchait l’entrée des réacteurs (non visible depuis cet angle de vue) ? C’est une autre longue histoire dont je ne peux faire que quelques suppositions :

  • l’avion tourne principalement la nuit et est donc stocké dans la journée sur le tarmac ;
  • les fortes précipitations tout le jour imposent une protection en entrée de moteur afin de ne pas le noyer.

Mais tout cela mériterait un œil bien plus expert !

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Le calmar géant

En pleine pente de la Chartreuse, j’allais dire en pleine montagne mais cela n’est pas vrai car le lieu doit être à 500m d’altitude, vous pouvez croiser un calamar géant et un peu plus que cela. La bête est dessinée sur les parois d’un château d’eau qui par chez nous ne sont pas perchés sur des piliers aux abords des villages mais perchés dans la montagne et souvent à moitié enterré.

Il n’est donc pas forcément si facile que cela de les trouver, ces châteaux !

En se mettant dos à la bête, si vous osez la quitter quelques instant des yeux, et en effectuant une rotation à 180°, la vue sur la vallée du nord Grésivaudan est réduite à sa plus simple expression : quelques arbres et arbustes… Il n’y a aucun recul, aucune perspective. Les prises de vue photographique sur l’art picturale se font au grand angle ou zone par zone !

Plutôt que de graffitis, bien qu’on en trouve de toutes les qualités un peu partout, on pourrait plutôt parler ici  de street art avec un message écologique contre les portes containers perdant une partie de leur cargaisons et polluant les mers du globe. Il est cependant assez amusant de voir ce message loin de tout lieu de passage, loin de tout océan ou rivière. Le tagueur n’a manifestement pas réalisé son œuvre sur les hauts de la commune de Corenc pour se retrouver à la une de Facebook mais par une intime conviction et un pur plaisir.

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Les faux Choucas

L’action se déroule au sommet de la dent de Crolles, une molaire bien sympathique pleine de trous et de cavités, un pur bonheur pour un dentiste spéléologue. Les Choucas tournent et tournent autour de la croix, se jettent de la falaise tels des wingsuiters capable de battre des bras, de revenir en quelques secondes à leur point de départ. Que les nuages soient là enveloppant le sommet d’un léger brouillard ou qu’il fasse grand beau, jamais ils ne semblent s’écraser contre le rocher tels nos moineaux des villes qui s’empiffrent de nos vitres trop propres…

Alors que le ciel semble un champs de paix et de partage de l’espace 3D, le sol rocailleux est un territoire important à protéger, bien qu’on y reste que quelques instants ! Vite partir plus loin à la recherche d’un terrain plus propice à la méditation personnelle ainsi qu’à l’appel du ventre et des petits vers et miettes de pain à manger précieusement sans partage aucun. L’atterrissage tout en souplesse sur piste très courte avec des ailes flexibles de toute beauté est une merveille à figer pour l’éternité dans l’obturateur de l’appareil photographique.

C’est bien tout cela mais quel est le rapport avec le titre de cet article. Oiseau noir avec un bec jaune égal Choucas. Et bien c’est faux. Malgré que nous soyons 19 sur 20 à le dire tous les WE en montagne, cela n’en fait pourtant pas une vérité du dictionnaire. Nos amis de l’académie et de la nature ont raison, nos Choucas n’en sont pas même si cela est bien triste d’admettre nos tords ancestraux et futurs… À l’avenir, ne prenons pas les Chocards à bec jaune pour des Choucas, seuls quelques lettres changent mais la dynamique du mot Chocard est tout aussi sympathique que celle de Choucas, légèrement moins doudou et un peu plus rugueuse pour ces as du nettoyage de nos tables de pic-nique alpestre.

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Dans la fibre

Généralement, lorsqu’on taille une pièce mécanique dans un bloc d’acier on dis qu’on a taillé celle-ci dans la masse. Je ne sais pas ce qu’il en est dans le milieu artistique mais il me semble que les tailleurs de pierre emploient le même vocabulaire.

Nous aurions donc pu employer le même verbe ici car cette sculpture est taillée d’un seul morceau dans un tronc d’arbre. La particularité est qu’en général, le bloc de pierre est extrait de la carrière puis amené à l’atelier du maître afin de se faire réduire petit à petit en poussière. Dans le cas présent, l’œuvre a été réalisé sur place, à même le tronc d’arbre posé sur ses racines. Elle a pris racine avec sa base, sa structure interne… Elle n’est donc point taillé dans la masse mais taillé dans sa fibre même.

