Le lézard vert

A priori, ce lézard est hyper classique, sa seule originalité est de s’accrocher sur un sac de couleur bleuté. Savez-vous comment s’appelle la classe regroupant les lézards et les serpents ? La squamate ! Il y a aussi tous les amphisbènes dans cette catégorie qui partagent avec ces deux-là ce nom assez magique. Tout cela vous fait certainement une belle jambe et moi aussi. À force de traîner sur l’encyclopédie libre, on en deviendrait presque bon au jeu du Scrabble.

Alors pourquoi un lézard vert ?

J’ai besoin de l’introduire dès aujourd’hui pour pouvoir en faire une référence inverse dans le futur. Mais quid du futur ? Vous pensez bien que si moi je suis capable d’un retour vers le futur, ce n’est évidemment pas votre cas. Comment pourriez-vous savoir ce que je vais vivre alors que vous n’êtes point dans ma tête ? À l’opposé, chacun est capable d’avoir un bout de son futur dans un coin de sa tête, une action claire, bien identifiée qu’il va pouvoir projeter sur l’année future.

Au-delà, cela semble très très loin, de plus en plus flou…

Ne planifions pas trop cependant, un des plaisirs est justement l’instantané de l’instant. Un instant planifié est un non instant. Ce lézard vert, qui aurait pu penser qu’il allait monter sur le poignet de portage du sac pour regarder au loin, telle une sentinelle moyenâgeuse dans sa tour de garde ? Certainement personne. Qui sait ce qu’il a fait ensuite ? Plus personne ne s’en souvient. Cela n’a pas été filmé, il n’y a pas de trace. Ce lézard des murailles est probablement reparti dans ses cailloux et c’est très bien ainsi. Pourquoi tout savoir sur tout, pourquoi vouloir tout enregistrer. Le monde est chaotique, ce n’est pas un savoir instantané qui nous donnera la position future.

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Sobriété touristique

Il commence à devenir classique de voir par chez nous des 4×4 avec des caissons de camping posé dessus. Dans le jargon technique, on appelle cela une cellule amovible. Cela permet de transformer un véhicule en autocaravane plus tout à fait tout terrain. En effet, la condition serait qu’avec le cube ils puissent encore continuer à faire du hors chemin… Mine de rien, cela rajoute tout de même de la masse et du balancier, quand le véhicule ne gagne pas un peu d’embonpoint en largeur.

Quand le véhicule à deux essieux à l’arrière et quatre portes latérales, on peut se permettre tout et donc carrément de déménager sa maison. Je pense que pas mal de personnes vivant dans Paris intra-muros ont moins de mètre carré pour tourner en rond dans leur unique pièce que cette famille en vacances.

Alors ce 4×4 de marque RevCon n’est pas tout à fait un 4×4 classique, car la cellule n’est pas démontable. C’est plus un camping-car tout terrain. Il n’empêche que si celui-ci ne suffit, pas, pourquoi ne pas prendre avec soi deux quads dans une remorque. Et si cela ne suffit point encore, pourquoi pas une remorque dans la remorque…

C’est exactement ce que nous avons croisé il y a un peu plus de 20 ans en Alaska, 50ᵉ état des États-Unis. Et quand je vois que ce genre de dévoreur de gazole pointe son nez chez nous, je suis inquiet sur notre avenir. Qu’avons-nous fait pour parfois (souvent) prendre le pire de nos cousins germains ?

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Un petit tram des cimes

Ce n’est pas la première fois que nous voyons un petit train à crémaillère. Cependant, on n’en voit pas tous les jours ni tous les instants. Notamment en France.

Or celui-là est bien français !

Il est quasiment au cœur de la France dans le pays des volcans dormants. Le dernier s’est endormi il y a 10 000 ans mais pourrait se réveiller demain. À cette échelle de temps des plaques tectoniques, ce nombre de tour du soleil est epsilon, un petit rien. Les habitants de Clermont-Ferrand le savent, la ville est en sursit !

Pourquoi donc vouloir monter à pied au sommet du Puy de Dôme, le plus haut sommet de la chaîne des Puys, alors que cette route en fer vous tend la main ? C’est justement ce que nous avons fait cet été-là car comment faire une mise en boite noire du métal gris en étant soi-même dans une boite de conserve roulante à fenêtre ?

On est donc monté à pied !

Ainsi nous avons pris le temps d’admirer tous ces volcans d’Auvergne… Pour vous, cela peut sembler rien mais pour moi cela veut dire beaucoup.

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La chouette

Complètement par hasard, je suis tombé sur cette histoire de chouette. Stop, inutile de quitter précipitamment la chronique, je vais essayer de la rendre sympathique !

Donc mon rendez-vous avec la chouette s’est faite par le terminus mais reprenons plutôt depuis le début, ce que les personnes devraient voir dans la vraie vie…

Au sol, il y a tout un tas de petite chouette en forme de triangle indiquant une direction. On suit donc bêtement le sens, car nous avons été bien éduqués à l’école de la république. Ainsi on passe de flèche en flèche, on aimerait bien transformer toutes ces flèches en marelle géante mais non, on avance, on se déplace dans la ville.

Et paf, d’un coup, une grosse plaque au sol, bien plus grand que les flèches, avec une belle chouette et un numéro, le 10 par exemple mais normalement plutôt le 1, car les circuits démarre généralement par ce numéro conventionnel. Ayant démarré par la conclusion, j’étais sur le 9 ! Au jeu du Monopoly, jackpot direct de 40 000 crédits ! Bref, pour les besoins de ma chronique future, je suis allé chercher le 10 tout proche mais par respect pour les ouvriers et la réalité tangible, je n’ai pas bidouillé le cliché pour effacer le 0 et créer un pseudo réel plus faux que le vrai.

Bref, le nez collé au sol par cette belle plaque de cuivre, vos yeux se lèvent alors sur votre entourage premier et une belle maison se dresse soudainement devant vous. Ça c’est pour le 10. Clique clique dans la boite à photographie même si cela n’est pas si évident que cela à faire vu le peu de recul qu’il y a dans cette ruelle étroite.

Mais pourquoi au final toutes ces chouettes au sol ?

Il est clair que ce n’est pas juste pour faire beau. Ils auraient pu mettre une maison en colombage vu le nombre de ces maisons dans ce centre-ville et de la qualité de leur conservation. Ils auraient aussi bien mettre une église ou une belle demeure vu leur nombre respectif. Ils auraient pu enfin mettre un damier de tuiles vernissées au vu des toits magnifiques tout en motif de couleurs disperser au cœur de la ville. Mais non, rien de tout cela, juste un petit animal sympathique.

Alors où sommes-nous ?

En effet, il est souvent préférable de conclure la seconde question avant la première, le suspens tien ainsi en haleine et les yeux dévorent les lettres suivantes. Ainsi nous sommes à Dijon, au centre de la Côte-d’Or, une zone sans plage ni océan…

Il est possible de dire qu’à Dijon la chouette a pleins de liens sur le web. C’est la véritable star locale :

Vous aurez compris je le pense que la chouette est au numéro 9 !