Ainsi nous pouvons dire sans détour que l’art et la matière se rejoignent ici pour une nouvelle vie, une seconde vie. Après la croissance, la contemplation ! En attendant un jour futur, pas si lointain que cela, la régénération…

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Bonne nuit

Voila un superbe coucher de soleil (enfin de mon point de vue) un 22 octobre 2017 à 18h22, heure de Paris ! C’est important d’être très précis concernant les minutes lorsqu’on n’est pas sur le même méridien… Dans quelques centaines de secondes, cela afin d’éviter les répétitions peu harmonieuses d’une unité de temps, nous allons atterrir sur l’aéroport international de Malte.

Son petit nom de code AITA est MLA. Pour le M, c’est assez simple mais pour le LA, il faut se souvenir mais surtout rechercher le nom de la commune sur laquelle celui-ci est situé : Ħal Luqa ou plus simplement Luqa. Voila donc pour le LA… Ok, les noms de code AITA sont plus ou moins parlant mais ils restent en caractères ASCII donc facile à écrire et à lire (sur les étiquettes autocollantes des bagages en soute). Nous avons donc éviter la lettre maltaise géniale dont je ne prononcerais pas le nom : Ħ.

L’aéroport en lui même n’a aucun signe architectural m’ayant marqué, c’est la raison pour laquelle l’histoire imagé s’arrête avant l’atterrissage, juste avant la nuit tombante nous plongeant dans un noir plein de rêveries.

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Ça déborde !

Lorsque la piste cyclable sur Meylan menant au campus universitaire de Saint-Martin-d’Hères est dans cet état là, qu’il y a 50 m à faire en pédalant dans 10 cm d’eau au niveau de la zone centrale inondée, on est clairement en période d’intenses précipitations ! En effet, le lieu, un point un peu bas sur les courbes de niveau situé sur l’autoroute cyclable entre la plate-forme de courrier et le stade des Ayguinards (étymologie de ce dernier mot : les eaux noires) ne se remplit comme une mare que lors des fortes pluies. En pratique et dès l’arrêt de la pluie, la mare se vide d’elle même dans la demi journée qui suit via un collecteur ici invisible car noyé.

Évidement, un tel obstacle ne nous arrête pas !

En poursuivant la route et peu avant la passerelle, il est clair que l’Isère est sortie de son lit classique mais qu’il n’y a encore rien de dramatique. Il reste encore bien 20 cm avant qu’elle n’atteigne la piste basse mais un mur de plus de 1 m de haut protège le reste de la ville à cet endroit (ailleurs, la piste est plus haute). Un beau pic de crue pour un mois de janvier où normalement il fait froid et plutôt sec. Ces montées rapides des eaux associant pluies et fonte des neiges, c’est normalement au printemps que nous les subissons, jamais lors du mois le plus froid.

Il n’y a plus de saisons moi je vous l’dis ma p’tite dame !

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Couleurs Argentines

Ce tas de cailloux me fait rêver, pas vous ?

Cette magnifique zone est sur le sentier menant au cerro El Plata situé au dessus de l’ancienne station de skis de Vallecitos. Dès les refuges (environ 2900 m), cela monte bien puis une pente plus raide encore permet d’atteindre une zone assez plate vers 3500 m utilisé par les montagnards voulant planter leur tente afin de tenter l’ascension des plus hauts sommets environnant. De là, le décor devient plus lunaire avec une disparition progressive des herbes au profits des rocs.

Arrivé vers 4000 m, les couleurs deviennent carrément chaudes et sympathiques, surtout les jours où la météo répond présent, c’est à dire très souvent ! Un beau ciel beau avec quelques nuages autorise les ombres et les teintes les plus subtiles. Cela ne flashe pas comme les terres du nord, c’est plus minéral. Bref, c’est différent et c’est bien de cela que nous avons besoin, de différence qui nous émerveille.

J’ai toujours trouvé que le rouge et le noir formaient un beau couple (sans aucune référence caché à Stendhal cependant). Dans le cas présent, les mêmes en plus pastels, les mêmes en plus bleutés, en plus orangés, tapissent à chaque regard mes bâtonnets d’un bonheur intense.