Finalement, une image valant mieux qu’un bon baratin, voici deux photographies de la bête en action. Éviter de faire comme le touriste moyen, inutile de la toucher et de se passer les microbes de mains en mains. Respecter au-delà des siècles le travail de l’artiste.

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Terminal 2F

Où pourrait-on avoir un terminal 2F ailleurs que sur la région parisienne. Un terminal 2, il est possible d’en trouver en province mais aller jusqu’à la lettre F, c’est tout simplement aller au-delà de la mare à Canard de la commune voisine !

Ainsi nous sommes à Roissy, plus précisément Roissy-Charles-de-Gaulle et plus officiellement Aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle. C’est fou comme la commune ayant donné son nom à un aéroport se fait virer des tablettes au bout d’un certain nombre d’année en France. Ici bien sur est désigné la ville Roissy-en France.

Notre-Dame-des-Landes, battez-vous pour votre nom !

Ah zut, j’ai quelques années de retard, l’aéroport Nantais est enterré sous la tourbe… Un autre cas plus proche de chez nous est arrivé. Eh oui, cela arrive près de chez vous !

Le sympathique aéroport Lyon-Satolas s’est un jour mué en Lyon-Saint-Exupéry… Pourtant, la commune de Satolas avait bien donné son territoire et le département de l’Isère une partie de ses hectares ! La reconnaissance éternelle et les remerciements ne sont pas un témoin qui se transmet de politique en politique. La chevalerie moyenâgeuse est très loin derrière nous.

Revenons à nos armures.

Le terminal 2F est tout de métal ceinturé. Pas de béton, pas de grosse poutrelle, pas de lamellé collé. Nous sommes ici face à une cotte de mailles faite de barre et de nœud.

C’est clair, c’est beau, c’est simple. Enfin, cela semble simple car c’est loin d’être simple de faire une structure discrète avec des tuiles en verres, résistant à tout temps. Entre les différences de températures entre l’hiver et l’été, entre la nuit et le jour, c’est un challenge de ne pas avoir de fuite à chaque averse !

Lors d’un transit à Roissy, si le temps si prête, prenez les secondes nécessaires pour faire un petit détour vers ce hall.

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La caillasse de Bure

Nous sommes sur la façade ouest du plateau de Bure. Elle est très caractéristique et visible de très loin. De mémoire, du mont Ventoux le massif est reconnaissable.

Alors, qu’est-ce qu’on voit ?

Un énorme tas de caillasse… Mine de rien, c’est pas tous les jours qu’on a un tas pareil en face de soi. Il faut dire aussi qu’il n’y a pas tant de massif calcaire atteignant plus de 2500 m ! Le pic de Bure est 2709. Cependant, ce n’est pas lui que nous voyons sur les photographies ci-dessus. De gauche à droite, nous avons la tête d’Aurouze (2587 m), la tête de la Cluse (2680 m) et la tête des Pras Arnaud (2618 m), soit déjà deux sommets parmi les dix premiers du massif du Dévoluy, et trois parmi les quinze.

Mais pourquoi les massifs plus haut ne caillassent pas ?

Je me demande si je vais vraiment essayer de répondre à cette question tellement sa réponse me semble triviale ! Je pense donc la laisser pour plus tard si vraiment cela intéresse le public nombreux.

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Mort sur son volcan

Ce n’est pas en France qu’il manque d’arbre mort. Comme tout être vivant, la plante pousse, grandit puis un jour s’éteint. Ainsi va le passage de témoin entre les générations.

Sur ces deux photographies, ce sont deux arbres différents qui sont captés pour un moment d’éternité supplémentaire. En effet, il n’est point sûr qu’ils soient encore tous les deux sur pied. Sept ans ont passé depuis cette prise d’image. Il faisait bien beau en cette fin juillet 2012, pas de pluie à l’horizon.

J’ai l’impression que nous sommes sur le puy de Côme, un sommet exceptionnel en double cône, chose assez rare et de mémoire le seul de la chaîne des Puys au cœur de l’Auvergne. Le premier est sur les premières pentes, le dernier est sur les dernières ! C’est d’une logique implacable à qui la comprends.

Le truc qui me plaît avec tous ces arbres morts, ce sont leurs capacités à résister à toutes les intempéries : les tempêtes de vents mais surtout les neiges d’automne, d’hiver et de printemps, très lourdes, qui cassent même les branches les plus vivantes par chez nous. Bonus terminal, ils sont très souvent hypers photogéniques.

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Un monde plus grand

Voila un titre carrément à la mode. Dans notre finitude actuelle, comme repousser les limites de la sphère qui nous accueille actuellement ? Faut-il désespérer et tomber dans un consumérisme toujours plus poussé ? Cela semble la voie du plus grand nombre, nos gouvernants semblant plus préoccupés de maintenir les rentes des milliardaires les finançant que de changer profondément de cap.

D’autres (parfois les mêmes) semblent persuadés que les étoiles pourraient être la voie. Avec la chine renaissante, la course à la Lune est le nouveau marchepied du marathon vers la planète Mars, projet cependant peu réaliste en l’état de notre savoir spatial. La Lune, nouveau territoire et nouvelle colonie qui résoudrait tous nos problèmes ?

Parfois, inutile de faire 50 000 km pour entrevoir un début de réponse. Aller au cinoche du coin peut être une bonne ouverture. En cela le film de Fabienne Berthaud est parfait. Le monde est carrément plus grand après la projection qu’avant !

L’histoire semble assez simple et est tirée de la vie de Corine Sombrun qu’elle a couchée sur le papier en 2004 : « Mon initiation chez les chamanes ». D’ailleurs, malgré quelques simplifications narratives (Corine réalise son premier voyage chamanique au Pérou) bienvenues (cela reste un film), l’esprit est là. On part donc en Mongolie à la rencontre d’un hameau et du fameux tambour. À noter que les habitants de ces quelques familles vivent sous des tipis et non des yourtes mongoles, c’est peut être plus classique qu’on ne le pense. Les tipis semblent plus faciles à fabriquer et à transporter que les yourtes, mais aussi un peu plus petits. Bref, le tambour va permettre à notre héroïne de passer en transe et de découvrir, petit à petit, un monde bien plus grand que prévu.

Au-delà des effets de paysages sublimes, de la folle vie de nos villes et du temps suspendus de ces contrées lointaines, le film livre un message d’espoir permettant à tout un chacun de s’arranger au mieux avec son temps, parfois en essayant même de faire avancer la science !

Non, non, je ne livrerais pas la conclusion sur un plateau.

Cependant, j’aime bien ces films tirés d’histoire vraie où dans le final, on aperçoit les protagonistes de la vraie histoire avec quelques photographies d’époque. Je me souviens qu’Intouchables finissait ainsi et c’était vraiment touchant.

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La neige d’automne

Il est des années où il n’y a point de neige à Noël. Cela n’arrive certes pas souvent, une fois par décennie environ. Il est des régions où la neige tombe à l’automne puis ne tombe plus ensuite avant le printemps : la Sibérie, le centre de l’Alaska… Ce sont des climats continentaux avec des hivers très froids donc sec. En effet, plus il fait froid, moins il y a de l’humidité dans l’air. Il est possible de visualiser cela avec la courbe de saturation de l’eau dans l’air (point de rosée) ou plus finement avec un diagramme de Mollier.

Comment lire cela ? En quelques mots, pour une pression donnée, le taux d’humidité possible dans l’air diminue avec la température. Lorsque la température baisse, l’air chargé d’eau se déplace horizontalement de la droite vers la gauche. Si elle franchit la barrière des 100% (point de rosée), l’eau condense et donc une partie de l’eau quitte l’air ! Évidement, cette eau en général tombe au sol…

Bilan, dans le froid Sibérien de l’hiver, par -20°, l’air ne peut pas transporter beaucoup d’eau, il y a donc quasiment aucune chance qu’il pleuve ou qu’il neige ! S’il ne neige pas à l’automne, pas de neige de tout l’hiver.

20Dans les Alpes iséroises, la neige est bien arrivée. Déjà, ou seulement selon les points de vue, 30 cm au col de Porte d’après la balise nivose du Centre d’Étude de la Neige (CEN). Ce n’est déjà pas si mal. Quelques stations ont d’ailleurs ouvert des pistes de skis sur leur domaine. Mais en cas de réchauffement (tempête d’ouest, vent du sud…), chose relativement classique sous nos latitudes début décembre, il risque de ne plus rester beaucoup de blanc à Noël.

Les deux photographies ont été prises samedi dernier et dévoilent un Belledonne magnifique de pureté.

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Marat 1793

En 1793, le samedi 13 juillet, Jean-Paul Marat est assassiné chez lui par Charlotte Corday. Tout cela se passe dans l’après révolution française. Parfois je ne sais plus et on ne sait plus qui sont les bons et les méchants… Les histoires de ces deux-là sont très intéressantes à lire et Wikipédia se lit comme du petit pain. Au final, on se dit qu’on n’y connaît pas gros choses à notre révolution !

Donc le 13 est un samedi, pour le savoir, vous pouvez lancer la commande «cal 1793» sous votre ordinateur tournant sous GNU/Linux. Vous avez alors un beau calendrier annuel dans votre terminal. Pour les autres OS (Operating System), débrouillez-vous !

La Mort de Marat a été peinte la même année par l’artiste Jacques-Louis David. Ce nom ne vous dit peut-être rien, car vous n’êtes pas accro de la peinture néo-classique. Cependant vous l’avez forcément rencontré une fois dans votre vie dans un livre d’histoire ou au musée du Louvre, par exemple via Le Serment des Horaces, Le Sacre de Napoléon ou le Combat de Mars contre Minerve… D’ailleurs, difficile de ne pas avoir vu le sacre un jour dans sa vie. Ce tableau est impressionnant à tout point de vue !

Comme le tableau de cet assassinat a eu de nombreuse répliques et copies (dont une au Louvre), il était parfaitement logique que l’art éphémère en reprenne le thème un jour, pourquoi pas sous forme de graffitis. Cette version street art magnifique, toute en couleur, réalisée en 2010, est ici mise en boite en février 2012. Elle est encore pétante de qualité. Depuis, le temps à fait son œuvre. Il faut dire que cette petite baraque hébergeant une expérimentation sur la digue du campus de Saint-Martin-d’Hères n’est qu’à quelques mètres de l’Isère. Une zone qui est donc particulièrement humide toute l’année.

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Plus dure sera la chute

Nous en parlions il y a quelque temps et voila que c’est désormais fait : Evo Morales a démissionné de son quatrième mandat, après seulement quelques semaines.

Pourquoi ?

Pas pour se faire plaisir… Cela est une certitude. Un petit rappel des faits.

  • En 2016, Evo perd un référendum constitutionnel devant lui permettre de briguer un quatrième mandat présidentiel. Mais une décision du Tribunal constitutionnel par la suite (28 novembre 2017) lui permet de passer outre ce référendum. C’est la première alerte rouge et le premier franchissement d’une ligne blanche à pleine vitesse !
  • Le 20 octobre 2019, il gagne les élections présidentielles dès le premier tour avec 47,08 %, son adversaire le plus proche, Carlos Mesa, est à 36,51 %. La règle en Bolivie est claire, avec plus de 40 % au premier tour et plus de 10 points d’avance sur le deuxième, il est élu sans second tour.
  • Cependant, après des annonces en fin de scrutin beaucoup plus serré, une dalle de chape se met en place et plus aucun résultat provisoire n’est annoncé. Après 24h, un résultat bien plus favorable est annoncé. Evo perds alors la chance de pouvoir être le premier président élu au suffrage universel au second tour. Sa dernière chance vient de passer, il va désormais s’enfermer…
  • Le 25 octobre, Morales est officiellement déclaré vainqueur par le Tribunal Suprême Électoral. Cependant des grèves et des manifestations ont déjà commencé. Evo Morales qualifie déjà ces appels de tentative de coup d’État. L’OEA (Organisation des États américains) de son côté recommande la tenue d’un second tour, compte tenu des irrégularités observées durant le scrutin.
  • Le 1ᵉʳ novembre, les autorités boliviennes demandent finalement l’ouverture d’un audit réalisé par l’OEA, l’opposition refuse d’y participer dénonçant un accord conclu « sans représentants de la société civile ni partis politiques ».
  • Le 7 novembre vois un palier se franchir dans l’escalade. La maire de la ville de Vinto est enlevée par des manifestants, qui la font signer une lettre de démission, la mutile (cheveux coupés) et brûle la mairie.
  • Le 10 novembre, les carottes sont cuites. Evo Morales annonce alors le renouvellement de l’ensemble des membres du Tribunal Électoral Suprême, puis la tenue d’une nouvelle élection présidentielle, mais sans préciser de date… Le rapport de l’OEA fait état de fraudes importantes. Sous la pression populaire qui tient en otage quelques personnalités, plusieurs ministres et députés démissionnent, dont le président de la Chambre des députés. La COB (Centra Obrera Boliviana, le principal syndicat du pays) demande au président de «démissionner, le cas échéant». Le chef d’état-major de l’armée lâche la présidence en demandant son départ. Le président de l’Assemblée législative plurinationale, la présidente de la Chambre des sénateurs et le premier vice-président démissionnent à leur tour. Evo annonce alors enfin sa démission !

On verra qui va assurer l’intérim. A priori, cela devrait être Jeanine Áñez, seconde vice-présidente de la Chambre des sénateurs, qui est membre de l’opposition. Il faut surtout espérer que la situation désormais se calme, il y a déjà trop de morts et de blessés. Cependant, avec des mandats d’arrêt à l’encontre des membres de la commission électorale, il n’est pas sûr que la tension retombe rapidement.

Quelle est la réaction de quelques médias français.

C’est amusant de voir une certaine unanimité sauf d’un journal qui tombe dans la facilité de l’opposition d’extrême gauche, comme si la chute du mur de Berlin et de l’URSS n’avaient pas existé, il y a tout juste 30 ans.