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Rocher Badon

Voila un superbe sommet du massif de Belledonne, massif qui peut être divisé en deux ou en trois sous parties selon son caractère et son humeur du jour. Personnellement, ce jour ci, je le divise en deux : Belledonne Nord dont le point culminant est le Rocher Blanc (2927 m) et Belledonne Sud, plus prêt de Grenoble, qui culmine à 2977 m avec le Grand pic de Belledonne. Entre les deux, le fameux passage du col des lacs des sept Laux avec son refuge idéalement placé…

La tour Rocher Badon, 2912 m, au centre sur la photographie surplombe justement ce refuge et ce passage incroyable entre le nord et le sud. À sa droite le dépasse de seulement 15 m le sommet du Rocher Blanc qui ne semble pas ici plus haut, bien au contraire. Comme quoi, il faut toujours se méfier des effets de perspective, surtout à cette échelle. La belle pente au premier plan à gauche culmine à 2300 m et se trouve au nord ouest du rocher, quasiment dans un diagonale à 45° sur une carte d’état major.

Après presque quinze jours de temps assez déplorable, cette fenêtre de lumière samedi 6 janvier était à dévorer des yeux. Depuis Chanterelle sur la ligne crête au dessus du Pleynet, entre les sommets de la Cime de la Jasse et Le Grand Rocher, la vue est vraiment à 360 et Rocher Badon nous y montre son élancement d’une élégance qui ne déplairait pas à un grand couturier.

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Cristaux de neige

La neige se cristallise selon une forme assez magique et pas du tout intuitive. Il ne viendrait à l’idée de personne de se dire qu’en refroidissant de l’eau, on puisse obtenir cette étoile venu du froid. Comme l’Homme aime bien classer et mettre les choses dans des boites, puis celles-ci dans d’autres boites plus grandes ou plus petites selon le sens du classement, il en a été de même pour les flocons de neige : 7 catégories plus 3 numéros complémentaires, 80 types morphologiques… C’est clair, on va passer directement au paragraphe suivant sous peine de se perdre !

En général, le plus gros flocon que les enfants croisent pour ceux qui ont la chance de faire du skis de piste, c’est la première étoile obtenue à l’école de skis ! C’est exactement ce genre de flocons qui ont été pris sur ces photographies lors de l’hiver 2013, des cristaux hexagonaux présentant des extensions dendritiques. Souvent, les cristaux de neige sont petits mais ce jour là, certains sont clairement plus gros que la moyenne et nous avons au milieu de ce fatras un sacré gros balèze aux multiples ramifications.

Cette petite merveille qui est tombé du ciel comme le flocon d’avoine tombe le matin dans votre bol de lait permet, à sa simple vue, de partir d’un bon pied pour une chouette journée.

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Souffle azur

Alors que la tempête Eleonor (sans e) s’abat sur la France d’ouest en est et du nord au sud, les température grimpent à un niveau printanier. Le problème est que l’humidité aussi ! Il ne neige plus, il flotte…

Ainsi le cycle depuis quelques semaines se poursuit : pluie – neige – vent. Ce n’est pas toujours exactement dans cet ordre là mais au final, le manteau neigeux n’est pas particulièrement stable ni toujours bien épais. Gare aux plaques avants pour les passionnés de skis de randonnées ou de raquettes. Le risque reste presque tout le temps élevé !

Ces quelques images (nous en avons une centaine en stock) sont d’une autre tempête dans un autre pays d’une autre année. C’était à la Toussaint 2017, donc il n’y a pas si longtemps, dans un petit pays positionné au sud de la bote italienne : Malte. Le vent coule à flot et le soleil, présent ce jour là, permet des éclairages de folies. La mer est démontée depuis plusieurs jours et une houle longue s’est installée. Le petit bonhomme, pas sérieusement positionné en bordure est Tomin ! Heureusement, pas de vague scélérate lors de notre passage… Je ne sais pas si ces clichés montrent l’ampleur de la houle mais une vague est monté en haut du gros rocher, cela doit bien faire dans les 20m de haut. Malheureusement, je n’ai pas eu l’instant clic alors j’ai du me rabattre sur une vaguelette plus modeste !

À dire vrai, nous ne sommes pas sur l’île principale de Malte mais celle de Gozo bien moins touristique à cette saison (et certainement à toute saison). Si les deux îles se ressemblent fortement, elles sont cependant bien distinctes, mais cela est une autre histoire.

Pour nos prises en chambre noire, nous nous sommes mis dos à la fenêtre Azur mais cela tombe bien, celle-ci a fermé ses volets au printemps dernier ! L’azur est cependant partout dans cette baie ce jour là.