Lors de notre voyage en 2018, nous n’avons rencontré aucun Bolivien qui soutenait Evo. Tout le monde trouvait qu’il avait fait son temps, qu’il y avait une certaine dérive autoritaire du pouvoir et que la culture de la Coca cachait peut-être un trafic étatique ? Qu’on soit de gauche ou de droite, les éléments convergeaient depuis des mois tous vers le mandat de trop. Il aurait pu enfiler la statue du commandeur, il va chuter du haut de sa tour de verre. Soutenir son mouvement, soutenir ses actions et sa politique, oui je le comprends, notamment quand on compare la Bolivie d’aujourd’hui de celle d’il y a 20 ans. Un bon projet communautaire se doit d’être porté par plus d’une personne. Pourquoi soutenir le bonhomme, c’est pas très communiste dans l’âme à mon sens. C’est tout le projet qui va a sa perte !

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Gozo typique

Une petit vue typique de l’île de Gozo prise il y a deux ans tout juste. Des champs entourant un village, pas très très grand et au centre trône une église monumentale. Gozo est au nord de l’archipel maltais et le paysage est un peu le même entre les deux îles. Il m’a cependant semblé qu’il y a moins de champs dans la grande île de Malte que sur Gozo.

Cette dernière est donc certainement plus typique et moins envahi par l’effet paradis fiscal que sa sœur aînée. Si on a la chance de passer plusieurs jours dans l’archipel, cela vaut vraiment le coup de prendre le bac pour passer quelques nuits au nord.

Les villages sont donc complètement regroupés autour de leur église. Pas de lotissement à perte de vue comme en métropole, c’est une bonne chose. Les champs semble très vert mais c’est la fin de l’automne, presque le début de l’hiver. En plein été, la même photographie doit bien plus faire penser à la Palestine historique…

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Estivale au Ventoux

Un an après, on remet cela mais dans des conditions opposées. L’an passé, il faisait froid, on ne voyait pas le sommet. Cette année, même s’il ne faisait pas 40°, il fait bien beau, le sommet est dégagé. Ça fait du bien de faire l’ascension sans K-Way ! En plus, cela tombe bien, je suis resté sur ma selle et n’en est pas eu besoin, je l’avais oublié à Montbrun-les-Bains

Comme il y a deux et trois ans, j’aurais bien un grand tour, mais mon vélo, mon super vélo accuse les ans et depuis la veille il était en réparation pour fuite d’huile dans le frein avant. Plus de plaquette non plus. Bref, il est resté en magasin se refaire une beauté. Je suis donc parti sur cette ascension par la voie la plus rapide depuis notre lieu de villégiature avec le VTT de mon fiston. Avec ses gros pneus peu gonflés, peu envisageable de faire 80 bornes enchaînant les cols et les descentes sans entraînement spécifique. Ce deux roues à pédales n’a pas gros chose à voir avec mon VTC Lapierre Cheyenne de l’autre millénaire !

Enfin bon, c’était bon d’être en haut il y a tout juste une semaine. En plus, je crois avoir mis 30 min de moins qu’en 2015. Il roule pas si mal ce VTT, où j’étais pas si mal entraîné cet automne.

Du Ventoux, la vue à 360° est toujours fantastique, un peu trop peuplé d’humanoïdes en super forme allant trois fois plus vite que moi et de quelques tire-portraits (trois) sur les derniers kilomètres. Enfin, le paysage lunaire relègue ces soucis sociaux vers des lieux où les ondes acoustiques ne se propagent pas.

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Patapont

Difficile de ne pas flasher sur ce pont dès le premier regard. Sa couleur jaune repose et attire inexorablement l’œil. Il a par ailleurs un petit coté enfantin, ne trouvez-vous pas ?

En effet, il me rappelle les jeux avec les petites voitures de mon enfance. On avait des circuits couple permettant de faire des loopings. Il existe même ce genre de chose avec certains modèles de circuits de voiture électrique, mais nous n’avions pas cela chez nous, il fallait squatter celui d’un copain. À cette époque-là, il n’était pas encore possible de tout avoir !

Donc ce pont, on a envie de courir à fond dedans, à la Usain Bolt, avoir la tête en bas au milieu pur arriver de l’autre côté comme si de rien n’était. Cela doit être tout bonnement génial.

L’œuvre n’est seulement pas accessible à au commun des mortels. Elle est là pour mettre un peu d’art au milieu de cette pelouse arborée. On n’a pas le droit de la toucher. Dommage… D’ailleurs, la photographie a été prise en 2016 au Futuroscope, il est possible que le pont est depuis coupé ses attaches avec le parc et se soit mis à voguer dans d’autres océans depuis.

L’artiste à l’origine du projet est Laurent Gongora. Il est possible de retrouver le plasticien dans un podcast du France-Culture.

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Rotors en tandem

Ce n’est pas tous les jours qu’on rencontre ce monstre des airs. Un hélicoptère à double rotors en tandem. Il existe d’autres modèles de double rotors, mais je ne les ai pas sous la main, ni dans ma collection de photographie !

C’est Franck Piasecki, un Américain aujourd’hui décédé, qui a beaucoup poussé à ce type de conception via son entreprise Piasecki Helicopter. Mais ceci n’est pas un Piasecki !

C’est clairement une machine militaire, que l’on voit régulièrement dans les films d’action américaine. Vous avez évidemment reconnu comme dès la première seconde un Boeing CH-47 Chinook. La première version, le CH-47A, pars en mission dès 1966 lors de la guerre du Vietnam. La dernière version, le CH-47F, est sorti des chaînes de montage en 2006. Les armées de 20 nations en sont équipées mais la France n’en fait pas partie. Cela dit, je ne sais pas trop ce que nous pourrions en faire. Ce gros truc doit consommer un maximum et être une cible idéale dans les conflits.

Alors celui-là ?

Celui-là n’a aucun signe distinctif, aucune cocarde, rien. C’est assez étonnant… Pour connaître sa nationalité, il faut savoir où a été prise la photographie. Nous sommes sur l’île de Texel. A priori, le pays concerné a 31 CH-47 en 2019 (17 avant) avec deux variantes. Il n’est pas étonnant d’en voir de temps en temps au-dessus des magnifiques plages de ce plat pays : les Pays-Bas.

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Morales

On le voit partout, enfin, on le voyait partout. Cela dit, on le voit quand même partout et on va le voir partout dans un futur proche…

De qui, de qui ?

Evo, le président actuel de la Bolivie ! Il remporte l’élection en décembre 2005 et devient président en janvier 2006. Il y a maintenant plus de 13 ans.

  • Premier mandat : 2006 – 2010. Réforme constitutionnelle de 2009.
  • Second mandat : 2010-2015 (le mandat est passé à 5 ans). L’affaire Edward Snowden attire son avion au sol…
  • Troisième mandat : 2015-2020. Après l’échec du référendum de 2016 lui permettant un éventuel 4e mandat, une petite bidouille juridique du tribunal constitutionnel bolivien décide fin 2016 qu’il pourra rejouer. Le début des ennuis ? Dans la foulée, il change de palais présidentiel en 2018, le début de la tour infernale : Casa Grande del Pueblo ?
  • Quatrième mandat : 2020-2025 ? Après des résultats où il ne gagnerait pas dès le premier tour (il faut avoir soit plus de 50%, soit plus de 40% et 10% d’avance sur le second), les annonces des résultats sont mises en suspends 24h avant d’annoncer plus de 10 points d’avance pour Evo !