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Coucher de Lune

Voila un petit coucher de Lune afin de bien finir l’année 2017.

Il est possible et envisageable de croire à un lever de Lune mais l’heure de la prise de vue écarte rapidement cette possibilité : un jeudi 28 février 2013 vers 7h20 du matin. Les pentes enneigées et boisées sont celles des contreforts du Dos Rond au dessus de Monchavin Les Coches, vue d’en face depuis Plan Peisey. Sans repère et sans heure, il est toujours difficile, voir impossible de savoir si on est au lever ou au coucher.

Dans notre cas présent, un coucher au lever est amusant. Il n’est pas habituel de prendre l’instant de la plongée dans le sommeil alors qu’on n’est soi même réveillé que depuis quelques minutes. De plus, le 28 février d’hier est un peu le 31 décembre d’aujourd’hui. En effet, tout le monde sait bien que le premier jour de l’année était le 1er mars quoique les choses ne sont pas aussi triviale dès que l’on parle de calendrier !

Toujours est-il que février est bien le dernier mois introduit par le roi romain Numa Pompilius en même temps que janvier même s’ils n’ont aucun rapport avec les nombres 11 et 12 contrairement aux quatre mois qui les précèdent.

Avant, les 61 jours d’hiver ne faisaient partie d’aucun mois !

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Poubelles marines

Voyage dans l’ouest du pays… Et un jour tombe la mer, finit la terre infinie, le trait de côte se dessine et marque la fin d’un territoire, la fin de la marche vers le couchant.

Pour approfondir le voyage, quoi de mieux qu’un paquebot qui vous emmènerait très loin dans les Amériques. Sur ces navires aux dimensions hectométriques, l’air peut bizarrement manquer dans les salles fermées des multiples niveaux. Des manches à air, véritables bouches d’aération, aspirent l’éther extérieur pour le disperser dans l’hyper-structure.

Ici, point de cela, nous n’avons pas encore quitter la terre ferme. Nous attendons simplement l’heure de notre ferry car le peu de fond dans la baie n’autorise pas l’amarrage de plus gros navires. Nous sommes à Fromentine, là où la route s’arrêtait mais ne s’arrête plus ! Mais cela est une autre histoire…

Ainsi, afin de placer les futurs passagers dans l’ambiance d’une grande traversée et aussi afin d’essayer de préserver l’embarcadère des détritus classiques d’une zone de forts échanges, des poubelles ont été régulièrement placées sur les quais. Des poubelles manches à air pour aspirer toutes salissures, toutes mauvaises odeurs… Deux font face à l’entrée de la gare maritime, une est sur la promenade des «anglais» !

À vous d’en faire l’inventaire complet lors de votre prochain passage.

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Tonneaux suspendus

C’est une des premières images qu’il est possible d’apercevoir lorsqu’on quitte l’aéroport de Mendoza en Argentine, un bric-à-brac métallique artistique. Le ou les artistes ne vont pas aimer mon appellation mais il y a cependant un peu de cela à mon goût dans ces assemblages ce qui n’enlève rien à la valeur de l’œuvre plutôt originale et qui représente ainsi un peu le pays.

Dans cette province et principalement au sud de Mendoza la ville, c’est le royaume du vin. Les tonneaux trônent ainsi en bonne place sur l’étalage. Cela fait aussi le bonheur des enfants qui après l’école montent la haut et jouent dedans, à plusieurs mètres de haut… Si cela fait le bonheur des photographes amateurs de passages, c’est peut-être moins le cas des parents absents ! Il faut dire qu’avec seulement une demi d’école par jour, la grande majorité des enfants ont bien plus de temps libres que les adultes qui enchaînent eux,  et parfois cela complique les choses, plusieurs petits boulots…

Si vous prenez le taxi ou que l’on vient vous chercher à l’aéroport, vous n’aurez que quelques secondes pour admirer cette sculpture au premier carrefour routier après le péage situé à l’entrée de l’aéroport avant que votre véhicule ne se glisse parfois non sans mal dans le trafic dense de la route nationale RN40 reliant Mendoza à San Juan (entre autre car celle-ci faisant un peu plus de 4900 km s’étend loin au sud et loin au nord).

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Le grand marin

Voila un passionnant bouquin pour changer d’air, pour voyager au loin : « Le grand marin ».  On me l’a offert en début d’été parce qu’il parle d’Alaska et que c’est un des coins sur Terre qui me fait longuement rêver… En effet, The Last Frontier est un territoire assez magique dans ses paysages, ses climats, ses éclairages, ses duretés qui fait que l’on ne revient pas tout à fait pareil d’un séjour la bas.

Kodiak est une île d’Alaska au large au grand large d’Anchorage, donc dans le sud de l’état. C’est la grande île américaine à la base du chapelet des 300 îles Aléoutiennes mais qui n’en fait pas partie. C’est aussi une des plus grande île des USA (la seconde après Hawaï) et on y accède via le port d’Homer en ferry. Il faut prendre le temps d’y aller car l’ambiance sur les îles est toujours différente de celle du continent. Bien que l’île soit grande, la partie ouverte au non natif est réduite. L’ambiance est donc un peu comme dans un pub avec tout le monde dedans !

Le grand marin se déroule en partie sur les quais et en partie en mer. Une jeune femme, Lilly, un peu de l’histoire personnelle de la romancière Catherine Poulain mais pas que, quitte Manosque pour aller vivre une autre expérience à l’autre bout du monde. Son chemin passe par Kodiak avant de vouloir monter tout au nord du continent américain voir Point Barrow, point qui recule à chaque page tellement la vie sur Kodiak et sur les bateaux de pêche devient envoûtante jour après jour.

Ainsi, on est pris dans la pêche aux flétans, plus précisément celui du pacifique dont la taille est quasi humaine… On imagine dès lors les difficultés de manipulation de jour comme de nuit dans une mer déchaînée. Dans ce milieu très masculin et pas toujours très fraternel, les petits nouveaux, les « bleus », hommes ou femmes, vont devoir avaler des salaires de misères et se faire houspiller, engueuler en série. À chacun le temps de trouver sa place à bord et de montrer ses compétences et acquérir du savoir-faire !

Dure vie que celle de pécheur dans ces eaux froides…

ISBN : 978-2-8236-0865-6

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Pieux

Après le temps de la destruction, voila celui de la reconstruction. Cependant, le message d’aujourd’hui n’est pas biblique pour autant. Pas la peine de faire de vœux pieux pour faire passer les ravages que vous avez commis cette année ! Pas la peine non plus d’essayer d’être pieux en 2018, on va voir où cela mène dans les lignes suivantes…

En effet, la première opération dans une construction est non pas de faire les fondations mais de faire des essais au pénétromètre, des essais pressiométrique… L’objectif qui me semble d’ailleurs réglementaire et obligatoire de nos jours est de connaître et/ou d’estimer la nature des sols avant de couler le moindre kilogramme de béton. Un des buts est aussi de partager à terme au niveau national cette base de donnée.

Dans la plaine Grenobloise, c’est d’autant plus important que le sol alluvionnaire est miteux et peut être profondément différent entre deux points distants d’une dizaine de mètre. Ainsi le budget des fondations explose souvent en cas de mauvaise estimation (voulue ou non afin de pouvoir faire passer plus facilement un projet comme le stage des Alpes à Grenoble). Si votre bâtisse est trop imposante, il faudra renforcer le sol en la posant sur des pieux enfoui sous terre. Historiquement les pieux étaient en bois et ne pourrissaient pas car ils étaient plongés dans la nappe phréatique toute l’année donc toujours sous l’eau (tous les bâtiments anciens de Grenoble sont ainsi construits). Actuellement, on fait le plus souvent des trous profonds (par exemple 30m sur le campus) avec une foreuse que l’on vient remplir de béton… Pas sur que sur le long terme, le pieu de béton ait une durée plus longue que celui en bois.

Ainsi, dans certaines villes ou sites archéologiques, on retrouve des pieux vieux de plusieurs millénaires. À ce niveau là, cela en devient presque une vocation !

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Toboggan géant

Que faire d’un vieux château n’ayant plus de rôle majeur autre que symbolique, un parc photographie, un musée national, un monument historique, un super jeu pour enfants petits et grands ? Cela semble en partie les idées qui ont été développé à Nantes au niveau du château des ducs de Bretagne. En effet, il semble un peu tout cela à la fois. Depuis les remparts tout le monde mitraille. Le Grand Logis est un grand musée et est classé monument historique depuis 1840. Hop, deux choses en un et le principal est fait.

Il aurait trop facile de trouver une balançoire ou un tourniquet dans la cour intérieure. Cela n’aurait pas été à la grandeur du site et les petits, rassasiés en trente secondes par l’animation, seraient revenus à la charge trop rapidement.