Jusqu’où tout cela va-t-il aller ? Il est clair que le cumul des mandats instaure à chaque fois des suspicions de plus en plus forte. Il est clair qu’il semble de plus en plus mégalo et de plus en plus loin des petites gens. Cependant, on ne peut nier que durant ces trois mandats, la Bolivie a aussi énormément changé. Mais faut-il tout changer pour suivre le développement technologique frénétique de l’occident lorsqu’on voit où cela est en train de nous mener, vers un réchauffement généralisé ? Les Boliviens n’étaient-ils au final pas mieux armé pour affronter la société de demain avant le boom Morales que maintenant ? EVo n’est-il pas arrivé au final 30 ans trop tard ?

Ce qui semble clair est que le résultat de l’élection donne l’impression d’avoir été bidouillé. Une bonne partie de la population ne lui fait plus confiance. À force de vouloir rester sur le trône coûte que coûte, il pourrait finir par voir sa tête tranchée. Dommage, il aurait pu partir avec les honneurs nationaux et internationaux et finir sa vie comme une sorte de semi-dieu vivant, au-dessus de la mêlée…

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Pilote de port

Un métier peu connu est pilote de port. Derrière ce mot ce cache une fonction qui peut être très loin de ce que l’on peut imaginer au premier abord.

Un pilote de port n’est pas du tout chef d’un port. Ce n’est pas le directeur. Il n’a aucune fonction administrative sur la gestion d’un port… Il ne dirige pas non plus la direction que prend un port, les aspects techniques, le développement, sa direction par rapport au vent… Rien de tout cela en pratique.

Un pilote ne pilote pas un port. Point final.

Alors que fait-il ?

Il pilote tout bêtement les bateaux qui entrent et sortent d’un port. En effet, chaque port étant particulier, chaque quais demandent une trajectoire adaptée, ce n’est plus la capitaine qui dirige la manœuvre lors de ces moments là mais le pilote. L’objectif est d’éviter les tamponnade de bateau comme parfois dans les parkings souterrains avec les voitures qu’on retrouve rayées… Lors de ces entrées sorties de port, le pilote est seul maître à bord, c’est lui qui décide et donc est aussi responsable a priori en cas de casse !

C’est bien beau tout cela mais le rapport avec les belles images ?

En effet, c’est bien beau ces photographies prisent depuis le pont supérieure. Lorsqu’un petit bateau comme cela, bien motorisé, bien protégé des intempéries, tourne autour d’un grand et viens lui faire une caresse, en générale latérale, il y a un pilote de port pas loin ! Dans le cas présent, nous étions sur le chemin allé vers la Sardaigne, il fallait donc entrer dans le port. Le pilote est donc amener au ferry et l’opération délicate et dangereuse pour lui est de passer d’un bord à l’autre. Il n’est pas possible d’être bien attaché des deux cotés (il y a quand même une ligne de vie), car en cas de danger, il pourrait y avoir risque d’être écartelé ! Donc il saute sur une échelle de corde et remonte le bastingage jusqu’à la première porte. En général, l’opération se réalise toujours sous le vent, là où la mer est la plus calme… Par mer démonté, cela doit être quelque chose ! D’ailleurs, dans les cas très compliqué, le pilote est descendu depuis un hélicoptère.

Une fois le pilote à bord, la navette repars au port vide de pilote, mais avec tout de même un skipper !

Dans l’autre sens, lorsqu’un navire quitte le bord, le pilote monte à bord à quai et quitte le navire en pleine mer. Idem, le passage d’un bord à l’autre doit parfois être chaud chaud bouillon. Attention à ne pas perdre un pied ou une main en se le faisant coincer entre les deux navires…

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ICE

C’est peut être, certainement, sûrement, mon titre le court depuis le début de cette longue série. Cependant, je n’y peux rien, ce train légèrement futuriste qui nous vient du passé n’est autre qu’un ICE allemand.

En France, on a toujours tendance à sous estimer les trains allemands. Il faut dire qu’avec nos TGV, on se croie les rois du monde !

On voit ici que le train rapide germanique sait aussi s’accoupler deux à deux, sans jamais faire de petit. La forme blanche et noire donne une impression aérodynamique renforcé, est-ce parce que cela fait penser aux avions ? C’est certainement pas innocent avec le fin liserait rouge sur le bas qui augmente cette impression de vitesse.

Pour enchaîner sur un point négatif, on voit clairement qu’il y a un boggie à l’extrémité de chaque voiture. Il n’y a pas d’anneau d’intercirculation, le fameux anneau qui est presque devenu la marque de la grande vitesse à la française. Pas à dire, cette architecture à boggie semble quand même d’un autre siècle, même si elle est toujours très efficace.

Elle est d’ailleurs pour une raison assez simple, sur un ICE, tous les essieux sont moteurs. La motorisation asynchrone est répartie sur l’ensemble du train. Pas besoin sur ce train d’avoir une locomotive à l’avant. C’est un choix opposé à celui qu’avait fait la SNCF. De ces deux choix ont donné deux trains à l’origine très différents. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’avec le temps, il y a de plus en plus d’élément commun entre les deux chemins. Le prochain TGV aura lui aussi cette motorisation.

Mine de rien, on est face à deux ICE 3, la dernière génération d’ICE datant de l’an 2000 tout de même. Il y a bien un train pendulaire qui a été créé ensuite mais c’est plus afin d’augmenter la vitesse sur les lignes classiques que d’améliorer la performance sur les lignes dédiées.

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Dolore e gloria

Amusant ces deux affiches, quasiment la même, avec la même ombre en arrière plan et un Antonio à gauche en français et à droite en espagnol. Clairement, les deux affiches ont été réalisés par la même équipe de communication.

Le dernier film de Pedro Almodóvar est de nouveau une merveille. Comment fait ce réalisateur pour ne pas faire plus de navet. Il y a toujours plein de couleur, plein de vie, des dialogues réellement intéressant avec de l’émotion gravée sur la pellicule. Mais son cinéma ne tourne pas en rond comme on a parfois l’impression avec les films de Woody Allen qui donnent de temps en temps un air de déjà-vu. Je ne me souviens pas avoir vu chez Pedro un bout de Pedro à l’écran aussi présent.

Dans Douleur et Gloire, nos deux acteurs fétiches sont présents. Penélope Cruz et le jeune Antonio Banderas qui n’est tout jeune. Sacré bonhomme, déjà 60 au compteur, Pénélope en a 15 de moins. Incroyable, je le croyais plus jeune qu’elle. Les années tournent pour moi aussi !

De quoi parle ce film ? D’un réalisateur de cinéma dont la vieillesse, les douleurs, l’empêche d’avoir la moindre inspiration. Pas n’importe quel cinéaste, un cinéaste très connu qui jeune habitait la campagne et monte à la capitale, Madrid, vers 20 ans. On voit d’ailleurs que la campagne il y a 50 ans, belle, est tout de même bien plus pauvre que de nos jours. Mais comme souvent avec Almodóvar, la pauvreté peut être très belle. Parfois il en rajoute un peu comme le coup du tableau, vous n’avez pas vu le film, tant pis pour vous. Enfin, ce coup de toile n’était pas nécessaire et me semble le seul point noir du film.

En voyant cette pellicule, impossible de ne pas penser que Pedro prépare sa sortie, sa retraite. Il y a un semblant d’autobiographie avant l’heure. Je suis persuadé que dès le début du projet, dans sa tête, seul Antonio pouvait incarner son personnage. C’était écrit.

À voir absolument, forcément…

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Robuste

Il y a des mots associés à des fonctions. Il est fort probable que cela soit plus traditionnel dans la marine qu’ailleurs. Par exemple, les premiers SNLE français avait pour nom la série : Le Redoutable, Le Terrible, Le Foudroyant, L’Indomptable, Le Tonnant, L’Inflexible, Le Triomphant, Le Téméraire, Le Vigilant, Le Terrible

Il est possible que Robuste fasse partie d’une autre série.

On trouve déjà un premier Robuste qui a fait son service de 1960 à 1993, seulement 33 ans, cela semble presque peu pour un bateau. C’est un remorqueur côtier de la marine nationale.

Ensuite viens le second Robuste, mis à l’eau en 1999 sous l’appellation Farouche avant de devenir l’Abeille Antifer et de changer encore une fois de nom. Il faut suivre ! Il est encore à flot ce jour, enfin plutôt sur cale cet été au fond du port de pêche… Une petite remise en beauté après 20 ans de beau et loyaux service. C’est vrai qu’il ne faisait plus pimpant neuf en cette mi-août. Avec ces 3 532 chevaux répartis sur deux hélices pivotantes, tel des projecteurs pointés sur leur cible, c’est clair que cet engin très manœuvrant n’est pas là pour remorquer les voileux du dimanche. C’est aussi un remorqueur côtier mais de la marine marchande.

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Maison au Mont-Cenis

Peut-on parler de maison pour une ruine dont il ne reste même plus les quatre murs ? Question éminemment philosophique qui fera le bonheur des pauses cafés de nos amis littéraires. Vous avez deux heures !

De mon côté, je suis resté sur le côté délicieux des couleurs concernant les pierres centenaires, érodées par le temps, pétries par la mousse et les champignons. Elles rougeoient bien avant le soleil couchant et bien après son lever du matin. De nuit et sans clair de Lune, ne cherchez pas les couleurs, tout n’est plus alors qu’ombre d’une pellicule noir et blanc. C’est magique aussi.

Ce n’est pas l’unique ruine qui borde le lac du Mont-Cenis, il y a tout plein sur les versants Sud, moins raides, plus vallonnés, à l’Est du Signal du Petit Mont-Cenis, 3162 m tout de même (le Signal du Grand Mont-Cenis est au Nord du lac).

En cette fin octobre 2006, l’idéal pour voir de la neige est de regarder au Nord, vers la pointe de Ronce, 3612 m, le point culminant du massif du Mont-Cenis. Pas de chance, il ne rentre pas dans le cadre mais déborde sur sa partie supérieure. Pas à dire, la photographie est complètement ratée et ne ressemble à rien.

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Une maille à l’envers

Une maille dans chaque sens, c’est le point de côtes au tricot. Certes, plus souvent deux et deux ou trois et trois, rarement juste l’unité mais l’idée est là. Quelle idée ?

Sur l’envers du Coq, une fois cela passe, une fois cela ne passe pas.

Enfin, moi, superman, je passe à tous les coups, souvent à 3 km/h et même en mettant les pieds dans l’eau, surtout en me mouillant les pieds !

En ce début juin 2019, la route est dans un état lamentable. L’hiver a été terrible. Ce n’est plus une tranchée que le torrent à fait dans la route, car il n’y a tout simplement plus de route sur toute la largeur de celle-ci. Il n’y a pas non plus de trace de fondation. Ici, il ne reste rien de la D30E en ce lieu. Plus on attend, plus cela va être difficile et coûteux de réparer.

Le point positif, les troncs d’arbres ont été coupés. La commune a enfin décidé de faire quelques travaux… S’ils avaient fait cela avant l’hiver, avec un petit coup de pelleteuse et l’eau n’aura pas ravagé toutes les fondations… Certes la commune de Saint-Hugues-de-Chartreuse n’est pas riche mais une journée de tronçonneuse et de mini pelleteuse, c’est difficile de croire que ce n’était pas accessible. À force de faire des demandes de subventions auprès de la région, la note s’est bien multipliée…

Une fois le passage laissé derrière nous, on se dit que le goudron déroule son tapis noir sous nos roues jusqu’au sommet du col. Cela sera facile. Non, cela ne sera pas facile, car les murs raides, voir très raides, ne sont pas finis. Et puis, un kilomètre en amont, patatras, plus de goudron sur plusieurs portions, mais encore les fondations, un torrent a creusé sur plus d’un mètre de profondeur le bas-côté. En haut du mur, un torrent d’eau avait effectivement changé de chemin et pris celui des écoliers… C’est le problème de ne plus entretenir une route de montagne et de ne plus avoir de véhicule de service dessus, elles peuvent se dégrader très très vite !

La bonne nouvelle est qu’au jour d’aujourd’hui, la route a bien été rétablie !

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Barrage de Sarny

Cela fait quelque temps que nous n’avons pas été sur l’Eyrieux, un affluent du Rhône s’enfonçant dans l’Ardèche du Nord dans des territoires peu connus menant, entre autres, à la commune Le Cheylard bien sympathique. En aval de celui-ci se trouve le barrage de Collanges que nous sauterons pour aller directement au suivant, le petit mais sympathique barrage de Sarny.

Autant l’un est imposant, autant l’autre est discret.

D’ailleurs, est-ce bien un barrage ou juste une retenue d’eau ? Un peu des deux certainement, car cette retenue produit tout de même un petit peu d’électricité, c’est que nous annonce EDF Saint-Agrève, sans donner de chiffre précis de la production annuelle.

Photographié depuis la voie verte Dolce Via, le mur de béton coupant la rivière se fond plutôt bien dans la vallée étroite à cet endroit. Pas de voûte, pas de gros mur, une pente à 45° coupant le lit de la rivière. C’est juste assez discret. Par contre, comme pour son grand frère, on ne sait pas trop ce qui a été prévu pour les poissons, comme franchissent-ils l’obstacle ? Je doute qu’ils arrivent à sauter les 2 à 3 m de haut de la retenue !

Si la question métaphysique des poissons ne vous émeut guère, vous êtes peut-être plutôt joueur. Dans ce cas-là, il est possible de jouer à geocaching dans cette vallée de l’Eyrieux, plus de 30 balises vous y attendent. N’y ayant jamais joué, je découvre comme vous ce jeu ce jour et je ne pourrais pas vous évoquer le côté ludique de la chose. Je suis cependant sûr que des enfants s’y amusent au début, mais 30, c’est peut être un peu long pour eux… tant en distance qu’en durée.

Adresse géographique : geo:44.8932,4.4946?z=12

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Figaro Classe 3

Par une grande et belle journée d’été en Bretagne, quelle bonne idée que d’aller sur les quais de la base de sous-marin de Keroman. Dans ce haut lieu de ce territoire à fleur de sel, la mutation de Lorient vers la voile du grand large est bien ancré à quais.