Et pourquoi pas se jeter du haut des remparts ?

En voila une belle idée qui a du tourner dans la tête de pas mal de gens. Le saut à l’élastique, c’est trop bas donc impossible. Des filets ou un trampoline, on manque de recul par rapport aux remparts et les personnes s’amocheraient le bout du nez en tombant mal (pas si facile que cela de faire du trampoline depuis  si haut). Reste la via ferrata, piste assez intéressante mais guère grand public et qui va obliger les papas et les mamans à accompagner leurs bambins tous les mercredi et tous les dimanches…

Dis papa, on s’fait la via ferrat encore une fois demain ?

Impossible, le personnel municipal aurait été débordé ainsi que les cellules familiales psychologiques. Une autre idée est donc sortie de ce brainstorming (remue-méninges) Nantais, et si on faisait tout simplement un super toboggan ?

Idée géniale que d’utiliser cet emplacement pour en faire une grande glissade. C’est simple, c’est statique car il ‘y a aucune pièce mobile, cela occupe ces grands murs d’enceinte silencieux. Il vont crier ces murs, ils vont rugir tous les beaux jours, ils vont avoir une seconde vie. Après la mort des guerres, des murs toboggans symboles de la jeunesse de la paix !

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500e

Petit numéro spécial en ce jour qui n’est cependant qu’un jour comme les autres parmi les innombrables tours que la Terre fait sur elle même. C’est un jour de non événement comme tous les microcosmes ici bas qui perturbent la lente progression de notre astre céleste tel le papillon pour les effets météorologiques. Dans cette trajectoire chaotique, quelques points surgissent ici ou là au grès de l’observateur.

Ainsi en ce jeudi 7 décembre parait mon 500e article sur ce blog. Pour vous, cela ne veut pas dire beaucoup mais pour moi, cela ne veut pas dire beaucoup non plus ! C’est donc le bon moment pour ne pas faire un récapitulatif de tous mes numéros depuis le début…

Démarrer le 1er septembre 2012 par une bafouille très courte concernant le feu de la Croix sur l’île de Groix, voila 500 textes plus ou moins long avec au moins le double d’images sur un peu tout et n’importe quoi. Surtout, il n’y a aucune continuité d’un article sur le suivant. C’est voulu, c’est exprès, même s’il y a quelques suites dispersées ici ou là, certaines entamées et non finies, certaines oubliées… L’objectif principal étant un travail d’écriture personnel sur l’instant présent, les mots qui se développent pour former des phrases et des paragraphes s’accrochent ainsi plus ou moins à des images du passé, proche ou lointain, ainsi qu’aux actualités en cours. C’est donc un fatras de texte dont je plains celui ou celle qui en fera un commentaire composé !

Une chose est sure, en 5 ans, maintenir le rythme d’une publication régulière est une épreuve intéressante à vivre de l’intérieur. Celle-ci n’est pas si facile que cela à mener, avec des hauts et des bas ainsi que parfois un manque d’inspiration flagrant ou une fatigue intense des membres internes. Mais les fait sont là, du baratin à la chaîne chaque semaine que je devrais faire passer à une moulinette statistique pour voir si le vocabulaire utilisé est relativement diversifié ou si tout l’édifice repose sur tout juste 200 mots !

Ainsi s’achève cette quête des 500 mots du passé et du présent. Du futur, seuls les survivants en connaîtront une vue individuelle…

Post-scriptum : j’ai longuement hésité dimanche dernier à mettre le numéro exceptionnel 499 à la position 500 mais il était trop beau, trop dense, trop intense et pas du tout assez creux pour en faire un vrai numéro 500 !

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La dameuse damnée

Voila l’histoire très partielle d’une dameuse, vous savez, ces machines à damer la neige sur les pistes des skis alpins ou les boucles de skis de fond. Damer signifiant tasser le sol ou dans notre contexte, la neige. Dans une autre vie, plus joueuse, cela signifie alors doubler un pion pour le transformer en reine. Je vous laisse en exercice le soin de trouver le jeu en question…

Alors que les dameuses dans les stations des Alpes et des Pyrénées sont toutes bichonnées et remises en état pour ce début de saison d’hiver où elles ont déjà commencé à nous éclairer les sommets et les faces enneigées le soir et la nuit, celle-ci semble bien à l’arrêt sur son tapis de cailloux.

C’est un brin normal, car bien que la photographie date du 18 novembre, il faut la replacer dans son contexte géographique. Les montagnes à l’arrière ne sont pas de chez nous mais du massif du Cordón del Plata en Argentine. C’est une des deux chaînes de montagne coincé entre Mendoza et l’Aconcagua (pour simplifier) faisant partie de la Cordillère Frontale. Elle culmine tout de même à 5968m avec le magnifique cerro el Plata.

Un calcul très rapide montre que la mi novembre la bas correspondant à la mi mai ici…

Mais les histoires ne sont jamais si simple ! Voici ainsi deux images de cette même dameuse. La première à gauche a été prise le 9 août 2014 soit l’équivalent chez nous de la mi février. Pas grand chose ne la distingue de celle de droite prise ce 18 novembre. Certes, la voiture à droite n’était point là 3 ans avant mais à dire vrai, il y en avait une autre. Ce point étant cependant insignifiant, il passera à la trappe par la suite !

On pourrait se dire que le manque de neige n’est pas important car nous serions au final en fond de vallée. En réalité non. Nous sommes à l’altitude de 2950m au pied de l’ancienne station de skis de Vallecitos. Le manque de précipitation,  le manque de neige a entraîné la fermeture de celle-ci en 2007, il y a tout juste 10 ans.

Ainsi, sauf le bout de tube d’écoulement en béton traînant dessous en 2014, rien n’a changé, rien n’a bougé. Les cailloux et les chenilles sont à la même position. La nature reprends petit à petit ses droits dans cet lieu assez hostile avec quelques touffes d’herbes et de fleurs prenant de l’ampleur au fil des saisons…

Ainsi, à Vallecitos, le temps s’est figé en 2007 !

Un peu triste comme fin ne trouvez-vous pas pour cette histoire ? Il nous faut donc inventer un épilogue plus chaleureux. Par chance, celui-ci est sous nos yeux depuis 2014, depuis notre première rencontre avec la chenillette rouge. Au feutre à peinture blanche, celle-ci garde une trace de son origine. Une trace que le temps, la pluie, la neige, le vent et les tempêtes n’ont pas effacé de toutes ces années, une trace assez incroyable dans cette station perdue des Andes.

Ainsi, ce tracteur PistenBully 145D de la marque allemande Kässbohrer ayant une filiale à Tours-en-Savoie est parti de France depuis Domène, une des petites communes faisant partie de la métropole de Grenoble-Alpes, commune située au pied de la montée à la station de Chamrousse. Il aurait été amusant que cette machine ait servi lors des jeux olympiques de Grenoble en 1968. Beaucoup trop simple ! En effet, en 2015, PistenBully a fêté ses 45 ans avec les premières machines en Allemagne en 1971 (si j’ai bien compris) et la première livraison à l’étranger en 1972 pour les jeux d’hiver de Sapporo au Japon. Pour 68, c’est manifestement raté.

Alors c’est finit, snif snif…

Point encore. Il reste encore une piste à explorer. L’expéditeur : M. INDUSTRIES SA. Cela ne vous dis certainement rien mais je suis presque sur que le M. est là pour Montaz. L’expéditeur serait donc Montaz Industries (actuellement Montaz Équipement spécialisé dans les CATEX), la société de deux fils Montaz après que ceux-ci ait été évincé de Montaz Mautino (basé à Fontaine puis à Meylan et aujourd’hui à Saint-Martin-le-Vinoux) après la retraite du père fondateur. Toute petite piste me direz-vous mais c’est sans savoir que j’ai fait mon stage de 3 mois de Maîtrise (actuellement Master 1) de Paris VI dans cette entreprise en 1990. Il est probable que j’ai loupé de peu de croiser ce Ratrac ici même dans la vallée du Grésivaudan il y a presque 30 ans !

Épilogue

Avouez qu’elle est bien classe cette dameuse avec son aile d’avion sur le dos ! On pourrait presque croire qu’elle va décoller et survoler les Andes comme les grands condors qui nichent pas loin sur les sommets alentours. Voler au dessus du Plata, voler au delà et vers l’infini… Au contraire d’Icare, elle ne se brûlera pas les ailes et ne sera pas condamnée à tomber à terre car dans ce joyau de Vallecitos, point besoin de héros transgressifs. Elle sera peut-être la dernière de sa génération, belle et étincelante, loin de ses cousines Européennes depuis longtemps rongées par la rouille.