Dans les arrières rues de cette presque assez minuscule si on enlève les quatre K de sa surface, on trouve quelques merveilles que 95% des visiteurs ne voient pas. Mais ouvrez donc les yeux quand vous visitez un lieu. Ne restez pas le nez sur le quai mais regardez derrière la friche. Bref, dans une arrière-cour fermée des personnes tactiles voulant toucher pour croire, se cache un paquet de bateaux identiques de couleurs toutes différentes.

Clairement, ce sont des bateaux de compétition.

En effet, je vois mal papy et mamie partir faire un petit barbecue en mer sur ces ponts-là tous les dimanches… Cela sent la coque racée, la quille typée, un gréement dormant pas du tout en sommeil mais prêt à profiter de la moindre lame d’air pour impulser une accélération radicale à l’ensemble. Au-delà qu’ils soient beaux, ils sont aussi tous pareils. Nous sommes face à des monotypes.

¿Qué es?

Ben, ce sont des bateaux tous pareils, on vient de le dire ! Une classe monotype est une classe où tous les concurrents, tous les compétiteurs, disposent du même navire sur la ligne de départ. Celui qui gagne ne gagne donc pas parce que son budget est 10 fois supérieur et qu’il a un meilleur design de coque. Non, il gagne parce que ce jour-là, il est le meilleur, il s’est mieux débrouillé et parfois a eu un petit coup de chance. Ce n’est pas toujours les marins les plus médiatiques qui gagnent, même en monotype. Mais les marins médiatiques sont loin d’être mauvais, ne le coulons pas trop vite.

Ces bateaux bien classes, ils ont un petit nom double : Figaro Bénéteau 3. Tout a du sens dans ce nom. Figaro pour la solitaire du Figaro, une des pièces maîtresses de la course depuis 1970 tout de même ! Bénéteau pour le constructeur, le numéro un mondial je pense, un peu de publicité ne fait pas de mal. Enfin 3, car la course depuis 1991 se court en monotype. Nous en sommes à la troisième génération de voilier.

C’est tout !

Vous avez rien remarqué sur ces photographies remarquables ? Les monotypes ont des moustaches, c’est la première fois que des monotypes monocoques de haute mer ont des foils. Évidement, ces bateaux n’ont pas été conçus pour faire le tour du monde, ils sont bien plus généralistes, devant naviguer à toutes les allures, mais toujours à fond. Les foils sont donc très différents de ceux des IMOCA modernes. Ils semblent inversés. N’en doutez pas, tout cela a été longuement réfléchi et testé par le cabinet d’architecture Van Peteghem Lauriot-Prévost.

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Chargeur poubelle

Comment ramasser les poubelles sur une plage ? Je me souviens avoir vu à Trouville Deauville un tracteur avec un charrette, ou un quad… Mais tout cela est has-been en 2019 !

Qui a le plus gros ?

Oui, pourquoi utiliser un engin plutôt adapté à la plage, par exemple un ancien tracteur des années 60 qui n’a pas peur du sel marin, alors qu’il y a des engins pas du tout fait pour cela, mais qui sont tout de même capables de faire le boulot.

À Hoek van Holland, un petit coin de Hollande, on n’a peur de rien et ce n’est pas l’immense plage de sable à perte de vue qui va craindre de nos belles plages normandes. Il faut dire que ce n’est pas à l’embouchure de la Meuse, du plus vieux fleuve du monde qu’on va se la jouer petit.

C’est donc un chargeur JCB 426e HT, 150 kW de puissance, capable de lever 8 T, plus de 80 k€ d’occasion que la commune utilise pour vider les poubelles de la plage. Il y a deux types de poubelles. Celles des cabanons, le chargeur passe en effet devant chaque cabanon et attends que le locataire jette son sac dans la pelle. Celles dispersées sur la plage, le chargeur en fait le tour et stoppe à côté de chacune et le chauffeur descend alors de son siège et change le sac plastique, tout en laissant tourner le moteur…

Je ne vous dis pas le bilan carbone de cette tournée des ordures !

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Rojo

Nous repartons en l’Amérique du Sud pour une nouvelle visite de son cinéma. En effet, je ne vais pas parler des blockbusters américain qui ne valent pas grand-chose pour la plupart et pour le peu qui reste, pleins d’écrivains écrivent bien mieux que moi !

L’histoire a pour toile de fond la dictature en Argentine. C’est un thème récurrent que nous avons déjà évoqué plusieurs fois ici au travers de film (Kóblic – Argentine, MarianaChili, CompañerosUruguay…) ou de témoignage (La disparue de San Juan). La particularité de ce film est que l’action se déroule en 1975 juste avant la mise en place de cette dictature et qu’on ne la voit jamais, pas de militaire à l’écran !

L’histoire commence dans un restaurant, une situation ubuesque se met en place. Tous les personnages prennent le parti de Claudio, l’avocat réputé et le notable du coin, face à un inconnu au propos à la limite de la cohérence et à la violence à fleur de peau. Mais un grain de sable se met dans cette belle mécanique. Le bel avocat n’est pas si beau que cela, il sait être bien dégueulasse pour sa situation. Avec un pauvre client en train de se faire arnaquer, il finit par jouer le rôle de l’entremetteur dans une entreprise pas du tout honnête : récupérer une maison vide abandonnée depuis peu par des « opposants » pour qu’un de ses amis en devienne propriétaire.

Tout est en place pour que les militaires s’appuient sur cette classe moyenne prêt à fermer les yeux sur la dictature qui va se mettre en place à Buenos Aires si en échange, on oublie leurs petits arrangements. Le comble du cynisme est à peine caché, à quelques kilomètres de là, au Chili, la dictature de Pinochet est déjà en place depuis septembre 1973. Le film en parle-t-il ? Le film l’évoque-t-il ? Non, il ne parle que de cowboys américains en tournée dans le pays !

Au final, c’est un film avec des acteurs jouant parfaitement leur rôle, qui fait le choix d’un spectateur intelligent qui va au-delà des images pour comprendre par sous entendus ce qu’il se passe en dehors de l’angle de la caméra.

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Glace du Crozet

Pourquoi faire développer le tourisme vers le continent Antarctique lorsqu’on a tout sous la main ? Petit lac, jolie somment, plein de glace et de neige…

Nous ne sommes qu’à 1974 m d’altitude en ce début juin 2019. L’été n’est pas encore monté là. Le lac du Crozet est très particulier, il est à la fois naturel et artificiel en ce sens qu’il y a aussi un barrage. On doit même pouvoir dire le premier barrage de haute montage destiné à récupérer la force de l’eau dans une conduite forcée. Mais c’est une histoire que j’ai caché de ce jeu de photos et qui sera conté une autre fois.

Nous sommes dans le massif de Belledonne, à 30 min du centre de Grenoble pour ce qui est du parking au-dessus de Freydière, ajouter 2 h de marche pour atteindre le lac. Cette année, le niveau était particulièrement bas et plusieurs mètres sous le niveau du pied du barrage. En ce sens, on voit le lac naturel !