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À la queue leu leu

Imaginez un meute de loup se déplaçant en campagne. Si vous voyez un troupeau désordonné comme celui des vaches dans les champs, rembobinez votre image pour repartir sur une série de loups marchant les uns derrières les autres.

Allez hop, à la queue leu leu !

C’est à peu près cela qu’il s’est passé ce mardi 14 novembre au matin en l’aéroport de Saint-Exupéry (Lyon). Un meute de quatre loups s’est mise en branle, à fait vrombir ses moteurs, à faire hurler n’importe quel canard passant à proximité avant de rouler au pas, les uns derrières les autres, respectant sagement les distances de sécurité, vers la piste de décollage. Ce n’était pas n’importe quels avions, c’était tous des HOP ! On aurait presque pu dire trois louveteaux presque jumeaux et en pleine force de l’âge avec leur deux beaux turboréacteurs arrières, deux Bombardier CRJ 700 prenant en sandwich un Embraer ERJ 145, suivant avec respect leur chef de meute, notre bon vieux ATR 72 à turbopropulseurs.

La différence propulseur / réacteur, vous maîtrisez ?

En pratique, pas grand chose à voir entre les deux. Le propulseur est un moteur classique entraînant des hélices en rotation, comme au tout début de l’aviation, mais avec un turbo pour que cela pulse quand même un peu. Un réacteur aspire de l’air en entrée et le recrache en sortie a une vitesse bien plus grande. Celle-ci génère la poussée qui permet à l’avion de voler. Pour que cela tourne, il faut des étages de compression de l’air en entrée de machine, une (ou plusieurs) chambre de combustion au centre et des étages de turbine en sortie afin d’alimenter les étages de compression… Bref, c’est simple sur le principe mais très compliqué à faire en vrai !

Pour la petite histoire, nous étions nous même dans le rôle de l’ours à bord d’un Airbus A319 de la compagnie mère, en chasse d’un nouveau territoire plus à l’Ouest.

Voila, c’est finit !

J’ai comme l’impression qu’il vous manque une clef pour finir votre lecture… Je vous laisse faire la queue pour comprendre la serrure.

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Écureuil et tourterelle

Assurément, le courant ne passe pas entre l’écureuil et la tourterelle domestique. L’écureuil après un petit séjour dans la propriété de gauche, souhaite rentrer chez lui par l’itinéaire aller, le plus court et le moins dangereux pour lui, le câble électrique. La tourterelle, pas domestiqué pour un sou, profites du jour levant à quelques mètres de son nid pour s’émerveiller et voir la vallée du Grésivaudan s’éveiller !

Alors ce qui ne se produit jamais arrive ce jour là… La voie étant unique, c’est normalement à chacun son tour, mais si l’un des deux décide d’arrêter sa promenade et de poser sa ventouse au milieu de la voie, cela coince. C’est le bouchon alpin !

Qui de l’écureuil ou de la tourterelle va céder en premier ?

En effet, cette question métaphysique qui vous turlupine depuis l’enfance resurgi d’un coup. Mais qui des deux est le plus téméraire, qui est le plus peureux,  qui est le plus agressif… À vrai dire, dans le cas présent, qui ne saurait cependant être généralisé sans plus d’études statistiques, la tourterelle ignore royalement l’écureuil et se laisse bercer par sa vision dantesque sur les lacets de l’Isère. L’écureuil se rapproche, tente un bout de museau à quelques trente centimètres ce qui pour lui doit déjà être un énorme défit avant de faire demi tour devant tant de mépris ! Une fois, deux fois, trois fois, rien, que nenni ! L’écureuil repars la queue entre les jambes…

Et plouf

Catastrophe, lors de sa énième tentative, le voila qu’il tombe au retournement, opération pas facile que ce soit pour les grands ou pour les petits ! Patatras, le voila à terre derrière le muret. Vite courir en espérant ne pas le voir étourdi ou KO au milieu de la chaussée, et avant qu’un véhicule ne l’achève…

Heureusement, plus de trace de lui au sol après les quelques secondes nécessaires à la télé-déportation de votre serviteur. Comme les chats, il a eu le temps de se retourner puis de filer à l’anglaise sans demander son reste. C’est pas aujourd’hui que je sauverais mon écureuil préféré et c’est tant mieux ! Qu’il reste bien autonome et bien sauvage, c’est ainsi que tous nous l’aimons.

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