À gauche, la Grande Lauzière en arrière-plan, à droite, le Grand Colon ou plutôt ses contreforts Nord…

Il est possible de prendre quasiment les mêmes photographies mais en se concentrant sur le premier et non l’arrière-plan. Il faut juste trouver quelques trous dans la glace histoire d’avoir un miroir parfait naturel. On ne se croirait pas au mois de juin bien chez nous. Ce ne sont pas nos amis Bretons qui vont nous contredire…

C’est tellement beau qu’un seul reflet ne suffit à faire le tour de la pupille. Et si on s’ennuie, construire son propre cairn est des plus ludiques, surtout si on essaye d’empiler plus de trois cailloux, mais au moins une quinzaine. Le challenge ne s’avère pas toujours aussi facile que cela à tenir.

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Falaise sculptée par le temps

Les régions calcaires sont propices aux gorges taillées dans le roc, bien plus que les massifs granitiques. Pourquoi ? Cela pourrait faire l’objet d’un sympathique travail de TPE au collège ou au lycée. Donc pour ce jour, nous passons à saute-moutons au-dessus de cette interrogation.

L’intérêt des gorges calcaires, c’est que les formes sont souvent incroyables. Des courbes, des contre-courbes, des grottes, des promontoires… Avec le zoom de l’appareil photographique (téléphone portable oublier) ou avec une paire de jumelles, il y a toujours quelques choses à découvrir au détour d’un lacet, ou même d’une simple ligne droite.

Dans le cas présent, nous sommes au milieu de l’Ardèche, dans laquelle coule un peu d’eau provenant de la Loire (pour approfondir la question, voir les bas fond du lac d’Issarlès). Le point de vue est un peu haut, mais on ne choisit pas la hauteur du petit pont en pierre. Enfin, pas si petit que cela tout de même…

Sur l’image en gros plan ci-dessus, j’aime beaucoup l’élargissement de la rivière à la base, ou le pincement de la pierre. C’est de la haute couture comme travail avec un tombé de robe de qualité gravitique. On a envie de plonger dans l’eau et remonter cette draperie en l’escaladant à vue.

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Privé terrein

Pas de faute d’orthographe dans le titre, c’est bien terrein et non terrain. En effet, c’est pas parce qu’il y a un panneau qu’il faut de suite sortir de route ! L’histoire du titre étant réglé, passons aux sous-titres…

Parkeren alleen voor medewerkers Ecomare

En chinois, cela donne : « Parking réservé aux employés d’Ecomare ». Évidement, il n’y a rien d’asiatique dans tout cela, plutôt une origine germanique avec des influences françaises… Bienvenue donc aux Pays-Bas, pays bien plat avec une langue qui semble bien riche aux montagnes insurmontables. Le néerlandais est 99% du temps absolument incompréhensible pour le commun des mortels métropolitains, et pourtant, 1% est totalement évident.

Essayons pour nous amuser la traduction inverse dans Google Translate :

Particulier land – Parkeren gereserveerd voor Ecomare-medewerkers

On est assez loin du texte original. Il me semble me souvenir d’une très ancienne conversation avec un collègue Hollandais qu’il y aurait plusieurs versions de néerlandais selon les régions. Ici nous sommes sur l’île de Texel au Nord-Ouest du pays, il y a donc peut-être quelques particularités insulaires.

Quand à Ecomare, nous en reparlerons un autre jour…

Annexe : et si on parlait allemand ? « Privateigentum – Parken nur für Ecomare-Mitarbeiter »… Je ne sais pas ce que vous en pensez mais le compte n’y est pas !

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La route des ports

Nous sommes en rase campagne, et pourtant l’autoroute est éclairée. Virtuellement éclairée car heureusement les lampadaires, très régulièrement posés, sont éteints en cette belle fin de matinée de fin juillet. Nous ne sommes plus en France mais en Belgique, en transit vers les Pays-Bas. D’ailleurs, quelques kilomètres en arrière, nous n’étions pas non plus en France mais au Luxembourg. Le Nord-Ouest de l’Europe semble compliqué, on change de pays comme de chemises tous les 50 km…

Mais que font tous ces camions sur ma route ?

Évidement, le plan de route de chaque véhicule n’est pas plaqué sur la porte arrière de la remorque, ni même latérale du tracteur. Alors ou vont-ils ? Seules des hypothèses peuvent être émises. Qu’y a-t-il qui intéresse beaucoup les camions la haut : les trois grands ports Anvers, Rotterdam et Amsterdam (du Sud au Nord). En effet, ces trois monstres doivent se nourrir chaque jour de milliers de boites à charger, à décharger. Les trains, les péniches ne suffisent pas à drainer à travers l’Europe l’intégralité tous ces produits ! Soit on les laisse sur les quais, mais au bout de quelques jours, ce sont des murs de conteneurs, trois forteresses d’acier pour nous protéger de l’envahisseur libre échangiste. Soit on évacue tout cela avec des camions et le train-train des marchandises, dont nous n’avons la plupart du temps pas besoin, continu.

Nous allons donc conclure sur une note optimiste, tout dans le septième ciel :

Temps qu’il y a du pétrole, il y aura des camions !

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Eau froide cherche soleil

Nous sommes à Tilcara dans le nord de l’Argentine chez notre ami Santos qui propose des balades de un ou de plusieurs jours en LLama (prononcer «Yama»). C’est le moment de négocier les prix ! Non, il n’y a rien à négocier, tout cela avait fait à l’avance par courriel…

Donc un petit verre de l’amitié ?

Quelle bonne idée. Un bon thé chaud. Mine de rien, il fait beau à Tilcara, presque toujours beau, mais nous sommes tout de même déjà à 2 461 m d’altitude. C’est sur la route menant à la Puna (l’Altiplano coté Argentin). Tant qu’il y a du soleil, ça va. À l’ombre ou au coucher du soleil, les températures chutent…

Pas de bois à Tilcara, il n’y a que des arbustes ou des cactus géants protégés. Limitons autant que possible le gaz, l’essence… Bref, essayons de profiter du climat pour faire de l’eau chaude un tant soit peu propre. Allons donc pomper directement dans l’énergie du soleil. Hop, un miroir tournant, une belle petite hyperbole de presque deux mètres de diamètre. On oriente l’engin à la main en fonction du soleil, inutile de mettre un asservissement compliqué, en quelques minutes, l’eau dans la bouilloire bout. Quoi, déjà, mais c’est ultra efficace cet engin. Pourquoi on s’embête avec nos engins électroniques reliés en 4G à nos applications smartphones pour faire tout juste un litre d’eau chaude en plus longtemps qu’il n’en faut pour le dire !

Si on regarde bien les couleurs sur les deux photographies, elles sont tout simplement sublimes. Les reflets bleus du miroir sont en harmonies avec le vert du support, la bouilloire noire capte merveilleusement le soleil et joue malicieusement avec les teintes blanches circulaires dignes des pires polars.

Vive le four solaire !

Je ne me souviens plus du tout quel thé nous avions bu mais clairement il était bon, excellent. Avec un cadre pareil, le gosier est ouvert à toutes les tolérances et à toutes les bonnes découvertes.

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